Eternity On Ice.

Chapitre 9 : Présentation.

8998 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 28/02/2022 20:14

Chapitre 9 : Présentation.



Après le départ de JJ, je me recouchais dans le canapé et je finis par m'endormir. Mais j'étais très vite dérangé par un message de Lilia qui me tirait de mon sommeil. Elle me prévient qu'elle va rentrer tard ce soir, car elle part dîner au restaurant avec Yakov. À tous les coups, ils vont remettre le couvert ces deux-là. Depuis que Lilia m'entraîne, ils sont toujours ensemble et ils semblent se rapprocher. Très souvent Yakov passe son temps à la maison avec moi et Lilia, même si je ne suis pas en train de m'entraîner. Je répondais à son message, puis je ne pouvais pas m'empêcher de regarder le dernier message de Otabek. Il m'avait écrit : "Pardonne-moi Yuri. Je t'aime." Ses mots me touchent… Moi aussi je l'aime vraiment… Je décidais de l'appeler, mais je tombais sur sa messagerie. Alors je décidais de lui écrire un long message. C'est plus simple pour moi de parler de mes sentiments par écrit, plutôt que de vive voix.

  • "Désolé de ne pas t'avoir répondu tout ce temps. J'avais besoin de réfléchir… Je regrette de t'avoir dit que je te détestais, car c'est faux. Tu avais des raisons légitimes d'être jaloux de JJ. Je n'ai plus envie qu'on se dispute. Toi aussi, pardonne-moi… Je t'aime."

J'envoyais le message et après quelques minutes, je voyais qu'il avait lu celui-ci. Mais pourtant il ne répondait pas… Peut-être que mon silence a été trop long qu'il m'en veut vraiment… Peut-être que je l'ai déjà perdu… Ou alors, lui aussi a besoin de réfléchir… Je suis stupide. Je me sens déjà terriblement vexé et énervé qu'il ne me réponde pas, alors qu'il vient tout juste de lire le message. Il faut à tout prix que je garde mon calme cette fois... Je suis vraiment trop nerveux…! Après tout moi j'ai bien fait le mort quasiment deux jours, donc je dois prendre mon mal en patience et attendre sa réponse...


Pour garder mon calme et changer mes idées, j'allais sur la page officielle de la Ice Fighter pour voir qui a remporté l'or. Et c'est avec une grande déception que je découvrais Gashan Ganon… Le stupide copain de JJ. En revanche, ce qui me surprend c'est que Stanislas a fini deuxième au concours. Pourtant il a vraiment patiné comme un véritable débutant, loin du niveau de Gashan, même si je ne l'aime pas, je ne peux pas dire qu'il est nul. Bon après, il est loin de mon niveau, sans me vanter.

Bon, vu que j'avais toujours aucune réponse de Otabek, je décidais de me lever pour aller prendre un bain. Mais au moment de passer devant la porte d'entrée, quelqu'un frappait à celle-ci. Je suppose que c'est encore JJ… Il vient peut-être me voir avant son départ. J'ouvrais la porte en disant d'un ton désagréable :

  • Je pensais que tu devais arrêter de me gonfler ?! Mais je me stoppais net, et sous le choc de découvrir non pas JJ, mais Otabek derrière la porte. Toi… ? Soufflais-je.
  • Bonsoir Yuri. Dit-il le visage de fatigue.
  • Qu'est-ce… Que... tu fais ici… ?
  • Il fallait qu'on se voie. Je ne voulais pas laisser la situation comme ça.
  • Mais…?

Je le regardais avec des grands yeux encore sous le coup de l'émotion. J'avais envie de lui sauter dans les bras, mais… j'ai peur qu'il m'annonce qu'il veuille rompre avec moi…

  • Je peux rentrer ? Dit-il en prenant sa valise en main.
  • Heu… Oui, rentre.

J'ouvrais grand la porte pour qu'il pénètre dans la maison. Je me sentais mal à l'aise et j'avais très peur de ce qu'il voulait me dire. Je dis alors d'une petite voix :

  • Tu peux poser ton sac là. Tu veux boire quelque chose ?
  • Je veux bien un verre d'eau. Dit-il en posant son sac, balayant la pièce du regard.
  • D'accord. Je m'éclipsais quelques minutes dans la cuisine pour prendre un verre d'eau. Mais en revenant dans la pièce il dit en touchant les fleurs que JJ m'a offertes.
  • Ce sont de très belles roses.
  • En effet… Je venais jusqu'à lui, pour lui tendre le verre.
  • Mais pas aussi belles que leurs destinataires. Dit-il en me fixant froidement. J'avais bien compris qu'il avait lu la carte… Je posais le verre et je répondis, mal à l'aise.
  • Arrête… J'attrapais la carte où était inscrit le mot doux de JJ, que j'avais négligemment laissé à côté du vase, et je la déchirais. Je me fiche de ses fleurs…!
  • Pourquoi tu les gardes alors, ainsi que ce mot… ?
  • Ota… On ne va pas commencer à se prendre la tête…? Dis-je en allant m'asseoir un peu dépitée sur le canapé.
  • Tu as raison. Dit-il en venant s'asseoir à côté de moi. Mais… Il faut sérieusement qu'on parle…
  • Oui… Je sais…
  • J'ai lu ton message.
  • Et… ? Dis-je en le regardant.
  • Et tu sais très bien ce que je pense. Répondit-il en posant sa main sur la mienne. Mais avant, j'ai besoin de te poser des questions… et je veux que tu me répondes très honnêtement.
  • S’il s'agit de JJ, je…
  • Attends, écoute-moi. Dit-il en me coupant la parole. Je ne vais pas m'énerver, ni t'en vouloir. J'ai juste besoin de savoir. Et c'est la dernière fois que je t'embêterais avec ça.
  • Je t'écoute. Dis-je en éloignant ma main de la sienne. Je suis sûr qu'il va me reparler de JJ… ça me gonfle cette histoire…
  • J'ai vraiment besoin de savoir si tu ressens des choses pour Jean-Jacques ?
  • Ota… Soufflais-je d'agacement.
  • Je sais que je te gonfle avec ça... Mais comprends moi. Il s'approchait de moi prenant mes mains dans les siennes. Je n'ai pas envie d'être une prison pour toi… Alors… si… tu ressens des choses pour lui… fait ce que tu as à faire avec…
  • Mais arrête ! Je me levais d'un bond du canapé. Pourquoi toi comme lui, vous n'arrivez pas à comprendre ?!!
  • Tu n'es pas clair dans tes sentiments, et tes actes. Dit-il tout gardant une voix aussi calme que possible.
  • Je n'aime pas JJ ! Je ne veux pas coucher avec lui, ni l'embrasser, ni rien ! Tu as compris ?!
  • J'ai compris. Dit-il en se levant.
  • Je n'ai fait que repousser ses avances tout ce temps ! J'aimerais que tu me fasses confiance ! Depuis le début, depuis Love on ice, je lui ai toujours dit non ! Mais il insiste ! Il se fait des films ! J'y peux rien… !
  • Bien… Je te crois. Dit-il en tendant ses mains vers moi pour les déposer sur mes bras. Maintenant… Ses mains glissaient jusqu'aux miennes. Je veux savoir ce que tu veux faire avec moi… ?
  • Moi aussi j'ai une question, avant. Demandais-je à mon tour, serrant ses mains dans les miennes.
  • Je t'écoute.
  • Qu'est-ce que tu avais avant l'arrivée de JJ…? Pourquoi tu m'as dit "tu me saoul", qu'est ce que j'avais fais…?
  • C'est du passé. Dit-il en s'approchant un peu de moi. Mais je reculais d'un pas, lâchant ses mains.
  • Non, je veux savoir ce que j'ai fait de mal. Pendant tout ce mois je t'en voulais vraiment de m'avoir dit ça… sans raison à mes yeux.
  • La raison va te sembler… stupide. Soupirait-il.
  • Dis-moi ce que tu as sur le cœur. Insistais-je, tout en l’attrapant par le poignet pour qu'il se rassoit à côté de moi dans le canapé.
  • Et bien… Dit-il en cherchant ses mots. Quand je t'ai annoncé que je ne viendrais pas, tu n'avais qu'une chose en tête c'est rencontré ce tailleur. Donc… tu n'as absolument pas réagi à mon annonce. J'ai vraiment eu l'impression que ça ne te faisait ni chaud ni froid, alors que moi… J'étais vraiment déprimé. Expliquait-il.
  • Mais c'est faux ! Ça m'a rendu triste aussi…! Il est vrai que j'étais super excité, à cause de ma rencontre avec Giovanni. Sincèrement ça m'a saoulé, mais je ne voulais pas t'accabler...
  • Je comprends. Mais depuis tout ce temps, je me suis dit que, encore une fois, j'avais agi égoïstement… En te voyant aussi froid avec moi, ça m'a fait réfléchir. J'ai eu vraiment peur de te perdre... Tu m'en veux toujours pour ça ?
  • Non… mais pour l'autre chose un peu, poursuivais-je, avant-hier tu m'as dit que j'embrassais n'importe qui… et que je voulais… baiser avec JJ… Insinuant que j'étais facile, alors que je n'ai que toi…
  • Je suis désolé pour ça… mes mots ont dépassé ma pensée.
  • Je suis sûr que non et c'est ça qui me rend triste, je sais que tu le penses vraiment…
  • Mais non. Me contredit-il.
  • Si. Dis-je en me levant, croisant les bras. Je sentais la tristesse m'envahir… Mais je ne voulais pas pleurer encore…
  • Je n'ai jamais pensé ça, même pas une seconde. Dit-il en se levant, se collant contre mon dos. Tu es loin d'être quelqu'un de facile… Et dorénavant, même si c'est avec Jean-Jacques, je te ferais confiance… Enfin, si tu veux toujours de moi dans ta vie…
  • Bien sûr. Je me retournais vers lui. Il n'y a que toi, pour moi. Dis-je avant de le serrer enfin contre moi.
  • Je suis tellement rassuré… Répondait-il en me serrant fortement contre lui. Je pensais t'avoir perdu… J'ai imaginé le pire… me Soufflait-il.
  • Désolé… Tu sais, je pense qu'à l'avenir il faudrait qu'on arrive à mieux communiquer.
  • Je le pense aussi. Mais, il posa un doigt sur le bout de mon nez avant d'ajouter, il faudra prendre sur toi, dans ces moments-là, mon amour.
  • Toi aussi. Dis-je en mordillant le bout de son doigt.
  • Maintenant, puis-je faire une chose que j'ai terriblement envie de faire depuis que je suis arrivé ?
  • Pas la peine de demander !

Otabek se penchait vers moi, me donnant un tendre baiser que je lui retournais ardemment. Chacun notre tour on a pu vider notre sac et j'espère que ça va nous faire repartir sur de bonnes bases. Après ce tendre échange, je le poussais sur le canapé pour venir m'asseoir sur lui.

  • Combien de temps tu restes ?
  • Jusqu'à après-demain, je pense. Si tu veux bien m'héberger ?
  • Moi oui, mais ici, c'est chez Lilia.
  • Et tu penses qu'elle dira oui ?
  • Elle n'a pas le choix. Ajoutais-je en le serrant contre moi.
  • Parfait…

Il glissait son visage dans mon cou, déposant un tendre petit baiser avant de m'entourer de ses bras, posant ses grandes mains sur ma taille.

  • J'y pense, tu ne vas pas t'entraîner demain? Repris-je.
  • J'avais l'intention de m'entraîner avec toi, enfin si tu veux ?
  • Oui je le veux ! Dis-je en l'embrassant.
  • On dirait que tu as dit "je le veux », suite à une demande en mariage. Souriait-il.
  • Ça aussi je le veux. Riais-je à mon tour, tout en venant malicieusement mordiller sa joue.
  • Dis-moi Yuri ?
  • Oui ? Soufflais-je en commençant à lui donner des petits baisers sur les joues, descendant doucement sur son cou.
  • Tu trouves que je t'en demande trop… ?
  • Par rapport à quoi ? Me stoppais-je pour le regarder.
  • Sexuellement.
  • Non, pourquoi tu penses ça ? Le questionnais-je très surpris.
  • Car c'est plus facile pour moi quand on se réconcilie physiquement, plutôt qu'en parlant. Donc, vu qu'on se dispute souvent… j'ai l'impression de t'en demander trop…
  • Pour moi aussi c'est plus facile cette option. Ajoutais-je. Puis, honnêtement, je ne suis jamais contre… Je glissais ma main sur son torse, pour ensuite frotter lentement ses parties intimes à travers ses vêtements. Pour une partie de sexe avec toi… Concluais-je tout en lui donnant un rapide baiser.
  • Moi non plus, c'est évident… Dit-il en approchant son visage du mien, me basculant légèrement en arrière. Je m'agrippais à lui fermement, enroulant mes jambes autour de sa taille.
  • Dans ce cas, si tu me portais jusqu'à ma chambre ?
  • Avec joie.

Otabek se levait, passant ses mains sous mes fesses pour me porter. Je le guidais à travers la luxueuse maison de Lilia, et il poussait la porte de ma chambre. Il déclarait en voyant celle-ci :

  • C'est assez encombré.
  • Tu peux dire que c'est le bordel ! Riais-je. Il me déposait dans mon lit, venant à quatre pattes au-dessus de moi.
  • Ça ne me gêne pas le bordel... Dit-il en poussant une trousse et mon ordinateur qui était posé sur le lit pour nous faire de la place.
  • Ah oui ? Pourtant ta chambre était super propre et rangée toi ! Soulignais-je.
  • Oui, mais j'ai une mère maniaque... Soupirait-il.
  • Je vois, Lilia aussi est comme ça, mais je ne range jamais. Ajoutais-je en riant.
  • Je vois ça. Otabek me dévisageait, tout en me souriant tendrement... ça me soulage tellement qu'on soit enfin réconcilié. Tu sais Yuri... Reprit-il en s'asseyant sur le côté. On n'est pas obligé de faire l'amour ce soir. Immédiatement je me redressais, m'asseyant face à lui.
  • Tu n'as pas envie ?
  • Ce n'est pas ça. Dit-il en s'adossant contre les oreillers.
  • Alors... Tu es fatigué ? Le questionnais-je.
  • Un peu, mais ça va...
  • Alors pourquoi ? L'interrogeais-je.
  • Tu ne préfères pas discuter ? Dit-il en venant délicatement rabattre quelques-unes de mes mèches de cheveux derrière mon oreille.

J'avançais vers lui, plaquant mes mains contre son torse, grimpant sur ses jambes. J'approchais mes lèvres à quelques centimètres des siennes.

  • Moi j'ai une meilleure idée, on fait l'amour, puis on parle, puis on refait l'amour... Tu en pense quoi ? Dis-je tout en descendant mes mains pour toucher ses abdos.
  • Je crois que ce programme me plaît... Dit-il en posant ses lèvres sur les miennes. Ses mains glissaient le long de mon dos pour s'immobiliser sur ma taille.
  • J'ai trop envie de toi... Lui soufflais-je quittant ses lèvres pour venir embrasser sa joue, tout en bougeant délicatement mes hanches pour les frotter contre lui. Ses mains tombaient sur mes fesses, et c'est en les pinçant avec force qu'il me chuchotait à son tour.
  • Moi aussi j'ai envie de toi Yuri... Tu n'as pas idée à quel point...
  • Laisse-moi voir... Dis-je en l'embrassant torridement, avant de venir ouvrir délicatement son pantalon.
  • Tu sais comment me rendre fou toi... Dit-il en m'adressant un petit sourire. Je glissais ma main dans son boxer et dit d'une voix malicieuse tout en saisissant son membre.
  • Elle est déjà bien dure…
  • C'est ta faute... Dit-il attrapant son t-shirt pour le retirer rapidement avant de le jeter négligemment sur le sol.
  • Ton torse est trop beau... Dis-je en le touchant du doigt. J'aimerais bien avoir le même...
  • Moi je n'aimerais pas que tu ais le même... Dit-il en venant saisir le bas de mon t-shirt pour m'aider à le retirer.

Je me laissais guider, et une fois torse nu, il venait déposer sa bouche sur mon épaule.

  • J'adore ton corps fin... J'ai l'impression...
  • Tu as l'impression que je suis fragile entre tes mains ? Dis-je en commençant doucement à malaxer son sexe.
  • Oui... ça me plaît... Soufflait-il en s'adossant de nouveau contre les oreilles, pour me regarder le toucher.
  • Tu aimes ça ? Le questionnais-je avec un petit sourire coquin.
  • Tellement... Sors là de mon boxer. M'ordonne-t-il.
  • A vos ordres... Dis-je en baissant son boxer, laissant son sexe s'étendre librement.

Je touchais longuement son membre, de haut en bas, tout en observant son visage se crisper de plaisir. En le voyant aussi excité, ça me donnait encore plus envie d'aller jusqu'au bout de notre jeu. Je lâchais son sexe m'agenouillant devant lui. Je déboutonne mon pantalon lentement, et une fois chose faite, je le descends jusque sur mes cuisses, avant de m'en séparer rapidement. Je revenais bien vite sur mon amant, dévorant sa bouche pendant que ses mains puissantes touchaient mon corps.

  • Tu es trop craquant... Dit-il entre deux baisers.
  • J'ai pas envie d'attendre plus... Marmonnais-je la voix tremblante d'excitation.
  • Moi non plus ! Dit-il en rapprochant le plus possible mon corps du sien.

Je m'installais au-dessus de lui, laissant son sexe rentrer doucement en moi... Je me crispais de plaisir, laissant un petit gémissement m'échapper.

  • Ota... Je plantais mes ongles dans sa peau, posant ma tête sur son épaule... Je restais un peu immobile le temps de m'habituer à sa présence. Putain... Lâchais-je en grimaçant.
  • Tu avais déjà oublié à quel point elle était imposante... ? Riait-il.
  • Moque... toi...
  • Redresse-toi. Dit-il en posant ses mains sur mes hanches. Je m’exécutais soufflant de plaisir. Tu transpires déjà... Constatait-il en venant lécher ma joue délicatement.
  • Je suis prêt... Marmonnais-je en posant mes mains sur ses épaules pour m'aider à monter et descendre doucement le long de sa verge.

Je commençais à bouger en rythme faisant monter l'envie très rapidement... C'est toujours tellement intense ce que je ressens quand on fait l'amour... Tout un flot de plaisir, de frissons, de bien-être, traverse tout mon corps... Je me sens si bien que j'en tremble. Très vite, moi plus que lui on gémissait au rythme de mes mouvements, et c'est sans m'arrêter que je venais l'embrasser langoureusement, léchant ses lèvres, avant de glisser ma langue contre la sienne. Sa main puissante venait jouer avec mon intimité, et très vite je me sentais à bout...

  • Je viens... Soufflais-je en m'agrippant le plus possible à lui.
  • Pareil... Soufflait-il en se crispant de plaisir à son tour.

On restait quelques minutes sans bouger, puis je me laissais totalement retomber sur lui, posant ma tête sur son épaule... Il passait ses bras autour de moi, posant sa tête contre la mienne.

  • J'aimerais rester comme ça toute ma vie... Murmurait-il, en caressant délicatement mon dos.
  • Je me sens bien...

Je fermais les yeux me sentant un peu fatigué par notre câlin... J'écoutais sa respiration, les battements de son cœur, et je me laissais bercer par ça.

  • Ça coule sur moi... Reprit-il. Vu que j'étais toujours assis et collé contre lui, il sentait forcément toute sa semence qui coulait sur lui.
  • Je le sens... Dis-je sans pour autant bouger.
  • C'est satisfaisant... Dit-il en resserrant son étreinte.
  • Ah oui, à ce point ? Je me reculais un peu pour voir son visage.
  • Oh oui. Confirme-t-il.
  • Et, je pourrais essayer ? Souriais-je. Mais je le voyais soudainement grimacer.
  • Chacun son rôle.
  • Vraiment, tu ne veux pas ?
  • Non... Pas trop. Il semblait gêné et mal à l'aise de me répondre ça.
  • Tu as peur d'avoir mal ? Riais-je en pinçant ses joues.
  • Non, mais c'est ton rôle. Répondait Otabek.
  • Donc, pour toi on fonctionnera toujours comme ça ? Le questionnais-je.
  • Toujours. Confirme-t-il.
  • Ça me va. Dis-je en le câlinant.
  • Ouf... Soufflait-il rassuré.

Alors qu'on profitait de se tendre moment, toujours en tenue d’Adam et Eve, coller l'un à l'autre. La porte de ma chambre s'ouvrait en grand et Lilia déboulait dans la pièce.

  • Yuri Plisetsky !!! Dit-elle choquée en nous découvrant. Immédiatement j'attrapais la couette et je bondissais des jambes de Otabek, me tournant vers elle.
  • Vous pouvez pas frapper avant d'entrer ?!
  • Habille-toi immédiatement !!! Dit-elle en venant jusqu'à moi.
  • Mais sortez de là !! Criais-je furieux. Otabek aussi attrapait rapidement ses vêtements pour cacher son intimité…
  • Ne me dit pas que tu as fait ce que je pense ?! Et vous, vous n'avez pas honte ?! Dit-elle en regardant Otabek.
  • C'est mon copain ! Je fais ce que je veux avec ! Dis-je en enfilant un grand t-shirt qui tombait sur mes cuisses.
  • Tu es beaucoup trop jeune pour ça ! Elle m'attrapait par le bras pour me sortir de force de la pièce.
  • Mais…!?
  • Tais-toi et suis-moi ! Elle m'entraîne jusqu'à sa chambre, et me pousse pour que je m'assois sur son lit.
  • J'vois pas quel est le problème ?! On est ensemble depuis plus de trois mois !
  • Tu es trop jeune ! Tu n'as que seize ans ! Tu es encore un mineur, alors que lui non ! Dit-elle en cherchant des arguments.
  • Mais…!
  • Il n'y a pas de mais ! Je ne veux pas de "ça" sous mon toit !
  • Ouais bah trop tard... Grognais-je en croisant les bras.
  • Yuri Plisetsky ! Dit-elle offusquée. Comment ose-tu ?!
  • Mais quoi ?! Je me levais pour lui faire face. Otabek et moi on est en couple ! On s'aime et c'est loin d'être notre première fois ! Et si vous ne voulez pas de lui sous votre toit, je m'en vais !
  • Ne dit pas de bêtise !
  • Je dis ce que je pense !
  • Vous vous êtes protégé au moins ?! Demandait-elle inquiète.
  • Non, ça sert à rien ! Puis, je ne vois pas en quoi ça vous regarde ?!
  • Comment ça, ça ne sert à rien ?! Tu es au courant pour les maladies sexuellement transmissibles ?! Qui te dit que ce garçon n'en voit pas d'autres quand vous êtes loin ?! Et ce sujet me concerne ! Je ne veux pas que tu sois malade !
  • Je sais qu'il ne voit personne ! Répondais-je. Puis d'abord, vous n'êtes pas ma mère ! Alors arrêtez de faire comme si c'était le cas ! criais-je furieux.

Lilia se stoppait net, comme si ce que je venais de dire l'avait profondément blessé. Elle restait silencieuse, me dévisageant. Voyant son visage se crisper de tristesse, je repris alors un peu gêné :

  • Je suis désolé... Je...
  • Yuri... Dit-elle en approchant d'un pas vers moi, entourant mon visage de ses mains froides. Je sais que... Je ne serais jamais ta mère. Mais, sache que je tiens énormément à toi. Te voir avec ce garçon, me montre à quel point tu grandis vite... Et je n'ai pas envie que tu grandisses, car j'aime t'avoir chez moi...
  • Et j'aime bien...être là aussi. Avouais-je timidement. Après un long silence et un échange de regard, elle posait sa main sur ma joue avant d'ajouter d'une voix plus douce :
  • Ce garçon peut rester...
  • Merci.
  • Présente-le-moi en bonne et due forme au déjeuner demain matin.
  • Compris... Soupirais-je, en quittant sa chambre pour rejoindre Otabek.

En revenant dans ma chambre, le pauvre était assis sur le lit, il s'était habillé et il semblait très mal à l'aise que Lilia nous ai surpris comme ça.

  • Alors ? Me questionne-il immédiatement.
  • Alors, tu peux rester. Dis-je en revenant m'installer sur le lit avec lui.
  • Et... Elle a dit quoi d'autre ?
  • Elle veut que je te présente en bonne et due forme demain matin pour le petit-déjeuner, donc il va falloir qu'on se lève de bonne heure, pour se préparer et aller déjeuner avec elle. Soupirais-je en m'allongeant.
  • S’il n'y a que ça à faire, ça me va. Dit-il en se couchant près de moi.
  • Ouais enfin… Vu le caractère de Lilia, tu auras sûrement le droit à des remarques. Soufflais-je avant de lui donner un rapide baiser sur la bouche. Je vais rapidement dans la salle de bain pour me rincer. Repris-je en me redressant attrapant mon pyjama au passage.
  • D'accord.
  • Fais comme chez toi en attendant. Dis-je en m'éclipsant dans ma salle de bain personnelle.



Pdv Otabek


Yuri s'éclipse dans la salle de bain, et rapidement j'entendais l'eau de la douche couler. Je n'ai jamais eu aussi honte de toute ma vie. Je vais avoir du mal à faire face à sa coach demain pendant le petit déjeuner, alors qu'elle nous a vu, nu et collé l'un à l'autre dans une position un peu gênante... J'espère qu'elle ne fera pas de remarque… Comme toute l'heure… Visiblement, elle ne semblait vraiment pas contente de me trouver là avec Yuri dans mes bras. Je ne la connaît pas, mais de ce que je sais, c'est une femme froide et autoritaire. Même Yuri la respecte et la craint. Après, le principal c'est que moi et Yuri on se soit réconciliés, et même si je voulais vraiment appliquer les conseils de Katsuki, je n'avais pas su résister à son charme… Et j'ai craqué... Mais maintenant je vais faire plus attention à lui. Je veux vraiment prendre soin de lui…

Cependant, il reste un détail à régler... Jean-Jacques. Quand je suis arrivée et que j'ai vu ses fleurs et cette carte, j'avais sincèrement envie de le tuer... Yuri est avec moi, mais il n'arrête pas de le draguer. Pourtant, il me semblait que cet abruti avait un copain... Alors, qu'est-ce qu'il cherche ? Il faut vraiment que je l'appelle pour lui dire ce que je pense de son putain de comportement. J'attrapais mon téléphone, et je sortais sur le balcon attenant à la chambre de Yuri. Je composais le numéro du canadien et j'attendais qu'il décroche.

  • « Allô ? »
  • C'est Otabek. Dis-je immédiatement d'une façon un peu agressive.
  • « Ah... Que me vaut cet appel ? »
  • Sache que je suis actuellement avec Yuri, et on vient de se réconcilier longuement. Me vantais-je un peu.
  • « Je vois... Tss... Il faut dire que je l'ai bien excité avant que t'arrive, il devait être bien chaud. »
  • Sérieusement, c'est quoi ton problème ? Pourquoi tu insistes ? Yuri et moi on est ensemble ! Alors laisse tomber ! En plus, tu as un mec maintenant.
  • « Je ne laisserais pas tomber, pas tant que je ne me serais pas vidé dans le petit cul de MA petite fée. Puis, mon mec c'est simplement pour avoir quelqu'un dans mon lit le soir. » Je prenais une grande inspiration, essayant de garder mon calme face à ses propos...
  • Tu me dégoûte... Tu n'as pas honte ? Comment tu peux agir comme ça... ? Quand je pense qu'on était amis avant…
  • « Amis ? Tu m'as toujours refoulé quand je te proposais des trucs. Et quand j'ai commencé à m'intéresser à Yuri, tu es directement devenu agressif et con avec moi. Ne t'attends pas à ce que je laisse tomber car tu me le demande. Tu ne me fais pas peur. »
  • Tu ferais mieux d'avoir peur Jean-Jacques. Le menaçais-je.
  • « Tu ne m'impressionne pas. Je sais que Yuri a envie de baiser avec moi. Tu crois quoi ? Que le baiser dans les chiottes de Londres, c'est moi qui l'ai fait seul ? Il était totalement consentant, je dirais même qu'il a aimé ça, vu la façon dont il a frotté sa langue contre la mienne. »
  • Ferme là...
  • « Ça t'énerve, car tu sais que j'ai raison. Quand je touche son petit cul, il se crispe de plaisir, quand je lèche son cou, il lève la tête pour me laisser faire et profiter. Il écarte volontiers les jambes, pour que je me frotte ma queue contre lui. Ah ! Et puis, dernièrement il avale avec grand plaisir ma salive ! » Dit-il en riant à moitié. « Tu penses vraiment que j'invente tout ? »
  • Yuri m'a dit clairement qu'il ne couchera jamais avec toi, et je le crois. Il ne t'aime pas et il ne t'aimera jamais... Tu pourras me dire ce que tu veux, ça ne changera jamais ce fait là.
  • « Tss... Je ne laisserais pas tomber. »
  • Si je te vois tourner autour de lui, je te jure que je ne me retiendrais pas.
  • « Tu ne seras pas toujours avec lui. »
  • Je lui fais confiance, je sais qu'il te repoussera comme il l'a toujours fait.
  • « Hé... Plus ou moins... Je vois qu'il ne te dit pas tout. »
  • Je n'ai plus rien à te dire... Et prie pour qu'on se retrouve pas seul à seul à la prochaine coupe.
  • « C'est ça... Embrasse Yuri pour moi ! » Dit-il comme ultime provocation.

Je raccrochais le téléphone, serrant celui si fortement dans la paume de ma main... Je sais que j'ai promis à Yuri de ne plus le faire chier avec Jean-Jacques, mais j'avais terriblement envie de lui demander si... Ce qu'il a dit est vrai…? Je ne supporte pas l'idée que ce type ait pu poser les mains sur lui, et d'après Jean-Jacques, il n'a pas posé que les mains sur Yuri... Ça m'énerve tellement...

  • Ota... ? Dit Yuri d'une petite voix douce, me rejoignant sur le balcon. Tu prends l'air ? demandait-il en venant se coller contre mon dos.
  • Oui. Je me retournais vers lui, le dévisageant de la tête au pied.

Ce soir encore, il était vraiment magnifique... Il avait noué ses cheveux mouillés en chignon sur sa tête à l'aide de son beau foulard rouge et il était vêtu d'un simple et très large t-shirt qui tombait sur ses épaules. Je pouvais apercevoir sa peau fine et blanche, qui était encore légèrement rougie par la douche chaude qu'il venait de prendre. La colère que je ressentais s'apaisait immédiatement au fur et à mesure que mes yeux se baladaient sur son corps délicat et attrayant. Puis, même si cette conversation avec Jean-Jacques m'avait bien énervée, il fallait absolument que je garde mon calme avec Yuri. Je n'ai pas envie qu'on se dispute, alors qu'on vient tout juste de se réconcilier. Surtout que je lui ai dit que je ne le ferais plus chier avec cette histoire. Cependant, Yuri Katsuki m'avait fortement conseillé d'instaurer un dialogue avec lui, et d'être honnête. Alors, même si j'ai un peu peur qu'il le prenne mal, je décidais de lui parler de ma conversation avec JJ.

  • Yuri. Dis-je d'un ton très sérieux.

Mais très vite, il prenait mes mains dans les siennes me tirant avec lui pour qu'on retourne dans sa chambre. Il s'allongeait sur le lit, m’entraînant en même temps.

  • Je suis content de te retrouver. Chuchotait-il en passant ses mains derrière ma nuque, pour venir me câliner.

Positionné au-dessus de lui, je continuais de contempler sa beauté. Je ne sais pas si j'arriverais encore à lui résister s’il continue ses câlins… Je me sens déjà tout fébrile, rien qu'en sentant son petit corps collé contre le mien.

  • Moi aussi… Répondis-je avant de venir l'embrasser langoureusement.

On s'échangeait longuement des baisers, profitant de cet instant magique, ou il n'y avait que lui et moi... Nos langues se frottent l'une contre l'autre, et je dévorais ses belles lèvres délicates... Il est si bon, si parfait... Je sais que les Russes sont doués pour embrasser, mais Yuri embrasse divinement bien. Un seul de ses baisers et je me sens déjà tout émoustillé.

Pourtant, malgré le bien-être intense que je ressens dans ses bras, la conversation que j'ai eue avec l'autre, me tracasse… Alors, je rompais notre échange et je dis d'une voix très sérieuse :

  • Il faut que je te parle d'un truc important Yuri.
  • Quoi ? Dit-il en me regardant surpris.

Je me redressais, m'asseyant dans le lit. Je m'adossais contre les oreillers, réfléchissant quelques minutes à la façon dont j'allais aborder le sujet :

  • J'ai parlé avec Yuri Katsuki. Commençais-je.
  • Ah bon ? Pourquoi ? Il t'a dit quoi ? Paniquait-il tout en se redressant à son tour.
  • Qu'il fallait que toi et moi on apprenne à communiquer… À être honnête l'un envers l'autre pour éviter les malentendus et les histoires inutiles. Et j'ai une chose à te dire…
  • Oui… ?
  • Je viens d'appeler Jean-Jacques.
  • Hein ? Pourquoi ?! Dit-il en grimaçant.
  • Je voulais mettre les choses au clair avec lui pour qu'il te fiche la paix. Mais il ne semble pas avoir compris le message.
  • Il a dit quoi ?
  • Il m'a répondu qu'il ne laisserais pas tomber. Pas avant de s'être soulagé… dans ton petit cul. Répétais-je difficilement les mots de l'autre con.
  • Mais quel connard ! S'exclamait le petit blond. Sérieusement la prochaine fois qu'on se voit je vais vraiment le... !
  • La prochaine fois, tu ne l'approches pas. Dis-je fermement, ne lui laissant pas le temps de finir sa phrase.
  • Tu ne me fais toujours pas confiance… ? Me questionne-t-il en croisant les bras. Après tout ce qu'on s’est dit toute à l'heure…
  • J'ai confiance en toi, repris-je, mais pas en lui. Je m'approchais de lui, pour délicatement l'allonger sur le lit. Je me blottissais dans ses bras, posant ma tête contre son torse.
  • Je sais me défendre. Dit-il avec assurance.
  • Je sais… Tu es indomptable.
  • C'est faux. Me contre dit Yuri. Je relevais la tête pour le regarder surpris qu'il conteste. Toi, tu as réussi à me dompter. Reprit-il avec un petit sourire malicieux.

Je me me mettait à quatre pattes au-dessus de lui et je répondis amusé.

  • Mais moi ce n'est pas pareil… J'ai une maîtrise en domptage de fauve de Russie.
  • Oh, je comprends mieux. Dit-il amusé, tout en m'entourant de ses jambes qu'il venait croiser dans mon dos.
  • Tu comprends mieux pourquoi je te fais autant d'effet ? Je rapprochais ma bouche de la sienne, déposant mon corps sur le sien.
  • Exactement. Dit-il en me donnant un petit baiser.
  • Je suis heureux de t'avoir retrouvé… Concluais-je avant de l'embrasser de nouveau.

On passait le reste de la soirée blottis l'un contre l'autre à s'embrasser pour terminer par une nouvelle et longue étreinte amoureuse… Je ne pouvais pas rêver mieux comme réconciliation. Même si au fond de moi, je ne peux m'empêcher de douter encore à cause de ce que JJ m'a dit… J'aimerais pouvoir lui poser la question, savoir s'il s'est vraiment laisser embrasser et lécher le cou… S'il a vraiment écarté ses jambes par envie pour lui… Si c'est vraiment le cas, je ne sais pas comment je vais réagir… Je pense que le mieux c'est de laisser toutes ces embrouilles derrière nous. Et finalement… il ne vaut mieux pas que je sache la vérité…



Le lendemain après une courte nuit, j'ouvrais les yeux, réveillé par la sonnerie du portable de Yuri. Je voyais son visage juste en face du mien grimacer à cause de ce son horripilant.

  • T'ain… Soufflait-il. D'un geste brusque, il éteint la sonnerie.
  • À quelle heure déjeune-t-elle ? Le questionnais-je d’une voix endormie.
  • Dans dix minutes… Soufflait-il.
  • Dix minutes ! Dis-je en me redressant qu'un bond. Je vais à peine avoir le temps de me laver ! Me plaignais-je.
  • On s'en fou… Grognait-il.
  • Non, pas moi !

Je sortais rapidement du lit, me précipitant dans la salle de bain pour prendre une douche et me faire beau. Je voulais quand même être présentable pour la rencontre officielle avec Lilia. Visiblement, elle est importante dans la vie de Yuri. Je me sens stressé… Je n’imagine pas comment je vais être quand ça va être la rencontre avec sa folle de tante, ou son grand père… J'ai vraiment envie de faire bonne impression et d'être accepté dans sa famille.


Dix minutes plus tard, alors que je terminais de me coiffer, j'entendais Lilia toquer à la porte de la chambre.

  • Je descends déjeuner. S'exclame-t-elle.

Elle n'obtient aucune réponse, et pour cause quand je revenais dans la chambre, je constatais que Yuri s'était profondément rendormi. Je venais me pencher au-dessus de lui, caressant son doux visage. Il semblait vraiment épuisé, je ne l'avais pas ménagé cette nuit il faut dire. Mais pour ce déjeuner j'aurais préféré qu'il soit avec moi… Tant pis… Je vais le laisser dormir et je vais descendre voir Lilia Baranovskaya seul.


Je franchissais le seuil de la chambre, rejoignant celle-ci dans la cuisine. Je me sentais très mal à l'aise face à cette femme froide. Elle était tirée à quatre épingles avec un chignon parfait sur le haut de sa tête. Ses lèvres pincées et son regard sévère la rendait encore plus intimidante.

  • Bonjour Madame. Dis-je en me tenant aussi droit que possible.
  • Otabek Altin. Dit-elle en se retournant vers moi, me détaillant de la tête au pied. Je vois que vous avez fait l'effort de ne pas vous présenter en tenue d'Adam.
  • Je suis désolé pour ça… Répondis-je très gêné.
  • Quand êtes-vous arrivé ?
  • Hier, en fin de journée.
  • Pour quelle raison êtes-vous venu ?
  • J'avais besoin de le voir. Répondis-je sans donner plus de détails.
  • Oui, car vous vous êtes encore disputés. Souligne-t-elle en croisant les bras. Dès que ça arrive, ça perturbe fortement Yuri dans son entraînement ! Me reprochait Lilia.
  • Nous avons eu des moments difficiles, mais nous avons trouvé notre équilibre.
  • Quel âge avez-vous ? Me questionne-t-elle toujours de façon très glaciale.
  • J'ai dix-neuf ans.
  • Et vous savez quel âge à Yuri ? Je ne répondais pas. Je savais parfaitement quel âge il avait… Mais je ne voyais pas où elle voulait en venir.
  • Étant plus vieux que lui, vous devriez prendre soin de lui et lui apprendre les bonnes pratiques ! Croyez-moi, quand je vous vois physiquement à côté de lui, j'ai de grosses craintes. Ajoutait-elle.
  • Je… Je ne suis pas sûr de comprendre. Répondis-je perplexe.
  • Je vais être plus direct jeune homme. Quand vous couchez ensemble, il faut vous protéger ! Et montrez-vous doux avec lui ! Il n'a pas le même physique que vous. Je n'ai pas envie que vous lui brisiez le dos avant les mondiaux !
  • Je prends soin de lui. Dis-je un peu agacé par ses propos.
  • C'est cela… Évitez de vous disputer avec lui, il doit sérieusement s'entraîner pour la coupe de France. Une prima tel que lui n'a pas de temps à perdre avec de piètres histoires. Conclue-t-elle.
  • Je ferais attention. Répondis-je calmement, même si intérieurement je me sentais très agacé par ses remarques...
  • Aussi, ne pensez pas que je lui laisse sa journée car vous êtes là. Allez le réveiller et dites-lui qu'il a entraînement aujourd'hui !
  • Compris. Me contentais-je de répondre.

Je sortais rapidement de la cuisine pour rejoindre Yuri dans la chambre. Quelle vieille bonne femme… Elle n'est que la coach de Yuri, et elle se permet d'intervenir sur nos rapports sexuels. En quoi ça la regarde… ? Je n'ai pas l'intention de me protéger avec lui, et perdre le plaisir du "contacte" … Puis, je sais prendre soin de lui, je n'ai pas besoin de ses conseils. Sincèrement, je me demande ce que j'ai pu faire pour qu'elle me parle aussi mal. Ou alors, c'est tous les russes qui ont un tempérament de feu, avec comme exception, Victor.

Une fois dans la chambre, je m'approchais du lit et je venais me pencher au-dessus de Yuri qui dormait blottis contre mon oreiller. J'observais son beau visage endormi, puis je le poussais délicatement pour le mettre sur le dos.

  • Réveille-toi mon amour. Lui susurrais-je.
  • Hummm… Il soufflait de fatigue ouvrant difficilement les yeux. Ota… Dit-il en s'agrippant à moi pour me faire un câlin. Il me tirait fortement pour que je m'allonge avec lui dans le lit. Tu sens bon… marmonne-t-il en enfouissant son visage contre mon cou.
  • Toi aussi… Je le sentais coller son corps au mien, tout en me donnant des baisers. Lilia m'a dit de venir te réveiller. Expliquais-je.
  • M'en fou… Dit-il en poursuivant ses baisers. Je sentais ses mains glisser jusqu'à mon pantalon, et il commençait à ouvrir celui-ci.
  • Yuri. Je me redressais, attrapant ses poignets pour les plaquer contre le matelas. Même si j'adorerais vraiment, vraiment te faire l'amour… Souffle-je en approchant mes lèvres des siennes, les frôlant presque. J'ai malheureusement dit à ta coach, que je viendrais te réveiller. Elle tient vraiment à ce que tu t'entraînes aujourd'hui.
  • Je serais parfaitement réveillé si tu me comblais. Dit-il en avançant son visage pour m'embrasser, mais je reculais le mien avant qu'il puisse le faire.
  • Arrête de jouer. Elle me déteste déjà… alors si on tarde trop, ça va être pire.
  • On s'en fou ! Dit-il en passant ses jambes autour de ma taille pour me tirer encore plus vers lui. Le principal, c'est que moi je t'aime... Soufflait-il en mordillant mon oreille.

Je le sentais frotter ses hanches au niveau de mon entrejambe, et je commençais vraiment à avoir beaucoup de mal à repousser ses avances… Mais, si on le fait là, maintenant... Et dieu sait que j'en meurt d'envie... Je sais que sa coach va sûrement le savoir, et je n'ai pas envie qu'elle me déteste encore plus... Ni d'avoir honte de nouveau... Je me relevais donc, quittant le lit :

  • Arrête Yuri. Lui dis-je en remettant le bouton de mon pantalon.
  • T'es pas drôle... Grognait-il sans doute un peu vexé.
  • Ce n'est que partie remise.
  • Pff… Il se retournait se blottissant contre son oreiller. Tant pis, je dors. Dit-il en ronchonnant.
  • Yuri ! Dit sa coach en entrant brusquement dans la chambre, claquant la porte. Dépêche-toi de te lever ! Je t'attends pour l'entraînement ! Dit-elle d'un ton strict avant de refermer la porte, de nouveau en la claquant.

Finalement, j'ai vraiment bien fait de le repousser, sinon ça aurait été vraiment très gênant.

Yuri, après plus de dix minutes, finit enfin par se lever. On partait prendre le petit déjeuner ensemble et après sa douche, Lilia nous conduisait jusqu'au club de Yakov. Une fois sur place, je le regardais s'entraîner avec émerveillement. Il dégage tellement de force, tellement de puissance, de charisme et de beauté quand il patine que je n'arrive pas à le quitter des yeux. Il répétait inlassablement sa chorée pour le court et bien que moi je le trouve parfait, Yakov, mais surtout Lilia a toujours un truc à redire.

Peu de temps avant la pause déjeuner, une fille venait s'accouder à côté de moi.

  • Bonjour, vous devez être Otabek Altin ? Dit-elle en m'adressant un sourire.
  • C'est exact, et vous êtes ?
  • Je suis Mila, une amie proche de Yuri !
  • Ah oui, il m'a parlé de vous. Ravie de vous rencontrer. Dis-je poliment.
  • Pareillement ! Il est très discret en ce qui vous concerne !
  • J'imagine. Yuri n'aime pas parler de ce genre de chose.
  • En effet ! Dis-moi, ça ne te gêne pas si je déjeune avec vous ce midi ?
  • Non, aucun problème.
  • On va pouvoir faire plus ample connaissance comme ça !

C'est donc à la pause déjeuner que Mila se joignait à Yuri et moi. Ça ne semblait pas du tout plaire à mon volcanique petit russe, mais moi je la trouvais vraiment sympathique et rigolote. En plus, ça me fait plaisir de connaître les gens avec qui il passe le plus clair de son temps. Pendant le déjeuner, alors qu'on discutait de choses et d'autres, un homme au visage disgracieux s'approchait de nous. Immédiatement Yuri et Mila se lancent un regard, avant de se mettre à rire.

  • T'ain vla l'autre moche. Commentait Yuri avec un petit sourire moqueur.
  • Attention à toi Yuri… ! Dit Mila en pouffant de rire.
  • Bonjour Yuri. Le saluait le garçon avant de lancer un regard à la rouquine. Mila… Ajoutait-il d'un ton sec.
  • Tss… Ne me parle pas. Dit-elle en tournant la tête.
  • Salut. Répondait Yuri de mauvaise grâce.
  • Bonjour. Lui répondis-je. Il me regardait froidement et dit en me tendant la main :
  • Bonjour Otabek.

Il m'appelle par mon prénom alors qu'on ne se connaît même pas… Il est bizarre ce type. Je me levais pour lui serrer la main, et il m'écrasait exprès les phalanges, tout en me fixant dans les yeux. C'est quoi son problème… ? Je lâchais sa main, reprenant ma place.

  • Je peux ? Dit-il en tirant une chaise, tout en souriant à Yuri.
  • Non ! Dit fermement Mila.
  • Ce n'est pas à toi que je parle. Je suis sûr que Yuri est d'accord. Dit-il en prenant place à table avec nous.
  • Bah... Maintenant que t'es assis. Soupirait Yuri, visiblement agacé.
  • Tu as vu, j'ai fini deuxième à la Ice Fighter. Dit-il tout excité en s'adressant à Yuri.
  • Mouais… Dit Yuri totalement désintéressé par ce que lui raconte le garçon. Il semblait un peu déçu de sa réaction, et un silence pesant s'installait...
  • J'ai vu que c'est Gashan Ganon, le canadien, qui s'est qualifié pour les mondiaux. Dis-je pour couper ce silence gênant.
  • En effet, mais je me suis qualifié également grâce à ma première place à Ottawa. Ajoutait-il.
  • Et quel est ton nom ? Demandais-je un peu curieux.
  • Stan-le gros naze. Dit Mila en s’affalant sur sa chaise, visiblement aussi agacé par sa présence.
  • Si j'étais naze, je ne serais pas en finale. Réplique-t-il avant de me répondre. Je suis Stanislas Leonidov. Je suis chez Yakov depuis trois ans, et également un ami proche de Yuri.
  • Ah bon ? M'étonnais-je. Il ne m'avait jamais parlé de lui…
  • N'importe quoi ! Réplique Yuri à son tour. On n'est absolument pas ami ! On se connaît à peine, on a parlé quatre fois ensemble ! S'énervait Yuri.
  • Yakov m'a dit où j'allais concourir ! Malheureusement, je ne serais pas avec toi en France, mais je serais à Moscou. Dit-il en souriant, ne relevant pas du tout ce que Yuri venait de dire.
  • C'est bien ! J'en ai rien à foutre ! Dit Yuri en se levant de sa chaise. Venez on se casse ! Mila se levait à son tour. Mais le fameux Stanislas attrapait le bras de Yuri, le tirant vers lui brusquement... Immédiatement je bondissais de ma chaise, le bousculant pour qu'il lâche son bras.
  • Ne l'empoigne pas comme ça ! Lui sommets-je.
  • Je voulais simplement lui dire que je serais là pour l'encourager en France. Dit-il en me fixant dans les yeux de façon malsaine...
  • Je m’en fiche ! Ne viens pas, ça me fera des vacances !! Viens Ota... Dit Yuri en prenant ma main m'entraînant avec lui.

On sortait du café, sans même régler nos consommations. Yuri et Mila étaient hyper remontées après ce garçon, et j'avoue que je n'aime pas bien sa façon de faire avec Yuri... Le regard qu'il a... Il est vraiment bizarre...

  • Ce garçon... On dirait qu'il t'aime bien ? Demandais-je à Yuri.
  • J'sais pas... En tous cas il me gonfle à vouloir faire ami-ami avec moi !
  • Il n'a toujours pas compris que tu le déteste autant que moi ! C'est drôle ! Riait Mila.
  • Ouais, drôle ça dépend pour qui... Soufflait-il.

Cependant, je n'avais pas le temps de questionner Yuri davantage au sujet de Stanislas, car à peine était-on de retour au club de patinage que Lilia lui sautait dessus pour qu'il reprenne l'entraînement. C'est donc pendant plusieurs heures que je regardais Yuri s'entraîner sans me lasser une seule seconde. Je profitais de cet instant pour envoyer un message à Yuri Katsuki.

  • « Bonjour Yuri, sache que moi et Yuri nous nous sommes réconciliés. Je te remercie pour tes conseils, et merci aussi pour avoir pris soin de lui remonter le moral. »
  • "Oh trop content pour vous ! Et de rien, c'est normal d'être là pour ses amis !" Répondait-il rapidement.

Je n'attendais pas spécialement de réponse de la part du japonais, mais il m'a répondu rapidement et il semble sincèrement content pour nous. C'est vraiment un garçon sympathique. Je remettais mon téléphone dans ma poche, observant la fin de l'entraînement de ma petite fée Russe.


...


Le soir venu, après un dîner en tête à tête avec Yuri, on retournait dans sa chambre pour se poser. Il s'allongeait sur le lit, fermant les yeux quelques minutes. Il semblait épuisé par la journée d'entraînement qu'il avait eu. Le pauvre avait inlassablement répété ses pas, sans jamais que ça ne convienne à sa coach... Je venais m'allonger à côté de lui, caressant délicatement ses cheveux.

  • Mon avion est à onze heures demain matin. Déclarais-je.
  • J'ai pas envie que tu partes... Grimaçait-il, posant sa main sur la mienne.
  • J'ai pas envie de partir non plus. Si je pouvais, dis-je en venant me positionner au-dessus de lui, je resterais avec toi... Tout le temps. Il passait ses mains sur mon visage.
  • Vraiment ? Dit-il en me fixant.
  • Oui, bien sûr.
  • Mais... Tu pourrais... Dit-il en retirant ses mains, tournant la tête. Intrigué par sa réaction, je saisis son petit visage pour le tourner vers moi.
  • Qu'est-ce que tu veux dire ? Le questionnais-je.
  • Bah... Si tu le voulais vraiment, tu pourrais… rester. Il me fixait intensément, comme s'il cherchait à lire la moindre expression qui pourrait paraître sur mon visage.
  • Tu veux que je reste ? Le questionnais-je très sérieusement.
  • Non… Dit-il en me poussant pour se redresser, je le regardais surpris. Enfin si… J'ai envie que tu restes mais pas que tu arrêtes le patinage. Reprit-il.
  • Si tu me le demande Yuri, dis-je en me rapprochant, j'arrête et je reste avec toi.
  • J'ai envie… Dit-il en venant se coller contre moi, posant ses bras autour de ma nuque. J'ai envie de t'avoir pour moi tous les jours…
  • Alors, je reste.
  • Non… J'ai envie que tu poursuives le patinage. Il posait sa tête sur mon épaule.
  • Tu ne sais pas vraiment ce que tu veux, n'est-ce pas ? Je me couchais sur lui, le serrant contre moi.
  • Si… Toi… Marmonnait-il.
  • Un jour, j'arrêterais définitivement le patinage. Lui dis-je en positionnant mon visage en face du sien. Et, j'ai bien l'intention de venir vivre avec toi Yuri.
  • Pour toujours ? Me questionne-t-il.
  • Toujours… Si tu veux bien de moi.
  • Je le veux. Dit-il en souriant.
  • J'adore te voir sourire. Tu es si beau… Dis-je en caressant sa joue.
  • Toi aussi tu es beau mon ours. Il caressait délicatement mes joues.
  • Ton ours ? Riais-je.
  • Oui, je suis ton tigre et toi tu es mon ours ! Dit-il en me câlinant.
  • Ça me va… Je plongeais ma tête contre sa nuque.

Je restais dans ses bras plusieurs minutes sans bouger, respirant son odeur, écoutant sa respiration. Il passait sa main dans mes cheveux pour les caresser délicatement.

  • Otabek ?
  • Oui ? Dis-je sans bouger.
  • Tu veux qu'on prenne un bain ? Dit-il d'une petite voix douce.
  • Si je veux… Dis-je en me redressant. J'ai très envie de prendre un bain avec toi.
  • Bien ! Dit-il en me repoussant. Je vais faire couler l'eau !

Il se levait et se précipitait dans la salle de bain. Je le suivais installant mon téléphone pas loin du bain pour nous mettre un peu de musique. Il ajoutait joyeusement une tonne de perles de bain pour rendre celui-ci bien mousseux.

  • Tu as vu toute la mousse ? Dit-il joyeusement en plongeant sa main dans l'eau.
  • J'ai vu. Souriais-je
  • Installe-toi en premier ! M'ordonne-t-il.
  • Tout de suite. Dis-je en m'empressant de me mettre nu.

Il se déshabille à son tour et je rentre dans l'eau en premier. Puis, il venait s'asseoir sur moi, faisant légèrement déborder l'eau de la baignoire. Je posais mes bras sur les rebords du bain et il posait sa tête contre mon épaule, reposant entièrement son petit corps frêle sur moi.

  • C'est agréable. Dit-il en jouant avec la mousse.
  • Oh oui… Je posais ma tête sur le rebord du bain fermant les yeux quelques minutes.

Je me sens bien avec lui, et je sais parfaitement comment se bain va finir. Rien qu'à sentir ses fesses contre mon sexe, je me sentais tout émoustillé...

  • Dis-moi Ota ? Reprit Yuri.
  • Oui ?
  • Qu'est-ce que tu penses de Yuri Katsuki ? Surpris qu'il me parle de lui, surtout dans un moment pareil, je demandais :
  • Pourquoi tu me pose cette question ?
  • Bah, tu m'as dit que Yuri t'avait conseillé par rapports à notre relation ?
  • Oui, en effet. Yuri se redressait, pour se retourner vers moi, s'installant à califourchon sur mes jambes.
  • Il a dû te contacter juste après que je l'ai appelé. Il t'a dit quoi exactement ? Me questionne-t-il.
  • Il m'a dit que tu n'étais pas bien... Mais il n'a pas voulu m'en dire plus. Je m'en voulais de te faire pleurer, encore... Soupirais-je.
  • Ça va mieux maintenant, dit-il en posant sa tête sur mon épaule.
  • Heureusement.
  • Et c'est un peu grâce à lui... Marmonnait-il.
  • En effet... Et donc pour répondre à ta première question, je trouve que Katsuki, c'est quelqu'un de bien.
  • Je suis d'accord... Soufflait-il.
  • Moi qui pensais que tu ne l'aimais pas. Riais-je.
  • Bah si ! Dit-il en se reculant. Il m'agace, il fait que de chouiner et il n'a pas confiance en lui, mais... Je l'aime bien quand même. Puis... Il se débrouille en patinage. Dit-il en croisant les bras.
  • Ça te coûte de le dire. Répondis-je amusé.
  • Mais ça reste un gros flan de porcelet ! Dit-il en se reculant pour s'adosser à l'opposé de moi.
  • A mon tour de te poser une question, repris-je en me redressant. Je posais les mains sur les rebords du bain pour me pencher au-dessus de Yuri.
  • Je t'écoute ? Dit-il le visage rougissant de gêne.
  • Pense tu pouvoir m'aimer pour toujours ? Le questionnais-je. Il passait ses mains autour de mon visage et me chuchote :
  • Pour toujours.



A suivre !


Prochain chapitre : Direction paris !

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