Love On Ice

Chapitre 7 : Feu ardent.

5083 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 18/06/2021 09:48

Chapitre 7 : Feu ardent.



On trouvait un coin tranquille sur la plage, observant le coucher du soleil en silence. Toujours main dans la main, je ne savais pas comment ouvrir la conversation. Pourtant j'avais terriblement envie de lui dire ce que je ressentais. C'est lui, qui après quelques minutes, rompait le silence.

  • Ce coucher de soleil est beau à regarder. Dit-il en souriant.
  • C'est sûr.
  • Moins que toi, mais c'est sympa quand même. Ajoutait-il.
  • Merci… Dis-je en rougissant. Tu sais… Je m'excuse pour mon comportement. Et au sujet de ce que tu as vu, je… Je ne voulais pas embrasser JJ… Mais je ne savais pas comment le repousser sans le blesser.
  • Je vois… Dit-il en me dévisageant.
  • Je ne ressens rien pour lui, mais quand il m'a dit "je t'aime" ça m'a un peu perturbé. Otabek lâchait ma main.
  • Il t'a dit je t'aime ?
  • Oui.
  • Et tu ne ressens rien pour lui ?
  • Non… Depuis le début il y a que toi.
  • J'aimerai que ce soit vrai… Dit-il en joignant ses mains, regardant l'horizon.
  • Mais c'est vrai. Insistais-je. Il tournait sa tête pour me regarder dans les yeux. Crois-moi… Je posais ma main sur les siennes.
  • D'accord je te crois… et qu'as-tu l'intention de faire maintenant ? Tu vas encore me dire que tu préfères te concentrer sur le spectacle ?
  • Non… J'ai envie qu'on progresse maintenant… Dis-je timidement. Même si…
  • Même si quoi ?
  • Contrairement à toi… C'est ma première relation… Et je sais pas trop comment faire…
  • Ça t'inquiète ? Dit-il en s'approchant de moi.
  • Oui… Avouais-je.

Il me poussait doucement pour que je m'allonge sur le sable. Il déposait ensuite un doux baiser sur mes lèvres, m'embrassant langoureusement. Après cet échange, il m'adressa un sourire prenant ma main dans la sienne.

  • Moi aussi j'appréhende, car contrairement à mes autres relations, cette fois, j'ai réellement des sentiments amoureux. Et… J'ai peur de tout gâcher…
  • Pourquoi tu gâcherais tout ? Le questionnais-je d'une petite voix.
  • Je sais que je n'ai pas un caractère très facile. Dit-il un peu gêné.
  • Tu es sérieux ? Riais-je.
  • Oui, très. Approuvait-il.
  • Je pense avoir plus mauvais caractère que toi. Répondis-je amusé. Personnellement, je t'ai trouvé très patient avec moi. Soulignais-je.
  • Pourtant je n'ai pas pu m'empêcher de me battre avec l'autre con… J'ai élevé la voix à plusieurs reprises… J'en ai même un peu honte.
  • Oui, mais bon, il l'avait bien cherché. Moi je crois que je lui aurais cassé les dents bien avant toi.
  • C'est peut-être pas faux ça. Riait-il, en glissant sa main sur ma joue. En tout cas, sache que je veux qu'on aille à ton rythme. Reprit-il.
  • Guide-moi… Soufflais-je en lui donnant un baiser.
  • Je ferais au mieux.

De nouveau on s'embrassait encore et encore. Pas à un seul moment, je ne me lassais de cet échange et nous nous coupions seulement pour prendre une inspiration. Je le sentais glisser un peu plus au-dessus de moi. Son envie était aussi forte que la mienne… Je romps alors le baiser et je dis d'une petite voix :

  • On… On devrait peut-être rentrer, non ?
  • Tu as raison.
  • En plus je commence à avoir froid… Dis-je en grelottant.
  • Quelle idée de sortir pieds nus et en tenue de patinage. Ce moquait-il.
  • C'est uniquement ta faute. Dis-je en déposant un petit baiser sur le bout de son nez.

Après un petit sourire, Otabek se redressait, m'aidant à me relever. Mais une fois debout, il me prenait dans ses bras comme un prince porterait une princesse.

  • Tout le monde va nous regarder ! Dis-je un peu gêné.
  • On s'en fout.
  • Je peux marcher, tu sais ?
  • Tu vas te faire mal aux pieds. Rappelle-toi que tu as le premier rôle, il ne faudrait pas que tu te blesse.
  • Pas faux, Victor se fâcherait pour le coup.
  • Je ne sais pas s’il peut se fâcher cet homme.
  • Ouais je sais pas non plus… Il est trop zen tout le temps. C'est même parfois énervant…
  • C'est vrai. Je préfère quelqu'un comme toi avec le caractère d'un tigre. Il se penchait pour me donner un baiser sur la joue.
  • On verra si tu dis la même chose dans quelques mois. Je lui donnais à mon tour un baiser sur la joue, m'agrippant à son cou.
  • Je te ramène chez Yuri ?
  • Non, retournons à la salle. Je voudrais récupérer mes affaires.
  • Allons-y dans ce cas.

Otabek me portait gentiment jusqu'à la salle, et contrairement à Yuri, lui ne semblait pas peiner à me soulever. Ce qui était vraiment appréciable. Dans ses bras, je ressentais un sentiment de sécurité et de bien-être... Un sentiment que je n'avais jamais ressenti auparavant…


On arrivait dans la salle de patinage et il restait plus que Yuko et Takeshi à l'accueil.

  • Re les amoureux ! Dit-elle toute contente de nous voir.
  • Je viens chercher mes affaires. Tout le monde est rentré ? Demandais-je.
  • Oui ! Tout le monde était fatigué !
  • Dis-moi Yuko, on peut te prendre la salle pendant encore une petite demi-heure ?
  • Heu oui, pourquoi ?
  • Pourquoi ? Demandais-je aussi surpris que Yuko.
  • Si tu veux bien Yuri, je voudrais qu'on répète une dernière fois notre duo ?
  • Bien sûr. Pourquoi ?
  • Je voudrais qu'on soit parfait demain. Qu'on forme le plus beau des duos... Dit-il en prenant ma main dans la sienne, pour me rapprocher de lui.
  • Bien, ok. Dis-je le visage rougissant.
  • Que c'est romantique !! Ajoutait Yûko en joignant ses mains émues. Tu pourrais prendre exemple ! Dit-elle ensuite en regardant Takeshi l'air accusatrice.
  • Évite de redire des trucs comme ça. Soupirait Takeshi en posant sa main sur l'épaule de Ota.

On partait donc tous les deux jusqu'à la salle, et c'est sous l'œil admiratif de Yuko et de sa famille, qu'on commençait notre chorégraphie avec la musique de "l'Agapé" en fond sonore. Mais, pendant quasiment toute la chorée, je n'entendais plus rien tellement nous étions dans notre bulle. Il n'y avait plus que lui et moi sur la glace. C'était un moment vraiment unique et magique... J'avais l'impression d'être comme un gamin avec lui… Il me fait fondre… Une fois la musique terminée, c'est sous les applaudissements de Yuko et de ses filles qu'on retournait dans les vestiaires pour se changer. J'enlevais mes patins, et j'attrapais une serviette pour essuyer la sueur qui recouvrait mon front après cet effort.

  • Je pense qu'on est prêt pour demain. Dis-je avec assurance.
  • Oui, c'était notre meilleure représentation.
  • Trop ! Dommage que Victor n’ait pas vu ça !
  • Bien d'accord. On forme vraiment un bon duo. Dit-il en venant dans mon dos pour me câliner.
  • Un beau couple. Soufflais-je timidement.
  • Oui… Tu es à moi maintenant. Dit-il en embrassant ma joue.
  • D'ailleurs… Pour demain… Ça ne va pas te gêner que je danse avec JJ… ? Dis-je inquiet, cachant mon visage dans ma serviette.
  • Si… Évidemment que ça me gêne que ce con… te touche… Surtout que tu dois vraiment te frotter à lui… Mais pour le spectacle, tu n'as pas le choix… Donc je ne dirais rien. Cependant… Dit-il en venant tirer ma serviette. Il n'a pas intérêt d'avoir des gestes déplacés envers toi, sinon…
  • Sinon tu lui casses les dents ? Dis-je en souriant tout en me retournant vers lui.
  • Exactement. Confirmait Otabek. Je peux… ? Ajoutait-il d'une petite voix, levant mon menton vers lui.

Je grimpais sur le banc situé derrière moi pour être plus grand que lui. Je passais mes bras autour de son cou, pour ensuite l'embrasser avec la langue.

  • Voilà ma réponse. Soufflais-je entre deux baisers.

Otabek passait ses mains dans mon dos, et j'agrippais mes jambes autour de sa taille. Il me portait pour me coller contre les casiers du vestiaire, tout en continuant de m'embrasser. Je sentais son envie pour moi… Une envie forte, puissante, comme un feu ardent qui consume tout sur son passage. Je me sentais bien, et prêt à aller plus loin avec lui... J'en avais très envie de le sentir plus proche de moi, plus intensément encore. Ses grandes mains parcouraient mon corps, et elles venaient se loger sous mes fesses. Je quittais ses lèvres, posant ma tête contre son épaule pendant qu'il se mettait à embrasser mon cou. Je profitais de ses baisers pendant que l'une de ses mains remontait dans mon dos, attrapant la fermeture de mon costume pour ensuite la descendre jusque sur mes reins. Il glissait ensuite ses mains sur mon dos, touchant ma peau délicatement. Le moindre de ses baisers dans mon cou me donnait des frissons intenses… Et j'aimais sentir sa salive sur moi… Je n'étais pas du tout dégoûté comme avec JJ. Mais avant qu'on puisse continuer, Yûko toquait à la porte.

  • On va bientôt fermer !

Tous les deux on soupirait longuement… Décidément on était toujours dérangé… Otabek me déposait délicatement au sol.

  • Je crois qu'on est maudit. Dit-il en souriant.
  • Il faut croire. Soupirais-je.

Je sentais mon visage me brûler tellement je devais rougir… Sans en dire plus, on se changeait rapidement et c'est main dans la main qu'on sortait du vestiaire.

  • Bonne soirée Yûko. Lui dis-je avant de sortir.
  • A vous aussi les amoureux ! Faites pas de bêtise ! Hi hi !

Une fois dehors, je glissais la capuche de mon sweat sur ma tête et on marchait toujours main dans la main jusqu'à la maison de Yuri. Mais, je ne sais pas pourquoi, je n'avais vraiment pas envie de rentrer maintenant... J'avais envie que cette soirée en tête à tête dure encore un peu plus longtemps.

  • J'ai pas envie de voir tout le monde… Avouais-je en me stoppant.
  • Pareil.
  • Vraiment ? Dans ce cas, tu veux qu'on aille manger quelque part ? Dis-je en souriant, sautillant devant lui tout en prenant sa deuxième main dans la mienne.
  • Avec plaisir.
  • Chouette ! Et si on se faisait un macdo ?
  • Très bonne idée !

On prenait donc la direction du fast-food. Lui, comme moi on avait encore envie de rester un peu seul. Je sais que quand on retrouvera les autres, on aura le droit à une série de questions. Puis, j'appréhende de revoir JJ… Je ne sais pas quel comportement il va avoir avec moi, ou avec Ota. Ça risque d'être compliqué… Voir peut-être de nouveau explosif.


Après pour le moment je ne préférais pas y penser, c'est donc en tête à tête qu'on dévorait notre burger. A la fin du repas, je racontais un peu ma vie à Moscou, et notamment les difficultés que j'avais en maths.

  • Si tu as du mal, je peux t'aider.
  • Tu es doué en maths toi ?
  • Oui, je me débrouille bien. Mes études m'ont forcé à aimer les maths.
  • Quelles études fais-tu ? Le questionnais-je. Je me rendais compte que je ne connaissais pas grand-chose de sa vie finalement.
  • J'ai validé ma deuxième année de licence en droit, en vue de devenir Huissier de justice.
  • Sérieux… ? Dis-je choqué. Toi, huissier ?!
  • Eh bien, oui. Dit-il en souriant.
  • Je suis super surpris ! Je pensais pas que tu ferais ce genre d'études ! Tu as toujours voulu faire ça ?
  • Non, en fait, moi tout ce qui m'intéressait c'était de faire du patinage. Mon père tenait à ce que je fasse des études, donc, j'ai choisi ça et en échange il me foutait la paix pour le patinage.
  • Oh d'accord. Tes parents travaillent dans quel domaine ?
  • Mon père est procureur, et ma mère est gérante d'un salon de beauté.
  • Ah oui d'accord. Je comprends mieux pourquoi il voulait que tu fasses des études de droit dans ce cas.
  • Exactement. Et toi tes parents ils font quoi dans la vie ? Me questionnait maladroitement Ota...
  • Mes... Mes parents sont décédés quand j'avais sept ans. Expliquais-je d'une petite voix.
  • Oh, je suis désolé Yuri. Dit-il en prenant ma main.
  • Tu ne pouvais pas savoir. En fait, c'est mon grand-père et ma tante qui m'ont élevé.
  • D'accord. Et au sujet des études, tu sais ce que tu as envie de faire ?
  • Non… Rien ne m'intéresse hormis le patinage. Soupirais-je.
  • Ça ne me surprend pas, et j'ai du mal à te voir faire autre chose que ça. Dit-il en souriant.
  • Je ne te vois pas huissier non plus !
  • On verra bien ce que me réserve l'avenir. Répondait-il.
  • Et sinon, c'est vrai que tu fais de la boxe ?
  • Oui, c'est vrai. Ça me permet de me défouler quand je suis trop stressé et que je n'arrive plus à patiner.
  • D'accord, c'est chouette d'avoir un passe-temps comme ça.
  • Oui, mais je fais attention à ne pas prendre de mauvais coups avant un concours. Dit-il en riant.
  • Ça serait dommage en effet.
  • Tu sais... Je te l'ai déjà dit, mais la première fois que je t'ai vu, tu avais une telle détermination dans les yeux… Un tel regard… Tu étais comme un soldat. Tout le monde, y compris moi, voyait en toi une future étoile. Tu étais plus que doué, et déjà magnifique…
  • Pourquoi… tu me dis tout ça… ? Demandais-je le visage rouge de gêne.
  • Car c'est à ce moment précis où je suis tombé en admiration devant toi.
  • Ah bon ? Mais… on était très jeune ? Dis-je surpris.
  • Je sais que tu ne te souviens pas de moi. Tu étais tellement incroyable, et moi si nul, que tu n'allais sûrement pas me remarquer. Moi, je ne voyais que toi. Alors je me suis accroché pour arriver jusqu'aux mondiaux et pouvoir te revoir. J'ai suivi ta carrière de près.
  • Vraiment… ? Dis-je un peu bouche bée.
  • Oui et en te revoyant aux mondiaux, c'était comme un déclic pour moi.
  • Tu… étais déjà amoureux de moi ?
  • Oui. Comment te résister ? Tu étais magnifique, te voir patiner, te voir dans ces costumes … Tu ne pouvais que gagner... Et je ne pouvais que tomber amoureux de toi.
  • Ça me touche d'apprendre ça. Dis-je en glissant ma main sur la sienne. Je me redressais un peu, venant lui donner un petit bisou sur la bouche. Je te propose qu'on rentre ? Dis-je en rougissant.
  • Rentrons.

On quittait le fast-food et on rentrait jusqu'à la maison de Yuri. L'angoisse commençait doucement à me gagner, car c'était la première nuit qu'on allait passer ensemble. Ce soir, si on se retrouve seul à seul, je sais que rien ne pourra nous interrompre. Et, j'avais sincèrement envie de sauter le cap... Même si cela me terrifie quand j'y pense.


On arrivait jusqu'à chez lui, et vu qu'il n'était pas très tard, il y avait encore un peu d'animation dans certaines chambres. On poussait la porte de la chambre de Yuri, et Phichit était là assis sur son lit en pleine visio avec l'une de ses connaissances.

  • Re ! Dit-il en nous voyant rentrer. Je te laisse ! Dit-il en s'adressant à son ami, avant de raccrocher et de nous demander. Vous avez mangé à l'extérieur ?
  • Oui, au macdo. Dis-je en posant mon sac sur le lit.
  • Je vois !
  • On se demandait si... Commençait à dire Ota, mais Pichit se levait rapidement.
  • Si je pouvais vous laisser la chambre ? Dit-il en souriant.
  • Oui, voilà.
  • Bien sûr ! Fit-il en prenant son oreiller.
  • C'est sympa. Lui souriais-je.
  • De rien ! Puis, je crois que je me sentirais de trop ! J'ai pas envie de tenir la chandelle ! Bonne nuit les amoureux !
  • Merci, bonne nuit. Le saluait Ota.
  • T'chao. Me contentais-je de répondre tout en m'affalant sur mon lit. Une fois Phichit sortit, je m'étirais les bras et les jambes tout en me plaignant un peu. Je suis fatigué, l'entraînement m'a épuisé. Otabek venait se glisser au-dessus de moi, venant déposer un baiser dans mon cou.
  • Tu es si fatigué que ça... ? Demandait-il.
  • Ça dépend... Dis-je timidement, glissant mes mains dans ses cheveux.

Otabek remontait son visage pour de nouveau m'embrasser tendrement. Mais, alors que je sentais ses mains parcourir mon corps, descendant jusqu'à la fermeture de mon pantalon... Je me sentais soudainement un peu angoissé... Je savais que cette fois c'était pour de bon... Enfin, les autres fois aussi je pensais que c'était le cas, mais là, de trop réfléchir ça me fait un peu paniquer et je perds tous mes moyens... J'attrapais ses mains en les bloquants, rompant notre baiser.

  • Avant ça je voudrais prendre une douche. Dis-je pour m'évader.
  • Très bien. Dit-il avec un petit sourire de frustration. Je me redressais attrapant mes affaires de toilette et mes vêtements de nuit.
  • J'en ai pas pour longtemps. Dis-je en lui adressant un petit clin d'œil.
  • Je t'attends. Dit-il en s'allongeant dans le lit.
  • Tu peux te mettre à l'aise en attendant.

Je quittais la chambre en soufflant un peu de peur. C'est étonnant, car quand on était sur le point de le faire, je n'avais absolument pas de doute, ni de crainte. Mais là, maintenant que j'y pense et que je ne suis plus dans l'action, j'ai peur. Peur de mal faire, d'être ridicule ou trop rapide... Puis, pour être honnête, je ne sais pas vraiment à quoi m'attendre... Je m'enfermais dans la salle de bain, prenant une longue douche chaude, avant de ressortir et de prendre le temps de me passer de la crème hydratante sur le corps. Je sais que je faisais tout pour prendre mon temps, car j'appréhendais d'y retourner, mais c'était plus fort que moi... J'enfilais ensuite mon t-shirt pour la nuit, ainsi que mon short. Puis, je me brossais les dents, prenant encore une fois tout mon temps. C'est au bout de quarante-cinq minutes que je sortais de la salle de bain. Je prenais la direction de la chambre quand je tombais sur Chris.

  • Bonsoir ma petite fée russe. Dit-il en m'adressant un sourire.
  • Bonsoir.
  • Alors, tu t'apprêtes à passer ta première nuit avec ton amoureux ? Il venait se coller contre moi. Mais c'est que tu sens très bon... Ajoutait-il en me reniflant.
  • Arrête, pousse-toi. Dis-je en sortant de ses bras.
  • Otabek ne va pas résister à tes charmes. Dit-il en touchant son menton.
  • Toi... Marmonnais-je en serrant fortement mon sac de toilette dans mes bras. Tu... sors avec un homme … Non ?
  • Oui, pourquoi ? Dit-il surpris. En me voyant aussi gêné et intimidé, il ajoutait. Tu ne serais pas en train de stressé pour le sexe toi ?
  • Non ! Je n'ai pas peur, juste que j'ignore tout…
  • Ne t'en fais pas, ça vient naturellement ces choses-là, puis si tu ne te sent pas prêt, tu n'es pas obligé de dire oui. Je le dévisageais ne sachant pas quoi lui répondre. De nouveau il s'approchait de moi pour me faire un câlin.
  • Otabek est un mec sympa, je suis sûr qu'il sera doux à avec toi. En plus, il a déjà couché avec un homme, il sait faire. Dit-il avec un petit sourire.
  • Comment tu le sais ? Demandais-je surpris.
  • Nous avons un peu discuté lui et moi. Conclut-il. Je te souhaite une très bonne soirée.

Chris me donnait une petite tape sur les fesses avant de me laisser seul. Pourquoi là j'appréhende, alors que les autres fois je ne ressentais aucun stress ? Est-ce que c'est pareil pour Otabek ? Enfin, toute à l'heure lui, il ne semblait pas inquiet, il avait plutôt hâte que ça commence. Je retournais jusqu'à la chambre… Je n'ai pas à m'inquiéter… Je suis sûr que ce sentiment d'angoisse va disparaître quand je serai dans ses bras. Calme-toi Yuri… Après une petite hésitation, je poussais la porte. Je le retrouvais allongé dans le lit, torse nu, en train de regarder des vidéos sur son téléphone. Mon cœur commençait à faire des bonds dans ma poitrine, l'angoisse revenait de plus belle. Mon ventre se tordait à sa vue… Il était si beau, qu'il m'a fallu une petite seconde avant d'oser avancer. En me voyant arriver, il retirait ses écouteurs, posant son téléphone sur le côté.

  • Heureusement que tu n'en n'avais pas pour longtemps, sinon je crois que je me serais endormi. Me lança-t-il.
  • Ah oui ? Je ne me suis pas rendu compte du temps passé… Dis-je en déposant mes affaires.
  • Tu n'as pas envie qu'on passe la nuit ensemble ? Me questionnant Ota.

C'est dingue… Il lit en moi comme dans un livre ouvert… Ça se voit tant que ça sur mon visage que je stress…? Il ajoutait en réponse à mon silence.

  • Je t'ai dit qu'on irait à ton rythme, alors je peux retourner dormir dans l'autre chambre. Dit-il en se redressant, prêt à sortir du lit.
  • Non… Dis-je en allant jusqu'à lui.

Je le repoussais pour qu'il reste allongé et je m'installais à califourchon sur lui, posant ma tête sur son épaule.

  • Reste… Lui soufflais-je.

Il déposait ses mains sur ma taille, avant d'ajouter :

  • Tu n'es pas simple à comprendre.
  • Je… Je voulais juste sentir bon pour toi… Marmonnais-je en glissant mes bras autour de son cou.

Je me sentais stressé, mais je voulais vraiment qu'il reste... J'avais envie qu'on se rapproche, même si ça m'angoissait.

  • Alors c'est mission accomplie. Soufflait-il avant de venir embrasser ma nuque. Tu sens vraiment bon, Yuri.
  • Merci. Je me redressais un peu, collant mon front contre le sien. Je déposais l'une de mes mains sur son pectoral. Tu es musclé pour un patineur. Marmonnais-je en le touchant délicatement.
  • Je prends ça pour un compliment. Dit-il en me donnant un petit bisou.
  • C'est un compliment. Lui souriais-je.
  • Et toi… Dit-il en remontant ses mains dans mon dos, avant de les descendre jusqu'à mes hanches. Tu es toujours, toujours magnifique.

Il m'embrassait de nouveau langoureusement. Et comme toutes les autres fois où nous nous sommes enlacés, je ressentais cette envie grimper en moi. Très vite, je sentais que ses baisers devenaient plus intenses. Il se redressait un peu, pour mieux m'embrasser et me serrer contre lui. Ses deux mains continuaient de descendre, et elles se faufilaient sous mon t-shirt pour ensuite glisser dans mon short, touchant directement mes fesses. Je rompais notre baiser, posant ma tête sur son épaule. Je me crispais légèrement de peur au contact de ses mains. Otabek semblait lancé, sa respiration devenait plus rapide… Il embrassait mon cou quelques minutes, déposant sa salive sur moi, pendant que ses mains me pinçaient avec envie. Sentir ses baisers dans mon cou m'excitait vraiment… Mon visage était brûlant de gêne… J'avais aussi très envie de participer, alors comme lui, je le couvrais de baisers dans son cou jusqu'à son oreille.

  • J'adore ça… Me soufflait-il.
  • Ça… ? Dis-je en mordillant son oreille délicatement.
  • Oui… ça me donne envie de te faire l'amour.

Je rougissais de plus belle, j'avais l'impression que mon cœur allait exploser tellement il battait vite. Soudainement, il me basculait sur le lit, passant au-dessus de moi tout en soulevant mon t-shirt assez haut pour voir mon torse. Il déposait sa bouche sur mon ventre, remontant doucement, laissant glisser sa langue sur mon corps. Il atteignait l'un de mes tétons et entreprit de le lécher… Je n'avais jamais ressenti quelque chose d'aussi plaisant. Je ne pensais pas qu'un simple baiser à cet endroit pouvait me faire ressentir une émotion comme celle-ci… Mon corps entier se contracte de plaisir, et je laissais un petit soupir m'échapper.

  • Tu es sensible ici. Dit-il en remontant son visage jusqu'au mien.

Je me sentais tellement excité par ce qu'il venait de faire que je ne répondais rien. J'attrapais son visage et je l'embrassais de façon très torride, léchant et mordillant ses lèvres. Je descendais ma main le long de son corps pour venir toucher son boxer. Je glissais mes doigts dedans doucement. C'est à son tour de rompre notre baiser, et de souffler de plaisir. Comme moi il semblait vraiment très excité. C'était la première fois que je touchais le corps de quelqu'un d'autre comme ça… Je sentais les poils de son intimité chatouiller ma main, puis très vite, sa chaleur… Il n'était pas du tout comme moi, son sexe était très… imposant. Va-t-il rire de moi en me voyant… ? L'angoisse revenait de plus belle, mais il était trop tard pour faire demi-tour. Ma main entourait son sexe, et je le caressais très lentement. Il soufflait de plaisir mais après quelques instants, il attrapait mon poignet pour sortir ma main de son boxer.

  • Doucement Yuri. Dit-il en souriant.
  • Désolé… Marmonnais-je.
  • Ce n'est pas ta faute, tu me fais trop d'effet. Il me donnait un rapide baiser avant de dire. Laisse-moi m'occuper de toi maintenant.

Otabek se redressait en retirant son boxer avant de le jeter sur le côté. Et c'est tout nu qu'il revenait au-dessus de moi. Je le voyais enfin entièrement, et l'appréhension grimpait encore. Il attrapait mon short, le descendant doucement sur mes cuisses. J'avais tellement peur et honte à la fois que je fermais les yeux, cachant mon visage derrière mes mains.

  • N'ai pas peur. Dit-il en retirant l'une de mes mains. Regarde-moi. Dit-il en cherchant mon regard.

Je le fixais dans les yeux, et je sentais sa main me toucher. Je soupirais de plaisir à mon tour, laissant des petits gémissements m'échapper, toujours en le regardant. Il arrêtait ce qu'il faisait pour ensuite passer sa main sous ma cuisse pour soulever un peu ma jambe, et je sentais l'un de ses doigts me pénétrer doucement. Cette fois, c'est un vrai gémissement incontrôlable que je poussais. C'était vraiment une sensation étrange… Mon corps se tordait de plaisir, un plaisir que je ne connaissais pas… Il faisait aller et venir son doigt tout en me dévisageant. Observant la moindre de mes expressions. Mais, il invitait soudainement un deuxième doigt, et cette fois, ça devenait un peu plus douloureux… Mais le plaisir était toujours présent… Après quelques minutes à me titiller, il venait m'embrasser, retirant ses doigts.

  • Je suis prêt. Me soufflait-il. Attendant que je lui donne mon accord.
  • Je suis prêt… aussi. Répétais-je timidement.

Je ne me sentais pas prêt du tout en fait, j'appréhendais… Pourtant, j'avais envie de franchir cette étape pour enfin être débarrassé de ce stresse. Il se redressait se plaçant bien entre mes jambes, il saisit son sexe et il se penchait vers moi, collant celui contre mon intimité. C'est alors que je le sentais glisser en moi. Cette intrusion était beaucoup, beaucoup plus douloureuse que ses doigts. Et je ne pus retenir mon cri à son entrée… Après une petite minute sans bouger, il reculait légèrement ses hanches pour ensuite revenir un peu plus profondément. De nouveau je gémissais fortement, c'était trop intense... Il m'envahissait pleinement. C'était vraiment une sensation étrange, un mélange entre plaisir et douleur… Au début, il ne faisait que des mouvements très lents, sûrement pour ne pas me faire mal, mais très vite son envie prenait le dessus, et il commençait à bouger ses hanches en rythme, glissant son sexe en moi. Je gémissais à chaque va et vient qu'il faisait. C'était vraiment trop dur… trop intense… J'avais l'impression que mon corps allait céder… J'étais si brûlant… Transpirant… Je me tordais, me crispais, gémissant sans retenue...

  • Tu cries fort… Me signalait Ota avec un petit sourire.

Mais je ne pouvais pas me contrôler… Je tentais d'étouffer mes cris en m'agrippant à lui, plongeant ma tête contre son épaule, mais c'était vain, ma voix sortait toute seule à chaque aller et venus de sa part... Il poursuivait ses mouvements, et moi mes gémissements... Je m'agrippais si fortement à lui que je plantais mes ongles dans son dos... Mais, après quelques minutes, je me laissais retomber sur le matelas, me crispant de plaisir. Je n'arrivais plus à me tenir à lui... Lui, tout en restant profondément en moi, il s'arrêtait et venait m'embrasser langoureusement le temps d'une courte pause.

  • Tu es bon… Me soufflait-il.

Je lui retournais ardemment son baiser en guise de réponse. Mon corps était en ébullition… C'était si intense comme sentiment... Après cet échange amoureux, il poursuivait, mais encore plus rapidement. Il continuait de me dévisager pendant que je gémissais de plaisir.

  • Doucement… Lui soufflais-je en attrapant ses poignets, les serrant le plus possible.

J'avais l'impression que mon corps allait céder… C'était si intense… J'avais si mal et en même temps j'aimais ça… Je n'arrivais pas à tout comprendre sur ce que mon corps ressentait à cet instant, je me contentais d'essayer de suivre son rythme.

  • Encore un peu… Répondait-il sans ralentir le rythme.

C'est seulement au bout de quelques minutes qu'il se crispait complètement, me donnant un dernier grand coup de hanches pour aller au plus profond de mon corps. C'est en le sentant se soulager en moi, que mon corps aussi relâcha la pression. Il retombait sur moi, sortant son sexe doucement. Je sentais toute sa semence couler entre mes cuisses. C'était très perturbant mais aussi plaisant comme sensation... Je me sentais… très… Satisfait. Mon corps tremblait encore de cette intrusion, mais c'était très agréable. Il me fallait plusieurs minutes pour me reconnecter au monde.

  • Ça va ? Me demandait-il en se redressant un peu.
  • Oui… Dis-je en l'enlaçant.

Maintenant je me sentais totalement vidé de mes forces. Je restais dans ses bras, heureux d'avoir partagé ça avec lui.

  • Je t'aime. Murmurait-il en me donnant un baiser dans les cheveux.

Je ne répondais rien, mon esprit était déjà entraîné par Morphée et en quelques minutes à peine je m'endormais dans ses bras.

Bonus :


Dans la chambre voisine.


  • On dirait qu'ils ont fini. Bonne nuit, mon petit Yuri…
  • Bo… bon.. Bonne nuit… Vi… Victor.




A suivre : Prochain chapitre : Prends-en de la graine !


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