Une courbure de l'espace-temps (saison 1)
Chapitre 22 : Ce qu'on ne peut pas invoquer
3382 mots, Catégorie: M
Dernière mise à jour 03/04/2026 08:05
Repères chronologiques : cette scène s'insère comme une scène coupée de The Umbrella Academy, saison 1, épisode 9, autour de 06:10 (entre le moment où Pogo demande d'attacher Diego pour donner son sang pour transfuser Allison, et le moment où Klaus cherche de la drogue dans sa chambre).
TW: référence à des usages de drogue et d'alcool ; transfusion.
Soundtrack suggérée : Elliott Smith - Between The Bars
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Dimanche 1er avril 2019, 06:44
Jamais la campagne entourant The City ne m'a parue aussi obscure et immense. Au travers des vitres d'Hermès, les masses noires des bosquets et des hameaux ont défilé sans fin, sous le ciel noyé de nuit et de pluie. Le cône lumineux des phares à incandescence a filé devant nous sur le bitume humide, semblant ne jamais aller assez vite.
J'ai infiltré mon pouvoir dans la mécanique de la veille Rolls, aussi fort que j'ai pu : aux confins de la matière de son moteur, jusque dans l'énergie née de la combustion de son essence. Plus vite, toujours plus vite, autant que je l'ai pu, ainsi inconfortablement encastrée sur les genoux de Klaus, ma main sur le plafond pour m'empêcher de valser sur le tableau de bord. Nous n'avions plus qu'un seul but : ramener Allison à Hargreeves Mansion. Avant que nos efforts ne suffisent plus à la stabiliser.
Un soulagement sourd m'a envahi lorsque nous avons débouché sur Rainshade Square dans un crissement humide, lorsque la façade austère de l'Académie s'est enfin découpée sur le ciel noir, toutes lumières allumées. Au bout de mes forces, je n'ai pas pu aider Cinq à téléporter Allison dans la maison. J'ai laissé Klaus s'extraire de la voiture, et il a aidé Luther et Diego à la porter.
Dans le hall, Grace attendait, ses mains sur son tablier. C'était comme si elle savait que quelque chose n'irait pas. Comme si elle avait anticipé qu'elle devrait agir en pourvoyeuse de soin, en cette nuit. Il semble toutefois que nous ayons agi assez vite pour lui permettre d'intervenir à temps.
Elle a fait cesser l'hémorragie, avec des gestes rapides, précis, sans que jamais sa main de robot ne se mette à trembler. Détachée de toute émotion comme seul un androïde peut le faire, au moment d'intervenir sur celle qui était programmée pour être sa propre fille. Oui. En la regardant ainsi manier le fil à suture dans une urgence semblable à celles des retours de mission du passé, j'ai porté sur elle un regard nouveau.
Grace est une mère misérable, avec le minimum affectif programmé. En revanche, elle est un prodige de mécanique, une machine à protéger, nourrir, soigner. En cet instant, j'ai ressenti sa mécanique superbe de la même façon que celle d'Hermès : directement au travers de l'énergie. Et j'en suis restée troublée. D'où vient la technologie avancée qui est la sienne ? Certainement pas de la réserve de la quincaillerie de Rodrigo. J'ignore de quelle manière Reginald Hargreeves l'a conçue, et avec quoi. Personne, ici, ne semble s'interroger sur ça.
Malgré sa phobie des aiguilles, Diego a fourni la première poche de sang pour transfuser sa soeur. Il est tellement ironique que le Loup Solitaire vire de l'oeil, quand il voit son propre sang : lui qui joue sans arrêt avec des objets tranchants. Il est parti trois fois dans les pommes, au point que Pogo finisse par le sangler.
Klaus a insisté pour fournir la seconde poche, martelant qu’il était clean sans que Pogo cède. Avec un sourire robotiquement tendre, Grace lui a dit 'qu'au-delà des substances circulantes, ses derniers dépistages étaient trop lointains'. En revanche, il a été jugé que le Valium était suffisamment métabolisé chez moi, avec une prise unique, plus de 24 h en amont. Alors j'ai fait un pas en avant, et j'ai donné mon bras.
La salle médicale d'Hargreeves Mansion est immense, je le réalise maintenant que je suis coincée sur cette chaise, l'aiguille dans mon bras. Toute en lignes géométriques et boiseries sombres, saturée de cuivre, de verre épais et de manomètres vibrants. Des bras articulés pendent du plafond et des machines complexes respirent lentement sans que je puisse identifier leur fonction.
Tout, ici, m'indique qu'il était prévu de pouvoir soigner jusqu'à six personnes en même temps. Dans un autre temps, cette pièce a possiblement tourné à plein régime, j'aime autant ne pas me le représenter trop vivement. La façon dont presque tous les Hargreeves ont quitté les lieux dès qu'ils l'ont pu en dit long sur leurs souvenirs de retours de mission. Et moi j'observe maintenant Klaus, qui est le seul à être resté.
Je le connais par coeur, je sais que quelque chose ne va pas, rien qu'à la posture ramassée qu'il a adoptée sur son tabouret, et à ses ongles déjà ras, qu'il est en train de ronger. Son pied bat un rythme erratique sur le carrelage, mais il est silencieux, ce qui ne lui arrive pour ainsi dire jamais. Son regard glisse sur les machines sans vraiment les voir, s’accroche parfois à la poche qui se remplit lentement de mon sang, puis se détourne aussitôt. Il rumine. Il a un morceau à cracher.
J'attends un peu, pour voir s'il se décidera, mais il ne le fait pas, alors mes yeux scrutent la porte. Même si je ne suis pas sûre d'être en état pour entendre ce qu'il a à dire après la soirée passée, je préfère ne pas attendre que Pogo revienne pour crever l'abcès. Alors je lui demande, depuis le siège où je suis immobilisée :
"Klaus, qu'est-ce qui ne va pas ?"
Il détourne à nouveau les yeux et regarde en direction d'une assistance respiratoire débranchée, à sa gauche, sur laquelle je devine la signature énergétique maintenant familière de Ben, au travers de l'énergie. Ses traits sont toujours diffus, à mes sens, mais je peux pratiquement deviner sa posture, maintenant. Il croise les bras, j'imagine qu'il lui dit quelque chose. J'ignore s'il tente de l'encourager, ou de le raisonner. Et Klaus soupire.
"Je crois que j’en ai ras le bol, le seau et la bassine, Rinny".
Il vient de dire ça très calmement, mais mon pressentiment est mauvais. Ce calme n'est que le reflet de cet entre-deux où il prend le temps de contempler la colère sourde qui monte au fond de lui.
"De quoi ?"
Je ne lève pas la voix. Allison repose non loin, même si je sais qu'elle ne nous entend pas.
"De cette semaine ? Moi aussi, je t'avoue, je-"
"Non. J'en ai marre d'être ignoré. Si j'avais voulu être un meuble, j'aurais choisi une chaise longue glamour, pas ça".
Je reste immobile sur mon siège, détachant mes yeux d'Allison sur le brancard. Lentement, mon pressentiment est en train de devenir aussi tangible que ma matière. Klaus n'a pas l'habitude d'exprimer le fond de ses sentiments négatifs : en général, il préfère les noyer. Est-ce que la sobriété, cette fois, est en train de le pousser à extérioriser ?
"Tu veux dire..."
"J'essaye de filer un coup de main, et même en étant aussi sobre qu'un chameau, Pogo continue de me traiter comme si j'étais radioactif".
Je déglutis, vérifiant que le vieux chimpanzé n'est pas là.
"Il n'est pas au courant, j'imagine que-"
"Ça n'est pas que lui, Rin. Personne ne m'accorde le moindre putain de crédit. Même quand j'ai des informations cruciales, même quand j'essaye d'être sérieux, on considère d'abord que ça sort de mon cerveau dérangé".
Tristement, il y a des années que la parole de Klaus n'est presque plus jamais écoutée. Lorsqu'il donne son avis, même lorsqu’il est pertinent, lorsqu'il est témoin de quelque chose ou lorsqu'il a une idée, les gens ne le voient que par le prisme de sa toxicologie, ou des voix auxquelles il répond le reste du temps. Il est ignoré dans ses requêtes, dans ses espoirs, mais aussi dans ses limites et refus, et le plus triste est qu'il est le plus souvent trop défoncé pour le réaliser. Aujourd'hui, au contraire, il est sobre, lucide. Et il se prend cette réalité en pleine face, comme pour la première fois.
Ce matin, j'ai entendu Cinq éclipser les informations qu'il a rapportées de sa conjuration de Reginald Hargreeves, en attribuant les révélations à Pogo. Luther n'écoutait jusqu'à il y a peu personne, depuis son piédestal de Numéro Un. Diego fait cavalier seul, sous son front ténébreux. Allison a toute sa conscience tournée vers sa fille, et Viktor voudrait être partout sauf ici. Klaus a raison : ils ne l'écoutent pas.
"Je suis fatigué, Rinny", dit-il. "J'ai l'impression que quoi que je fasse, ça ne pourra plus jamais changer. Et regarde la vérité en face : même toi, tu as préféré suivre le principe de précaution de Cinq, plutôt que m'écouter moi. Alors que tu les connais depuis une semaine, lui et ses atroces culottes courtes".
Un frisson monte le long de mon échine, et ce n'est pas pour le sang qui continue de couler tranquillement vers la poche de prélèvement. Je comprends une partie de ce qu'il ruminait. Oui, j'ai fait ça : bien plus pour mon angoisse personnelle que par conviction, mais je ne nierai pas.
"Klaus, je sais que tu as essayé de me raisonner".
"Deux fois".
"Et tu avais raison : j'ai bien failli ne pas être en pleine possession de mes moyens aujourd'hui, et de ne pas pouvoir aider".
J'ai conscience des conséquences que chacun de nos choix peut avoir, aujourd'hui, et de la fragilité des carrefours des lignes de causalité. Sans Klaus, je pense que je serais restée dans une erreur que j'aurais regrettée, alors j'ajoute :
"Je suis désolée. Et moi aussi ça me peine que ta famille ne t'accorde pas le crédit que tu mérites, même si je reste convaincue que tu n'as pas besoin de leur approbation pour exister".
Ses épaules tombent, et il frotte ses mains sur son visage en faisant disparaître un instant ses yeux. Malgré mes mots, le mal est fait, et il se superpose à tout ce qu'il a vécu récemment.
"Ça me fait mal, Rinny, de devoir contempler de nouveau que mes frères et soeurs sont des étrangers, et qu'ils n'en ont rien à faire de moi".
Je fronce légèrement les sourcils, car ceci me semble faux. Diego est - de loin - celui qui se préoccupe le plus de Klaus. Même si - parfois - son naturel impétueux revient au galop. Et surtout...
"Ben", lui dis-je. "Ben est très loin d'en avoir rien à faire de toi".
Depuis le caisson sur lequel il est perché, l'énergie de Ben vient de pulser, aux mots de Klaus, par-dessus les planches anatomiques suspendues aux boiseries. En même temps que Klaus, je tourne mon regard vers la présence spectrale de son frère, et Klaus n'est pas stupide : il a très bien compris que moi aussi je pouvais le localiser, maintenant. Il secoue la tête.
"Ben a toujours une remarque passive-agressive à faire, sur tout ce que je fais. Un vrai comité d'éthique non sollicité".
"Reste qu'il a toujours été là dans les moments où tu avais le plus besoin de lui".
Au travers de toutes les dernières années chaotiques de l'Umbrella Academy, puis après qu'il se soit retrouvé à la rue. Au travers de ses déboires, de ses overdoses et de ses nuits de manque. Même après que lui et moi nous soyons rencontrés. Klaus continue de se ronger les ongles.
"Il ne vient que quand il en a envie, et il se dissipe dès que je vrille, de la même façon que toi tu as besoin de respirer. Quant aux autres, je ne me fais pas d'illusions, même sur Diego : si on réchappe à cette apocalypse, je leur donne moins de vingt-quatre heures avant qu'ils me laissent seul à nouveau".
Je soupire, car le fond du problème est ici. Au-delà de son besoin constant de validation, Klaus ne supporte pas d'être seul avec lui-même. Par peur du silence : celui dans lequel s'immiscent les voix, mais aussi le silence affectif, je crois.
Je me suis souvent demandé pourquoi Ben était resté après sa mort : si c'était par sa volonté à lui, ou parce que Klaus n'aspire qu'à cette présence constante, tout en la rejetant paradoxalement à la fois. D'une certaine façon, ma relation avec lui s'est tissée sur les mêmes fondements : la façon dont il a gratté à ma fenêtre tous les soirs où il était assez lucide pour ça ces dernières années était aussi la conséquence de ça.
"Personne ne peut être en permanence avec toi, Klaus. Cette semaine, tu m'as demandée de rester, mais je ne pourrai pas le faire indéfiniment".
Il fronce les sourcils sous le coup de ma franchise, qui provoque la sienne en un miroir.
"Cette semaine, c'est différent. Moi aussi j'étais là, quand ta mère est morte".
Je baisse les yeux.
"Tu as squatté pendant deux semaines dans le hall d'entrée de l'immeuble. Les voisins se plaignaient de l'odeur de weed, en continu.
"Il n'empêche que j'étais là".
C'est vrai. Notre relation n'a jamais été à sens unique, je n'ai jamais été qu'un facteur de distraction, de réconfort, de soins ou d'affection brusque et punk. Klaus a toujours été là pour moi, lui aussi, à sa façon. Et je me suis probablement construite différemment, grâce à lui : laissant derrière moi la rebelle dure et en colère contre l'univers que j'étais.
"Je n'oublie pas", lui dis-je. "Je n'oublie pas ça non plus. Mais ne détourne pas la conversation du fait que tu ne peux pas te reposer en permanence sur des béquilles humaines ou chimiques pour supporter ta personne et ta vie".
"En quoi c'est mal ? En quoi c'est mal d'avoir besoin de quelqu'un ?"
Je me tais. Sur ce point-là, nous avons toujours été très différents, lui et moi. Moi, avec mon farouche besoin d'indépendance, et lui s'accrochant en me donnant tout le temps l'impression de le repousser. Ses yeux brillent, maintenant, et je sens que ce qui suivra me tordra l'estomac.
"Dave n'y voyait pas d'objection", souffle-t-il. "Et il l'a fait pour moi aussi naturellement que de respirer, pendant dix mois".
Je le fixe aussi douloureusement qu'il le fait, la poche de mon sang se remplissant doucement près de moi. Je sais qu'il avait trouvé cette sécurité affective-là, que moi je ne sais pas donner. Je sais qu'il le tue à chaque seconde de l'avoir perdue. Mais j'ai besoin de lui dire, moi aussi, ce qui ne me lâche pas depuis que j'ai pris conscience que ces deux jours avaient été dix mois pour lui.
"Tu n'avais pas du tout prévu de revenir, n'est-ce pas ?", lui dis-je faiblement. "Tu ne serais pas revenu, si... Si Dave n'avait pas été..."
Je regrette immédiatement d'aller sur ce terrain, parce que son regard se fait plus sombre que jamais, contrastant avec son t-shirt arc-en-ciel. Putain. Ce que je peux détester mon incapacité à fermer ma gueule, parfois. Lentement, Klaus se lève de son tabouret, et je vois l'énergie de Ben descendre de la pile de caissons, comme pour essayer de l'empêcher de faire quoi que ce soit. Ou moi.
"C'est ça que tu crois ?", souffle-t-il. "Que je m'en foutais ? Que je ne lui parlais pas sans arrêt de toi ?"
Je ne peux pas bouger, je tiens toujours mon bras, mais mes yeux sont ardents. Son expression, son attitude, les fleurs de lotus encadrant l'Akson sur le tatouage avec lequel il est revenu. Je ferais mieux de me taire. Mais malgré ça, je ne peux pas m'empêcher de répéter :
"Tu t’apprêtais à faire quoi ?"
Le silence est lourd, jusque sur les paupières fermées d'Allison. J'espère de tout mon coeur qu'elle n'entend pas. Klaus tremble, et je vois qu'il va désespérément essayer de désamorcer la tension de cette conversation.
"Peut-être que j'avais peur d'utiliser de nouveau cette foutue mallette et de me retrouver comme un con au milieu du Crétacé, sans pouvoir rejoindre ni lui, ni toi. Ou peut-être que je savais que tu serais toujours là quand je finirais par rentrer".
Les deux sont probablement vrais, mais il serre ses bras contre lui, et il ajoute :
"Je crois que j'ai juste... saisi l'opportunité de vivre l'inattendu, avec une forme de conscience qu'il ne durerait pas, comme tout le reste".
Il ouvre et referme sa main 'Goodbye', puis il regarde en direction de Ben, comme s'il avait attendu de lui qu'il témoigne.
"Il était tellement jeune. Tellement plein de rêves, même au milieu de cette guerre de merde. Avec tellement d'espoirs. Toi, ils sont où, tes putains d'espoirs, maintenant, Rin ? Tu crois même que tu pourrais provoquer la fin du monde ! Ça ne me donne qu'une envie : de m'envoyer n'importe quelle gélule, n'importe quelle pilule, et de tout oublier à nouveau".
Mes sourcils se pincent tristement. Je le sais, que la vie m'a rendue sérieuse, et que cette semaine encore plus. Les derniers moments où nous avons ri me semblent maintenant se perdre dans la nuit des temps. Klaus expire d'un coup, comme s'il avait besoin de se vider de tout ça. Et il ajoute, plus triste que jamais :
"Je voudrais te ramener, mais finalement, il semble que je sois encore moins capable de t'invoquer que lui".
Il vient de me frapper au coeur, sans même me regarder. Je voudrais que ça change, faire le chemin inverse, mais je ne trouve pas le chemin. Et comment le faire, quand seulement quelques heures nous restent à vivre avant que l'apocalypse vienne tout emporter ? Aurons-nous juste dans l'espace-temps l'occasion d'à nouveau nous retrouver - comme toujours - sur le même canapé ?
Soudain, les pas de Pogo se font de nouveau entendre, par la porte du fond. Il vient récupérer la poche de sang, nul doute : pour transfuser Allison, qui respire toujours lentement.
"Maître Klaus", lui dit-il sans avoir réellement compris ce dont il s'agissait, mais en ayant perçu des éclats de voix. "Ce n'est pas du tout le moment pour des enfantillages".
Klaus souffle avec un rire étouffé. De sarcasme, de tristesse, de désillusion. Il reste à trembler de rage, un court instant. Il serre les dents, il hésite. Et finalement, en partant vers la porte sans même se retourner, il lance en arrière, à travers la silhouette éthérée de Ben qui cherche vainement à l'arrêter :
"La sobriété, c'est de la connerie".
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Notes :
Ce chapitre laisse exploser les non-dits qui couvaient depuis un moment. Comme dans beaucoup de disputes, il n'est pas facile de distinguer qui a tort ou qui a raison. Peut-être personne, peut-être les deux. Qu'en pensez-vous ? La relation de Rin et Klaus est complexe, il leur faudra quatre saisons et autant d'apocalypses pour la démêler. En tout cas, leurs sentiments à l'un et à l'autre méritaient d'être écoutés.
Je souhaitais également développer ici les raisons qui poussent Klaus à vouloir recommencer à se droguer. Dans la série, ce fil logique est brossé très rapidement. J'espère qu'il se trouve maintenant un peu plus étayé.
Progressivement, la perception générale de Rin de l'énergie s'accroît, et - par là - celle de Ben. Bientôt, d'autres choses s'apprêteront à changer.
Tout commentaire fera ma journée ! ♡