Ellie

Chapitre 15

Catégorie: T

Dernière mise à jour 08/11/2016 21:53

Chapitre 15

 

                A peine fut il arrivé dans la plaine qu’il nous adressa la parole :

                -Enchanté de faire votre connaissance, famille Cullen. Mais je vois que vous n’êtes pas tous là ? Où est ma petite Ellie jolie ? Elle a dû avoir peur. Pourtant je ne lui ferais aucun mal…

                -Tais-toi Sébastian, ne pût s’empêcher de dire Edward.

                Ses yeux étaient d’un noir profond, et les pensées du traqueur l’envahissait et ne faisaient qu’augmenter la haine qu’il ressentait déjà pour lui.

                -Toi, tu dois être Edward ! Tu lis dans mes pensées pour réagir comme ça. Tanya m’a tellement aidé dans ma quête en me révélant tout sr vous. Elle était si gentille, dommage que j’ai dû la tuer. Mais ce fût si simple de lui ôter la vie, pas drôle. J’espère que vous me réserverez un meilleur combat.

                Sur ces mots, ce fut l’ensemble de notre clan qui gronda. Il savait que se moquer de Tanya provoquerait une telle réaction et il en fut satisfait. Son rire se fit entendre à travers toute la clairière. Mon beau père décida de prendre les choses en main et lui adressa la parole, d’une voix qu’il essaya de garder calme :

                -Nous ne te voulons aucun mal, mais si tu ne veux pas mourir, je te conseille de t’en aller et de laisser Ellie tranquille.

                -C’est vrai que vous pensez que vous pouvez avoir le dessus grâce à votre bouclier ambulant. Mais sans elle vous n’êtes rien. Je ne suis même pas sûre qu’avec elle, le fait de ne pas avoir mes pouvoirs soient un problème. Elle est si insignifiante, si faible…

                Edward était à deux doigts de lui sauter à la gorge mais Emmett et Carlisle le retinrent.

                -Ne parle pas comme ça de ma femme…

                -Oh, je t’ai blessé ? Désolé, réellement, dit-il, ironique. Enfin, le problème n’est pas là je crois. Je ne partirais pas. C’est comme ça, Ellie n’a pas été très gentille, vilaine fille, il faut la punir.

                Le ton qu’il employait me déplaisait au plus haut point. Il se croyait supérieur à nous, mais il ne nous connaissait pas. A ce moment là je sentis une décharge le long de mon bouclier. La force de celle-ci me désarçonna. C’était totalement différent de toute celle que j’avais pu ressentir par la suite, elle était beaucoup plus brusque et plus forte et je dû me concentrer pour garder mon bouclier intact. Son pouvoir était visiblement très puissant. Et ceci me fit pousser un cri de surprise que les autres descellèrent.

                -Il essaye de faire tomber mon bouclier, il vérifie s’il n’y a pas de faille. Son pouvoir est très fort, avouai-je.

                -Je voulais juste vérifier, rigola Sébastian.

                Edward me regarda, inquiet. Je savais que s’il continuait ainsi, je ne tiendrais pas éternellement. Face à l’échec qu’il venait de subir, Sébastian arrêta sa torture.Et quand Edward compris qu’il arrêtait de tester mon bouclier, il se jeta sur lui. Le traqueur fût surpris et il ne réagit pas tout de suite. Edward réussit à le faire tomber et lui arracha la main droite. Sébastian hurla de douleur, et mon mari allait se jeter de nouveau sur lui, mais il reprit conscience et il exerça son pouvoir sur lui. Edward perdit alors toute notion du temps et de l’espace, ne sachant plus pourquoi il était là. Il s’arrêta alors dans sa course, le regard perdu dans le vide.

                Je regardais le spectacle horrifié, Carlisle et Emmett savaient que s’ils sortaient de la protection que je leur fournissais, ils ne pourraient pas l’aider. On était donc dans l’incapacité de nous battre et je voyais mon mari a deux doigts de se faire tuer.

                Le traqueur se jeta sur lui, et il lui arracha un bras, Edward hurla de souffrance et s’écroula au sol, inconscient. Ce genre de blessure pouvait être fatal pour un vampire et je ne pus rester immobile.

                -EDWARD !

                Je me jetai sur Sébastian, laissant mon frère et mon beau père sans défense. Quand je me lançai sur lui, je compris que j’étais seule à présent. Sébastian avait lançait son pouvoir sur toutes les personnes présentes dans la plaine et seule moi pouvait le vaincre maintenant.

                Je l’attrapai par le cou, je voulais lui arracher la tête mais il fût plus rapide que moi et il m’attrapa par le torse pour m’envoyer sur un rocher, que le choc fendit en deux. Il se jeta de nouveau sur moi, s’il voulait tuer les autres, il devrait d’abord s’occuper de moi, mais je ne le laisserais pas faire. Je me remis sur mes pieds et au moment où il allait m’attraper, je l’évitai pour me retrouver dans son dos. Je me jetai sur ses épaules et je plongeai mes dents dans son cou pour lui arracher un énorme morceau.

                Il était de plus en plus blessé, et je commençais à avoir le dessus. Il me donna alors un grand coup dans le ventre qui m’expulsa dans les airs. J’atterris au sol et ma chute fût amorti par la neige encore présente. Je m’attendais à le voir se jeter sur moi, mais ce ne fût pas le cas.

                Il ne m’avait pas rejoins, ses blessures le préoccupaient trop pour continuer le combat et je le vis partir vers le bois. Je courus à sa poursuite et arrivée prés de lui, je mis mes deux autour de son cou, mes jambes enlaçaient autour de sa taille et lui arracha la tête. Il s’effondra. J’avais réussi.

                Emmett me rejoignit, avec la mort de Sébastian, il avait repris connaissance et il prit un briquet dans sa poche qui lui permit de brûler son cadavre.

                -Ca va ? me demanda t-il.

                -Oui, je n’ai rien. Et Edward ?

                -Carlisle est avec lui… C’est grave, Bella. Il est très mal en point, il ne reprend pas connaissance.

                Je courus rejoindre Carlisle, suivi de près par Emmett. Mon beau père était accroupi à côté du corps sans vie de mon mari. Cette vision me terrifia. Lui qui avait toujours été si fort et si protecteur, le voir fût la pire des visions du monde.

                -Carlisle, qu’est qu’il a ?

                -Ce n’est pas une blessure anodine. Je ne sais pas s’il s’en sortira, je n’ai jamais vu un vampire ne pas reprendre connaissance… Il faut que je lui replace son bras, il est comme figé…

                -Mais pourquoi tu as fais ça… murmurai-je à mon mari consciente qu’il ne pourrait pas m’entendre.

                -Il n’avait plus rien à perdre, c’était presque du suicide on aurait dit, dit Emmett.

                Mon beau père lui lança un regard furieux et il se tût.

                Plus rien à perdre car je l’avais laissé. Je fus dévastée, j’allais le perdre… Je m’accroupis prés de lui, l’embrassa et ce fut comme embrassé du marbre. Si j’avais pu pleurer, à cet instant je n’aurais pas pu me retenir.

                Nous le ramenions à la villa, une fumée dense s’élevait à travers la forêt, signe de notre victoire.

                Nous avions réussi, mais à quel prix ?

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