Wolfpup

Chapitre 18 : Le Sheriff

883 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 10/05/2024 22:35


Il se rappelait encore quand Stiles l’avait fait asseoir à sa propre table, accompagné par Scott, Lydia et Derek Hale. Le Derek Hale auquel il avait déjà passé les menottes.


Il se rappelait de cette discussion insensé sur les loups-garous et autres créatures surnaturelles, sur les chasseurs de ces derniers et d’incendie prémédité. D’une famille brûlée vive dans sa propre maison uniquement parce qu’ils étaient une espèce différente.


D’une discussion sur les mensonges de son fils, des tatouages qui prenaient doucement leurs places sur ses bras ainsi que les cicatrices. Sur les derniers mois, la dernière année. Sur les affaires qu’il avait classé par manque de preuve, par manque de compréhension.


Sur le pourquoi Jackson et les deux zigotos devant lui ont eu une relation pour le moins houleuse avant de se calmer ces derniers mois.


Stiles lui explique tout mais il ne veut pas y croire.


Puis Derek Hale se transforme en loup dans son salon et il ne peut qu’accepter les faits.


Les loups-garous existent, ainsi que bien d’autres créatures. Dont Lydia fait probablement partie. Dont Jackson a fait parti avant de devenir un loup-garou complet bien que différent. Les chasseurs de créatures surnaturelles sont quelque chose, une menace et une régulation des monstres étant des monstres. Que ces derniers, ou plutôt une certaine, a brûlé la maison Hale par pure envie juste parce qu’ils étaient une menace potentielle étant différent.


Les mensonges de son fils étaient pour protéger son père de ce monde différent. Les tatouages, des preuves de sa propre force en tant qu’émissaire de meute, une sorte de magicien de la nature et des loups. Les cicatrices, des preuves qu’ils ont vu bien plus qu’ils ne lui en disent.


Alors il demande tout. Depuis le début.


La morsure de Scott par Peter suite à la découverte du corps de Laura Hale. Sa mort et résurrection. La morsure que Lydia a subit sans que cela la transforme. Les morsures de quatre gamins ayant besoin d’appartenir à quelque chose et de se sentir enfin maître d’eux-mêmes. Jackson se transformant en Kamina plutôt qu’en loup et devenant un pion dans un jeu meurtrier. La guerre contre les Argents. La défaite de Gérard et la menace d’une meute d’Alpha sur eux. La défaite de ces derniers mais le retour d’une créature plus puissante encore.


La presque mort de la moitié de la meute, qu’ils avaient réussi à cacher que par chance.


La défaite d’un démon renard millénaire que par la presque mort de son fils et de la moitié de ses amis. La présence d’un chien fantôme dans la ville profitant du chaos précédent pour en faire toujours plus.


La décision unanime et contre l’avis de son fils de le forcer à parler à son père.


Il se rappelait des larmes de son fils. Du fait qu’Allison était à l’hôpital avec une jambe cassée et des côtes brisées, des nombreuses visites de la disant meute à cette dernière, tour à tour, comme un tour de garde organisé.


Il se rappelait de son fils dont la jambe trémoussait sans cesse, du visage crispé de Scott et de l’air décomposé de Lydia. Du visage sérieux de Derek Hale et du fait qu’il était près de ces trois gamins comme s’il pouvait les sauver de ce qui allait se passer.


Il se rappelait de cette soirée. Où il accepta les faits, posa toutes questions qu’il eu en tête et eu des réponses honnêtes et sans détours, sans mensonges aucun. Où un groupe d’adolescents descendit de ses escaliers comme s’ils attendaient en haut depuis des heures et s’étaient dit que maintenant tout allait bien.


Il se rappelait avoir regardé cette bande, cette.. meute, interagir entre elle. Rire, parler, chahuter, pleurer ensemble. Lui donner plus d’infos qu’il n’en avait déjà, répondre à d’autres de ces questions. Lui expliquer comment ils fonctionnent.


Il se rappelait les regarder, eux les gamins qui viennent d’entrer dans leur dernière année de lycée, parler comme s’ils n’avaient pas vécu plus que ce qu’ils auraient dû.


Il se rappelait regarder Derek Hale, ce gamin d’une vingtaine d’année qui était à peine plus vieux que tous les autres mais qui avait perdu tout le monde.


Il se rappelait voir le regard protecteur, alerte, presque attendrit de cet homme à peine adulte pour ces gamins pas encore majeur.


Il se rappelait l’envie de les aider. Mais en même temps de ne pas pouvoir faire beaucoup face à des gamins adultes avant l’heure et bien plus au courant que lui de ce monde dont il venait d’apprendre l’existence deux heures avant.


Quand il finit son explication de cette ville et des nombreuses affaires surnaturelles, Jordan Parrish comprit bien mieux dans quoi il s’était fourré en arrivant à Beacon Hills.  

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