God of One : Origines

Chapitre 6 : un contre tous, la promesse des guerriers

3479 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 06/05/2022 13:09

Chapitre 6 : un contre tous, la promesse des guerriers


Devant l’entrée des portes chaudes, la masse imposante de barbares était en marche, prête à ravager toute la Grèce sur son passage. C’est alors que leur chef, un homme plus massif que les autres et ayant une barbe hirsute fit signe de s’arrêter. Devant eux, se trouvait un jeune homme ayant la vingtaine, aux cheveux et aux yeux de couleur noir ébène, ce dernier s’inclina poliment en se présentant :

 

-        Bien le bonjour, je m’appelle Ace. Je suppose que vous êtes les forces barbares ?

 

-        Que nous veux-tu, le mioche ? demanda le chef très peu enjoué

 

-        Il se trouve que j’étais envoyé avec 300 personnes pour vous arrêter. Mais comme je me sens de bonne humeur, je vous propose un marché. Si vous décidez de vous rendre et de partir, je vous promets qu’aucun de vous ne mourra.

 

Après quelques minutes d’un silence pesant, on entendit le chef commencer à glousser puis s’esclaffer à gorge déployée bientôt accompagné par ses hommes dans un fou rire communicatif :

 

-        Hahahahaha, avez-vous entendu ça ? un gamin nous demande de partir sinon il risquerait de nous tuer ! s’exclama le colosse accompagné par ses hommes dans son fou rire

 

-        J’avoue que vu comme ça, cela paraît ridiculement drôle, hahahaha, fit remarquer Ace, riant à son tour

 

C’est à ce moment qu’une flèche fut décoché par le chef des barbares directement vers Ace. Le jeune champion sembla être touché car il tomba à la renverse. Pensant avoir eu cet effronté, la brute souria méchamment jusqu’à ce qu’on entendît un rire étouffé. C’est alors qu’Ace se releva d’un bond avec la flèche coincée dans sa mâchoire. Après l’avoir brisée avec ses dents et recraché les éclats, notre héros regarda l’ennemi avec ses pupilles virées à l’argenté :

 

-        Eh bien, eh bien ! constata Ace, on ne vous a jamais appris les bonnes manières, pas étonnant qu’on vous traite de barbares !

 

Le chef, fou de rage face à cet affront, s’empara d’un marteau bardé de pointes, et montrant l’ancien pirate, hurla :

 

-        Massacrez-le, je veux sa tête comme trophée !

 

Et dans un cri de guerre, l’armée barbare chargea en direction d’Ace. Ce dernier sortit les lames du chaos gardant un sourire carnassier. Il répondit avec provocation :

 

-        Venez, je vous attends !

 

Et la bataille commença. Ace envoya ses armes, les faisant tournoyer à l’aide des chaines sur ses ennemis. Ce fut par dizaines puis par centaines que les barbares moururent soit démembrés soit décapités. Mais notre héros devait rester sur ses gardes car s’il avait une force hors norme, la perte des capacités de type logia de son fruit le rendait désormais vulnérable aux attaques. De plus, il n’avait pas complétement récupéré des efforts qu’il avait déployé lors du sauvetage de Béotos. Même il parvint à tuer d’innombrables barbares, instaurant une légère la peur chez eux, d’autres les remplaçaient aussitôt. S’il voulait réussir, Ace devait à tout prix trancher la tête du serpent et dans ce cas celle du chef.

 

Entre temps, au camp des Spartiates, ces derniers avaient fini de préparer les fortifications et étaient prêts à recevoir l’ennemi. Cependant, la tension était pesante car pour les enfants de Sparte, rester hors du combat, même venant d’un ordre, étaient pour eux un signe de couardise. De plus, ils s’inquiétaient pour le nouveau venu. C’est alors que Béotos et Androclés prirent leurs armes respectives et avancèrent en direction du champ de bataille à la surprise générale. L’un de leur compagnon leur demanda :

 

-        Où allez-vous ?!

 

-        Au combat, quelle question ! répliqua Béotos

 

-        Mais le seigneur Ace nous a demandé de garder ces positions pour recevoir les Barbares au cas où ils arriveraient ici.

 

-        Justement, rétorqua Androclès, ce jeune garçon risque sa vie pour nous et nos familles alors qu’il n’est pas d’ici. Par ailleurs, depuis quand un Spartiate tourne les talons face à l’ennemi ? Nous sommes les guerriers du dieu de la guerre, nous sourions à la mort et nous ne fuyons devant personne.

 

-        Qui plus est, j’ai une dette envers ce gamin, ajouta Béotos, alors qui est avec nous ?

 

Sur le champ de bataille, Ace ressentait la fatigue s’accentuer après avoir tué plus de 1000 barbares et il avait également de légères blessures. Voyant cela, le chef ennemi se rapprocha, prêt à l’achever :

 

-        Je dois admettre que tu es un vrai monstre de combat. Mais désormais c’est la fin. Au moins, soit heureux d’avoir une mort de guerrier, le mioche. 

 

Notre jeune héros, exténué, le regarda droit dans les yeux tout en gardant le sourire et pensa :

 

-        Désolé Luffy, on dirait qu’on ne se reverra plus. Mon seul regret est que je n’assisterai pas à ton ascension au titre du roi des pirates.

 

-        Meurt ! cria son adversaire alors qu’il était sur le point d’abattre son marteau

 

Mais soudain, l’exécution fut interrompue par les cris agonisants d’un barbare ayant reçu un javelot en pleine gorge. Tous se retournèrent et virent la petite armée de Sparte charger :

 

-        En avant ! cria Béotos

 

-        Allons aider le seigneur Ace ! commanda Androclès

 

-        HA HOU ! HA HOU ! HA HOU ! scandèrent avec frénésie les autres guerriers

 

Surpris mais heureux de les voir, Ace saisit cette chance et parvint à repousser le chef des barbares et à l’isoler de ses hommes :

 

-        On dirait que mon heure n’est pas encore venue alors que toi tu ne partiras pas d’ici vivant, remarqua l’ancien pirate

 

-         Je vais te faire ravaler tes paroles, morveux ! beugla le chef en chargeant sur Ace

 

Mais il n’eût pas de temp d’attaquer car notre jeune héros croisa ses bras pour ensuite le décapiter à l’aide de ses lames. Ace récupéra la tête de la brute et la montra à l’armée adverse :

 

-        Votre chef est mort, je vous ai donné une chance de partir mais vous ne l’avez pas saisie. Maintenant, vous allez en payer les conséquences. Allez les gars, montrons-leur ce qu’est un vrai guerrier !

 

-        Oooooooouaaaaais !!! hurlèrent les Spartiates

 

Il ne fallut que quelque dizaine de minutes aux Spartiates pour achever ce qu’il restait de l’ennemi. Une fois la victoire acquise, notre héros se rapprocha des autres et leur demanda :

 

-        Merci beaucoup de votre aide. Mais pourquoi être venu à m’aider ? vous auriez pu tenir votre position sans risquer votre vie pour quelqu’un qui n’est vôtres.

 

-        Tu te trompes gamin, rétorqua Béotos, non seulement tu m’as sauvé la vie et donc j’avais une dette envers toi mais en plus tu nous as montré que tu es un vrai guerrier

 

-        Tu nous as prouvé que tu valais tout autant que nous si ce n’est plus, ajouta Androclès, alors je te dis, bienvenue parmi nous seigneur Ace.

 

Tous se mirent à genoux devant lui ce qui le gêna mais le toucha également profondément. Empreint d’émotion, il parvint à répondre :

 

-        Je vous remercie du fond du cœur, mais j’aimerais qu’on arrête de m’appeler seigneur. Après tout, même je suis le plus fort d’entre nous, je ne reste qu’un « gamin ». Appelez-moi tous simplement Ace ou si ça vous gêne « capitaine ». De ce fait, on deviendra une équipe encore plus soudée.

 

Face à cette réponse, tous se mirent à rire. Après ce moment d’euphorie, l’un des spartiates demanda :

 

-        Que fait-on à présent ? on rentre à Sparte ?

 

-        Non, rétorqua Ace, on va aller au camp barbare pour voir s’il n’y a pas de prisonnier à secourir.

 

-        C’est toi qui vois, capitaine, répondit Béotos

 

Ainsi, notre jeune héros et sa compagnie inspectèrent la base ennemie. Les recherches furent infructueuses, toute personne qui n’était pas barbare avait été tuée ou torturée à mort. Ne trouvant aucun guerrier spartiate et déçu de ne pouvoir tenir sa promesse, Ace allait rebrousser chemin quand il entendit Androclès crier :

 

-        Venez là, j’ai trouvé l’un des nôtres encore en vie !

 

Se hâtant, le reste du groupe le rejoignit et découvrit un homme qui avait la trentaine et portant un bouc. Mais ce qui le distinguait le plus, c’était un tatouage rouge sur une grande partie de son corps. Ace savait qu’il s’agissait de la personne qu’il recherchait : Kratos. Il était dans un état critique, ensanglanté et inconscient mais toujours en vie. Ne perdant pas de temps, le jeune guerrier libéra le capitaine et commença à le transporter. Ce dernier repris conscience et discerna Ace qui lui dit d’une voix rassurante :

 

-        Garde tes forces, guerrier, on te ramène chez toi.

 

-        Toi, murmura faiblement Kratos, je t’ai vue dans mes rêves, c’est toi le nouveau champion d’Arès.

 

Ace s’étonna de ce discours :

 

-        J’ignore comment tu le sais mais ce n’est pas le sujet. On doit te soigner au plus vite.

 

-        Non, réfuta le spartiate blessé

 

-        Non ?! demanda Ace choqué. Comment ça non ?!

 

-        J’ai subi mille souffrances par la main de ces enfoirés, mais j’ai tenu bon uniquement pour voir la personne de mes visions. Et donc toi. Je ne peux aller plus loin.

 

-        Arrête de dire des conneries, s’énerva Ace, tu n’as pas le droit d’abandonner. Ce n’est pas comme ça que pense les Spartiates. Tes camarades me l’ont bien expliqué. De plus tu as une femme et une fille qui attendent ton retour

 

-        Humph, Caliope… Lynsandra…, murmura Kratos en toussant du sang, je n’étais qu’un fou assoiffé de gloire et de pouvoir… Je le regrette maintenant… tousse tousse… Mais je me sentirais mieux si avant ma mort, je pouvais empêcher notre nouveau champion de commettre les mêmes erreurs que moi.

 

-        Que veux-tu dire ?

 

-        Lors de la bataille qui se conclut par ma défaite, j’ai demandé au dieu de la guerre son aide

 

Flash-back

 

On vit Kratos à terre, ses hommes massacrés les uns après les autres. Le chef des barbares était sur le point d’abattre son marteau sur le capitaine spartiate quand ce dernier cria en dernier espoir :

 

-        Arès, anéantissez mes ennemis et ma vie sera vôtre !

 

Mais son dieu ne répondit pas à son appel…

 

Fin du flash-back

 

-        Le chef ennemi me garda en vie pour me voir brisé, continua le spartiate aux portes de la mort, mais je ne lui ai pas donner ce plaisir. Et alors qu’il continuait de me torturer, j’ai eu la vision d’une bataille où le dieu de la guerre secourait celui qui deviendrait son nouveau champion.

 

Comprenant vite de quoi il était question, Ace se sentit coupable d’avoir privé le guerrier mourant de sa chance de survie:

 

-        Je ne t’en veux en aucun cas petit, fit remarquer Kratos, je sais que tu as aussi eu de terribles choix à faire. Et c’est pour cela que je veux te mettre en garde.

 

-        Mais de quoi ? demanda le jeune homme

 

-        D’Arès et des autres dieux, j’ai passé toute ma vie à les honorer avec des prières et des offrandes. Et comment m’ont-ils remercié ? En ne punissant pas ceux qui ont enlever mon frère et en nous laissant moi et mes hommes nous faire tuer et mutiler pas ces brutes. Alors je te le demande, promets moi…tousse tousse… promets moi de te méfier d’eux. Car à leurs yeux nous ne sommes que des marionnettes… tousse tousse… Et promets-moi également de veiller sur ma famille. Qu’elle puisse vivre avec le sourire

 

-        Je te le jure, Kratos de Sparte, tu as ma parole sur mon D. et au nom de l’homme que je considère comme un père.

 

A cette réponse, Kratos expira une dernière fois, décédant avec le sourire. Bon nombre de guerriers spartiates se recueillirent devant son corps. Puis Ace le transporta en direction des navires.

 

Plusieurs jours ont passé, les citoyens de Sparte acclamèrent le retour de leurs guerriers. Mais c’est avec le cœur lourd que notre jeune héros ramena le corps de Kratos devant Lysandra et Caliope. Ces dernières pleurèrent toutes les larmes de leurs corps. On prépara une sépulture honorifique pour ce capitaine, son corps installé sur un bûcher et des aumônes déposées sur ses yeux. Alors que tous étaient en train de préparer les funérailles, Ace restait en retrait, préférant assister de loin cette scène dramatique. C’est alors qu’il entendit une voix qu’il ne connaissait que trop bien :

 

-        Je te félicite, approuva le dieu de la guerre, j’ai bien fait de t’avoir pris comme champion.

 

-        Justement, seigneur Arès, je voulais savoir. Pourquoi moi ? Pourquoi m’avoir choisi, moi qui suis un étranger à ce monde et non pas cet homme dont on pleure la mort ?

 

-        Humm, il est vrai que cet homme fait partie des guerriers qui me jurent fidélité. Mais contrairement à toi, il n’avait ni un potentiel ni une destinée aussi incroyable que la tienne. Tu es voué à devenir le plus grand guerrier que ce monde n’a jamais imaginé.

 

Ace n’appréciait pas cette réponse mais comme il souhaitait avant tout le bonheur de la famille en deuil qui pleurait la mort du capitaine, il demanda au dieu de la guerre : 

 

-        J’aimerais vous proposer quelque chose seigneur Arès.

 

-        Qu’est-ce donc ?

 

-        Je serais prêt à répondre à toutes les demandes que vous me ferez mais à une seule condition : je voudrais qu’il n’arrive rien à la famille du défunt. Ils ont assez souffert. De plus, je souhaiterais que lorsque j’aurais accompli toutes les missions que vous me confierez, vous me rendiez ma liberté. Cela vous convient-il ?

 

Le dieu de la guerre réfléchit longuement jusqu’à finalement conclure :

 

-        Très bien, je pense que nous avons un accord. Maintenant rejoins les autres. Je pense que ta présence est requise.

 

-        Soit, seigneur Arès, conclut Ace avec du venin dans sa voix

 

Le colosse de feu partit alors en direction du domaine des dieux laissant notre jeune héros seul. Il marcha en direction du bucher allumé en se jurant qu’il ferait tout pour revenir chez lui et retrouver sa famille. 

 

En même moment, au Mont Olympe

 

Athéna ne pouvait nier qu’elle était surprise par l’efficacité du champion de son frère. Ce jeune était non seulement très fort, avait une immense volonté mais il avait aussi réussi à atteindre le cœur des Spartiates. Alors qu’elle était plongée dans ses pensées, elle entendit la voix du roi des dieux :

 

-        Quel fou est mon fils !

 

Surprise par cette exclamation, la déesse décida d’aller voir discrètement ce qui se passait :

 

-        Bien que mon esprit soit soulagé de sa mort, je me demande pourquoi Arès a dû choisir cet enfant ?! Il ne sait rien sur ce garçon et cette ignorance entraînera sans doute notre perte à tous !

 

Choquée par les propos de son père, Athéna continue d’écouter :

 

-        Pourquoi ?! Pourquoi a-t-il fallu que ce soit lui ?! Si rien n’est fait pour le garder sous contrôle, il faudra sans doute que j’agisse moi-même !

 

A ces mots, Zeus partit, laissant sa fille dans l’incompréhension. Que craignait de ce jeune homme le dieu qui avait vaincu les Titans ? Et aussi, que savait le roi des dieux dont elle et les autres ignorait. Elle se promit de chercher des réponses et cela, par tous les moyens possibles.

 

Dans le prochain chapitre :

 

Narrateur : 1an s’est écoulé pour Ace. D’épreuves en épreuves, il prouve sa force à Arès. Ce dernier lui proposera un ultime test qui le mènera en direction d’un village isolé.

 

Ace : Prochainement dans God of One « la dernière tâche, une liberté amère », j’aurai ma vengeance.


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