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Chapitre 3 : Le testament e les creances

2746 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 29/08/2026 18:09

CHAPITRE II

Le testament et les créances

 

Le matin s'était levé sur Florence lorsque le cavalier franchit les portes de la cité.

La ville reprenait peu à peu son activité. Les marchands ouvraient leurs boutiques, les charrettes circulaient dans les rues et les premiers convois quittaient déjà les quartiers proches des portes.

Le cavalier avançait seul.

Son manteau portait encore la poussière de la route. Il ne cherchait pas à attirer l'attention et ne portait aucun signe permettant de connaître sa mission.

Lorsqu'il arriva devant le palais Hyūga, les gardes procédèrent au contrôle habituel.

L'homme descendit de cheval, puis présenta un petit sceau métallique.

Le garde le reconnut.

Il s'écarta.

Aucune question ne fut posée.

L'homme remit sa monture à un serviteur et pénétra dans le palais.

Il traversa les couloirs jusqu'aux étages supérieurs, puis s'arrêta devant le bureau de Hizashi Hyūga.

Un léger coup retentit à la porte.

— Entrez.

L'agent entra.

Hizashi leva les yeux et remarqua immédiatement le sceau.

Son attention se porta ensuite sur la lettre que l'homme tenait entre ses mains.

— Seigneur Hizashi.

L'agent posa le document sur le bureau.

Hizashi prit la lettre.

Le sceau était intact.

Il brisa la cire et commença à lire.

Les premières lignes suffirent à retenir son attention.

Fugaku Uchiwa était mort.

Le rapport était court et précis.

Le palais d'Aix avait été attaqué. Les communications avaient été coupées. Les hommes restés fidèles à Fugaku avaient résisté avant d'être finalement submergés.

Puis le rapport indiquait le nom de celui qui contrôlait désormais Aix.

Zaku.

Hizashi relut le nom.

Il ne le connaissait pas.

Il connaissait les principales maisons de Provence et les hommes qui comptaient dans les affaires du duché. Ce nom ne lui disait pourtant rien.

Il poursuivit sa lecture.

Le rapport ne donnait aucune explication permettant de déterminer qui était réellement Zaku, quelle avait été sa position avant l'attaque ou comment il avait réussi à prendre le contrôle du palais.

Hizashi replia lentement la lettre.

— C'est tout ?

— Oui, Seigneur.

Hizashi acquiesça.

L'agent s'inclina puis quitta la pièce.

Hizashi resta seul.

La mort de Fugaku changeait la situation en Provence.

Mais une question demeurait.

Itachi.

Hizashi connaissait sa réputation. Il l'avait déjà vu à Florence et gardait le souvenir de la manière dont le jeune homme s'était comporté lors de sa précédente visite.

Malgré les tensions anciennes entre les deux maisons, Hizashi n'avait jamais considéré Itachi comme un homme méprisable.

Il avait même du respect pour lui.

Tant qu'Itachi demeurait en mesure d'assumer ses responsabilités, la situation pouvait encore trouver une issue acceptable.

Hizashi ne connaissait pas encore la décision qu'Itachi avait prise concernant son avenir.

Il ne pouvait donc pas savoir quelle serait la prochaine étape.

Il posa la lettre sur son bureau.

Puis il retourna à ses comptes.

Quelques heures plus tard, une nouvelle communication lui parvint.

Cette fois, les informations étaient différentes.

Itachi Uchiwa avait renoncé à son héritage.

Hizashi resta silencieux en lisant le message.

Il connaissait désormais la raison pour laquelle l'avenir de la maison Uchiwa devenait incertain.

Mais il ne disposait toujours pas d'un nom permettant de remplacer Fugaku.

Zaku contrôlait Aix.

La Provence restait pourtant un duché du royaume de France, et la décision définitive concernant son titulaire appartenait à la Couronne.

Hizashi n'allait donc pas se précipiter.

Il attendrait de connaître la décision du roi.

C'était seulement après cette décision qu'il saurait à quel seigneur les affaires de la maison Uchiwa devraient être présentées.

Hiashi avait lui aussi été informé de la situation.

Hizashi n'avait pas besoin de le convoquer : son frère était déjà au courant et continuait de recevoir les informations qui remontaient vers la direction de la maison.

Le grand livre

Hizashi tira alors vers lui un imposant registre relié de cuir.

Le volume avait été constitué pendant des années.

Sur sa couverture figurait une inscription sobre :

GRAND LIVRE DES PRINCIPALES CRÉANCES

Il l'ouvrit.

Le registre ne contenait pas toutes les opérations de la banque.

Il regroupait les créances les plus importantes, celles qui nécessitaient l'attention directe de ses dirigeants.

Les premières pages rappelaient l'origine de nombreuses dettes.

Les trois grandes guerres qui avaient opposé les principales puissances du continent avaient laissé derrière elles des royaumes lourdement endettés.

Il avait fallu payer les armées, entretenir les fortifications, ravitailler les villes, réparer les routes et les ponts, reconstruire les ports et remettre en état les terres agricoles.

La banque Hyūga avait financé une part considérable de ces efforts.

Mais l'influence de la maison ne reposait pas uniquement sur les intérêts de ses prêts.

Les créances avaient permis d'obtenir des privilèges, des droits commerciaux, des autorisations, des exemptions, des garanties et des accès privilégiés à certaines ressources.

Le réseau commercial de la maison s'étendait déjà à l'Afrique et à l'Asie.

Plus loin encore, les expéditions vers le Nouveau Monde avaient ouvert une nouvelle source de richesses.

Les Hyūga disposaient d'une charte pontificale leur accordant l'exclusivité de l'exploitation du Nouveau Monde.

Cette position reposait sur trois avantages que peu de maisons pouvaient réunir en même temps : l'autorisation pontificale, les ressources financières nécessaires pour financer des expéditions de grande ampleur et une flotte ainsi que des moyens techniques capables de traverser l'océan.

La banque n'était donc qu'une partie de leur puissance.

L'argent permettait de financer.

Les privilèges permettaient d'accéder.

Les comptoirs permettaient de commercer.

Et les créances permettaient de maintenir des relations avec des puissances qui, malgré leur rang, dépendaient parfois de la maison Hyūga.

Hizashi tourna plusieurs pages.

Les sommes étaient considérables.

Saint-Empire romain germanique : 16 300 000 écus d'or.

Couronne de France : 14 800 000 écus d'or.

Couronne de Castille : 12 600 000 écus d'or.

Couronne d'Angleterre : 11 900 000 écus d'or.

Royaume de Hongrie : 10 700 000 écus d'or.

Ces dettes ne provenaient pas d'un seul emprunt.

Elles résultaient d'années de crédits, de guerres, de reconstruction et d'accords successifs.

Hizashi continua jusqu'à une section particulière.

MAISON UCHIWA.

Il s'arrêta.

La dette principale était inscrite clairement.

1 850 000 écus d'or.

Hizashi observa le montant.

Il connaissait ce compte.

Les Uchiwa avaient emprunté à plusieurs reprises au cours des années précédentes, notamment pendant les guerres et les périodes de reconstruction.

La mort de Fugaku ne supprimait pas les engagements financiers de sa maison.

La dette demeurait inscrite dans les livres.

Hizashi referma légèrement le registre.

Mais il ne savait pas encore qui, officiellement, serait chargé de la maison Uchiwa.

Zaku contrôlait Aix.

Cela ne faisait pas de lui un duc reconnu par la Couronne.

Hizashi attendrait donc.

Il ne prendrait aucune décision définitive avant que le roi n'ait statué.

Il referma le grand livre.

Le nom de Zaku demeurait dans son esprit.

Un homme inconnu venait de prendre le contrôle d'Aix.

Hizashi ne savait pas ce que cet homme voulait réellement.

Il savait seulement que la Provence venait d'entrer dans une période d'incertitude.

Paris

À Paris, Hiruzen Sarutobi travaillait déjà dans une salle réservée aux affaires de la Couronne.

Un messager avait remis au roi un coffret portant les sceaux de la maison Uchiwa.

Hiruzen l'avait fait déposer devant lui.

Il connaissait la mort de Fugaku.

Il connaissait également la situation incertaine de la Provence.

En revanche, il ne connaissait pas Zaku.

Le nom ne lui apportait aucun souvenir particulier.

Le roi ouvrit le coffret.

À l'intérieur se trouvait le testament de Fugaku.

Hiruzen vérifia les sceaux et les instructions qui accompagnaient le document.

Certaines dispositions exigeaient que le testament soit ouvert en présence de quatre hommes précis :

Minato Uzumaki,

Shikaku Nara,

Chōza Akimichi,

Inoichi Yamanaka.

Hiruzen ne convoqua personne d'autre.

Il fit préparer quatre lettres royales.

Les convocations furent envoyées vers les terres respectives des quatre hommes.

Aucune explication détaillée ne figurait dans les lettres.

La Couronne demandait simplement leur présence à Paris.

Les quatre seigneurs

Les messagers arrivèrent séparément dans les jours qui suivirent.

Minato reçut sa convocation dans les terres Uzumaki.

Shikaku reçut la sienne sur les terres Nara.

Chōza fut informé dans les terres Akimichi.

Inoichi reçut la dernière convocation dans les terres Yamanaka.

Aucun des quatre ne connaissait encore le contenu du testament.

Ils prirent néanmoins la route vers Paris.

Les voyages furent longs, comme l'exigeaient les distances entre leurs terres et la capitale.

Ils arrivèrent à Paris séparément, puis furent conduits vers les logements réservés aux grands seigneurs convoqués par la Couronne.

Lorsque les quatre furent finalement réunis, un serviteur royal vint les chercher.

— Messieurs, Sa Majesté vous attend.

Ils suivirent le serviteur jusqu'à une salle privée.

Hiruzen les attendait.

Les quatre hommes s'inclinèrent.

— Votre Majesté.

— Merci d'être venus aussi rapidement.

Sur la table reposait le coffret Uchiwa.

Minato reconnut immédiatement les sceaux.

— Est-ce le testament de Fugaku ?

Hiruzen acquiesça.

— Oui.

Les quatre prirent place.

Le roi posa une main sur le coffret.

— Le document comporte des dispositions précises concernant son ouverture. Votre présence est requise.

Il retira les derniers sceaux.

La cire céda.

Le testament fut déplié.

L'héritage

Hiruzen parcourut les premières lignes.

Les dispositions concernaient les biens de la maison, ses obligations et ses droits.

Puis il arriva à la succession.

Il s'arrêta.

Le texte indiquait clairement qu'Itachi avait renoncé à son héritage.

Un silence s'installa dans la salle.

Minato releva les yeux.

Shikaku resta silencieux.

Chōza échangea un regard avec Inoichi.

Renoncer à l'héritage d'une maison comme les Uchiwa n'était pas une décision ordinaire.

Hiruzen reprit la lecture.

Le testament ne donnait aucune explication permettant de connaître les raisons de cette renonciation.

Il établissait simplement la conséquence juridique de cette décision.

Si Itachi n'assumait pas la succession, un autre héritier devait être recherché.

Hiruzen poursuivit.

Le nom apparut dans le document.

Sasuke Uchiwa.

Les quatre hommes demeurèrent silencieux.

Hiruzen lut la suite.

Sasuke était le second fils légitime de Fugaku.

Le testament précisait également le lieu où il vivait actuellement :

Castelvero, en Italie.

Hiruzen s'arrêta un instant.

Ce nom était inconnu aux quatre hommes.

Le testament indiquait les éléments nécessaires pour retrouver le jeune homme et vérifier son identité.

Il ne contenait cependant aucune instruction détaillée sur la manière dont cette mission devait être menée.

Fugaku avait établi un ordre de succession.

Il n'avait pas pu prévoir les circonstances exactes dans lesquelles ses dispositions seraient appliquées.

Hiruzen posa finalement le document sur la table.

— Si les indications du testament sont exactes, Sasuke Uchiwa est l'héritier désigné après la renonciation d'Itachi.

Shikaku regarda le roi.

— Et personne ne connaissait son existence ?

Hiruzen répondit avec prudence.

— Pas d'après les informations dont nous disposons.

Minato observa le testament.

— Il faut donc le retrouver.

— Oui, répondit Hiruzen.

La question demeura quelques instants dans la salle.

Puis Shikaku parla.

— Nous ne pouvons pas envoyer une délégation officielle.

Minato acquiesça.

— Une escorte importante attirerait l'attention.

Chōza ajouta :

— Et si quelqu'un apprend que nous recherchons un héritier Uchiwa, il comprendra immédiatement que cette succession n'est pas réglée.

Hiruzen réfléchit.

Il connaissait les risques.

La Provence était instable.

Zaku contrôlait Aix, mais la Couronne n'avait pas encore reconnu officiellement sa position.

Il fallait éviter d'ajouter une nouvelle information susceptible de circuler parmi les maisons nobles.

— Vous partirez discrètement, déclara Hiruzen.

Les quatre hommes le regardèrent.

— Sans escorte.

— Et officiellement ? demanda Inoichi.

— Officiellement, vous demeurerez à Paris.

La réponse était claire.

Le véritable départ devait rester caché.

Les quatre hommes quitteraient la capitale ensemble, mais sans leurs gardes, sans leurs bannières et sans apparat.

Ils seraient de simples voyageurs.

La préparation

Après la réunion, chacun regagna ses appartements.

Ils savaient maintenant qu'ils devaient quitter Paris.

Minato commença par préparer ses affaires.

Il ne prit pas d'armure lourde.

Il choisit des vêtements de voyage simples et suffisamment solides pour supporter un long déplacement.

Son épée resterait avec lui.

Il lui fallait également écrire à Naruto.

Minato s'assit à son bureau.

La lettre devait être claire.

Il expliqua à son fils qu'il devait gouverner en son absence.

Naruto devait prendre les décisions nécessaires pour les terres Uzumaki et assumer les responsabilités qui accompagnaient son rang.

Minato lui demanda d'écouter ses conseillers et de réfléchir avant les décisions importantes.

Il ne lui révéla pas la véritable raison de son départ.

La version officielle devait rester la même : Minato était retenu à Paris par une affaire de la Couronne.

Puis il ajouta que Jiraya viendrait de Champagne pour se tenir auprès de lui.

Minato ne précisa pas le véritable rôle qu'il avait demandé à Jiraya d'assumer.

Naruto devait simplement savoir qu'il pourrait compter sur l'expérience de Jiraya.

Minato voulait voir ce que son fils serait capable de faire seul.

Jiraya serait là, mais Naruto n'avait pas besoin de savoir qu'il avait également reçu pour mission de le conseiller et d'intervenir si une décision devenait dangereuse.

Minato plia la lettre et la scella.

Il prit ensuite une seconde feuille.

Celle-ci était destinée à Sakura, sa pupille.

Il ne lui révéla pas son véritable déplacement.

La lettre expliquait simplement qu'une affaire importante de la Couronne le retenait à Paris et qu'elle devait poursuivre son apprentissage avec sérieux.

Il lui demanda de rester attentive aux instructions qui lui seraient données.

Aucune mention de Castelvero.

Aucune mention de Sasuke.

Aucune mention du véritable voyage.

Minato scella également cette lettre.

Chez les Nara

Shikaku préparait ses propres affaires.

Il écrivit à Shikamaru.

Sa lettre lui confiait davantage de responsabilités pendant son absence, sans entrer dans les raisons véritables de son départ.

Il lui demandait de continuer à agir avec le sérieux nécessaire à la gestion des terres Nara.

Shikaku ne détailla pas les difficultés qu'il connaissait chez son fils.

Il lui faisait confiance.

Son wakizashi serait son arme principale pour le voyage.

Il choisit des vêtements simples et une petite quantité de matériel.

Chez les Akimichi

Chōza écrivit à Chōji.

Il lui indiqua qu'il devait s'absenter pendant un certain temps et qu'il devrait participer davantage aux affaires de la maison.

La lettre ne contenait aucun détail sur la mission royale.

Chōza ne souhaitait pas inquiéter son fils.

Il prépara ensuite sa masse.

Comme les autres, il renonça à son armure lourde.

Elle aurait été trop voyante pour un voyage qui devait rester discret.

Chez les Yamanaka

Inoichi avait une situation particulière à régler.

Ino se trouvait auprès de Tsunade en Champagne pour poursuivre son apprentissage.

Il ne pouvait pas simplement la faire revenir.

Il rédigea donc les instructions nécessaires pour que sa maison puisse fonctionner pendant son absence.

Il prit ensuite son tantō.

L'arme serait dissimulée sous ses vêtements.

Les préparatifs étaient terminés.

Le départ

Le lendemain matin, les quatre hommes se retrouvèrent dans un endroit discret de Paris.

Aucun soldat ne les accompagnait.

Aucune bannière ne flottait au-dessus d'eux.

Aucun serviteur ne formait leur suite.

Ils portaient des vêtements simples de voyage.

Ils avaient conservé leurs armes personnelles.

Minato vérifia son épée.

Shikaku ajusta son wakizashi.

Chōza vérifia sa masse.

Inoichi s'assura que son tantō était correctement dissimulé.

Ils quittèrent la capitale ensemble.

Ils ne portaient aucun signe de leur rang.

Ils prendraient les relais et les auberges au fil de leur progression.

Leur prochaine étape serait la Suisse.

Derrière eux, Paris continuait son activité ordinaire.

Officiellement, les quatre seigneurs étaient toujours retenus dans la capitale pour une affaire relevant de la Couronne.

Leur véritable absence ne devait pas être connue.

Les quatre cavaliers poursuivirent leur route.

Ils avaient quitté Paris.

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