Je crois être amoureux de ma coéquipière (Neji X Tenten)

Chapitre 6 : Une pommade et des bandages

4330 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 07/11/2023 20:04

Notes de l’auteure :


Comme promis, le voici le voilà, le chapitre spécial de la semaine ! Ce court chapitre est le préquel de la première mission de rang C que fera l’équipe Gai au chapitre 7. Bien sûr, cette mission sera imaginée par mes soins, puisque l’équipe Gai n’est apparue (il me semble) qu’à l’arc des examens Chuunin dans Naruto. Alors attendez-vous à mon imagination débridée pour la suite…

1) J’ai FINI mon chapitre 21 ! Hahahahaha ! Bizarrement, c’est l’un des chapitres le plus long que j’ai écrit (environ 13 pages)…. je crois que le mot approprié serait masochisme…


2) Je veux publier mes chapitres en avance, je veux vous faire lire le fruit de mes efforts ! Mais avec ma vitesse d’écriture, je ne veux pas vous faire patienter un temps de fou entre les nouveaux chapitres, alors je vais m’abstenir. Mais l’envie est très très forte…


3) Bien, simplement pour dire qu’à la fin, il y a une anecdote humoristique… Parce qu’il y a toujours une anecdote qui suit mon inspiration… majoritairement étrange…


Bonne lecture !



Chapitre 6 : Une pommade et des bandages


Neji se rendit une fois de plus sur son lieu d’entraînement, son sac prêt pour l’excursion d’aujourd’hui. Lorsqu’il sentit l’odeur âcre du brûlé en s’approchant de la clairière préférée de l’équipe Gai, il soupira, sachant très bien que cela venait des expériences de Tenten.


Il avait soigneusement évité de la regarder lors de leur mission de réparation du toit hier, ne daignant poser un regard sur elle que lorsqu’elle avait remis sa tunique. Ce n’est pas qu’il avait été gêné, il était seulement respectueux, voilà tout... Ce n’est donc qu’à la dernière minute, avant qu’elle ne parte et les est saluée, qu’il avait remarqué ses bandages tachés de sang sur ses mains. Bien sûr, Tenten étant Tenten, elle n’avait rien dit et avait exécuté son travail avec application sans se plaindre.


Il savait qu’en tant que tel, c’était ce qu’un shinobi ferait, mais il avait sentit son estomac se serrer en imaginant l’état de ses mains sous les bandages ensanglantés. Il s’était demandé pourquoi, même avec eux, elle ne se permettait aucun relâchement. C’était en soi une pensée égoïste, car lui-même ne faisait-il pas pareille ?


Il accéléra donc le pas et serra un petit pot de pommade contre les brûlures caché dans sa poche. Il avait remarqué que celui de Tenten était bon marché, mais il était encore gêné d’avoir l’air de s’être inquiété en apportant la sienne. Il avait donc pensé à une réplique cinglante pour contourner le problème, bien évidemment.


Il retrouva sa coéquipière agenouillée devant un parchemin, loin de tout objet susceptible de prendre feu. Elle fit un vague signe de la main pour souligner sa présence et retourna son attention sur ce qu’elle faisait. Le Hyûga s’avança, curieux, mais garda une distance de sécurité. Il remarqua une grande bassine d’eau, des gants, une paire de lunettes épaisse et des chiffons posés près d’elle.


- Tu peux t’approcher si tu veux, je te dirai lorsque je serai à la phase plus… explosive. Rigola Tenten, un immense sourire aux lèvres.


Neji s’exécuta tranquillement et s’assit en face de la jeune fille. Il remarqua aussitôt la suie et quelques marques rouges sur son visage. Ses mains étaient maladroitement bandées, mais s’activaient avec précaution sur un parchemin vierge devant elle, un délicat pinceau à la main et un pot d’encre à sa droite.


- Comment vont tes mains ? Demanda Neji, s’efforçant d’avoir l’air aussi détaché que s’il parlait de la météo.


- Je suis allé à l’hôpital les faire soigner hier, elles sont presque comme neuves. Marmonna Tenten, un pli de concentration entre ses sourcils.


- Je vois que tu sembles plus préparé. Souligna le jeune homme, faisant un signe vague vers les objets autour d’elle.


Tenten rit nerveusement.


- Putain, j’ai flippé hier, les infirmières en colère sont effrayantes. Et puis, une manieuse d’arme sans mains et avec une vision abîmée est assez nul en soi.


- Il semble que le bon sens se glisse même dans les lieux étroits. Répondit sarcastiquement Neji, se valant un regard mauvais de la jeune fille.


Il ne put empêcher un subtil sourire de tordre le coin de ses lèvres pâles.


- Je n’ai pas encore décidé si ton sarcasme est pire que ton silence dédaigneux. Grogna Tenten.


Mais la moue amusée qui lui échappa révéla à tout deux qu’elle trouvait plus divertissant la première option.


- Alors, y a-t-il des progrès ou deviens-tu meilleure en pyromanie ? Railla Neji, qui se demanda intérieurement pourquoi les mots coulaient plus facilement c’est dernier temps pour se moquer de sa coéquipière.


- Je fais de magnifiques progrès dans les deux domaines. Se moqua Tenten, loin d’être insultée. J’ai réussi à sceller quelques kunai, mais cela part en cendre, littéralement, lorsque je mélange avec des shurikens ou des senbon. Je cherche donc dans les symboles du fûinjutsu pour pallier. Je suis sur un essai d’une combinaison. Expliqua-t-elle, tendant la main vers le pot d’encre où une petite lumière bleue en jaillit avant de disparaître.


- Encre spéciale ? Questionna Neji, curieux.


- Hmm, ouais, c’est trop cher d’acheter de l’encre de qualité, c’est donc un mélange spécial qui demande du chakra. Marmonna-t-elle en traçant des symboles compliqués sur le parchemin.


- Elle me semble bizarre, ton encre. Dit le jeune homme, fronçant ses sourcils fins sur la couleur et la texture qu’elle prenait sur le papier.


- Toujours aussi observateur… Soupira Tenten. C’est un mélange de mon sang et d’encre. En plus d’être plus économique, cela renforce les sceaux et m’évite de faire un don de sang.


Il hocha simplement la tête et s’empêcha de froncer le nez en voyant la quantité importante d’encre dans le pot… Avec une certaine admiration curieuse, il regarda Tenten tracer, d’une main adroite et minutieuse, une multitude de symboles complexes sur le parchemin.


- Bien, je passe au scellement, tu devras prendre une distance sûre. Prévint-elle tout en éloignant son matériel d’écriture.


Une fois satisfaite, elle enfila ses lunettes, les gants épais et finalement, pris un kunai.


Neji obtempéra, mais se tient prêt à intervenir si nécessaire. Tenten signa quelques signes de mains et plongea le kunai dans le parchemin. Sans perdre une seconde, elle fit de même avec un shuriken, maintenant plus alerte. Rien. Avec un grognement satisfait, elle prit un senbon et avec mille et une précautions, l’y inséra. Aussitôt, une puissante détonation eut lieu, mais Tenten semblait si attendre, car elle s’éloigna prestement, évitant le gros du choc.


Neji s’approcha rapidement, vérifiant son coéquipier de haut en bas. Elle éteignait une braise qui s’était glissée sur ses épaules nues, non protégées par son haut sans manches. Une autre couche de suie noircissait son visage, mais ses mains et le reste de son apparence semblait exempt d’autres dommages.


- C’est génial, shuriken et kunai fonctionnent maintenant ! Se réjouit Tenten, un grand sourire satisfait sur son visage.


Neji ne savait pas trop s’il devait la féliciter ou la gronder pour ce qu’elle risquait pour y arriver. Mais il se remémora son obstination douloureuse lorsqu’il apprenait les 64 poings du Hakke. Personne n’aurait pu l’empêcher de se jeter corps et âme dans son objectif, malgré le risque sur son corps.


Il soupira donc, se contentant d’un doux hochement de la tête. Tenten ne semblait rien attendre de sa part, puisqu’elle ramassait déjà la bassine d’eau pour éteindre les braises sur le sol, où se tenait anciennement le parchemin.


- Je vais devoir attendre un peu, je vais être à cours d’arme. Marmonna-t-elle pour elle-même. Mais le symbole pour les senbon pourrait être…


La suite était incompréhensible pour le jeune Hyûga, qui regardait Tenten ramasser ses articles. Une fois la tâche terminée, elle nettoya son visage et prit place sous son arbre préféré. Neji décida qu’il était maintenant sécuritaire de prendre place lui aussi près de sa coéquipière, puisqu’elle sembla plus réfléchir que de vouloir faire exploser quoi que cela soit.


- J’ai ramené ça de chez moi, ta pommade est médiocre. Dit Neji, ramassant le courage de lui lancer le petit pot enfouit dans sa poche.


Avec des réflexes aiguisés, elle l’attrapa, malgré sa surprise. Son visage était un mélange de confusion et de reconnaissance.


- Merci beaucoup Neji, je l’apprécie. Balbutia Tenten, un sourire heureux perça son visage rougi de marques crues.


- Fait simplement en sorte que je ne devienne pas un fournisseur. Maugréa celui-ci, croisant les bras pour se donner un peu de contenance.


Son sourire ne lui faisait en aucun cas plaisir…


- Je ne peux rien promettre. Ria doucement la jeune fille, qui déboucha le petit pot avec révérence. Elle sent bonne. S’émerveilla-t-elle en humant le contenu.


- Ce n’est pas pour se mettre dans les narines. Grogna narquoisement le Hyûga, essayant de ne pas paraître amusé.


- Et c’est appelé génie… Renifla dédaigneusement Tenten, un rictus malicieux jouant sur ses lèvres.


Cela eut l’effet de le prendre au dépourvu et Tenten ria devant ce qui devait être une expression légèrement confuse pour un Hyûga Neji. Ce n’était pas tout les jours que vous pouviez clouer le bec au jeune homme arrogant…


Retirant ses bandages encombrants autour de ses mains, elle appliqua la pommade sur la peau sensible de son visage et sur son épaule rougie. Tenten prit soin d’économiser la quantité appliquée, car elle ne doutait pas que cette pommade valait son petit pesant d’or. Comme on s’attendant de tout produit venant d’un clan orgueilleux et prestigieux... Aussitôt, un soulagement frais se glissa entre ses pores douloureux.


Elle inspecta ensuite sa main, appréciant que les vilaines cloques de la veille ne soient maintenant que de petites ampoules et que la peau soit d’une teinte rose tendre au lieu d’un rouge furieux. Par précaution, elle appliqua une fine couche sur ses mains et fouilla ensuite dans son sac pour des bandages propres, fournit gentiment par l’infirmière d’hier. Avec une certaine maladresse, elle essaya de copier la technique de l’infirmière et de Neji en matière de soin.


- Tu es mauvaise. Claqua soudain Neji, la prenant par surprise.


Elle avait été si concentrée et lui si silencieux qu’elle pensait qu’il méditait comme à son habitude.


- Je serai une experte bientôt. Grogna Tenten, essayant de ne pas avoir l’air boudeuse.


C’était Neji et son honnêteté décapante, rien de moins…


Un soupir se glissa de lui et dans un geste rapide, il lui enleva son rouleau de bandage des mains.


- Hey ! S’indigna-t-elle, tendant rapidement sa paume pour reprendre possession de son matériel.


Mais le jeune Hyûga avait des réflexes trop vifs pour son bien et elle se retrouva à grincer des dents lorsqu’il éloigna le petit rouleau d’elle sans trop d’effort.


- Je vais t’enseigner, le résultat est trop grotesque. Siffla le jeune homme.


- Et bien tu n’as qu’à ne pas regarder. Gronda-t-elle, plissant ses yeux noisette mécontents sur lui.


- Main. Ordonna-t-il, comme si aucuns arguments n’avaient sa place.


- Cause toujours. Souffla obstinément la jeune fille, n’ayant aucune intention de se faire discipliner pour l’ego incommensurable de son coéquipier.


Neji plissa ses yeux nacrés sur elle, une légère grimace de mécontentement sur son visage lisse. S’ensuivit un petit combat visuel, où aucun des deux ne voulait perdre, l’un part fierté, l’autre par principe.


- Je peux aussi t’assommer et tu ne t’amélioreras pas. Menaça calmement l’Hyûga.


- Neji, tu compliques les choses, depuis quand t’obstines-tu ? Demanda curieusement Tenten, un peu prise au dépourvu par son comportement.


Il se le demandait lui-même… Habituellement, il n’aurait même pas pris la peine d’être dérangé par le désordre de ses bandages…


Remarquant que Neji ne répondait pas et que cela s’annonçait sûrement pénible pour les deux, Tenten soupira et tendit sa main. Elle décida d’être la plus mature des deux.


Silencieusement et la surveillant du coin de l’œil, au cas où ce serait une sorte de piège, il prit sa paume et inspecta celle-ci.


- Tu n’as pas mis assez de pommade. Lâcha-t-il, mécontent.


- Je l’économise ! Expliqua vivement Tenten, comme si c’était l’évidence même.


Il la regarda comme si elle avait deux têtes et la jeune fille se renfrogna.


- Je n’ai pas l’intention que tu deviennes mon fournisseur, tu te souviens. La pommade est de qualité, une petite quantité suffis. Expliqua-t-elle, essayant de garder son calme.


Il résista à l’envie de rouler des yeux et de lui dire qu’en quelque sorte, c’était une… blague ? Hyûga Neji ne faisait pas de blague, alors il ne pouvait pas lui en vouloir et il n’allait certainement pas dire à voix haute qu’il lui en ramènerait. Alors il haussa les épaules et se mit au travail.


Tenten essaya d’endiguer son trouble lorsque les doigts fermes de Neji touchèrent sa peau. Maintenant qu’elle avait plus de sensibilité dans son membre, elle constata que, malgré quelques callosités, la peau des mains de Neji était douce et chaude. C’était encore plus gênant maintenant qu’elle en avait conscience...


- Tu dois partir de cet endroit et enrouler autour de cette façon. Expliqua Neji de sa voix neutre habituelle, ses yeux nacrés concentrés sur sa tâche.


Lorsqu’il lui vient à l’esprit que c’était, d’une façon étrange, apaisant d’écouter sa voix, elle voulut se gifler physiquement. Il était professionnel et prenait de son précieux temps, allant même jusqu’à initier les contacts qu’elle savait qu’il détestant tant et tout ce qu’elle trouvait à faire, c’était délirer.


- Tenten, tu écoutes ? Grogna Neji, levant les yeux vers elle.


Elle résista à l’envie de lui dire que, effectivement, elle n’écoutait absolument pas... Mais elle savait qu’il en serait très exaspéré et se poserait des questions sur sa santé mentale. La jeune fille hocha donc doucement la tête, fixant obstinément sa main. Elle craignait que le sens aigu d’observation du jeune homme perce à jour son mensonge si elle rencontrait son regard...


Sans un autre mot, il continua son travail et Tenten essaya de garder son esprit ensemble en observant ses doigts bouger sur sa main. Elle était douloureusement consciente que si elle levait les yeux, elle admirerait la lumière du jour jouer sur ses longs cheveux soyeux, sa peau albâtre, qui était sûrement encore plus douce que ses mains, et ses magnifiques yeux qui se teintaient de lavande selon l’angle de la lumière et qui lui semblaient sans fond et… Putain, elle imaginait seulement et elle se perdait… Elle envia le sang froid et l’indifférence de Neji.


Mais bien sûr, elle ne savait pas ce qui se passait sous le masque lisse de son coéquipier. Celui-ci utilisait tout son contrôle exceptionnel pour ne pas laisser ses pensées s’emballer. Ne pas imaginer la silhouette douce de sa coéquipière, qu’il avait entrevue qu’un bref instant, mais qui s’était imprimé dans sa rétine sans sa permission. Il se demanda si la peau délicate de sa main était un aperçu du reste de sa personne et cette pensée le troubla de par sa simple existence dans son esprit.


Devenait-il un genre de pervers ? Était-ce sa situation d’homme qui le rendait si stupide ? Il savait, théoriquement, que les hommes étaient plus… excitables... Mais il pensait qu’il serait au-dessus de cela, puisqu’il était un Hyûga ! (Note de l’auteur : Je crois qu’il a oublié comment il a été lui-même conçu...) Pourquoi sa peau le brûlait agréablement lorsqu’elle entrait en contact avec la sienne ? Tout cela était dangereusement stupide !


- Voilà. Dit-il d’une voix plate.


- Merci Neji, je vais m’améliorer, tu ne seras plus obligé de t’embarrasser avec ça. S’excusa piteusement Tenten. Elle regarda avec admiration son travail. Je n’ose pas imaginer le nombre de fois où tu l’as fait sur toi-même pour être aussi doué.


Il haussa gracieusement des épaules pour signifier que ce n’était rien et qu’il n’en parlerait pas, car selon lui, cela n’en valait pas la peine. C’était pour être plus fort. Il l’était devenu. Point.


- J’ai hâte d’aller en excursion, c’est agréable de sortir du village. Sourit Tenten, changeant habilement de sujet. J’espère que cette fois, Lee ne confondra pas une plante nutritive avec une laxative, c’était… épique.


Un froncement de dégoût plissa le nez droit de Neji au souvenir. Lee avait passé la moitié de la dernière excursion à courir pour aller à la toilette et l’autre, à se tordre d’inconfort. Cela avait tellement été ridicule qu’ils avaient interrompu leur formation pour amener le garçon à l’hôpital.


Un silence agréable s’installa et Neji médita, laissant le calme se glisser dans son esprit en écoutant les bruits discrets de Tenten, qui révisait et écrivait pour peaufiner sa technique.


Le moment calme et familier fut rompu par l’arrivée, toute aussi familière, de Lee. Mais comme il était en avance, il se glissa près du duo et, aussi silencieusement qu’il était possible pour lui, s’adossa à l’arbre et chuchota joyeusement les conversations ridicules dont lui seul avait le secret. Avec une interlocutrice mi-amusée mi-exaspérée. Neji trouva cette atmosphère… chaleureuse.


Gai-sensei arriva en trombe et la troupe partit vers l’extérieur du village, Gai-sensei et Lee se défiant sur qui, cette fois, attraperait le plus de poisson pour le dîner. En soi, cela ne serait pas désagréable si les deux mâles utilisaient des cannes à pêche comme tout le monde, plutôt que de ne s’habiller que de speedo moulants et d’utiliser leur main… Un violent frisson venant de Tenten, à sa gauche, lui apprit qu’elle avait la même image désagréable que lui dans son esprit. D’autant plus que Gai-sensei les avaient invités à se joindre à eux en leur assurant qu’il avait prévu des tenus similaires pour eux dans son sac…


L’excursion ce soldat de satisfaction pour toute l’équipe Gai, puisqu’ils réussirent tous les tests de leur professeur, donnés pour se déplacer rapidement et efficacement entre les arbres. Lee rayonnait littéralement de fierté, ayant réussi à suivre ses coéquipiers, même s’il n’était pas aussi fluide et gracieux que Neji ou précis et astucieux comme Tenten.


Gai-sensei roucoulait d’éloge pour ses trois élèves et chacun des trois adolescents était ému, à différent degré, de cet enthousiasme à leur égard.


Tenten se surprit à considérer le Jonin comme une sorte de figure paternelle, aussi débridé qu’il était. L’homme signifiait ce qu’elle avait toujours secrètement attendu d’un adulte. Avec émotion et un certain embarras, elle avait maladroitement et rapidement enlacer le Jonin avant de filer, prétextant devoir allumer un feu pour leur repas. Les deux adolescents restèrent stupéfaits devant la démonstration d’affection, qui était rare chez Tenten, autre qu’avec Lee.


Leur Sensei eut un sourire ému et troublé, car il savait ce que cela signifiait pour la jeune fille de lui montrer aussi publiquement sa reconnaissance. L’étrange bouillon de sentiment de protection et d’affection qui avait afflué dans son corps au contact l’informa qu’il était tout aussi empêtré que son élève. Il se surprenait aussi à la considérer de plus en plus comme sa fille, brouillant ainsi ses repères relationnels.


Lee était clairement pour lui un fils et un petit frère. Neji était… Il ne savait pas trop comment catégoriser l’affection, le respect et l’inquiétude pour le jeune Hyûga. Tenten prenait inexorablement la place dans son cœur d’une précieuse fille.


Lui qui n’avait dans sa famille que Kakashi, en tant qu’éternel rival et frère spirituel, son équipe de Genin devenait pour lui de plus en plus une constante importante dans sa vie, jonchée de bataille et de perte. Il les protégerait, les rendrait fort pour qu’ils lui reviennent lorsque ses yeux ne pourraient plus les garder en ligne.


- Allez mes garçons, notre fleur ne peut pas tout faire le travail. Répondit-il avec un sérieux et un calme qui surprirent Neji et Lee.


Sans leur laisser le temps de répondre, le Jonin serra leur épaule, encore frêle sous ses grandes mains, et les mena vers leur campement.


La soirée fut agréable pour chacun. Gai et Lee étaient aussi exubérants et déchaînés qu’à l’habitude, se lançant mille et un défis stupides et engageant des conversations habituellement peu recommandables en public. Surtout avec un public majoritairement non consentant…

Après avoir abordé une conversation détaillée sur l’inconfort masculin matinale, gagnant la curiosité de Tenten, qui était assez au fait sur la biologie masculine extérieure, puisqu’elle changeait des couches depuis des années, Neji intervint. À la surprise de Tenten et de Lee, mais pas de Gai-sensei nota-t-il mentalement avec irritation, il les réprimanda sur la bienséance de parler ainsi devant une fille.


S’ensuivit une conversation animée sur les droits d’une femme à la connaissance, au grand dam de l’Hyûga et avec la ferveur d’une Tenten très engagée. C’est ainsi que reprit la conversation de l’inconfort matinal masculin… accueillit par le silence embarrassé et mortifié de Neji et des questions innocentes d’une Tenten inconsciente.


L’Hyûga se dit, pour la millième fois, que cette équipe de cinglés lui ferait autant perdre la raison que toute convenance…


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Anecdote humoristique de la semaine :


Ouais ! Parlons (enfin je parle, vous avez le choix d’écouter…) de la naissance douloureuse du chapitre 21 ! C’est un bébé de 13 pages, qui m’a demandé 60 heures de contraction et 8 heures d’accouchement… Est-ce ainsi que ce décrit un accouchement ? À part mon fœtus graisseux, bien en forme dans mon abdomen depuis 3 ans, je n’ai jamais été enceinte...


Il est né tard dans la soirée, dans mon restaurant de prédilection, mon mari/cappuccino glacé me serrant affectueusement la main en guise d’encouragement. Sous le regard pas si bienveillant des employés, qui commencent à en avoir assez que je squatte l’endroit… Ce qu’ils ne savent pas, c’est que je change de restaurants parfois (je reste dans la même chaîne de restaurant, mon café est une exclusivité de la bannière)… C’est d’ailleurs mon mari, M. Cappuccino glacé, qui a fait grandir en moi le faux enfant que je porte actuellement (sucre + crème = Amour passionné pour prendre de la masse. Mais étrangement, jamais au niveau des seins…) Quel était le sujet déjà ? Ha… Tant pis, je vais faire comme ma grand-mère et dire que je ne m’en souviens pas…


Donc, j’ai posé mon cul sur ma chaise préférée de l’endroit (je ne suis pas routinière, simplement fidèle, OK !) et j’ai accouché de mon merveilleux chapitre 21. Dans la douleur, j’ai pris plaisir à l’écrire, ce qui en soi est inquiétant… Le résultat m’emplit de fierté (Je n’ai pas osé le corriger encore…). C’est saupoudré de fluff à la Neji et cela a été un régal à écrire, même si cela me demande un effort conscient pour rester cohérente avec le caractère de celui-ci. J’ai vraiment hâte de vous le faire lire, je ne cherche pas de baby-sitter, mais vous faire tenir mon nouveau-né sera un honneur !


Je vous aime les gens, merci de lire mes textes, cela m’emplit de bonheur de partager avec vous et d’en grandir chaque fois. Prenez soin de vous !  


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