Sasari Uchiwa

Chapitre 338 : Histoire du passé : Un jour d'importance

6794 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a plus de 3 ans

Konoha – 31 ans en arrière

 

[Il y a que quelques heures de cela, le soleil venait de se lever sur le village de Konoha. Cette saison d’été en était une particulièrement humide et chaude. Un peu avant l’aube, avec le temps fraie, une rosée s’était posée partout à l’extérieur, sur l’herbe comme les surfaces planes. Ensuite, avec la venue du soleil, le tout s’évaporait tranquillement, faisant s’élever une légère brume à plusieurs endroits du village. Dans cette vapeur, les rayons du soleil s’y diffusaient et donnaient un aspect presque aveuglant aux alentours. C’était dans cette ambiance, tôt le matin, que quelques personnes s’étaient regroupées à l’intérieur du cimetière de Konoha.

 

Mikoto et son père, Mugetsu Uchiwa, étaient à l’avant du groupe, les premiers devant une pierre où le portrait d’une femme avait été posé, entouré de plusieurs bouquets fleurs. Ils étaient ceux manifestant le plus de chagrin devant cette image puisqu’il s’agissait d’une personne qui leur était très proche ; la mère de Mikoto, la femme de Mugetsu. Les autres personnes, quelque peu en retrait, étaient aussi présentes pour partager leurs peines et donner leur soutient face à cette perte. Il n’y avait pas seulement des membres du clan Uchiwa dans la petite assemblée. Sasuke Sarutobi, bon ami de Mugetsu, tenait spécialement à être présent. Des représentants du village, comme Biwako, Hokage par intérim au vue de l’absence de son mari à l’intérieur du village, étaient là également. Le groupe entier n’était pas très grand, puisque la seconde grande guerre ninja était toujours présente à l’extérieur du village, mais c’était bien suffisant pour aider à supporter moralement cette épreuve. Même Kyûsaku et Sumire étaient présents pour leur amie.

 

Au bout d’un temps, la cérémonie de recueillement fut finie et les gens présents se dispersèrent pour retourner à leurs occupations. Mugetsu et sa fille, toujours quelque peu morose, s’écartèrent légèrement de leur côté, le père voulant discuter rapidement avec sa fille.]

 

Mugetsu : Écoute, Mikoto, cette guerre, comme toutes les précédentes, n’a pas que d’impacts sur le champ de bataille. Elle nous prive tous de beaucoup de bonheurs et nous demande une attention bien particulière pour espérer qu’elle se finisse rapidement. Elle éloigne les gens et amenuise les relations. Je suis vraiment désolé si ces derniers temps, je ne suis pas aussi présent que tu pourrais le souhaiter. Être à la tête d’un clan comme celui des Uchiwa demandent beaucoup de temps et les effectifs pour m’aider se font de moins en moins nombreux. Tu sais déjà tout ça de toute manière, n’est-ce pas? Mais tout ceci, malgré l’épreuve considérable que ça puisse être, cette guerre n’arrivera pas à briser ce lien entre toi et moi. Lorsque cette guerre aura trouvé un terme, je te promets que nous tisserons un lien encore plus fort entre nous. Nous sommes toujours une famille, Mikoto. Tous les Uchiwa sont de ta famille, ne l’oublie pas.

 

Mikoto : … Je ne l’oublie pas.

 

Mugetsu : Tu arrives maintenant au terme de ton apprentissage à l’Académie… Déjà cinq années là-bas. Je sais que c’est un moment important; de devenir enfin une kunoichi confirmée, mais je sais déjà que tu es une petite fille plus que douée. Je n’ai pas besoin de te voir avec un bandeau pour le savoir. Ta mère le savait aussi et elle était plus que fière de qui tu étais… Je ne pourrai pas être là plus longtemps en ta compagnie aujourd’hui. Trop de choses accaparent mon temps. Mais ne t’inquiète pas pour la suite des choses, Mikoto. Ce sera certainement difficile à partir de maintenant, il s’agit d’un grand changement, mais tu ne seras jamais complètement seule. Reste près de tes amis, Mikoto.

 

[Ce moment à l’écart de tout le reste fut écourté par la venue d’Hanae Uchiwa, mère de Sumire, en compagnie de ses enfants. Mugetsu ne pouvait l’ignorer, trop peu de personnes du clan Uchiwa avaient pu se manifester pour cette journée spéciale pour se permettre de s’écarter sans considération. Il aurait tout de même voulu un peu plus de temps, seul à seule, avec sa fille.]

 

Hanae : Je souhaitais vous faire part de mes condoléances proprement, à vous Mugetsu-san, ainsi qu’à toi, Mikoto. Sumire et Yanato ont également perdu leur père durant cette guerre, nous savons ce par quoi vous traversez, tous les deux. C’est difficile tous les jours depuis son départ. Mikoto, tu as certainement été une grande aide pour Sumire durant son deuil, et indirectement aussi pour Yanato. Sache que Sumire sera là pour t’épauler dans tout ça, n’est-ce pas Sumire?

 

Sumire : Pff, je n’ai pas besoin de me le faire dire…

 

Hanae : Nous sommes tous du clan Uchiwa, nous sommes tous une grande famille. Avoir une famille et d’en prendre soin est une priorité avant tout autre chose, quoiqu’il advienne. C’est ce que je pense.

 

Mugetsu : Vous avez raison, Hanae-san. Si les Uchiwa restent uni, nous ne tomberons pas dans cette guerre.

 

Mikoto : Merci, Hanae-san.

 

Hanae : Par ailleurs, Mugetsu-san, si vous souhaitez relâcher votre esprit pour vous détendre, sachez que vous-êtes toujours le bienvenue pour une séance de méditation ou même de danse si…

 

Mugetsu (Embarrassé) : Ahem! Hanae-san, je vous remercie, mais ce n’est vraiment nécessaire… En tant que ninja, j’ai perdu beaucoup de personnes qui m’étaient chères par le passé et je sais faire la part des choses par moi-même. Ne vous inquiétez pas, mes émotions n’altérerons pas mon jugement. Mais…

 

Hanae : La première séance est pourtant offerte, vous savez!

 

Sumire : Maman, cesse d’insister! C’est humiliant à la fin!

 

Mugetsu : Hanae-san, Sumire, Yanato… bonne journée… Mikoto. Nous nous reverrons plus tard.

 

[C’est ainsi que les funérailles de la mère de Mikoto prirent fin. Sur place, il ne resta plus que la jeune fille et son amie, Sumire, pour l’accompagner jusqu’à la fin. Les jeunes Uchiwa étaient retournés devant l’endroit où la mère de Mikoto avait été mise en terre. Mikoto contemplait silencieusement l’objet ainsi que les nombreux bouquets qui le décorait.]

 

Mikoto : Qu’est-ce que ça t’a fait, toi… lorsque c’est arrivée?

 

Sumire : Mon père était la personne qui me comprenait le plus. Il savait comment m’encourager, il reconnaissait ma vraie valeur, il savait quand me donner son soutient, on arrivait à discuter de tout si facilement, il savait presque tout de moi… je sentais que j’avais son importance pour lui, qu’il m’aimait et… moi aussi je l’aimais plus que tout. Ma mère est différente… et l’est devenue davantage quand il est mort. Toujours je dois faire ci, toujours je dois faire ça ; «Va t’entrainer», «va t’exercer», «tu dois danser plus souvent», «tu négliges tes assouplissements», «accompagne ton frère», «viens m’aider», «occupes-toi de cette affaire»…  Comme Yanato est ce qu’il est, j’ai l’impression que je dois tout faire et… je n’ai aucune reconnaissance pour ce que je fais, je sens que tout ce que j’accomplie n’a aucune valeur à ses yeux. Elle ne fait qu’en redemander en permanence… tout le temps.

 

Mikoto : …

 

Sumire : On en a bientôt enfin terminé avec l’Académie, on va enfin être considéré comme des ninjas… * Devient émotive * Tu crois que ma mère s’en soucie?! Elle n’en a rien à faire! C’est à peine si elle le sait vraiment! Mon père, lui il aurait vraiment saisie à quel point c’est important pour moi! Il aurait su trouver les mots exacts! Ça m’emmerde, Mikoto! La mort de mon père, c’est comme si j’avais tout perdu!...

 

* Silence *

 

Sumire : Kyûsaku et toi, Mikoto… Je ne veux pas vous perdre, d’accord?

 

Mikoto : J’ai le même ressentiment, en ce moment, Sumire. J’ai envie que mes amis restent près de moi.

 

[À l’arrière d’elles, alors que les deux jeunes filles se retournèrent dans cette direction, elles purent voir, un peu plus loin, Mitsumi accompagnée de Kyûsaku, bien hésitante à vouloir venir à la rencontre de Mikoto. Mitsumi avait une fleur en main et Kyûsaku n’hésitait pas à la convaincre d’aller vers son amie. Malgré le moment de tristesse, ç’arrivait à donner un léger sourire à Mikoto… la jeune fille avait besoin de ces petits moments de légèreté pour apaiser ses tensions. Au contraire, par contre, pour Sumire, voir Kyûsaku accompagner Mitsumi ne la mettait pas particulièrement en joie. Elle en détourna même le regard.

 

Kyûsaku et Mitsumi arrivèrent enfin tout près de leurs amies. Naturellement, la fleur qu’avait la jeune fille aux cheveux clairs était elle aussi pour donner.]

 

Mitsumi : Je n’osais pas venir, je me disais que c’était probablement une cérémonie privée… mes sentiments n’étaient peut-être pas non plus aussi légitime que ceux de ta famille, Mikoto. Je… je tenais tout de même à dire que je compatis. Vraiment. J’ai cette fleur.

 

Mikoto : Tu n’aurais pas dû hésiter à venir, Mitsumi, j’aurais même vraiment aimé que tu puisses être avec nous, mais je suis contente que tu sois là, maintenant. J’apprécie que tu sois venue. * Sourit *

 

Kyûsaku : Je te l’avais dit, Mitsumi, que tu aurais pu être présente. Vraiment, y’a pas à en faire tout un plat avec les Uchiwa. Y’en a plusieurs qui ont de ces manières, mais ce ne sont que des idiots qu’on doit qu’ignorer, c’est tout.

 

Mitsumi : En plus d’un an en Konoha, il y a plusieurs concepts qui m’échappent encore.

 

Sumire : Mikoto, ce n’est pas que je n’aime pas être ici, mais on pourrait ne pas trop s’y attarder? C’est aujourd’hui qu’on en fini enfin avec cette foutu Académie et qu’on passe à autre chose. Et je crois qu’on a quelque chose à faire avant.

 

Mikoto : Pas besoin de rester plus longtemps ici, je n’y tiens pas non plus. Désolé, Mitsumi, mais on va devoir te laisser pour le moment. On se retrouve à l’Académie, d’accord?

 

Mitsumi : Je comprends, je ne souhaitais pas vous déranger plus longtemps, de toute manière. Vous avez certainement des choses importantes à faire.

 

Kyûsaku : Combien de fois il faudra te le dire, Mitsumi? Si on doit s’absenter un moment, ce n’est pas pour t’exclure de notre groupe, qu’on soit bien clair. Pourquoi on ne l’emmènerait pas avec nous, les filles? Yanato a suivi ta mère, Sumire, et idéalement…

 

Sumire : Tiens ta langue, Kyûsaku! Hors de questions, de toute manière!

 

Kyûsaku : Mitsumi est de confiance, plus que bien des personnes qu’on connait!

 

Sumire : Cesse d’en parler et revient sur terre, Kyûsaku. C’est vraiment pas le moment aujourd’hui.

 

Mikoto : Désolé, mais je suis du même avis que Sumire. Il vaut mieux laisser Mitsumi en dehors de ça.

 

Kyûsaku : Mais…

 

Mitsumi : Je suis contente que tu voulais que je vienne, Kyûsaku, mais j’ai moi aussi pleinement confiance en vous tous. Si c’est préférable que je ne vous suive pas durant la prochaine heure, je n’en vois pas d’inconvénient. * Sourit *

 

Kyûsaku (Déçu) : …

 

Sumire : On assez perdu de temps. On y va maintenant?

 

[Il n’y avait qu’une seule destination où Mitsumi ne pouvait être invitée à suivre ses amis. Après plus d’un an depuis, la petite librairie, quartier générale du vieux Reïtarô, n’avait pas du tout changé. L’endroit restait très peu fréquenté, n’y voyant que de rares passants, personne pour se poser la question de comment un tel commerce arrivait encore à rester en vie.

 

Comme fréquemment, l’équipe des trois jeunes Uchiwa s’y retrouvèrent… mais sur leur chemin, ils y croisèrent une seule autre personne. Rien d’étonnant par contre, il s’agissait d’Akimoto Hyuga, le jeune Jonin qui supervisait jusqu’alors Hiashi et Hizashi du même clan. Il fut le premier à atteindre la porte d’entrée de l’endroit et, courtois, il laissa les jeunes apprentis ninjas entrer les premiers pour se rendre à l’arrière-boutique. Reïtarô était à l’arrière à les attendre, toujours assit sur son trône avec, à ses côtés, non loin, Kazuto qui assurait sa protection. Dans un autre coin de la salle, Junna était elle aussi assise sur une chaise mais endormit.

 

Les trois Uchiwa se présentèrent devant, alors qu’Akimoto, lui, se dirigea vers une troisième place assise. En quelques secondes seulement, son humeur changea complètement et son état. C’était une transition soudaine. Son visage s’affaissa de fatigue, ses paupières devinrent bien plus lourdes et la teneur de son corps allait presque flancher. Dans l’autre coin, Junna repris conscience.

 

Akimoto s’efforçait de reprendre pleinement ses esprits, mais ce n’était pas la première fois qu’il était dans cet état. Depuis qu’il s’était fait attrapé par Kazuto, l’an dernier, sa vie avait radicalement changée… Au travers des mèches qui lui tombaient sur le visage, malgré la peine à reprendre pleinement ses esprits, Akimoto arriva à échanger un regard avec Mikoto. Elle le considéra pendant quelques secondes seulement, sans la moindre émotion, et se retourna face à Reïtarô enfin.]

 

Reïtarô : Comment s’est déroulé l’enterrement? J’imagine que ça n’a pas dû être… facile?

 

Mikoto : Pénible…

 

Reïtarô : J’ai perdu mes parents très tôt, moi aussi et, malgré mon appartenance aux clans Akimichi, je me suis vite retrouvé seul, à devoir me débrouiller par moi-même. Regarde où j’en suis maintenant! Les affaires pourraient être meilleures, mais je ne me plains pas de ma situation actuelle. Quand on sait s’entourer des bonnes personnes…

 

Mikoto : …

 

Reïtarô : Et ton père, Mikoto, il se doute de quelque chose?

 

Mikoto : Pourquoi est-ce que la situation aurait changé depuis la dernière fois qu’on est venu ici? Non, il ne sait toujours rien de vous, Reïtarô. Il n’a aucun doute, on sait ce qu’on fait.

 

Reïtarô : On est tendue aujourd’hui, à ce que je vois. Je demande car, c’est souvent dans ce genre de moments de faiblesses; lorsque nos émotions sont mis à l’épreuve, que les failles surviennent et que l’on se trahit.

 

Kyûsaku : Pourquoi tu nous as fait demander cette fois, Reïtarô? Pas simplement pour prendre des nouvelles, j’espère?

 

Reïtarô : Qu’y aurait-il de mal à le faire?

 

Kyûsaku : On n’est pas vos amis.

 

Kazuto : Vous êtes de plus en plus désagréable les jeunes. Vous aviez déjà ce ton familier avec Reïtarô-sama, et maintenant vous le prenez de haut. Vous devriez éviter de nous manquer de respect car un retour de balancier pourrait bien vous faire du mal.

 

Reïtarô : J’avais quelques sujets dont je voulais clarifier avec vous. Tout le monde le sait, c’est aujourd’hui qu’une nouvelle cohorte d’apprentis ninjas est censée être promu au rang de Genin, dont vous faites partie. Vous allez être assigné à un Jonin avec lequel vous ferez des missions et, alors que c’est la guerre, vous aurez certainement beaucoup de boulots dès la première semaine.

 

Mikoto : Ça ne devrait pas avoir d’impact avec nos activités avec vous, Reïtarô. Même si en théorie on sera plus actif, on trouvera certainement le temps pour d’autres missions que vous proposerez.

 

Reïtarô : J’en doute.

 

* Étonnement de Mikoto *

 

Reïtarô : Nous en rediscuterons le temps venu, de ce qu’il adviendra de vous pour le futur. Vous savez être plus qu’utile depuis que l’on fait affaire ensemble, ç’a été une réelle aubaine que de pouvoir mettre la main sur la fille du chef du clan des Uchiwa. Les membres de votre clan savent y faire, par ailleurs, je le reconnais.

 

Kyûsaku : Tss, rien à voir… il y a beaucoup d’incompétent chez les Uchiwa aussi… Tous les trois, on est doués, pour ce qui est d’eux…

 

Reïtarô : Ce n’est certainement pas faux. Dans tous les cas, je ne peux pas me permettre de mettre mes petites affaires en périls… Vous comprenez, j’espère? Vous êtes prévenu.

 

Mikoto : Qu’as-tu l’intention de faire pour la suite des choses? Akimoto Hyuga, par exemple, tu le gardes?

 

Reïtarô : Évidemment que oui. Depuis qu’on a réussi à mettre la main sur lui, c’est définitivement plus simple de faire les recherches que je souhaite à l’intérieur du village. Le clan Hyuga ne semble se douter de rien et l’hérité et son frère jumeau s’entrainent déjà avec d’autres Jonin à eux. J’ai même cru remarqué que tu t’entraînais quelques fois avec eux, Sumire.

 

Sumire : On ne peut plus rien faire dans le village sans que tu ne sois au courant, c’est ça?

 

Junna : Ça va créer des ennuis inutiles si on le relâche.

 

Reïtarô : Oui. Tous les arguments sont là pour le garder avec nous.

 

Akimoto (Faible) : Vous n’êtes que des faibles… Une honte pour le village… Vous tous…

 

* Mikoto devient inquiète *

 

Reïtarô (Ricane) : On n’existe plus pour ce village. Personne ne se soucie de nous, comme plus personne ne se soucie de toi, réellement, Akimoto.

 

Junna : Ta personnalité a progressivement changé. Le Akimoto, que tes proches connaissaient il y a un an, a bien changé aujourd’hui. Si tu reviens parmi les tiens, par pure coup de chance, le changement sera si radical qu’ils ne pourront qu’être méfiants. Ils voudront certainement étudier ton cas et d’une manière que tu ne souhaites pas. Tu ne reviendras jamais parmi les tiens. Le vrai Akimoto Hyuga, maintenant, c’est moi.

 

* Étonnement d’Akimoto *

 

Kazuto : Tu me terrifies, par moment, Junna.

 

Reïtarô : Bref, ce n’était qu’un court entretient aujourd’hui, question de mettre certaines choses au clair. Les affaires pourraient très bientôt devenir bien plus intéressantes qu’en ce moment, les informations vont et viennent comme jamais. Un conseil pour vous trois, pour ce soir… je vous conseille de rester à l’ombre.

 

Kyûsaku : Qu-?! Tu nous menaces ou quoi?

 

Reïtarô : Au contraire, Kyûsaku, je vous fais une faveur. Vous comprendrez en soirée.

 

Mikoto (Étonnée) : Qu’est-ce qu’il y aura ce soir?!

 

Kazuto : Ça suffit avec vos questions, on en a terminé avec vous alors, dégagé les mômes. Junna reprendre contact avec vous pour la suite des choses s’il y en a, compris?

 

[Quelque peu agacés, Sumire et Kyûsaku commencèrent à vouloir partir de l’endroit, mais Mikoto pris un moment de plus pour scruter les alentours, comme pour chercher un indice de ce que pouvait insinuer Reïtarô. Qu’y allait-il y avoir ce soir? Après quelques secondes à le faire, la dernière fut celle de trop pour Kazuto. Pour se montrer menaçant et pour inciter la jeune fille à devoir partir, il s’avança une fois vers elle. Ce fut bien suffisant pour la convaincre. C’est alors que, finalement, les trois jeunes Uchiwa sortirent de l’endroit.]

 

Sumire : Tout ça pour ça… Comme si on n’avait que ça à penser aujourd’hui. Tout m’agace aujourd’hui. * Soupire *

 

Kyûsaku : Les choses vont potentiellement changer avec lui, c’est à ce demander ce qui va réellement se passer. Et ce soir… Je suis certain qu’il nous menaçait. Tout ce qu’il cherche en permanence, c’est de nous faire peur pour être sûr qu’on ne le trahisse pas. S’ils ont Akimoto avec eux, c’est un peu grâce à nous, non?

 

Mikoto (Embêtée) : Désolé, mais je ne pourrai pas me rendre à l’Académie en même temps que vous, je…

 

Sumire : Quoi? Mais pourquoi?!

 

Mikoto : C’est que… Je… J’aimerais être seule un moment, avant tout ça. J’ai besoin d’un peu de temps avant le reste de la journée. Comme tu le dis, Sumire, cette journée est pénible.

 

Sumire : Tu peux pas nous laisser comme ça maintenant alors qu’il ne reste que quelques heures avant la dernière étape pour enfin en finir avec l’Académie!

 

Mikoto : Je ne serai pas longue, je vous le promets.

 

Sumire : Il le faut, Mikoto. On doit être tous les trois ensemble jusqu’à la fin, j’y tiens beaucoup. À tous les coups, Irina sera encore plus insupportable qu’à l’habitude. C’est un moment qu’on attend depuis si longtemps. On pourra enfin passer aux choses sérieuses, et tant pis s’il faut délaisser cet idiot de Reïtarô.

 

Mikoto : Je serai là à temps pour les évaluations…

 

Sumire : Je sais que c’est une journée particulièrement difficile pour toi, aujourd’hui, Mikoto, je le sais très bien même… mais ça m’est vraiment important que vous soyez tous les deux-là, parce que vous êtes les seuls pour j’ai l’impression de vraiment compter.

 

Mikoto : …

 

Kyûsaku : Dans tous les cas, je serai là, moi.

 

Sumire : Si Mitsumi n’est pas trop dans les parages… * Soupire * Dans ce cas…

 

[Mikoto en profita en fin pour distancer ses amis et elle le fit presque avec hâte, aux yeux de ses amis. Ça n’avait pas beaucoup d’importance maintenant, de toute manière. Kyûsaku et Sumire étaient laissé à eux seuls dans cette petite rue, ne sachant quoi faire sur le moment. Il ne restait que peu de temps avant la conclusion de leur périple à l’intérieur de la fameuse Académie ninja.]

 

Kyûsaku : Je ne t’ai jamais vue aussi tendu, Sumire… même pas lors d’une mission.

 

Sumire : Il y a des choses qui doivent changer et d’autres que j’aimerais qu’elles restent comme elles sont. J’ai seulement hâte que cette journée ce termine enfin. On peut rester ensemble, que toi et moi, jusqu’à l’heure des évaluations?

 

Kyûsaku : Je ne t’abandonnerai pas, moi, alors, dis-moi où tu veux aller et on ira ensemble.

 

[Ce fut un moment de réelle détente pour les deux jeunes Uchiwa. Ils trouvèrent une petite colline sur laquelle ils purent être seuls à contempler le village. Rien ne se disait particulièrement, ils ne faisaient que passer le temps jusqu’à nécessaire. Sumire était bien tracassée, mais Kyûsaku aussi n’était pas complètement détendu, en premier lieu. Cette rencontre et ce moment passé ensemble, loin de leurs soucis, c’était montré bénéfique.

 

Ils auraient presque aimé que cet instant dur plus longtemps, mais d’autres priorités les attendaient maintenant. À deux seulement, midi passé, ils se rendirent ensemble vers l’Académie, là où beaucoup d’autres jeunes de tout âge se rendaient également. C’était pour une dernière fois qu’ils participaient à ce genre de rassemblement, ils l’espéraient. Plusieurs apprentis s’étaient regrouper proche de l’établissement et pas seulement de ceux de la dernière année. Comme par d’autres années, des apprentis plus jeunes que prévus avaient été invités à venir faire le test final plus tôt que la normale.

 

Kyûsaku et Sumire furent rejoint par Mitsumi en salle de classe. Il ne restait que quelques absents avant que la dernière classe ne commence vraiment.]

 

Mitsumi : Hmm… Mikoto, n’est-elle pas avec vous? Va-t-elle bien?

 

Sumire : Je l’espère vraiment, elle ne peut pas s’absenter un jour si important.

 

Mitsumi : J’ai le même avis, oui. J’ai vue quelques Jonin du village venir près d’ici pour consulter les fiches des apprentis… probablement de nos futurs sensei. Des personnes qui semblaient biens expérimentés. * Sourit *

 

Kyûsaku : Ah oui?! Qui?

 

Mitsumi : J’ai spécialement reconnu Tsunade-sama… mais je ne sais pas si elle est venu par intérêt pour les étudiants ou si ce n’était que pour venir encourager Nawaki-san.

 

Kyûsaku : Tsunade se spécialise dans l’art médical. Elle s’en est même fait une réputation depuis.

 

Mitsumi : Oui, elle est source d’inspiration. J’aimerais bien être aussi douée qu’elle.

 

Kyûsaku (Sourit) : Te faut devenir plus douée qu’elle. C’est possible, j’en suis sûr!

 

Daï, arrivant (Exténué) : Ah! Pile à l’heure! Oi, Sumire! * Cours vers elle * Je dois absolument vous montrez quelque chose après tout ça!

 

Sumire : * Soupire * Et pourquoi ne pas nous le dire maintenant, ce que c’est?

 

Daï : Ah non! Je ne veux le montrer qu’à vous, les jeunes! Si j’en suis à ce stade aujourd’hui, c’est très probablement grâce à vous, vous m’avez beaucoup aidé à me rendre jusqu’ici. Ça va certainement nous être utile pour la suite, je vous le garantis! Vous ne devinerez jamais ce que c’est! * Clin d’œil *

 

Sumire : Faut déjà qu’on réussisse à devenir Genin…

 

Daï (Fière, confiant) : Crois-moi, ça va le faire!

 

[La porte de la classe se rouvrit une dernière fois, à l’avant, et en sortit enfin Mikoto, suivit de très près par Irina, l’institutrice. Dans d’autres circonstances, Sumire aurait été apaisée de voir son amie arriver enfin, mais puisqu’elle arrivait si tardivement et suivit d’Irina, ça ne réussit pas à détendre davantage la jeune fille. Tous les élèves trouvèrent place et la dernière évaluation allait commencer.

 

Aucune protestation de la part d’aucun élève, aucune réprimande ou argument déplacé non plus. Il en alla d’abord d’un test théorique à l’écrit. Il s’agissait de notions de bases et de mises en situation avec une résolution logique à trouver. Peu d’élèves avaient de réelles difficultés avec le test, jusqu’à maintenant, il était même d’une grande simplicité pour les trois Uchiwa. Pour autant, il ne fut pas pris moins au sérieux.

 

Ensuite, plus tard, se fut autour de tests pratiques. Plusieurs points étaient à évaluer, comme l’équipement que devait posséder un ninja en mission, les procédures pour poser un piège dans un environnement donné, l’utilisation des armes et autres outils, des techniques de Taijutsu et de Ninjutsu simples…]

 

Irina : Daï Maito, c’est à ton tour. Où en es-tu avec ta technique de clonage?

 

Daï : Eh bien…

 

Irina : Hmm… et la technique de métamorphose? Celle de substitution?

 

Daï : Je… Je peux le faire! Je vais vous montrer mon plus beau clone! * Exécute une série de mudra * Bunshin no jutsu! (Clonage)

 

[Rien ne se produisit, pas même un clone raté, il n’eut absolument aucune apparition…]

 

Irina : Retente-le.

 

[Sous les ordres de son institutrice, Daï se retenta à faire la technique de clonage simple. Cette fois, Irina l’observa d’un autre regard. Son Sharingan était bien visible, l’une des premières fois qu’elle le révélait devant ses élèves. Grâce au Dojutsu, Irina pouvait voir les flux de chakra à l’intérieur de Daï. Lors de l’utilisation de la technique, rien ne fluctuait au niveau du chakra… comme si Daï n’arrivait toujours pas à l’utilisé.

 

Irina prit des notes. Elle lui fit faire d’autres techniques de Ninjutsu et, chaque fois, le résultat était le même.]

 

Irina : Daï, le Ninjutsu fait partie intégrante des outils que doit posséder un ninja. Il est difficile de faire sans. Alors, pour cette raison…

 

Sumire : Tu ne vas quand même pas le refuser?!

 

Irina : Sumire… Il s’agit de l’évaluation de Daï et je suis celle qui juge ici qui est apte à continuer ou non. Reste assise à ta place jusqu’à ce que je te demande de…

 

Sumire : Non! Daï a beaucoup plus à prouver que ça! T’as utilisée ton Sharingan pour voir l’activité de son chakra pour le Ninjutsu, mais tu n’as rien vue pour son Taijutsu!

 

Irina : …

 

Sumire : Daï!...

 

Daï : Non, ça va Sumire. C’est de mon erreur et il faut s’avoir les assumer. Je ne suis pas encore prêt pour ça, il faut croire.

 

Sumire : Daï! Tu vas me montrer maintenant ce que tu voulais nous montrer! Tu l’as dit toi-même; ça va le faire!

 

Daï : … * Sourit * Oui, je dois le tenter! Irina-sensei, me permettez-vous que je vous montre le produit de mes efforts?

 

Irina : …

 

Sumire : Pas besoin de son avis, fait-le!

 

[Irina, quelque peu agacé, ne voulut pas protester et continua d’observer Daï, devant. Le jeune homme ce concentra, et ce le fut davantage que lors des techniques précédentes. Cette fois, Irina voyait bien des mouvements dans le chakra de son élève et il se dirigea des endroits précis. Il eut un soudain souffle en provenance de l’apprenti ninja!]

 

Daï : Hachimon Tonkô – Kaimon! Kai! (Ouverture des huit portes célestes – première porte. Libération.)

 

* Étonnement de tous *

 

Daï : Kyûmon, Seimon! Kai! (Deuxième porte, troisième porte. Libération.)

 

Nawaki : Bon sang! Toute l’Académie est en train d’en trembler! C’est quoi cette technique, Sumire?!

 

Kyûsaku : Quand est-ce qu’il a eu le temps de maitriser ça?!

 

Sumire : Je croyais que vous l’auriez remarqué. Daï n’est peut-être pas doué pour le Ninjutsu, mais il a une maitrise de son corps incroyable. C’est l’accumulation de ses efforts en Taijutsu qui a mené à ce résultat!

 

[Irina contemplait le tout de manière obnubilé, elle-même tremblait devant une telle démonstration. C’était indéniable, il s’agissait d’une prouesse surpassant ce que pouvait faire un simple apprenti ninja. Au bout de quelques secondes à montrer les limites de son corps, Daï s’arrêta à en chanceler au sol, perdant complètement connaissance. Ce fut marqué de l’étonnement des autres élèves qui se levèrent presque tous de leurs places assises pour voir dans quel état était Daï.

 

Les plus curieux, les plus désireux d’apporter leur aide au jeune homme, furent arrêter d’un geste de la main de la part d’Irina. En même temps que d’empêcher ses élèves d’en faire trop, elle vérifia elle-même le corps de son élève. Sumire, qui avait été la première à s’être mise debout pour l’encourager, fut aussi la première à se rasseoir.]

 

Irina : … Nawaki, tu as déjà été évalué alors, je te demande d’escorter Daï à l’extérieur de la classe et d’appeler des ninjas pour prendre soin de lui. Transporte-le avec délicatesse, un rien ne pourrait lui déchirer ses muscles.

 

Mitsumi : Irina-sensei, je me porte volontaire pour prendre soin de Daï-san jusqu’à ce qu’il aille mieux.

 

Irina : Ça ira, Mitsumi. Tu vas rester ici, comme tous les autres, pour poursuivre l’évaluation.

 

Kyûsaku : Et… il a réussi? Daï est devenu un ninja maintenant?

 

Irina : * Regarde Kyûsaku * …Sumire Uchiwa, tu es la prochaine.

 

[La classe redevint progressivement aussi calme qu’elle ne l’était lorsque Daï fut enfin escorter vers l’extérieur. À ce moment, Sumire s’avança à son tour, pour subir à son tour son test final. Elle n’y alla pas avec défiance envers Irina, mais avec l’esprit qu’elle devait parfaitement respecter les choses.

 

Son évaluation ne fut pas très différente. Vérification de quelques notions de bases nécessaire pour une kunoichi, mais surtout une démonstration de techniques essentielles pour son arsenal en tant que ninja. Alors que Sumire aurait pu aisément faire une dizaine de clones d’ombre, elle respecta la demande d’Irina et ne forma qu’un clone simple. Irina l’inspecta un court instant avant de passer à la suite. Ça enchaina avec une métamorphose. Sumire se changea en Irina. Aux yeux des autres élèves, sa transformation était sans défaut, et du point de vue d’Irina elle-même, aucun détail ne manquait non plus, la jeune Uchiwa avait parfaitement exécuté ce qu’on lui avait demandé. Un résultat similaire aux deux techniques précédentes put être vu avec la permutation, également.]

 

Irina : C’est donc tout? Rien à dire ou à faire de plus, Sumire?

 

Sumire : Tu l’as dit à plusieurs reprises, Irina… tu as fait des demandes et j’ai fait précisément ce que tu attendais de moi. Pas plus, pas moins.

 

Irina : Hmm… * Prend des notes *

 

Sumire : Et alors?... Est-ce que je dois en montrer davantage?

 

Irina : Tu peux aller reprendre ta place, Sumire.

 

Sumire : Tu as dit à Nawaki qu’il allait être promu, comme à Kaori aussi, Kushina avant elle alors qu’elle est d’une classe inférieur à la nôtre. Pourquoi moi je n’ai pas le droit de savoir maintenant si je suis une Genin ou non?

 

Irina : …

 

Sumire : Qu’est-ce que j’ai fait de mal à la fin!? Tout était parfaitement exécuté, je n’ai rien fait de moins que les autres dans mes techniques, j’en suis certaine! J’ai respecté les consignes, mon test écrit est certainement sans faute aussi, je me suis encore plus entrainée cette année par rapport à toutes les autres années, j’ai tout amélioré de ce que je savais faire… Qu’est-ce qui pourrait ne pas aller?!

 

Irina : * Soupire * Sumire, je ne le répèterai qu’une seule autre fois ; va prendre ta place.

 

[Sumire, sans un mot de plus, encore plus tendue qu’elle ne l’était avant d’arriver en classe, se prit d’une marche rapide pour aller reprendre sa place assise. Encore une fois, bien qu’avec du retard, la jeune amie de Mikoto avait obéi à l’ordre qu’on lui avait donné. Cependant, elle fixa longuement Irina, attendant particulièrement quelque chose, d’elle.]

 

Mikoto : Sumire, tu devrais te ressaisir.

 

Kyûsaku : Qu’est-ce que tu racontes, Mikoto? Sumire a raison, pourquoi Irina donnerait son verdict aux autres et pas à elle? Il y a des élèves ici qui étaient d’une classe inférieur à la nôtre, qui sont moins doué qu’elle ne l’est, et qui ont tout de même reçu l’approbation d’Irina tout de suite. Qu’est-ce qu’on doit en comprendre, à la fin.

 

Mikoto : Ça va plus loin que ça. Il y a… il y a des missions en jeu, tu comprends? Ces missions sont très importantes, spécialement en temps de guerre. Beaucoup de personnes sont à risques si nous échouons ses missions. Et…

 

Kyûsaku : Qu’est-ce qui te prend de dire ça!? On est les mieux placers pour savoir que Sumire a amplement le niveau!

 

Irina : Sumire, tu devras retenter ta chance l’an prochain.

 

[Ça en fut un choc pour tous les élèves. De tous ceux passé jusqu’à maintenant, Sumire avait été la première à être recalée ainsi. Celle la plus affectée par cette affirmation fut évidemment Sumire. Son expression n’avait pas beaucoup changé, elle fixait toujours Irina, son institutrice, dans les yeux, mais à l’intérieur, ça n’allait pas. Son Sharingan complet se dévoila, montrant un regard maintenant menaçant envers Irina.]

 

Sumire : Vous… vous foutez de moi… Des missions sont en jeu? Je suis prête à exécuter une mission, à aider mon clan, à faire protéger Konoha contre les autres nations, dans une situation catastrophique et Irina préfère me retenir ici! Qu’est-ce qu’il me faut comme preuves à la fin!? N’importe qui d’autre qu’elle aurait pu le voir! * Pleure de rage * Qu’est-ce que j’ai à la fin qui ne va pas chez-moi?! Expliquez-moi au moins ce que j’ai pu faire de mal!

 

Irina : …

 

Kyûsaku : Elle a raison. Qu’est-ce qu’il l’a fait échouer son test?

 

Mikoto : Kyûsaku…

 

Kyûsaku : Ferme-là, Mikoto! Dites-le, Irina! Pourquoi est-ce qu’on ne peut pas être des Genin?!

 

Irina : Je…

 

[Irina savait être d’un flegme plus qu’exemplaire, à son habitude, mais pour une des rares fois, maintenant, l’institutrice semblait tracassée. Elle avait tenu le regard de Sumire jusqu’à ce qu’elle commence à regarder vers le bas. Irina fuyait le moment. Cependant, au bout d’un court instant, ce même regard se redressa tranquillement, comme si elle espérait ne pas être vue… Son regard timide s’en alla vers Mikoto.

 

Également pour la jeune Uchiwa, il n’y avait que peu d’assurance dans son regard. Mikoto semblait être à nouveau inquiète de la situation, comme n’espérant pas en voir le dénouement. Toutes ses émotions, durant cette journée, étaient mise à rudes épreuves, au point d’en être inondée à ne plus savoir quoi en faire. Mikoto voulait simplement que cette journée se termine pour passer à la suite.

 

Kyûsaku, comme plusieurs autres élèves, attendaient avec intérêt la réponse qu’allait pouvoir donner Irina.]

 

Kyûsaku : Pourquoi est-ce que vous ne dites rien?

 

[Irina alla initier une première réponse, mais son élan fut coupé par un énorme bruit sourd venant de l’extérieur. Ça en étonna évidemment tout le monde, mais plus particulièrement Irina et Mikoto. Il ne s’agit pas de n’importe quel bruit, il venait forcément de loin, voire de l’extérieur du village… Alors que l’après-midi allait s’achever dans peu de temps, Konoha était victime d’une attaque surprise.]

 

Fin du chapitre 338

Laisser un commentaire ?