Sasari Uchiwa

Chapitre 337 : Histoire du passé : Coup de pression

6344 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a plus de 3 ans

Konoha – 32 ans en arrière

 

[Malgré tout ce qui s’était produit la veille, Mitsumi accueillit tout de même Mikoto vers elle avec une certaine bonne humeur. Tout ne s’était pas déroulé comme prévu, les cinq apprentis ninjas avaient voulu s’entraîner sur un train à l’écart, mais avait dû faire face à une équipe de Genin. Ils avaient réussi à prouver qu’ils étaient plus qu’à la hauteur de la tâche et qu’ils étaient potentiellement aptes à exécuter une mission, mais il en n’a là pas de ce point de vue pour Irina, qui surprit le tout. Ç’avait semblé mettre les cinq apprentis ninjas dans une situation délicate face à leur institutrice, mais finalement, il n’eut pas plus de tracas que ça. Mitsumi ne pensa pas à mal de Mikoto.

 

Comme à l’habitude, l’heure du repas était libre pour tous les apprentis. C’était une pluie qui tombait dans cette nouvelle journée. Beaucoup préférait rester à l’intérieur, pendant ce moment de pause, mais ça n’était pas le cas de Mitsumi, qui préférait rester sous le même arbre qu’à l’habitude. Ça ne sembla pas gêner Mikoto qui était déterminée à vouloir partager cette heure avec cette nouvelle amie. Il n’allait pas s’agir que d’un partage, par ailleurs… Mikoto avait décidément beaucoup plus à manger qu’à d’autres occasions.]

 

Mikoto : Je peux t’accompagner, Mitsumi?

 

Mitsumi (Sourit) : Bien sûr, Mikoto-san. La pluie ne vous dérange pas?

 

Mikoto : Il ne pleut pas tant que ça et, d’ailleurs, je peux te retourner la même question, Mitsumi. Pourquoi ne pas être restée à l’intérieur, comme la majorité des autres?

 

Mitsumi : Elle ne m’agace pas non plus et… enfin, je me suis habituée à ce coin. Je ne dérange personne ici. Je voulais m’excuser pour ce qui s’est passé hier, Mikoto-san, j’ai…

 

Mikoto : T’excuser? * Sourit * C’est plutôt nous qui t’avons emmené dans nos plans et qui devraient s’excuser. C’est pas la première fois que ç’a arrive, de toute manière. Irina-sensei sait qui on est et ça n’aura pas beaucoup de répercussion sur la suite des choses, crois-moi. Vaut mieux ne pas trop y penser.

 

Mitsumi : Et pour vos amis?

 

Mikoto : Comme je disais ; ce n’est pas la première fois que ç’a arrive. Ça n’aura pas trop d’incidence… je l’espère. Ça indiffère Kyûsaku généralement et Sumire… * Sourit * pas plus tard que ce matin, l’un des deux jumeaux, Hizashi, est venu voir personnellement Sumire pour lui remettre un mot écrit. Même s’ils se sont pris une raclée par notre équipe, on dirait bien qu’elle l’intéresse.

 

Mitsumi (Impressionnée) : Ça alors!

 

Mikoto : Trèves d’inquiétude maintenant! Je t’ai apporté ça! * Présente son bento * J’étais censée t’inviter à manger, hier, Mitsumi, si ce n’avait pas été de ce contretemps alors, pour me racheter, l’une de ces boites est à toi.

 

Mitsumi : Que… Mais, j’ai déjà ce qu’il me faut. Konoha…

 

Mikoto : Définitivement, je suis persuadée qu’hier, tu aurais été bien plus performante après avoir mangé un vrai repas, Mitsumi. Tu as montré être douée, mais je reste convaincu que tu es capable d’encore mieux alors, sans discussion, tu manges ce repas. C’est une recette que ma mère m’a apprise.

 

Mitsumi : Je… Je refuse…

 

[Un peu vexée, Mikoto n’abandonna pas pour autant. Elle s’agenouilla violemment au sol, devant Mitsumi, pour y déballer les deux boites repas qu’elle avait en main. Elle en prit l’un des deux ; un assortiment bien coloré et plutôt alléchant qu’elle révéla au grand jour. La jeune Uchiwa pris une paire de baguettes pour manger et les tendit à Mitsumi dans l’attente qu’elle les prenne. Mitsumi, hier, n’avait pas vue autant de détermination dans le regard de la jeune fille aux cheveux noir que maintenant. Tout de même…]

 

Mitsumi (Timide) : Je… je ne peux pas… je refuse.

 

[Ça ne fit qu’agacer encore plus Mikoto. Cette dernière sépara les baguettes l’une de l’autre et s’en servit pour prendre quelques éléments du repas pour en faire une petite boulette de variétés. Sans demander, Mikoto se tenta une première fois d’approcher la part vers la bouche de Mitsumi qui, elle, recula, encore plus inquiète et craintive de manger ce qu’on lui offrait. Mitsumi n’était qu’à genou au sol, elle n’eut pas le réflexe de se lever, elle ne désirait pas faire de mouvements brusques contre Mikoto également, mais l’Uchiwa ne se gêna pas, elle. Mikoto alla encore plus loin, dirigeant de sa main droite les baguettes et empoignant Mitsumi de sa main gauche, elle était des plus déterminée. Légèrement paniquée, la jeune fille aux cheveux presque blancs en tomba sur le dos, n’étant que la seule échappatoire qu’elle trouva dans l’instant mais, ensuite, elle n’avait nulle part où aller. De force, Mikoto arriva enfin à lui faire manger une première part de nourriture.

 

Mitsumi ne put faire autrement que de mâcher et avaler la bouchée… Elle ne disait rien de plus… Allongée de force au sol, Mikoto presque complètement sur elle, quelques gouttes de pluies, qui ruisselaient des feuilles des arbres, lui tombaient sur le visage. Dans ces gouttes, il n’y avait pas que de la pluie seulement, mais aussi des larmes de la part de Mitsumi. Cette dernière, émotive, se cacha le regard de l’une de ses mains.]

 

Mikoto (Inquiète, désolée) : C’est… C’est si mauvais que ça?

 

Mitsumi (En pleure) : Je vous l’assure, Mikoto-san… * Sanglote * je ne mérite vraiment pas toute cette attention! Ça ne vaut pas la peine, je vous en conjure… Je ne souhaite créer de soucis à personne, je ne devrais pas me retrouver ici, ni nulle part ailleurs. Je ne suis qu’une intruse qu’il faut oublier, une erreur de la nature, un cas qui doit disparaitre… S’il vous plait, ne gaspillez pas votre temps pour moi.

 

* Silence *

 

Mikoto : Mitsumi… Yuki. Je sais que tu viens de Kiri, Mitsumi, et… ce qui est probablement arrivé à tes parents. Ta famille… ton clan… ce que vous représentez pour Kiri.

 

Mitsumi (En pleure) : Je ne veux pas qu’il vous arrive malheur par ma faute, Mikoto-san. Je ne mérite pas plus que ce que je méritais en Kiri… Je devrais mériter encore moins…

 

[Mikoto se plongea brièvement dans des pensées profondes en regardant son amie avec mélancolie. La jeune fille de Kiri avait du mal à retirer sa main de devant ses yeux, voulant simplement se voir disparaitre de l’endroit. La pluie continuait à rendre l’ambiance particulièrement lourde. Cependant, malgré les sentiments de Mitsumi, Mikoto n’en démordu pas. La jeune forma à nouveau une autre boulette du repas qu’elle avait préparé et alla la coller à la bouche de Mitsumi. Cette dernière ne fit aucun geste dans l’instant, la jeune fille aux cheveux clairs n’osait faire aucun mouvement… mais après un moment, elle n’arriva pas à se retenir plus longtemps. Mitsumi avait repris une bouchée, et de sa volonté cette fois. Ç’avait ravis Mikoto dans l’instant.

 

Sans un mot de plus pour le moment, Mikoto redressa d’un coup son amie pour qu’elle soit de nouveau assise. L’humeur de cette dernière changea complètement tellement c’était inattendue. Déstabilisée, la jeune Uchiwa lui donna ses baguettes dans une main et la boite repas dans l’autre. Mitsumi restait stupéfaite.]

 

Mikoto : Quelques personnes en Kiri n’apprécient pas spécialement les Yuki, voire qu’ils vous craignent, particulièrement depuis cette guerre… Ça n’a pas à être pareil ici! Tu n’es plus en Kiri et probablement que tu n’y retourneras plus jamais, moi j’en ai bien pris conscience! Je t’assure que tu as ta place ici! Maintenant, tu dois manger. C’est essentiel pour devenir une kunoichi douée.

 

[Ce fut autour de Mitsumi d’avoir un moment de réflexion avant de commencer à manger par elle-même. Mitsumi restait polie dans ses manières, mais il était clair qu’elle se retenait de ne pas manger encore plus rapidement. Elle comprit cependant le signal comme quoi ce n’était pas nécessaire dans le moment présent. Mikoto l’invita du regard à ne pas s’en faire pour ses manières. Mitsumi ne se retenu pas plus longtemps de tout dévorer en un instant. Mikoto avait raison depuis le début, Mitsumi ne mangeait définitivement pas assez et de manière inquiétante… Cette fois, elle comblait enfin ce manque. Mikoto osa même lui tendre sa propre boîte repas. Hésitante d’abord, Mitsumi pris ce deuxième repas pour l’ingurgiter en moins de deux, ne laissant qu’une portion suffisante pour son amie.]

 

Mikoto (Sourit) : En espérant que cette fois-ci tu ne sois pas ballonnée non plus.

 

Mitsumi : Je… Je ne suis vraiment désolée pour tout. Pour mon comportement et… pour ton repas. C’est que… * Sourit * je n’ai jamais rien mangé d’aussi bon.

 

Mikoto : Tu n’es pas en tort, Mitsumi. C’est un repas simple que ma mère faisait et qu’elle m’a appris à concocter. Maintenant, je peux le refaire simplement, mais je t’assure qu’il existe bien mieux.

 

Mitsumi : Votre mère… elle ne les cuisine plus? Est-ce que?...

 

Mikoto : Ma mère est malade… elle est à l’hôpital.

 

Mitsumi (Étonnée) : Est-elle gravement malade?! J’espère qu’elle n’est pas en danger de mort, au moins!

 

Mikoto : …

 

Mitsumi : Oh non! Je n’aurais pas dû poser de question, c’est tout à fait compréhensible que vous ne vouliez pas en parler. J’ai été trop curieuse, je suis désolée.

 

Mikoto : Elle est gravement malade oui… Elle a normalement des traitements qui l’aident à tenir le coup et à potentiellement la guérir, mais, il n’y a pas si longtemps… Konoha n’arrive plus à s’approvisionner d’un ingrédient nécessaire pour ce qu’il lui faut. C’est… compliqué…

 

Mitsumi : Vous n’étiez pas obligée d’en parler si vous ne le souhaitiez pas, Mikoto-san… Je suis vraiment navrée pour votre mère.

 

Mikoto : Je suis désolée aussi pour les tiens… Mitsumi. J’espère que beaucoup de choses s’arrangeront pour le mieux.

 

Mitsumi (Sourit) : Je l’espère aussi… Mais dites-moi, Mikoto-san, comment avez-vous su pour ma famille et moi?

 

Mikoto (Sourit) : * Fait un clin d’œil * Je sais être aux bons endroits aux bons moments, je sais observer les bonnes choses et je sais entendre ce qu’il se dit. C’est un peu ça aussi d’être ninja, tu ne crois pas?

 

Mitsumi : … * Sourit * Je suis vraiment heureuse de vous avoir rencontré, Mikoto-san.

 

Mikoto : Par contre, n’espère pas recommencer avec ce morceau de pain que tu ramènes à chaque jour, tu vas devoir te nourrir convenablement! Si tu as besoin de quelqu’un à qui parler Mitsumi, je suis là pour te tenir compagnie, s’il le faut… tu ne dois pas rester seule. Ne fait pas trop attention à ce que les gens peuvent dire sur toi, aussi, je suis persuadée que tu n’es pas une erreur de la nature, moi. Et pour la dernière fois, appelle-moi Mikoto, tout simplement. C’est inutile d’être aussi formel entre nous.

 

Mitsumi : Compris, Mikoto.

 

Mikoto : On se revoit plus tard, Mitsumi. Kyûsaku et Sumire, tu te souviens d’eux, n’est-ce pas? Je vais te les présenter convenablement. Ils sont distant un peu pour le moment, mais je suis certain qu’ils pourraient bien t’apprécier, j’en suis certaine. * Sourit *

 

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Konoha

 

[Alors que la journée avait continué et bien progressé, la pluie n’avait pas cessé pour autant, même si elle restait fine et discrète. La brume environnante était agaçante pour plusieurs, mais pour certaines personnes, elle était bienvenue, si l’on souhaitait ne pas attirer trop les regards. C’était le cas notamment d’Akimoto Hyuga, le jeune Jonin en charge d’entraîner et de superviser les jeunes hérités de sa famille. Dans le cas présent, le ninja se promenait seul dans quelques artères du village jusqu’à ce qu’il croise à nouveau trois des cinq apprentis ninjas qu’il avait vue hier.

 

Les trois Uchiwa marchaient également dans les rues et ruelles du village et ne semblaient pas avoir remarqué la présence d’Akimoto, non loin. La veille, l’homme avait pu évaluer convenablement le niveau que possédaient ceux qui avait affronté son équipe et avait pu déduire qu’il en avait un plus surprenant que ce qu’on disait d’eux. Le tout fut contredit par Irina, l’institutrice elle-même, qui assurait que ses cinq élèves avaient bien leur place à l’Académie et pas ailleurs pour le moment. Irina ajouta même qu’ils étaient sans intérêt et qu’il ne valait pas la peine qu’on leur prête trop d’attention… Ça fit un effet contraire chez Akimoto. Selon lui, ce qu’il avait vu de ces cinq ninjas n’étaient pas commun et il était mystérieux que de telles jeunes soient toujours à l’Académie, spécialement en temps de guerre. Pour lui, tout ça cachait forcément quelque chose et Akimoto était curieux de savoir de quoi il pouvait s’agir.

 

Discret, donc, Akimoto abandonna ce qu’il était en train de faire pour se concentrer sur les trois Uchiwa qui continuaient leur chemin. Plus ils avançaient, plus les rues qu’ils empruntèrent devenaient de moins en moins achalandées. L’ambiance devenait encore plus calme qu’elle ne l’était et le brouillard, causé par la pluie, devenait plus épais. Jusqu’à maintenant, Akimoto n’avait pas eu besoin d’utiliser son Dojutsu, le Byakugan, pour suivre les jeunes personnes, mais ça se compliqua lorsque les trois jeunes entrèrent à l’intérieur d’une boutique. Devant, un jeune garçon, plus âgé que ceux qui venaient d’entrer, attendait à l’avant de la porte, comme s’il la gardait. Selon son humeur et sa réaction, ce jeune garçon connaissait les trois Uchiwa qui venaient d’entrer. Il était loin d’être une menace pour Akimoto, mais dans l’instant, le Jonin s’arrêta et bifurqua, même, pour trouver un coin où se cacher. Tout ça n’était peut-être rien, mais l’Hyuga restait convaincu du contraire et voulait avoir l’esprit clair. Il usa enfin de son Dojutsu.

 

Akimoto inspecta d’abord la façade de la boutique qu’ils venaient d’entrer.]

 

Akimoto : Une vieille librairie peu fréquentée et devant… le garçon qui se poste dos à la porte est aussi du clan Uchiwa… Je doute que ce genre d’endroit vende des livres qui intéresseraient réellement les jeunes personnes comme eux. À l’intérieur maintenant… Évidemment, comme prévu, il n’y a personne hormis un vendeur qui ne porte attention à rien hormis ses lectures… les jeunes ne sont déjà plus là. À l’arrière.

 

[La concentration d’Akimoto se dirigea vers une pièce à l’arrière de ladite librairie où était entré Mikoto, Kyûsaku et Sumire. Le Jonin s’étonna de voir ce qu’il y trouva. Hormis la présence des jeunes apprentis, il y avait celles de cinq autres personnes au total. Tous des adultes, en rapide déduction. Il y avait l’une de ses personnes qui était assise au centre de la pièce, deux autres derrières cette même personne et toutes les autres étaient face à l’homme assit. En affutant son regard, Akimoto reconnu des visages au travers les murs… des visages qu’il ne connaissait pas.]

 

Akimoto : Que font-ils dans ce genre d’endroit si isolé? Qu’à en voir les allures de l’endroit, ça n’augure rien de bien. Les jeunes sont entrés dans cet endroit de leur propre volonté, ils ne semblent pas être ici sous une quelconque menace ou ne semblent pas être en danger… Dans des coffres forts, des armoires, des sacs, sous le planché… il y a des Ryo partout, et en quantité monstre. Je savais que ces jeunes valaient plus que ce que cette Uchiwa prétendait, mais je ne m’attendais pas à les retrouver dans ce genre de situation. Que font-ils là avec ce genre de personne?

 

[En continuant d’observer attentivement la scène, alors que presque aucune personne à l’intérieur de la pièce n’avait fait de grands mouvements, l’une de ses personnes initia le pas. La femme aux côtés de Reïtarô, Junna, se pencha pour aller murmurer quelque chose à l’oreille de l’homme assit… elle cachait ses lèvres de ses mains, comme pour être certain que personne ne puisse entendre ou comprendre ce qu’elle disait. Cette main arrivait à rendre difficile la lecture de ses mots pour Akimoto… mais il comprit très rapidement de quoi il s’agissait lorsqu’il remarqua le regard de la jeune femme le regarder droit dans les yeux, comme si elle arrivait à traverser les nombreuses couches de murs qu’il y avait. Akimoto savait qu’elle savait… il avait été définitivement plus négligeant qu’il ne l’aurait cru.

 

Pendant ce temps, à l’intérieur…]

 

Sumire : Qu’est-ce que tu nous fais, Reïtarô?! Tu disais que d’ordinaire qu’il n’y avait qu’une seule équipe à la fois qui serait présente pour venir faire une rencontre avec toi! Pourquoi est-ce que tu nous as fait venir à plusieurs, cette fois-ci?

 

Reïtarô : … * Écoute Junna *

 

Mikoto : Elle n’a pas tort, Reïtarô… On s’était entendu à venir te voir seul.

 

Junna : * Chuchote à Reïtarô * …

 

Sumire : Vous pouvez cesser ça? On te parle, Reïtarô!

 

Reïtarô : * Soupire * Vous avez été suivit les mômes et pas par n’importe qui, on dirait. Quelqu’un à l’extérieur, un Hyuga très probablement, qui nous surveille en ce moment même.

 

Kyûsaku : Que? N’importe quoi… Vous avez vue quelque chose les filles?

 

Kazuto : Vous avez baissez votre vigilance, c’est tout. Ça arrive. Vous êtes doués, mais pas tant que ça, finalement.

 

Kyûsaku : N’importe qui peut vouloir nous suivre, qu’est-ce qu’on en sait de qui le fait dans un aussi grand village? Si quelqu’un nous a suivis, ce n’était pas de notre volonté. Comment vous pouvez savoir qu’il s’agisse d’un Hyuga, par ailleurs?

 

Reïtarô : Junna est du clan des Yamanaka… elle sait ressentir ce genre de chose. Dans tous les cas, ce type à un potentiel en chakra bien important, c’est suffisant pour dire que l’on doit s’en occuper. Y’a pas moyen que l’on découvre ce qu’il se passe ici… Kazuto.

 

Kazuto : Boss?

 

Reïtarô : Tu vas t’occuper de ce cas, n’est-ce pas?

 

Kazuto : C’est tout ce que j’attendais de vous. Ça sera vite réglé.

 

Reïtarô : Ni vas pas maintenant… on règle ça après.

 

Mikoto : Reïtarô, pourquoi c’est nous que tu blâmes pour la personne qui nous a suivi? Ça peut tout aussi bien être ces personnes que tu as invitées, non? Pourquoi tu ne les laisse pas s’occuper de ce type eux-mêmes?

 

Futoshi, mercenaire : Le problème, c’est qu’on était présent avant vous ici et que Junna n’a remarqué la présence qu’au moment où vous êtes arrivé.

 

Mikoto : Ça ne veut rien dire…

 

Hirochika, mercenaire : Vous êtes tout jeune aussi. Vous êtes encore à l’Académie, non? Alors que nous…

 

Kyûsaku : Vous n’avez même pas de bandeau. À tous les coups, vous n’êtes que de vulgaires mercenaires.

 

Hirochika : C’est qu’ils n’ont peur de rien tes gamins, Reïtarô. Qui en a quelque chose à faire des certificats? Tss… qu’elle perte de temps que d’essayer de convaincre des gamins, de toute manière. Reïtarô, on peut accélérer les choses?

 

Reïtarô : Tu ne devrais pas sous-estimer ces apprentis car, contrairement à vous, même si ce type à l’extérieur a pu nous observer, ça n’a rien avoir avec l’erreur que vous avez commise…

 

Hirochika (Anxieux) : M-m-merde… Écoute, Reïtarô… on peut tout expliquer!

 

Reïtarô : Les explications ne rétabliront pas mes affaires. Plusieurs belles opportunités ont été gâchées par votre faute. Va falloir vous racheter au prix fort… mais d’abord… * Claque des doigts *

 

* Étonnement des mercenaires *

 

Kazuto : Compris, boss.

 

Junna : N’abime pas trop celui de gauche, Kazuto.

 

[Les deux mercenaires prirent peur dans l’instant où Kazuto, l’un des ninjas derrière Reïtarô, s’avança vers eux. Les deux hommes savaient qui était l’homme de main de leur employeur et que s’il s’avançait ainsi, c’était que ç’allait mal se terminer pour eux.

 

Ce fut un spectacle bien épouvantable auquel put assister les jeunes Uchiwa. Kazuto avait été impitoyable envers les mercenaires, les ayant fracassés et les laissant dans un état lamentable en très peu de temps. Ils n’avaient tenté que de fuir, même pas de ce défendre… ils savaient dès le départ que c’était un combat perdu d’avance contre Kazuto. Hirochika avait été laissé complètement défiguré, le visage en sang, des os brisés, avec une respiration très faible et inconscient… Quant à Futoshi, à la demande de Junna, son sort avait été allégé. Il avait très mal, il était terrorisé par la situation, mais bien toujours conscient.

 

Mikoto, Kyûsaku et Sumire connaissaient Kazuto depuis un moment, de part ce qu’on racontait de lui ou par les démonstrations de force qu’il avait pu montrer, comme celle-ci, et savaient que, peu importe qui était la personne qui les avait espionné durant un court moment l’endroit, il n’avait que peu de chance de s’en tirer face à Kazuto. Les trois jeunes apprentis ninjas en avaient des sueurs froides, mais se retenaient de ne pas réagir plus.]

 

Reïtarô : Voilà ce qu’il en coute à ceux qui font de pareilles bêtises. Comptez-vous bien chanceux que je sois d’humeur à laisser-passer le type qui a eu l’idée de vous suivre jusqu’ici. J’espère que vous me comprenez bien.

 

Kyûsaku : Pourquoi tu nous as fait venir, Reïtarô?

 

Reïtarô : Junna…

 

Junna : Shintenshin no jutsu! (Transposition)

 

[Junna concentra son attention complètement sur le mercenaire qui était toujours conscient, Hirochika. Comme le voulu sa technique, l’esprit de Junna écrasa complètement celle de la cible pour prendre possession de son corps. L’humeur d’Hirochika avait complètement changé… mais il restait toujours faible. Le corps de Junna s’effondra au sol suite à la technique.]

 

Reïtarô : L’affaire en lien avec les ninjas en provenance de Kiri est potentiellement beaucoup plus intéressante que je ne l’aurais cru. Plusieurs informations se relient et apparemment que Suna prévois quelques coups de leur côté aussi, jusqu’à présent étant sur la défensive dans cette guerre. Va falloir faire plus que de tuer ces nouveaux arrivants, il me les faut. Cela fait déjà un moment que je vous ai parlé de cette mission et vous ne m’avez toujours donné aucun signe depuis.

 

Mikoto : Il le fallait?

 

Reïtarô : J’ai su que Fugaku Uchiwa avait été un acteur important dans cette mission, sous les ordres de Sasuke Sarutobi. Les deux ont une très bonne relation avec ton père, n’est-ce pas? J’ai cru qu’il aurait été facile, encore une fois, d’en apprendre davantage sur ces ninjas de Kiri.

 

Mikoto : …

 

Reïtarô : Mais c’est une bonne chose que vous n’ayez pas agis trop rapidement. S’ils étaient mort trop tôt, ça m’aurait empêché d’avoir un coup d’avance de plus sur tout ce qui ce passe. Si je vous ai fait emmener aujourd’hui, c’est pour justement mettre les choses au clair à leur propos et de ce que j’attends de cette mission.

 

Sumire : C’est une mission bien plus complexe que prévu…

 

Reïtarô : Je sais et c’est pour ça que l’on décide d’intervenir avec Junna. S’il est trop difficile de faire venir ses ninjas à moi, c’est nous qui iront à eux. Vous posiez la question à savoir si d’autres ninjas étaient sur cette mission, alors… maintenant, il y a nous. Je ne vous oblige plus à rien avec cette mission, mais évidemment, si vous réussissez quelques exploits et que vous nous donnez des informations utiles, je veillerai à bien vous payer…

 

Sumire : Ça intérêt à être bien plus que la dernière fois.

 

Reïtarô : C’est vous qui devrez montrer être plus doué que la dernière fois. Je ne vous conseil pas de faire trop d’erreur, comme vous avez pu le faire aujourd’hui. Vous avez voulu entrer dans la cour des grands en travaillant pour moi alors, il faut s’attendre à jouer avec les mêmes règles. Ce qui est arrivé aux types que Kazuto a mis au sol, il peut très vous arriver la même chose. J’espère qu’on se comprend. Junna, comment tu te sens?

 

Junna, dans le corps d’Hirochika : Kazuto, je t’ai demandé de ne pas trop abimé celui-là… c’est à peine si j’arrive à me relever à l’intérieur de son corps.

 

Kazuto : Boss… ce n’était peut-être pas la meilleure idée que de laisser Junna prendre possession de l’un de ces deux-là. Peu de gens connaisses ces types ici, ils ne valent rien qui puisse nous garantir de nous approcher des ninjas de Kiri. Les petits Uchiwa, par contre.

 

Sumire : Kssh! T’es vraiment trop bête, Kazuto. Hors de question que Junna utilise la transposition sur nous! Et c’est inutile de toute manière.

 

Reïtarô : J’admets que ces types n’étaient pas la meilleure idée pour envoyer Junna à l’intérieur du village et Sumire à raison, ça ne sert à rien que Junna agisse à leur place sachant très bien que le résultat peut être le même si les trois jeunes décide d’agir tout de même. J’ai une meilleure idée. Junna… tu disais bien que le type dehors était du clan des Hyuga, non?

 

Junna : Shintenshin no jutsu. Kai. (Transposition - libération) … J’en suis presque certaine. C’est potentiellement risqué, mais si on arrive à mettre la main sur un type de ce clan et qu’il sait utiliser le Byakugan, ça va nous procurer un avantage monstre. On va retrouver tous ces ninjas de Kiri en un rien de temps.

 

Kazuto : Il a déjà pu nous voir réunis ici, ça nous met déjà dans le pétrin. On devrait l’attraper quoiqu’il arrive, non? Junna, tu sais toujours où il est?

 

Junna : Oui. Depuis qu’il s’est manifesté à proximité, je ne fais que me concentrer sur son chakra. Je t’envoie l’information.

 

[Junna, après s’être extirpée du corps en mauvais état de Hirochika, fit une nouvelle technique de télépathie pour transmettre les informations suffisantes à Kazuto allant lui permettre de chasser Akimoto. Il ne se dit rien de plus avant que l’homme de main de Reïtarô ne disparaisse de l’endroit pour se mettre à la tâche.]

 

Reïtarô : Il faut croire que votre erreur se révèle être un possible cadeau tombé du ciel, jeunes Uchiwa.

 

Mikoto : C’est tout alors? On peut s’en aller maintenant?

 

Reïtarô : J’aimerais d’abord savoir ce que vous savez jusqu’à maintenant à propos de tout cette affaire. N’avez-vous rien appris depuis tout ce temps? Vous savez, je peux toujours vous rémunérer si vous avez quelque chose à me dire.

 

[Il eut à nouveau un moment de silence où les trois jeunes Uchiwa réfléchissaient à ce qu’ils avaient pu apprendre depuis la dernière fois. Leurs regards se promenaient, comme cherchant à l’intérieur de leur esprit… Sumire fut la première à regarder Reïtarô dans les yeux. Mikoto le constata, elle vit son amie s’initié à une prise de parole, mais lui coupa l’herbe sous le pied. Mikoto pris la parole la première.]

 

Mikoto : Rien!

 

Sumire : …

 

Mikoto : Avec la nouvelle année à l’Académie et tout le reste, on n’avait pas la tête à ça.

 

Reïtarô : Hmm… Je vous rappellerez lorsque j’aurai du nouveau pour vous ou que vous en avez pour moi. Je ne désire rien de plus de vous trois.

 

[Les trois Uchiwa laissèrent derrière eux Reïtarô ainsi que les autres ninjas à l’intérieur de la petite pièce. En sortant à l’extérieur, rien n’avait vraiment changé, visiblement… hormis Yanato, le frère de Sumire, qui semblait plus curieux qu’à d’autres fois. La pluie n’avait pas cessé… Les jeunes étaient seuls à l’extérieur.]

 

Yanato : Sœurette, il s’est passé quoi? J’ai vu le grand partir à toute vitesse dans cette direction.

 

Kyûsaku : Le type qui nous a suivis… un Hyuga selon Junna. Vous croyez que ça peut être l’un de ceux d’hier?

 

Sumire : Ça peut être n’importe qui, c’est pas nécessairement nous les responsables. Des Hyuga, ils sont des centaines. Fallait bien qu’un jour y’en ai un pour voir qu’il avait quelque chose qui se passait derrière. Qu’est-ce qu’ils peuvent m’énerver par moment ces types!

 

Yanato : Tu ne devrais pas crier trop fort, Sumire.

 

Kyûsaku : Ouais, on devrait s’écarter avant que Kazuto ne revienne ou que les autres à l’intérieur ne se posent trop de questions.

 

Mikoto : Et qu’est-ce que vous comptez faire maintenant?

 

Sumire : Les mêmes choses qu’à l’habitude, j’imagine… * Soupire * J’ai pas envie de rentrer chez-moi maintenant.

 

Yanato : Qu-? Mais maman nous attend probablement!

 

Mikoto : Et toi, Kyûsaku?

 

Kyûsaku : J’ai envie de m’entrainer, je veux pas rentrer maintenant non plus. Nos rencontres avec Reïtarô, dernièrement, elles ne me plaisent pas beaucoup… Il y a une atmosphère étrange.

 

Sumire : Plus qu’à l’habitude?

 

Kyûsaku : Oui. On est peut-être pas les meilleurs parmi ceux qui travaillent pour lui, mais jusqu’à dernièrement, Reïtarô avait plus de considération pour nous… Il ne nous parlait pas avec cet air hautain. T’avais raison la dernière fois, Sumire, la mission qu’on a fait, même si le résultat n’était pas ce qu’il attendait à la perfection, on aurait dû avoir plus de reconnaissance de sa part. Je suis certain que, s’il a autant d’informations maintenant sur ce qui va suivre, c’est grâce à ce qu’on a trouvé.

 

Sumire : Et donc?

 

Kyûsaku : S’il a fait emmener ces types, c’est pas seulement pour leur donner une leçon, mais aussi pour nous faire peur, c’est ce que je pense. Il veut s’assurer qu’on ne le trahisse pas et qu’on ne laisse aucune place à l’erreur… J’ai pas envie que ça se passe comme ça. J’ai pas envie de finir comme les mercenaires que Kazuto a ratatinés. * Réfléchis * J’aimerais… retourner sous le temple…

 

Mikoto (Étonnée) : Sous le temple? On n’y est déjà allé pourtant, qu’est-ce que tu veux y voir de plus?

 

Kyûsaku : Le… Le Mangekyô Sharingan, on a peut-être pas tout lu de ce qui était écrit sur la pierre. Il y a peut-être un autre moyen de s’élever à ce niveau et qu’on n’a pas vue. Si un jour, Reïtarô décide de se retourner contre nous pour n’importe quelle raison, ça pourra peut-être nous aider à lui faire comprendre qu’on ne lui est pas soumis.

 

Yanato : C’est quoi le Mangekyô Sharingan, Sumire?

 

Sumire : Tss, je t’en reparlerai quand t’auras un Sharingan à trois tomoe.

 

Yanato : Mais je ne l’ai même pas encore, le Sharingan!

 

Sumire : Justement! Pff… Je suis d’accord avec Kyûsaku aussi. On doit pas se laisser faire devant ces crétins, on doit avoir le Mangekyô Sharingan pour devenir plus fort et se faire respecter enfin.

 

Mikoto : Vous avez lu au moins ce qui était écrit sur la stèle? Si elle était cachée, ce n’était peut-être pas pour rien, vous ne pensez pas? Comment vous allez faire pour avoir ce Dojutsu s’il n’y a pas d’autres moyens que de… * Regarde Yanato, soupire * C’est impensable pour moi… On peut certainement devenir plus fort autrement.

 

Sumire : Oui, si seulement Irina nous laissait être des Genin et que l’on pouvait enfin s’entrainer avec un Jonin compétant, ce qui ne risque pas d’arriver.

 

Mikoto : On est amie Sumire, n’est-ce pas?

 

Sumire : Bien sûre que oui. Pourquoi tu dis ça?

 

Mikoto : Tues-moi maintenant alors. Kyûsaku, on est ami aussi, non? Vous êtes prêt à me tuer pour devenir plus fort?

 

Sumire : …

 

Kyûsaku : Il y a certainement un autre moyen que d’en venir à ça…

 

Mikoto : Et je reste convaincu qu’il y a forcément d’autres moyens que le Mangekyô Sharingan pour continuer à bien progresser. J’ai moi aussi envie de m’entraîner et on ne sera pas à nouveau seul, encore une fois.

 

Kyûsaku : C’est de Mitsumi dont tu fais allusion, j’ai raison? C’est bien ton genre, Mikoto. T’es certaine au moins qu’avec elle on ne risque pas de devenir moins doués?

 

Mikoto : Mitsumi est une fille bien, elle est gentille et je suis certaine que vous saurez l’apprécier. Et puis, elle a fait ses preuves, hier, vous ne trouvez pas?

 

Sumire : Mitsumi… Ouais, ça vaut peut-être bien la peine qu’on apprenne à mieux la connaitre, tout compte fait…

 

[Le groupe s’écarta enfin de l’avant de la petite libraire d’où ils en étaient sortis. Contrairement à d’autres fois, où cette rencontre marquait la finalité de la journée pour le groupe de jeunes apprentis ninjas, cette fois, ce qui s’était produit à l’intérieur de l’arrière-boutique, les motivait à devoir s’entrainer davantage pour ne pas subir le même sort qu’Hirochiku et Futoshi, les mercenaires.

 

La ruelle était, de nouveau, complètement déserte, changeant d’atmosphère progressivement au vue du soleil qui changeait d’angle d’heure en heure, dans le ciel. Elle n’eut pas le temps que de connaitre la noirceur total de l’absence du soleil avant qu’un passage ne se fasse de nouveau. Après quelques temps à être sortit à l’extérieur, Kazuto revint enfin en un éclair devant la porte de la petite librairie. Il n’était pas tout à fait dans le même état que lorsqu’il était partie, portant plusieurs blessures au corps, comme des lésions internes bien visibles. Il n’était pas seul aussi. Il trainait derrière lui le corps inconscient du jeune Akimoto Hyuga. Personne ne le suivait et, donc, il entra à l’intérieur de la librairie avec celui qu’il avait en main.]

 

Fin du chapitre 337

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