Sasari Uchiwa

Chapitre 335 : Histoire du passé : Un savoir qui se mérite

6266 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a plus de 3 ans

Konoha – 32 ans en arrière

 

[Une nouvelle journée commençait et celle-ci ne comportait aucune mission comme celle de la veille. Pas de piège à tendre, pas de mouvements suspects à analyser, pas de combat contre des ninjas d’ailleurs… il n’y avait rien de tout ça. Traditionnellement, il se voulait qu’un jeune, voulant devenir ninja, aille à l’Académie à l’âge minimal de sept ans et en ressorte à douze ans, sauf exception. Des exceptions, pour cette génération, il y en avait plusieurs, spécialement depuis que la guerre avait commencé. Certains enfants entraient à l’Académie en bas de l’âge minimal et d’autres sortaient de l’Académie plus tôt que ne le voudrait la coutume. Pour ce qui était de Mikoto et ses amis, ils ne furent pas considérés comme des exceptions. Toujours âgé de onze ans, Mikoto, Kyûsaku et Sumire allaient commencer leur avant-dernière année à l’Académie du village.

 

Ensemble, comme à beaucoup d’autres occasions, la petite équipe cheminait ensemble vers l’Académie pour le jour de ce début d’année. Sur le chemin, ils n’étaient pas les seuls à se diriger vers ce recommencement. Ils arrivaient à voir des têtes qu’ils avaient appris à connaitre, mais d’autres qu’ils n’arrivaient pas à retrouver. Le tout devint plus clair lorsqu’ils arrivèrent sur les lieux. Beaucoup de jeunes enfants, plus ou moins vieux qu’eux, étaient présents pour cette rentrée. Plusieurs têtes nouvelles, plutôt jeunes, étaient la toute nouvelle génération qui allait commencer ce parcours au bas de l’échelle. Mikoto, Kyûsaku et Sumire, curieux, observaient autour d’eux qui il y avait et où ces personnes en étaient rendu dans leur parcours. Il restait du temps, avant que les cours ne reprennent vraiment de toute manière.]

 

Sumire : Ça me met hors d’état de moi. Plusieurs ont été reclassés au niveau supérieur et d’autres ont reçus ou vont recevoir leur bandeau ninja. Et nous dans tout ça?! Pourquoi est-ce qu’on ne reçoit pas ce qui nous revient de droit?

 

Mikoto : Qu’est-ce que ça changerait de toute manière, Sumire? C’est pas plus mal qu’on soit toujours à l’Académie.

 

Sumire : C’est par principe, Mikoto! Je sais ce que je vaux, pourquoi est-ce qu’on ne reconnaît jamais nos efforts!? À quoi bon tout faire ce que l’on fait si c’est pour n’en récolter aucun respect?

 

Mikoto : Je te respecte, moi, Sumire. Ça te suffit?

 

Sumire : Tu ne le penses pas vraiment! Ce n’est que pour me voir me taire… tss. C’est facile pour toi de ne rien en avoir à faire, quand on est la fille du chef des Uchiwa, t’as déjà tous les compliments.

 

Mikoto : Ça n’a rien à voir! Boucle-là et assume.

 

Sumire : * Soupire * Ça va être une autre année des plus pénibles, je le sens.

 

Kyûsaku : Minato Namikaze… il ressort avec son bandeau dans les mains…

 

Mikoto : Ça ne m’étonne pas beaucoup, il est considéré comme un génie parmi les instituteurs. C’était à peu de chose près qui l’ait eut l’an dernier…

 

Sumire : Il est plus jeune que nous… pff. Regardez-le avec son grand sourire venir vers nous… Que pour nous narguer.

 

Kyûsaku : Oi, Minato!

 

Minato : Kyûsaku-senpai?! J’aurais vraiment cru que vous trois aussi seriez promus au rang de Genin, cette année.

 

Sumire (Vexée) : La ferme!

 

Mikoto (Sourit) : Félicitation pour ta promotion, Minato. C’est maintenant nous qui dévirons t’appeler «senpai».

 

Minato : Merci, mais… qu’est-ce qui a fait pencher la balance, pour vous? Je croyais vraiment que nous étions d’un niveau similaire.

 

Sumire : Fait pas genre que ça t’intéresse, blondinet! On n’a pas du tout un niveau similaire, par ailleurs! On n’est bien meilleur que tu ne l’es! Cette fichu Irina a une dent contre nous, voilà tout!

 

Minato : Irina-sensei? N’est-elle pas du clan Uchiwa, comme vous, elle aussi?

 

Kyûsaku : Tu crois que tu peux nous recommander, Minato? Après tout, on t’a un peu aidé durant la dernière année, non? Si t’as eu un si bon entraînement, c’est un peu grâce à nous.

 

Mikoto : Ça ne fonctionne pas comme ça, Kyûsaku. Y’a que les instituteurs ici et les Jonin qui le peuvent, sans parler de l’Hokage.

 

Minato (Sourit, embarrassé) : Vraiment navré pour vous trois, mais ce n’est pas impossible que l’an prochain, ou même durant celle-ci, on vous accorde le droit de porter le bandeau!

 

Sumire : Pff… On se revoit à l’examen Chuunin où je me ferai un plaisir de faire disparaître ton stupide sourire.

 

Minato : Ha! Ça, c’est si seulement je ne le deviens pas avant que tu ne deviennes Genin, Sumire-senpai.

 

Kyûsaku : Qui sera le Jonin qui t’apprendra à partir de maintenant?

 

Minato : Jiraya-sama lui-même!

 

* Étonnement des trois Uchiwa *

 

Kyûsaku : Vraiment?! La chance! Il a reçu son entrainement principalement de l’Hokage, tu sais? Avec lui, ce pourrait bien être possible que tu sois Chuunin bien plus tôt qu’on le croit.

 

Sumire, se lamentant : Mais c’est moi qui devrait avoir un sensei comme Jiraya-san! C’est pas juste!

 

Minato : Une dernière chose avant que je ne parte… Mikoto-senpai… je sais que tu parles de temps en temps à Kushina. Elle n’a pas spécialement beaucoup d’amis et…

 

Mikoto : Ne doute pas de Kushina comme ça, Minato. C’est une fille plus robuste que toi et moi, et tu le sais. Elle n’a pas besoin que tu te soucis d’elle… D’ailleurs, si je lui tiens compagnie, ce n’est pas par pitié mais bien parce que je l’apprécie.

 

Minato : Tu as raison. Je ne devrais pas me faire autant de soucis… Je vous laisse dans ce cas. Nous nous reverrons bientôt, je l’espère. * Sourit, salue de la main *

 

[Ce fut tout le temps de disponible que put avoir les élèves de l’Académie avant d’aller finalement en classe. Ça ne fut pas bien compliqué de faire la discipline pour les instituteurs de l’endroit, tous les apprentis ninjas étaient particulièrement coopératifs et organisés… même s’il y avait quelques exceptions, comme des retardataires. Cependant, l’institutrice, en charge de la classe de Mikoto, Kyûsaku et Sumire, était aussi retardataire à sa propre classe…

 

Juste avant cette dernière, à la hâte, un dernier étudiant, un retardataire, arriva en trombe devant la salle de classe. Ce fut d’un coup de chance qu’il ne se soit pas fait prendre. L’apprenti ninja, beaucoup plus âgé que les autres à l’intérieur, se rua sur une place où s’asseoir.]

 

Kyûsaku : Daï Maito… l’éternel incapable…

 

Sumire, à Daï : Non, tu ne viens pas t’asseoir à côté de moi Daï, pas cette année encore! On n’est pas ami, compris?!

 

Daï : Mais, il n’y a aucune autre place assise, Sumire-san! J’ai fait d’énorme progrès depuis le temps, tu verras! Je te garantis que mes efforts t’impressionneront!

 

Nawaki : Soit pas une casse-pied avec Daï, comme à chaque fois, Sumire. Désolé, Daï. Je voulais te garder une place, mais puisque tu étais en retard, je pensais que…

 

Mikoto (Sourit) : Prend ta place, Daï. Rassures-toi, Sumire ne fera pas de caprice pour si peu. Je serai bien intéressée par voir tes progrès depuis la dernière fois qu’on s’est vue.

 

Daï : Haha! Vous ne serez pas déçu les jeunes!

 

Sumire : * Soupire * Ça va, tu peux t’asseoir… mais on n’est pas ami pour autant, d’accord? Si j’ai autant la poisse, c’est peut-être à cause de toi, d’ailleurs…

 

[Enfin, Irina, l’institutrice en charge de cette classe pour cette année, se présenta enfin et, suivit de peu, de la raison de son retard. Une jeune fille, du même âge que la majorité des autres élèves, mais complètement inconnue de tous, suivait Irina. Elle était d’un teint particulièrement claire, comme ses cheveux d’un blond presque blanc, une caractéristique peu vue dans Konoha. La jeune fille n’alla pas plus loin que l’avant de la classe, pour le moment. Timide quelque peu, elle faisait face à celle-ci.]

 

Irina : Je suis désolée de mon retard, il y a eu un imprévue de dernière minute. Vous me connaissez tous depuis le temps. Je suis Irina Uchiwa et je suis là pour vous former encore cette année.

 

Sumire, à voix basse : D’abord ce crétin de Minato avec son sourire détestable, ensuite Daï l’incapable, Irina, celle qui a une dent contre nous, et maintenant… qui c’est celle-là? Vous l’avez déjà vue, Kyûsaku, Mikoto?

 

Mikoto : …

 

Kyûsaku : Jamais.

 

Irina : La raison de mon retard en est qu’une nouvelle apprentie kunoichi se joindra à notre classe désormais. * À la jeune fille * Veux-tu te présenter?

 

Jeune fille : … * S’incline vers l’avant * Bonjour, je suis enchantée de faire tous votre connaissance, je me nomme Mitsumi Yuki. * Se redresse et sourit *

 

* Étonnement des autres élèves *

 

Irina, chuchote à Mitsumi : * Soupire * Mitsumi, tu devais suivre les instructions, tu te souviens? C’était inutile de dire ton nom… seulement ton prénom était suffisant.

 

Mitsumi : Oh… Je n’ai pas faits attention, vraiment navrée. C’était pourtant évident…

 

Irina : Quoiqu’il en soit… Mitsumi est une exilée de son pays et sa famille a trouvé refuge à l’intérieur du pays du Feu et est spécialement venue se protéger à l’intérieur du village de Konoha.

 

Sumire : Pourquoi elle est dans notre classe?… Elle ne semble pas très douée pour l’art ninja. Vous êtes certaine de savoir ce que vous faites?

 

Irina : Toujours quelque chose à redire, à ce que je vois, Sumire. Il faut savoir que ça n’a pas été de ma décision seule, d’autres personnes se sont déjà pencher sur son cas. Selon ce que j’observerai, nous verrons bien où est réellement sa place.

 

Sumire : Et moi, vous allez enfin faire la même chose avec moi ou je vais devoir passer une année entière avec ces moins que rien?

 

Nawaki : C’est qui le moins que rien ici!? Ce n’est pas parce que tu es du clan Uchiwa que t’es forcément meilleure que nous tous!

 

Sumire : Qu’est-ce que j’en ai à faire des Uchiwa? Il n’y a qu’à regarder Irina pour voir qu’il n’y a pas que de prodiges dans notre clan.

 

Irina : Ne commence pas avec tes provocations, encore une fois, cette année, Sumire! Tu n’es pas en position pour contester quoique ce soit! Tu obéis et c’est tout! C’est ça, aussi, être ninja. C’est savoir faire preuve de discipline, d’obéir aux consignes sans les remettre en doute constamment, et tu montres n’avoir aucune retenue, beaucoup trop souvent! J’ai bien le pouvoir, aussi, de te recaler, s’il le faut!

 

Mikoto : Arrête avec ça, Sumire. Tu n’arriveras à rien, même que tu ne feras qu’empirer les choses.

 

[Une place fut trouvée pour la nouvelle élève, Mitsumi Yuki, ce qui permit d’enfin commencer les cours. Ça ne sembla pas être une trop grande difficulté pour cette dernière. Il s’agissait là de bases de l’art ninja, mais pour autant, même en ce premier jour de cours, plusieurs autres élèves semblaient être plus problématiques qu’elle ne pouvait l’être. Pour ce qui était du cas de Mikoto, Kyûsaku et Sumire, ce n’était que formalité pour eux. À peine ils portaient réellement attention à ce que disait Irina, qu’ils avaient déjà les réponses à ses interrogations.

 

Après plusieurs heures en classe, ils eurent tous le droit à un moment de pause, surtout pour manger. Les étudiants étaient libre d’aller où ils le voulaient et faire ce dont ils avaient envie avant de retourner en cours.

 

La cour principale, sur l’un des côtés du bâtiment, était plutôt grande, laissant de l’espace aux nombreux apprentis ninja. Mitsumi, toujours timide, et n’ayant pas eu l’opportunité de faire bien connaissance avec les autres pendant ses premières heures de cours, s’assit au pied d’un arbre avec, pour seul repas, un morceau de pain. Elle semblait tout de même heureuse de sa situation. À l’opposé, dans un autre coin de la même cour, les Uchiwa, comme à leur habitude, s’étaient trouvés un point en hauteur pour, eux aussi, observer les autres élèves, de manière presque hautaine.]

 

Sumire : Kyûsaku, qu’est-ce que tu penses de cette nouvelle, toi?

 

Kyûsaku : Qu’est-ce que j’en pense?... * Sourit * Qu’elle est plutôt jolie! C’est ça que tu voulais entendre?

 

Sumire (Vexée) : Non, crétin! Irina disait que sa famille était en exile de sa nation… Je me demande d’où elle peut venir.

 

Kyûsaku : Y’a deux ans, Kushina Uzumaki est aussi arrivée ici car elle a dû fuir son pays. C’est peut-être toujours en lien.

 

Sumire : C’est beaucoup trop deux ans, elles ne viennent certainement pas du même endroit. Et puis, son nom «Yuki», il me dit quelque chose. Pas toi, Mikoto?

 

Mikoto : …

 

Sumire : Oi, Mikoto!

 

Mikoto : … * Sourit * Moi aussi je la trouve jolie.

 

Sumire : C’est pas le sujet!!!

 

Kyûsaku : Changeons de sujet, justement. Vous faites quoi, ce soir, les filles?

 

Mikoto (Intriguée) : Pourquoi cette question?

 

Kyûsaku (Sourit) : Ce soir, avant minuit, on se rejoint tous devant le temple Naka. J’ai quelque chose à vous montrer. Ça vous intéresse?

 

Sumire : Et c’est quoi? Dit nous le maintenant, ce sera fait.

 

Kyûsaku : T’inquiète, Sumire. Je suis certain que ça pourra te plaire.

 

Mikoto : Le temple Naka… on n’a pas le droit d’y aller.

 

Kyûsaku : Et alors?

 

Mikoto : … * Sourit * Ça marche, on y sera.

 

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Konoha

 

[Tout juste le même jour de la rentrée à l’Académie pour plusieurs jeunes apprentis, Hiruzen Sarutobi, le troisième Hokage de son village, était enfin de retour. Les contingents de ninjas qu’il avait menés étaient toujours à l’intérieur du pays, à combattre les adversaires qui tentaient de s’infiltrer, mais, en tant que chef de son village, il était de sa responsabilité de prendre du nouveau à propos de ce dernier, et de le diriger, si nécessaire.

 

Hiruzen n’était pas revenu pour rien, par ailleurs. Un message lui était parvenu comme quoi des ninjas de Kiri, ayant son importance, avait été capturés dernièrement et qu’ils allaient possiblement pouvoir faire avancer les choses. L’Hokage ne pris pas le temps de signaler son retour. Il alla directement dans le lieu où ces dits ninjas avaient été maintenus depuis. Plusieurs personnes l’attendaient là-bas, comme ses conseillers, Danzô, mais aussi Mugetsu, accompagné d’un jeune Uchiwa. Biwako, également, voulu être présente, pour conseiller son mari. Les deux détenus étaient au centre de la salle obscure.]

 

Danzô : Ce n’était vraiment pas nécessaire que tu reviennes seulement pour ces deux individus, Hiruzen. La situation était déjà sous-contrôle.

 

Hiruzen : Je préfère être informé directement. Ce qu’ils auront à dire pourraient bien être utile pour les ninjas que je menais. Depuis quand sont-ils ici?

 

Mugetsu : Il y a à peine quelques jours, Hokage-sama. Ils ont été capturés par une équipe menée par votre père. Par ailleurs, Fugaku, ici présent, a été un élément important lors de cette mission.

 

Hiruzen : C’est donc toi, le jeune Fugaku Uchiwa. J’aimerais bien m’entretenir un peu plus tard avec toi, pour que l’on discute des détails de cette mission. Il y a certainement des informations qui pourraient être utile à en tirer. Que penses-tu de ces personnes?

 

Fugaku : Pas grand-chose encore, Hokage-sama. Je ne fais pas partie du groupe censé interroger ces personnes, mais il y a quelques détails que j’ai pu récolter durant la mission. Nous savons désormais qu’il s’agit de membre du clan des Yuki. Leur clan a une certaine notoriété à l’intérieur du pays de l’Eau et il y a de forte chance pour que ces deux personnes soient des ninjas d’un grade intéressant.

 

Homura : Sait-on si des demandes ont été faites à leur sujet? Kiri doit savoir qu’ils sont ici, n’est-ce pas? Faut-il prévoir une défense supplémentaire pour le village?

 

Danzô : Pour ce qui est des défenses, elles sont prêtes à faire face à cette éventualité. Néanmoins, les forces policières du clan Uchiwa devraient intégralement rester au village pour le défendre… Ramener le peu de ceux-ci, sur les champs de bataille, ici. Ça assurerait qu’il n’y ait aucune faille.

 

Fugaku : Pardon?! Désolé, mais je suis contre cette idée!

 

Mugetsu : Fugaku…

 

Fugaku : D’autres ninjas, présents maintenant à l’intérieur du village, peuvent très bien faire l’affaire pendant que les membres de notre clan sont à l’extérieur pour continuer leur mission. C’est une perte de temps de les faire revenir ici!

 

Danzô : …

 

Hiruzen : Tout ça sera décidé plus tard, selon ce que l’on découvrira avec ces personnes. Effectivement, si Kiri le demande, ces personnes pourraient être échangées contre certaines contraintes. Avec chance, nous n’avons-nous même aucun prisonnier là-bas. En espérant que nous ayons mis la main sur des personnes d’importances, comme tu le prétends, Fugaku.

 

Fugaku : Je suis presque persuadé qu’elles le sont. Les informations fournis par Mugetsu-sama étaient plus que précises et précieuses. Ça ne peut pas être autrement.

 

Koharu : Où avez-vous eu ces informations, d’ailleurs, Mugetsu-san?

 

Mugetsu (Sourit) : Vous savez, j’ai moi aussi quelques tours dans mon sac. Je ne peux pas tout révéler comme ça.

 

Danzô : La fierté n’a pas lieux d’être ici, spécialement en tant de guerre. Si vous avez des informations supplémentaires à partager, faites le maintenant et le plus tôt possible, Mugetsu Uchiwa.

 

Mugetsu : Mes démarches sont fiables et je reste honnête envers le village. Je ne vous cache aucune information supplémentaire. N’allez donc pas aussi vite en conclusion, Danzô.

 

Fugaku : Il y a une dernière information à prendre en compte. Ces deux personnes formaient un couple et étaient une famille. Ils avaient une fille… Si j’étais à votre place, j’interrogerais aussi celle-ci pour espérer en savoir un peu plus. Elle ne sait peut-être pas tous les détails, mais ce peut être des filons pour nous aider à enquêter sur ses parents.

 

Hiruzen : Où se trouve cette jeune fille?

 

Biwako : Hiruzen, nous avons déjà eu un entretien avec celle-ci. Elle ne sait pas exactement où se trouve ses parents, ni dans quel état. Elle ne connait pas non plus la situation politique du moment… Il y a des conflits, ça elle le sait, mais ce que représente Konoha exactement, elle n’en sait rien. Nous lui avons fait croire que sa famille avait été exilée de sa nation et qu’ils ont voulu trouver refuge ici. Comme elle a l’âge, onze ans, et qu’elle possède une certaine connaissance dans le domaine, nous avons pensé que l’Académie serait un bon endroit pour elle. La jeune a fait son entrée en classe comme tous les autres élèves, aujourd’hui. S’il faut qu’elle passe par un interrogatoire pour espérer en savoir plus sur ses parents, Hiruzen, il faut que ce soit en dernière option. Elle va rester en Konoha, quoiqu’il advienne de ses parents. Du peu que j’ai pu en déduire, elle sera mieux ici, c’est indéniable.

 

Danzô : Je pourrais me charger d’elle, également.

 

Hiruzen : Elle est beaucoup trop âgée maintenant pour te la confier, Danzô. Je vais écouter tes conseils, cette fois, Biwako. Nous sommes amplement capables de la prendre sous notre aile et de la protéger, si nécessaire. Les Yuki est certes un grand nom à l’intérieur dans sa nation, mais il est craint aussi.

 

Biwako : Je vais m’assurer qu’elle ait le nécessaire. Merci, Hiruzen.

 

Hiruzen : Je ne souhaite pas en savoir plus. Vous pouvez procéder à autre chose.

 

Mugetsu : Fugaku, suit-moi…

 

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Konoha

 

[Tard, mais avant la nuit, Mikoto voulu prendre de l’avance sur ses amis et s’était dirigée vers le temple Naka seule. Il n’y avait personne dans les alentours, mais par contre, à l’intérieur de ce dernier, une rencontre était en cours. Elle le savait puisque son père, Mugetsu, faisait partie de l’entretient. Plusieurs Uchiwa étaient en pleine discussions à propos d’un sujet qu’elle ne connaissait pas, mais qu’elle avait peut-être des soupçons. Mikoto n’était cependant pas là pour écouter la conversation en secret, elle n’était là que pour tâter le terrain d’abord avant que Kyûsaku et Sumire n’arrivent. L’Uchiwa voulait éviter qu’on ne les surprenne dans cet endroit.

 

Puisque la nuit arrivait, le calme, qui était déjà présent, le devint encore davantage. Il n’y avait plus que de petites bestioles, dans les parages, pour donner une ambiance. Au bout d’un long moment, la rencontre entre tous les Uchiwa s’acheva. Ceux qui avaient été présents délibérèrent et il le fallait pour Mikoto. Il ne restait plus beaucoup de temps avant que ses amis arrivent. Heureusement, l’endroit se libéra rapidement, sans personne pour traîner dans les environs. Confiante, Mikoto descendit du point en hauteur qu’elle avait pour aller à l’avant de l’endroit pour y attendre ses amis.

 

Quelques minutes après seulement, ils arrivèrent enfin.]

 

Sumire : Il y a quelqu’un à l’intérieur?

 

Mikoto : J’en doute. La voie est libre.

 

Sumire : Alors, Kyûsaku, tu nous expliques un peu ce qu’on vient faire dans ce temple? C’en est qu’un vieux où certain Uchiwa viennent faire des rencontres, mais encore?

 

Kyûsaku : Soyez patientes, les filles. C’est à l’intérieur. Je suis certain que ça va vous intéresser.

 

Mikoto : J’y suis déjà allée et y’avait rien d’intéressant.

 

Kyûsaku : Faites-moi confiance. Suivez-moi.

 

[Les filles n’hésitèrent pas plus longtemps. Kyûsaku menait la marche vers l’intérieur du temple Naka. Il y faisait sombre, aucune lumière n’y était allumé, mais ce n’était pas particulièrement un problème, spécialement car l’intérêt n’était pas dans la pièce principal, mais bien ailleurs. Dans cette dite pièce, Mikoto put reconnaitre ce qu’elle avait déjà vue autrefois avec son père. Il ne s’agissait que d’une pièce plutôt banale avec plusieurs zabutons au sol formant une ellipse au sol, laissant un centre vide. Quelques décorations très sobres venaient enjoliver légèrement la pièce austère.

 

Kyûsaku semblait observer le plancher et compta de son doigt, tout en marchant, les tatamis au sol. Au bout de sept, à partir du premier d’où il venait, le garçon s’arrêta. Tout ce qui était sur ce tatami fut enlevé par le jeune garçon, voulant libérer l’espace, ce qui était encore plus incompréhensible aux yeux des filles.]

 

Mikoto, chuchote : Si c’est pour faire du grabuge ici, Kyûsaku, ce n’est pas une très bonne idée. J’ai pas envie que mon père commence à enquêter sur des gens qui vandalisent l’endroit.

 

Kyûsaku : Sharingan!

 

* Étonnement de Mikoto *

 

[Suite à une technique, le tatami que Kyûsaku avait dégagé, comme toutes les fondations qu’il y avait en-dessous de ce tapis, fut contrôlé complètement par le Dojutsu du garçon! Cette fois, ça piqua réellement la curiosité des deux filles. Le bloque lévita à une hauteur suffisante pour permettre le passage vers une pièce secrète, enfouit sous terre.]

 

Kyûsaku (Épaté) : C’était pas un mensonge, c’est bien réel!

 

Mikoto : Où est-ce que ça mène?!

 

Kyûsaku : Il n’y a qu’une manière de le savoir. Vous me suivez?

 

[Kyûsaku alla prendre une lampe à l’huile qu’il y avait dans la pièce, l’alluma pour éclairer les escaliers et s’enfouie en premier dans ces profondeurs. Mikoto et Sumire n’attendirent pas plus longtemps pour le suivre, elles le talonnaient de près même.

 

Ça ne descendit pas pendant bien longtemps. Après quelques marches, une seule et unique salle se présenta à eux, déjà éclairé par deux braséros disposés aux côtés d’une stèle. Mise en évidence ainsi, l’objet ne pouvait pas plus attiser l’attention des jeunes qu’il n’était nécessaire. Tout de suite, ce fut dans cette direction qu’ils allèrent tous.]

 

Sumire : Qu’est-ce que c’est? C’est… c’est écrit quelque chose mais… * Se frotte les yeux * je n’y arrive pas…

 

Kyûsaku : C’est simple, Sumire, tu dois affuter ton regard.

 

Mikoto (Étonnée) : Avec le Sharingan, c’est possible de lire!

 

Sumire : Vraiment?! Qu’est-ce que ça dit?! Sharingan!

 

[Kyûsaku s’approcha davantage de la pierre, se mettant à genoux de sorte à être pile devant le texte. Ça ne fut pas différent pour les filles. Ils lisaient tous bien attentivement, toujours de plus en plus étonné du contenue qu’il y avait sur cette pierre. C’était une révélation sans précédent!]

 

Sumire : Le Mangekyô Sharingan? Ça existe vraiment ce qui est écrit, là?

 

Mikoto (Obnubilée) : C’est la première fois que j’en entends parler aussi… jamais mon père n’en a fait mention… Comment tuer un être cher pourrait nous élever au Mangekyô Sharingan? Kyûsaku!? Tu savais pour ce qui était écrit là-dessus?! Comment tu savais pour cet endroit?!

 

Kyûsaku : J’ai trouvé des écrits à ma mère qui en parlait! Je savais qu’il y avait quelque chose sous terre, caché par les Uchiwa aux autres habitants de Konoha, mais je ne savais rien de tout ça!

 

Mikoto : Comment ça les écrits de ta mère!?

 

Kyûsaku : Ma mère est une Nakajima, tu te souviens? Nos deux clans sont alliés depuis bien longtemps, même avant la création des villages. Avant de travailler pour Konoha, ma mère travaillait pour un centre de recherche basé en Iwa. Elle y aurait fait une découverte en allant là-bas. Pas très loin de cet endroit, il y avait un bâtiment, une chapelle selon ce qu’elle avait écrit, qui aurait appartenu au clan Uchiwa à une autre époque, avant que Konoha existe, encore une fois. Selon ses recherches, les écrits étaient là-bas, avant d’être transférés ici! Je ne savais pas qu’il s’agissait de ce genre d’écrits… Ma mère savait pour cet endroit et comment y accéder, je l’ai lu! Ça parlait des Uchiwa, je me suis dit que ce pouvait peut-être être intéressant.

 

Mikoto (Nerveuse) : On… On ne devrait pas être ici plus longtemps!

 

Sumire : Nos yeux pourraient contrôler Kyûbi? C’est qui le démon renard? Mikoto, il faut en apprendre plus et revenir ici, si possible!

 

Mikoto : Peut-être, mais en attendant, je crois qu’on ne devrait pas rester ici plus longtemps. Si cet endroit était caché, y’a des moyens qu’on ait de grave ennuis, tu comprends?

 

Kyûsaku : On en a vue assez. On reviendra si nécessaire. Allons-y!

 

[Sentant que l’endroit était beaucoup plus important qu’ils ne le prévoyaient, de crainte qu’on ne les surprenne à ne pas être aux bons endroits, ils décidèrent donc de partir des lieux avec les informations qu’ils avaient. La lampe de Kyûsaku fut éteinte, le tatami remit à sa place, les futons également et dans la hâte, ils s’apprêtèrent à définitivement partir de l’endroit. Malheureusement, ça ne put pas être aussi simple. À l’entrée où ils sortaient, alors qu’il faisait maintenant bien nuit, une silhouette les attendait tout juste devant.

 

Dans l’instant, pour les aider à voir plus clair, les trois jeunes Uchiwa activèrent leur Sharingan, ce qui aida à distinguer un peu mieux les choses. La silhouette devant répondit de la même manière de son propre Sharingan. Il ne s’agissait nulle autre que de Fugaku Uchiwa.]

 

Fugaku : Vous trois… Kyûsaku, Sumire et Mikoto… Je ne suis pas certain que ton père aimerait entendre que tu te promènes la nuit ainsi et pour te rendre dans des lieux de ce genre. Vous n’avez pas d’affaire ici.

 

Mikoto : Fugaku…

 

Sumire : Qu’est-ce que t’en sais de ce qu’on a le droit de faire ou non? Pourquoi on ne devrait pas être ici, tu m’expliques? En plus, y’a peut-être la guerre, mais il n’y a pas de couvre-feu que je sache et ce temple appartient aux Uchiwa. On fait partie de cette famille, je te signal!

 

Fugaku : C’est un lieu important pour nous. Des jeunes comme vous, dans un tel endroit à cette heure ne peuvent que manigancer que de mauvais coups.

 

Mikoto : Nous n’y avons rien fait de particulier, je te l’assure, alors… si tu pouvais éviter de parler de tout ça à…

 

Fugaku : À vrai dire, il est déjà trop tard, Mikoto. Ton père sait déjà que vous étiez ici.

 

[De son doigt, Fugaku pointa dans une direction là où les trois jeunes n’avaient pas remarqué la présence de Mugetsu. Ils en furent surpris un premier temps et pris de panique dans un second, spécialement pour la petite Mikoto.

 

En peu de temps, tout fut réglé de la part du maitre du clan. Sumire et Kyûsaku furent renvoyés dans la seconde dans leur chez-soi, alors que Mikoto avait été escortée par son père jusqu’à leur demeure. Mikoto était rempli de honte de s’être fait prendre et craignait des répercussions si son père venait qu’à faire les bonnes déductions de ce qu’ils avaient découvert. Elle voulait éviter de se faire sermonner.]

 

Mugetsu : Qu’est-ce que vous êtes allez faire dans un endroit pareil à une heure semblable?! Qu’est-ce que vous y avez vue?!

 

Mikoto : Rien! Ce n’était qu’une balade nocturne! Sumire n’avait pas tort dans ce qu’elle disait. Pourquoi est-ce que nous n’aurions pas le droit de s’y promener, hein?! Qu’est-ce qu’il y a dans ce temple de s’y inquiétant pour qu’on n’ait pas le droit d’y aller!

 

Mugetsu : Mikoto, je veux que l’on soit franc l’un envers l’autre, je veux savoir ce que tu y as découvert. J’aimerais savoir aussi qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’aller précisément à cet endroit.

 

Mikoto : Toi t’as qu’à être franc envers moi, en premier! Dit moi ce que tout ça cache! Qu’est-ce que tu crains tant qu’on découvre?!

 

Mugetsu : Je suis ton père, Mikoto! Ne me répond pas de cette manière!

 

* Mikoto est intimidée, elle se tait *

 

Mugetsu : * Soupire * Désolé, Mikoto, je ne voulais pas en venir jusque-là. Te sermonner n’était pas dans mes intentions initiales. Vous n’êtes pas allez dans cet endroit sans savoir ce qu’il y cachait, je le sais très bien. Je voulais seulement que tu sois franche envers moi…

 

Mikoto : Qu’est-ce que c’est que cet endroit? Pourquoi est-ce que c’est caché?

 

Mugetsu : Il y a plusieurs raisons. Tu n’as peut-être pas tort d’ailleurs… maintenant que tu sais, je devrais peut-être t’en dire plus à ce sujet. Viens, assis-toi à côté de moi… Voilà. * Sourit * Tu as pu lire ce qui était écrit sur cette stèle, n’est-ce pas?

 

Mikoto : … Qu’est-ce que c’est le Mangekyô Sharingan, papa? Ça n’existe pas vraiment, n’est-ce pas?

 

Mugetsu : Malheureusement, il s’agit bien d’une évolution de notre Dojutsu. Cette pierre est présente à l’intérieur de notre clan depuis plusieurs siècles, à un tel point qu’il est difficile d’en trouver une date d’origine. Mais, tout ce qui y est écrit est réel. Madara Uchiwa, le co-fondateur de ce village, a lui-même pu prouver que c’était une réalité. Avec son frère, ils s’étaient élevés au Mangekyô Sharingan et, plusieurs années plus tard, quelques temps après que le village soit enfin considéré comme tel, Madara se révolta contre celui-ci en manipulant le démon qu’est Kyûbi. Ce Dojutsu procure un pouvoir supérieur à l’utilisation du Sharingan traditionnel. Cette pierre est l’héritage de notre clan, elle nous décrit et nous rappelle ce que nous sommes, il s’agit de la vérité sur les Uchiwa. Initialement, elle a été cachée de sorte qu’il n’y ait que nous, membre du clan Uchiwa, qui ait accès à ses informations. Konoha est un endroit qui est important pour nous, mais notre clan est encore plus important. C’est la famille qui compte avant tout, tu comprends?

 

Mikoto : Initialement, elle a été cachée pour que nous soyons les seuls à la trouver… mais maintenant…

 

Mugetsu : Effectivement, maintenant, ce n’est plus exactement pareil. Madara nous a montré qu’il fallait être prudent avec les informations qu’il y avait sur cette pierre, que tous n’avaient peut-être pas la sagesse d’en avoir les connaissances. Donc, il a été décidé que seul ceux qui le mérite puisse connaitre cette vérité. Certes, le Mangekyô Sharingan procure des capacités hors normes, mais le prix à en payer est terrible. La perte d’un être cher n’est un moment que personne ne veut vivre.

 

Mikoto : …

 

Mugetsu : J’ai confiance en toi, Mikoto. * Sourit * Même pour ton âge, je te considère comme une personne digne d’avoir accès à ce que tu as lu. Use de ce savoir avec sagesse, ma grande, d’accord?

 

Mikoto : Je ferai honneur au clan, papa.

 

Mugetsu : Bien… Une dernière chose. Comment avez-vous su pour cet endroit, tu veux me le dire? Ce n’est tout de même pas…

 

Mikoto : C’est la mère de Kyûsaku… Shigemi-san possédait l’information.

 

Mugetsu : Une membre du clan Nakajima… hmm, ça m’étonne peut-être un peu moins. Dans ce cas, merci de me l’avoir dit, Mikoto. J’apprécie ton honnêteté.

 

Fin du chapitre 335

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