Sasari Uchiwa

Chapitre 332 : Rencontre de famille

4696 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a presque 4 ans

Konoha – 14 octobre

 

[C’était une nouvelle journée. Certes le temps n’était pas aussi bien que la veille, mais la journée prévoyait d’être agréable et reposante. Ce fut le cas pour Sasari. Le garçon, étant retourné à Konoha depuis les récents événements, avait fait une rencontre des plus importantes. Tout jeune, avec ses amis, Sasari avait cherché à comprendre qui il était et d’où il venait. Il avait appris l’existence du clan Uchiwa, il avait trouvé des noms de personnes de sa famille directe, il avait découvert des particularités de ce groupe, et maintenant, il venait de les retrouver.

 

Profitant du temps calme et reposant, seul, il voulut se trouver un endroit isolé pour réfléchir à tout ce qui venait d’arriver. Sasari avait trouvé un endroit en hauteur, lui permettant de pouvoir contempler le village, les avant-bras accoudés sur le garde-corps qui l’empêchait de tomber en bas de la falaise. Beaucoup de pensées venaient et partaient de son esprit, mais l’une, tout particulièrement, accapara davantage son attention. Toutes les pensées lui faisaient converger vers celle où il voyait enfin le visage de la femme voilée qui venait le voir à Nendo. Ce fut un moment tant émotif pour lui, qu’il ne cessait d’y penser… et ça le mettait en joie. Des pensées à propos de Kyûsaku venaient briser, par moment, ces pensées joyeuses. La scène d’hier soir, il l’en avait tant rêvé, que c’était trop beau pour qu’il n’y ait pas un retour de balancier. Sasari n’arrivait pas à savoir pourquoi Kyûsaku avait permis que ç’a arrive. Ça créait des craintes chez-lui.

 

Toutes ses réflexions s’estompèrent lorsqu’une personne arriva à trouver sa présence à l’intérieur du village. Kumiko était arrivée à le trouver. Elle était seule, et sans un mot, alla le rejoindre, tenant le garde-corps comme appuis.]

 

Kumiko : Comment ça s’est passé?

 

Sasari : Mieux que je ne l’imaginais. La dernière fois où mes parents m’ont vue, je n’avais que quelques mois. J’ai été absent pendant sept ans de leur vie, ou presque, mais tout de même, c’est comme si je n’avais jamais quitté leur esprit. Quand ma mère m’a vue, elle a tout de suite compris qui j’étais. Même si nous avons maintenant quelques différences majeurs, Sasuke et moi, elle aurait pu nous différencier sans problème… alors qu’elle m’a à peine connu.

 

Kumiko : … * Sourit * Je suis vraiment contente pour toi, Sasari. J’avouerais même que j’en suis presque jalouse. Vous avez beaucoup parlé?

 

Sasari : Très peu… Pas de choses importantes, du moins. Mes parents étaient sur les nerfs depuis leur résurrection, ils n’avaient que peu dormis jusqu’à présent, et avec toutes les émotions que ç’a provoqué hier, ç’a leur a créé un grand coup de fatigue, à tous les deux. Mon père et ma mère ne savent rien de ce que j’ai pu traverser, de ce qu’a pu vivre Sasuke et de ce qu’a fait Itachi. Ça va faire beaucoup.

 

Kumiko : Rattraper autant d’années d’absence, ça doit être vraiment difficile. Plusieurs choses doivent avoir disparût de leur vie pendant toutes ces années, le village de Konoha, à lui seul, est complètement transformé… Je n’aimerais pas être à leur place… * Sourit * mais au moins ils ont une seconde chance.

 

Sasari : Et pour Mifuyi. Tu sais où elle est?

 

Kumiko : Oui, elle est toujours avec les autres. Tout le monde est arrivé, même s’ils ne sont pas tous réjouit d’être ici. Il y en a certain qui on voulut entrer discrètement, sans être vue par les ninjas à l’entrée. L’idée d’être à Konoha ne plait vraiment pas à Shizu, par exemple. Mifuyi n’a toujours pas osé s’aventurer comme tu l’as fait…

 

Sasari : Ça arrivera éventuellement… On trouvera notre compte, j’en suis certain… pour toi aussi, Kumiko. Hide-san et Juri sont ici, eux aussi.

 

Kumiko : Je disais que j’étais jalouse, mais en vérité, j’ai déjà tout ce qu’il me faut. * Sourit * Il aurait seulement été bien qu’Azuko-san puisse elle aussi en arriver jusqu’ici, avec nous, mais… * Soupire * Tu as une idée de ce qui va se passer à partir de maintenant? De ce que l’on va devoir faire?

 

Sasari : Je n’arrête pas d’y réfléchir aussi… Je ne comprends aucunement les motivations de Reïtarô. C’est un vrai dilemme; soit attendre que les choses se révèlent d’elle-même, soit agir le plus rapidement possible avant que quoique ce soit ne survienne.

 

Kumiko : …Et Itachi… Que compte-t-il faire? Avec votre clan, je veux dire.

 

Sasari : Personne, hormis nous et mes parents, ne sait qu’il est ici.

 

Kumiko : Reïtarô a fait revenir les Uchiwa à la vie pour une raison… s’il n’y a plus d’Uchiwa…

 

Sasari : Je doute qu’Itachi récidive. Cette décision n’était pas seulement la sienne, les hauts dirigeants du village étaient aussi responsable et maintenant, ç’a changé. Je refuse de croire qu’il faille recourir à cette solution pour arrêter les plans de Reïtarô.

 

Kumiko : Ton père était à la tête de votre clan, n’est-ce pas? Il sait certainement pour Itachi. Vous devez lui parler au plus tôt, ça pourrait peut-être prévenir les dégâts.

 

Sasari : Tu as raison… Que comptes-tu faire aujourd’hui?

 

Kumiko : Discuter avec les autres et tenter de comprendre ce que veut faire Mifuyi de son côté, face à sa famille. Je crois aussi qu’elle devrait se présenter.

 

Sasari : Konoha… * Contemple le village * Tu crois qu’on y sera encore longtemps? Que c’est notre destination finale?

 

Kumiko : C’est un endroit qui est plutôt bien. On y connait quelques personnes désormais, nos amis s’y trouvent tous pour le moment, Hide-sama et Juri sont ici, les Uchiwa y sont aussi de nouveau, personne ne nous a d’un œil mauvais jusqu’à maintenant… mais à vrai dire, quand j’y réfléchis rapidement, j’ai le sentiment que ça n’a pas d’importance pour moi. Qu’on soit ici ou ailleurs, demain, tant que les gens qui m’importent y sont, c’est tout ce qui compte. * Sourit * Par ailleurs, à nous connaitre maintenant, je ne crois pas qu’on soit encore à notre destination finale.

 

Sasari (Sourit) : Je suis d’accord. Il y a encore tant d’endroits à voir, ensemble.

 

Kumiko (Étonnée) : … * Rougit * Ahem, bon, je devrais te laisser à… à aller discuter avec ta famille. Je devrais aller rejoindre notre groupe, maintenant.

 

[Ailleurs, plusieurs des membres de Furûtsu, justement, se dirigèrent vers un tout autre endroit que celui qu’on leur avait assigné pour patienter. Le grand groupe avait reçu comme indication, de la part de Kumiko, de se regrouper devant un restaurant du coin ; celui de Hide. Depuis la dernière fois, pour ceux qui connaissaient le commerce, l’endroit n’avait pas du tout grandit, mais Hide, certainement aidé du Juri, avait revampé la façade de son établissement pour la rendre plus invitante encore. Le «Suimin no Machi», l’ancienne auberge en Taki, n’existait plus, elle faisait maintenant place au «Sôkaina Machi» (La ville revigorante).

 

La devanture ressemblait maintenant beaucoup plus à celle d’un commerce et ç’avait porté ses fruits. Même si la salle à manger n’était pas grande, il ne restait que peu de places assises de libre. Avec le retour de plusieurs ninjas dans le village, beaucoup voulaient se payer du bon temps maintenant et découvrir l’endroit ainsi que la bonne cuisine du vieux cuistot. Comme l’ancien établissement d’Hide, le Sôkaina Machi n’était pas seulement un restaurant, mais aussi une auberge où les étrangers pouvaient être hébergés à leur envie. Étrangement déjà, les indications montraient que les chambres étaient toutes vacantes pour le moment.

 

Furûtsu fut rejoint par Kumiko. Ce n’était pas très discret de leur part d’arriver tous à la fois, autant nombreux, dans le petit restaurant, mais au vue de l’amitié qu’ils semblaient avoir avec le propriétaire, il y avait peut-être moins lieu aux inquiétudes. Par ailleurs, depuis leur entré à l’intérieur du village, chacun des membres avaient enlevé leur manteau. Tout avait été mis en pause, pour le moment.

 

Ils se regroupèrent dans une seule et même chambre, la plus grande, pour rejoindre Shizu. La jeune fille était seule dans sa chambre, à l’abri de tous les regards, jusqu’à ce que tous soient à l’intérieur.]

 

Akino : Si ce n’est pas la princesse des casse-pieds en personne! Elle qui préfère déplacer plus de dix personnes dans une chambre minuscule plutôt que de venir elle-même dans l’établissement où Konoha a bien voulu nous accueillir. Il y a des salles qui auraient été parfaites pour discuter sans que l’on ne se marche sur les pieds, comme ici, mais non, il a fallu que mademoiselle Shizu impose ses restrictions.

 

Mitsumi (Sourit) : Je me plais bien ici. C’est une chambre beaucoup plus chaleureuse que celles que Konoha nous a prêté!

 

Junko : Et regarde l’assiette qu’a préparé Hide-san pour nous! Ça fait si longtemps que j’attends de pouvoir manger à ma faim!

 

Gikan : Ahem, c’est vrai que ce n’est pas très grand. Je crois que j’ai brisé quelque chose en m’asseyant sur cette chaise.

 

Shizu : * Soupire * Je ne souhaitais pas spécialement venir en Konoha… Si on pouvait éviter que les rumeurs puissent être répandues sur mon cas.

 

Akino : Qu’est-ce que tu veux qu’il t’arrive?! Tant que tu n’utilises pas ton Dojutsu, qu’est-ce qui pourrait vraiment t’arriver?!

 

Itomi (Ricane) : Lorsqu’on a croisé la route du ninja de Konoha, Shizu n’a même pas voulu se montrer, elle est complètement restée à l’écart pour être certaine qu’on ne la voit pas.

 

Shizu (Embêtée) : On peut poursuivre sur quelque chose de plus important?

 

Akino : T’as qu’à aller te présenter au Hyuga et l’histoire sera terminée!

 

Shizu : Tu rêves…

 

Hirosuke : On est tous venu ici, on peut bien faire avec cet endroit, non? On change de sujet. Comment ça s’est passé avec Sasari, Kumiko? Il n’est pas venu avec toi?

 

Kumiko : Ça fait un moment que je ne l’avais pas vue dans cette humeur. Une humeur joyeuse, ne vous inquiétez pas. Mais forcément, il y a beaucoup de choses que ses parents ne savent pas, spécialement sur ce qui est arrivé à propos du clan.

 

Teruki : Y’a quoi à savoir de plus? Ils ont été massacrés par le frère de Sasari. Il va certainement aller en détention ou voire pire.

 

Junko, la bouche pleine : Quoi? Tu veux dire que moi je sais ce qui est réellement arrivé et que vous ne lui avez rien dit à lui. Ha! Qu’est-ce que vous pouvez être désespérant par moment. * Prend une bouchée de son repas *

 

Teruki : Grr, pourquoi y’a toujours plus que ce qu’on pense avec vous, les Uchiwa?! Qu’est-ce qu’il y a encore, alors? Il a fait quoi, Itachi?!

 

Kisa : Ne crie pas aussi fort, crétin!... Bien que j’aimerais aussi comprendre ce que même Junko sait.

 

Fusazô : Il y a deux jours, lorsqu’on a croisé Itachi dans la forêt, vous n’avez pas réellement expliqué pourquoi vous n’avez rien fait contre lui.

 

Kumiko : Je ne sais pas si c’est le moment de…

 

Junko : C’est simple! Les Uchiwa voulaient faire une révolte contre Konoha, Itachi le savait, il a choisis le camp de Konoha et pour éviter une guerre, il en a fini lui-même avec les siens. En gros, il sauvé le pays du Feu à lui seul et s’est pris le blâme.

 

* Étonnement des autres *

 

Mifuyi (Dépitée) : Je ne l’aurais pas expliqué de cette manière, et peut-être pas maintenant, mais c’est dans l’idée… * Soupire *

 

Kisa : Mais?! Et personne ne le sait, tu dis? Qu’est-ce qui va devenir du clan Uchiwa maintenant, dans ce cas?

 

Kumiko : Sasari règle cette histoire, on verra ce qu’il en découle.

 

Mifuyi : Ne faites pas comme Junko… À la base, Itachi ne voulait pas que ça se sache et… * Soupire * je me rends compte que nous ne sommes pas si fiable que ça pour garder ce genre de secret.

 

Akino : On est ici pour Reïtarô et ce qu’il a fait, non? C’est ce qui importe le plus en ce moment.

 

Kisa : Oui… hum, c’est vrai. Qu’est-ce qu’on doit faire à partir de maintenant? Je ne fais que d’y penser depuis qu’on sait que Reïtarô a ramené plusieurs Uchiwa à la vie et…

 

Hirosuke : Comme nous tous, on ne sait toujours pas pourquoi il a fait ça. Mitsumi-san, l’autre jour, avait évoqué quelque chose d’intéressant ; l’une des lumières est tombées tout près de l’endroit où Reïtarô a fait un vœu. Une personne est revenue à la vie devant lui et au vue de l’absence d’indice qu’il y avait, cette personne a dû suivre Reïtarô, de force ou par volonté. Qu’est-ce qu’il veut faire de cette personne, c’est aussi mystérieux qu’il est incompréhensible qu’il ait eu besoin de ressusciter tous les autres membres du clan.

 

Mifuyi : Je n’en sais rien non plus, mais cette personne… on ne sait pas trop qui est Reïtarô, mais peut-être qu’il avait des frères et sœurs. Ce que je veux dire c’est que Reïtarô a pu choisir cette personne pour lui prendre ses Sharingan et lui-même s’élevé à la forme éternelle.

 

Hirosuke : C’est vrai, c’est forcément un Uchiwa qui est apparu devant lui. Ça pourrait faire sens. Si c’est le cas, Takumi reste notre seule chance qu’il n’accède pas à cette étape. Elle doit être la seule de leur groupe à pouvoir faire une greffe.

 

Mitsumi : Je suis navrée, mais lorsque Takeru a reçu l’un des yeux de Reïtarô, Takumi n’était pas présente et je n’y étais pas non plus. Je crois que Tomoo peut faire cette greffe lui-aussi.

 

Akino : Kssh, rien ne nous avantage! On ne peut pas être sans solution!

 

Fusazô : Eh bien, dernièrement, puisque tout présage que nous allons avoir beaucoup de temps pour nous, j’avais l’intention de retourner en Iwa et de tenter de trouver mon ancienne maison. Reïtarô avait effacé quelques souvenirs de mon esprit, mais plus j’y repense, plus des images me reviennent. Là-bas, dans mon ancienne maison, mon père collectait aussi des parchemins du panda Daiki. Il y en a peut-être un qui pourrait indiquer un mot du vœu que nous n’avons pas en ce moment. Ça pourrait nous aider, non?

 

Hirosuke : Mais oui! Et pas qu’un peu! Il y a forcément un mot du vœu de Reïtarô qui le trahira. Si l’on peut avoir le vœu entier, ça pourrait vraiment nous aider à comprendre ses intentions.

 

Kumiko : Orochimaru était détenteur de ces parchemins, mais…

 

Mifuyi : On a détruit son repaire en Oto… C’est là qu’ils étaient, c’est ça Kumiko?

 

Kumiko : Ceux que je connaissais, oui.

 

Gikan : Et si ce n’est pas le cas? Si tout ce qu’il voulait, c’était d’avoir le plus d’Uchiwa possible?

 

Hirosuke : Il a dû en faire revenir un nombre précis, pas tous. Il a quelque chose de plus en tête que simplement exterminer de nouveaux ces personnes.

 

Junko : Moi, je dis que vous devriez observer les gestes des Uchiwa. Qui sait ce qu’il compte faire de leur côté, maintenant? Madara est en vie, je vous rappelle. La personne qui a été ramené près d’où il a invoqué, s’il s’agissait d’un allié, pourquoi est-ce qu’il serait le seul? D’autres Uchiwa peuvent être de mèche, vous ne pensez pas?

 

Hirosuke : Hmm… ce n’est pas impossible.

 

Akino : Et toi, tu vas faire quoi, Junko?

 

Junko : Comptez-vous chanceux que j’aie bien voulu vous accompagner jusqu’ici, mais maintenant que la guerre est fini, que je représente un village, que j’aie été promu Jonin, tout ça tout ça, eh bien, j’ai mes responsabilités maintenant. Ça va être un bordel à Kiri. Les guerres créer beaucoup plus de désordre qu’on ne le croit. Je n’imagine même pas le nombre de groupe de minables qui ont tenté de renverser la capitale pendant notre absence. Une chance, depuis que Mei est à la tête du village, les rebelles sont biens moins terribles qu’à une autre époque. Et vous tous dans tout ça? Les options ne sont pas nombreuses pour vous. Vous n’allez quand même pas tous chercher la maison de Fusazô? Puis, c’est vraiment nécessaire qu’il y ait plus que Sasari, Mifuyi et Kumiko pour sonder l’affaire des Uchiwa? Non, je crois pas.

 

Akino : Je ne suis pas certaine d’apprécier la suite de ce que tu vas dire…

 

Junko : C’est tout le contraire, ma belle, tu n’attendais que ça, je le sais! Vous êtes tous ninja pour Kiri, non? * Sort son bandeau de Kiri * Mei vous a donné ces bandeaux et c’est pas pour rien. Akino, tu pourrais venir avec moi en Kiri.

 

Akino : Hors de questions! J’ai décidément plus important à faire!

 

Junko : Et comme quoi?! Tu veux bien me le dire? Rester ici jusqu’à ce que Kyûrato arrive pour attaquer Konoha? J’ai pas l’impression que ç’arrivera prochainement.

 

Akino : Et si c’était le cas?

 

Junko : Et Itomi alors?! Mitsumi!? Vous êtes de Kiri, non? Et vous ne venez pas d’importe-où en Kiri. Itomi fait partie des Hozuki et Mitsumi des Yuki. Votre place est définitivement avec moi!

 

Itomi : Ahem…

 

Junko : Allez, ne dis pas non toi aussi, Itomi! On est amie, maintenant, non? Et pour toi, Shizu! Toi qui veux spécialement fuir Konoha. C’est l’occasion rêvé, tu ne crois pas? Teruki, toi qui rêve d’un harem! Les guerres causent bien des malheurs, mais de ces malheurs, on peut y trouver des opportunités! Il y a certainement plein de jeunes filles qui ont perdus des proches et qui ne demandent que l’aide d’une épaule pour pleurer, comme la tienne!

 

Teruki : Nah! J’ai apprécié Kiri, lors de mon passage, mais je ne crois pas que ce soit un endroit fait pour moi et puis, de toute manière, il y a plein de fille ici aussi, dont Shizu!

 

* Shizu soupire *

 

Junko : Il n’y a vraiment personne pour vouloir m’accompagner? Après tout ça, j’aurais au moins pensé que… * Soupire * Laissez tomber, si vous ne voulez pas eh bien, il en sera ainsi alors.

 

Akino : …

 

Kisa : Fusazô, je crois que j’aimerais bien t’accompagner pour retrouver ta maison d’enfance. Je suis persuadée que tu arriverais seul à la retrouver mais, j’aimerais aussi retourner en Iwa. Si l’on doit attendre et observer les choses jusqu’à un indice majeur, je me dis qu’il est peut-être temps de penser un peu à nous dans cette histoire, pendant que nous avons un peu de temps pour nous. Je veux dire… je n’imaginais pas passer ma vie à poursuivre Reïtarô.

 

Fusazô (Sourit) : Je te l’aurais proposé, Kisa, si tu ne me l’avais pas demandé.

 

Kumiko : Mifuyi, qu’est-ce que tu vas faire, toi? Ta famille, elle est certainement…

 

Mifuyi : Je sais… J’ai seulement besoin d’un peu de temps… Je… Je n’ai pas envie d’en parler.

 

Kumiko : Je comprends, mais sache que tu n’es pas seule, Mifuyi. D’accord?

 

Mifuyi : …

 

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Konoha – 12 octobre

 

[Les retrouvailles furent touchantes et furent aussi épuisantes, cependant, il ne pouvait pas y avoir que du positif dans celles-ci. Des sujets sérieux et sensibles devaient être remis sur table, il était plus que nécessaire de clarifier les choses.

Durant toutes ces années, beaucoup de choses s’étaient produites pour le clan Uchiwa, alors qu’il n’y était resté que très peu de représentants. Fugaku était face à ses trois fils, d’un air songeur et austère. Itachi avait du mal à savoir où se placer dans cette histoire, mais il était accompagné de ses deux jeunes frères… Était-ce une bonne ou une mauvaise chose pour lui?

 

Ils étaient dans l’attente, jusqu’à ce que Mikoto, portant un plateau à thé, se manifeste enfin pour rejoindre les quatre hommes dans la pièce. En règle général, Fugaku et Itachi avaient tendance à débattre seulement eux deux, mais cette fois c’était différent. Sasuke et Sasari étaient en âge de faire partie de cette conversation et Mikoto voulait en savoir plus sur tout ce qui s’était passé. Qu’il le veuille ou non, elle s’était imposée à cette discussion.]

 

Fugaku : Tu es certaine de vouloir rester, Mikoto? Tu pourrais en entendre plus que tu ne le voudrais.

 

Mikoto : Si j’avais su où cette histoire aurait mené, j’aurais peut-être souhaité faire partie des nombreuses rencontres que tu avais eu avec Itachi, par le passé. Peut-être qu’il y aurait eu un autre résultat à tout ceci.

 

Fugaku : Comme tu voudras…

 

* Silence *

 

Fugaku : Itachi… qui ont été les cibles de ce plan?

 

Itachi : …Le clan Uchiwa entier. Il n’y avait pas d’exception.

 

Fugaku : Tout le monde? Sasuke est bien plus âgé qu’à l’époque, et pour ce qui est de Sasari…

 

Itachi : Tu les réponses à tes suppositions. J’ai laissé Sasuke en vie par caprice personnel. Il ne savait rien à propos de cette histoire; les intentions de notre clan vis-à-vis le village, comme celles du village envers le clan Uchiwa. J’ai fait de Sasuke l’outil qui arriverait à laver l’erreur que j’étais devenu en me tuant, ce qui allait sauver l’honneur de notre clan.

 

Mikoto : Tu t’es sacrifié pour le village…

 

Itachi : …

 

Fugaku : Et que comptes-tu faire à partir de maintenant? J’ai pu discuter avec quelques membres du clan depuis, certains savent que c’est toi le responsable, la rumeur se repend petit à petit sur ton cas. Ceux qui ne savent pas auront potentiellement bientôt l’information, même si j’ai fait demander à ce que ça ne s’ébruite pas trop, pour l’instant. Personne ne sait que tu es ici, hormis nous. Tu n’as pas beaucoup d’options.

 

Itachi : Je ne sais pas non plus exactement, mais une chose est certaine pour moi… ma mission reste la même. Je protègerai le village contre ceux qui veulent le voir tomber et si le clan Uchiwa a toujours les mêmes intentions, sans retour en arrière possible, je le protègerai de la même manière, encore.

 

Fugaku : …

 

Sasuke : Depuis l’époque, les têtes dirigeantes ont bien changé, par ailleurs. Tsunade n’est pas ce qu’était le sandaime Hokage, les têtes importantes du village ne sont plus les mêmes qu’autrefois et, plus important, les cinq nations ninjas sont plus que jamais soudé. Konoha a beaucoup trop d’alliés pour que les Uchiwa veuille entrer en guerre contre lui.

 

Fugaku : Ça n’est pas dans les ambitions du clan pour le moment et, malheureusement avec ce qui s’est passé avec toi, Itachi, ma crédibilité à l’intérieur du clan en a pris un coup. Si de nouveaux plans sont mis en place, il se peut fort bien que je n’en sache pas les détails importants, voire qu’on m’écarte de toutes discussions. Mais… on nous a accordé une nouvelle chance. Je crois qu’il vaut mieux analyser une nouvelle fois les choses et observer ce qu’offre ce nouveau monde.

 

Itachi : …

 

Fugaku : À cette réponse, qu’arrivera-t-il de toi, Itachi?

 

Itachi : Je me rendrai au village, tout simplement. Ils décideront de mon sort.

 

Sasuke : Quoi?! Mais non! Tu n’as plus à jouer ce rôle, Itachi! Tu n’as plus à encaisser tout ça seul!

 

Itachi : C’est trop tard pour moi. Il vaut mieux que rien ne se sache, si c’est pour le bien de Konoha et celui de notre clan. Je n’étais pas censé revenir à la vie, de toute manière.

 

Sasuke : C’est absurde!

 

Itachi : J’ai à cœur la protection du village, Sasuke, mais ce n’est pas pour autant que ma famille ne m’importe pas. Je n’ai pas l’envie de me justifier sur tous les choix que le village et moi avons dû prendre en secret.

 

Sasuke : Il y a certainement un autre moyen!

 

Itachi : Pour le moment, je ne vois que celui-ci.

 

Sasuke : …

 

Mikoto : Sasuke… dans cette histoire, si je l’ai bien comprise, tu es celui à avoir tué Itachi, n’est-ce pas? Si tu ne savais rien de toute cette histoire, à l’origine, et qu’Itachi n’est pas celui à t’avoir raconté ce qu’il s’est réellement passé, qui l’a fait? Comme l’a tu sus?

 

Sasuke : Est-ce que c’est réellement nécessaire qu’on entre dans ce genre de détails?

 

Mikoto : Ça l’est pour moi, oui. Je souhaite en apprendre plus sur mes fils et ce qu’ils ont dû traverser. Ton bras manquant, ton œil gauche… Je ne sais pas exactement ce qu’il représente, mais je sais pertinemment que l’évolution du Sharingan est étroitement en lien avec la mort. Peu importe ce qu’il a pu se produire, je n’ai pas envie qu’on me cache toutes ces années.

 

Sasari : Elle saura tôt ou tard par l’intermédiaire d’une autre personne, si ce n’est pas raconté maintenant.

 

Sasuke : Dans ce cas… Il y a beaucoup de chose à dire.

 

Fin du chapitre 332

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