Sasari Uchiwa
Konoha – 12 octobre
[Même s’il faisait nuit et que la fatigue avait gagné plusieurs ninjas, certains restaient tout de même pleinement dans l’action. C’était le cas pour plusieurs d’entre eux partit à la poursuite de Kurama. Les recherches pour pister chaque trace du monstre avaient commencé. Cette équipe qui se chargeait de cette tâche était venu à l’idée que si l’équipe de Kyûsaku n’était plus en compagnie de Kurama et que c’était probablement car celle-ci avait continué à pied. Cette recherche était des plus fastidieuse car elle impliquait d’identifier d’abord toutes les traces de Kurama et d’en trouver un point d’intérêt, suite à quoi, de potentiels traces de pas pourraient être trouvées. Les mouvements qu’avaient eu Kurama avant d’être retrouvé avaient été complexes et ça présageait être une tâche interminable.]
Akatsuchi : Doton - Jishinha! (Onde sismique)
[Iwa était de la partie dans cette mission. Kurotsuchi, accompagnée d’Akatsuchi, donnait tout ce qu’il avait pour chercher l’ennemi, comme bien d’autre. Akatsuchi mit les mains au sol et exécuta sa technique. Il eut un silence pendant un moment, le grand ninja était en pleine réflexion.]
Akatsuchi : Il y a beaucoup de traces au sol, de très vieilles comme des récentes ; des géantes comme des minuscules. Les géantes sont celles de Kyûbi, comme toutes les autres avant.
Kurotsuchi : Et vers où elles vont?! C’est ça l’important! On sait que ce grand renard a rebroussé chemin, on doit trouver la limite qu’il a atteinte.
Akatsuchi : Il y a le même phénomène que plus tôt, ici également. Les traces qui se distances le plus entre elles vont dans cette direction * Pointe du doigt une direction * Toutes les autres pistes, Kurama s’y déplaçait de la même manière, il n’y a que cette direction où les traces ont un rythme anodin.
Kurotsuchi : Hmm… on bifurque encore on dirait. On doit être les premiers à trouver une piste potable, Akatsuchi. Faisons vite! J’ai observé le vieux récemment et j’ai envie de tenter un truc pour aller plus vite. T’es partant?
Akatsuchi : Naturellement.
[Kurotsuchi enchaina une série de mudra rapidement puis toucha le bras de son ami. Il eut une seconde activation de la petite fille du Tsuchikage et, légèrement confus au départ, ils se mirent à léviter. Après quelques instants de déséquilibre et d’ajustement, ils purent commencer à s’envoler dans les airs, permettant une meilleure visibilité du terrain et une vitesse accrue.
D’autres dans les parages faisaient de même. Le Kazekage, Gaara, était lui aussi dans le ciel à observer les paysages et les petites déformations qu’ils avaient subi. Au sol, des ninjas sensoriels tentaient de sentir toutes traces de chakra inconnu pouvant être une piste potable. Et il y avait aussi Naruto. Malgré l’état de Kurama, Naruto ne pouvait s’occuper de son sort plus longtemps, de plus que le renard était certainement loin d’un regard dangereux maintenant. La partie en lui-même restait plus que combative et pleine de volonté à devoir retrouver celui qui avait pu le contrôler ainsi. Naruto avait invoqué un bon nombre de clones, à la fois pour chercher des indices visuels, mais aussi d’autres clones chargés de devoir emmagasiner de l’énergie naturelle ; le Senjutsu. Grâce à ce chakra, Naruto lui-même arrivait à sentir les présences autour de lui. Pour le moment, il n’y avait aucun résultat concluant, mais ils étaient tous loin d’abandonner.
Pendant ce temps, bien ailleurs, ceux qui étaient recherchés étaient toujours caché dans les ruines du petit village de Nendo. La fatigue avait gagné la majorité des ninjas réfugiés… il en alla de même pour Takumi et Reon qui ne purent lutter plus longtemps contre cette fatigue. Seule Sumire, la nouvelle venue, restait pleinement éveillée, à veiller dans le noir sur Kyûsaku.
Sumire s’était débarrassée d’une horde de brigands, mais épargna un garçon de cette troupe. Kento avait été l’élu choisis par cette jeune femme, elle qui était maintenant devenu l’être le plus désirable pour le jeune garçon. En pleine nuit, comme lui avait demandé Sumire, Kento avait entièrement déséquipé ses anciens camarades morts, qu’il haïssait maintenant, pour écarter l’équipement pouvant être utile à sa nouvelle maitresse. Ceci fait depuis un moment, il attendait patiemment maintenant, assit à l’extérieur, qu’on vienne le retrouver. Pendant tout ce temps, la fébrilité de Kento n’avait pas diminué, même qu’elle augmentait de minute en minute. En ce moment, il n’espérait pas mieux que de pouvoir revoir la femme qui l’avait charmé.
Ses prières internes purent être entendues. Après un bon moment, Sumire ressortit des ruines de l’ancienne Académie du village, comme elle l’avait dit. À sa simple vue, Kento était comblé et intenable intérieurement, son cœur battait à la chamaille. Il se retint de dire quoique ce soit, de peur d’offusquer celle qu’il aimait d’un rien. Il ne fit que se relever et d’attendre qu’elle vienne à lui. La jeune femme, qui portait de simple vêtement ninja au départ, ne portait encore moins rien cette fois. Il ne lui restait qu’un simple débardeur et un pantalon décent, elle se promenait nue pied et ne portait plus aucun équipement démontrant qu’elle était ninja. Tous ses vêtements qu’elle avait enlevé, elle en avait fait une pille qu’elle transporta à l’intérieur de ce qui semblait être un sac. Elle lâcha le tout au sol avant d’atteindre Kento. Ce dernier ne put se retenir plus longtemps, au vue de son approche. Il parla.]
Kento : J’ai fait comme vous me l’aviez demandé, maitresse! Tous ces idiots, j’ai enlevé entièrement leurs équipements et j’ai trié tout ce qu’ils avaient là-bas! Vous ne vouliez que des armes de qualités, mais ces imbéciles n’avaient absolument rien qui soit dignes de vous!
Sumire : * Soupire * Peu importe, je regarderai après. Il y avait une femme dans ce groupe qui faisait presque ma taille en grandeur… ses vêtements me suffiront s’il n’y a rien d’autre…
Kento : Est-ce que… Est-ce que je peux vous demander pourquoi vous vous êtes vous-même déséquipée? Vous savez… * rougie * ce n’est pas pour me déplaire de vous voir avec si peu de vêtements, mais…
Sumire : Écartes-toi…
Kento : Hum…
[Kento s’écarta devant Sumire et alla là où elle avait désigné rapidement. Une fois fait, Sumire enchaina des mudra.]
Sumire : Shakuton – Kansôkyû no jutsu! (Boule du dessèchement suprême)
[Kento dû s’écarter davantage lorsqu’il vit la technique soufflée par sa maitresse! Une immense sphère, d’une chaleur plus qu’intense, atteignit la troupe de bandits morts au sol! Impossible de voir ce qui leur arrivait, la sphère de chaleur était trop lumineuse en son intérieur. Le brigand pu entendre, accompagnant la technique, un sifflement, plutôt aigüe et qui vers la fin, le devint encore plus. Suite à ce dernier bruit distinct, la technique cessa. Il ne restait plus rien. Là où se trouvait les plusieurs personnes, il n’y avait plus aucune présence de leur existence, tout avait été consumé ne laissant qu’un cercle de terre au sol légèrement roussit.
Sumire n’en resta pas là. La jeune femme se dirigea vers un buisson non-loin pour retirer quelques petites branches de manière méthodique, suite à quoi, elle les brûla pour les éteindre quelques secondes après. Ces branches étaient fumantes. Kento ne comprenait pas les agissements de celle dont il était fasciné, mais pour lui, ça n’avait que peu d’importance. Sumire avait certainement ses raisons ; de très bonnes mêmes. L’Uchiwa se redirigea vers son sac au sol, remplie de vêtements à elle, puis inséra quelques de ces branches dans le sac pour le refermer tout de suite après.]
Kento : Qu’est-ce que vous faites? Vous avez besoin d’aide?
Sumire : Les branches qu’il me reste, prend les. Prend aussi quelques des vêtements que tu as dépouillé plus tôt, ceux dans un état le plus déplorable, et passe ces bouts de tissus au-dessus de la fumée.
Kento (Confus) : Hum… d’accord. * S’exécute * Ça va servir à quoi tout ça? C’est un rituel?
Sumire : Les points d’eau près du village, où sont-ils?
Kento : La canalisation ne fonctionne plus depuis que le village est en ruine. Tout juste à côté de la planque, que vous m’avez demandé de marquer d’un «X», il y a un vieux puit qui…
Sumire : C’est bon, ça va me suffire comme information. Regardons un peu ce qui me sera utile de cet équipement que tu m’as choisi… Ces vêtements… * Renifle * À croire que vous ne saviez pas vous laver, mais je ne m’en plaindrai pas, c’est ce qu’il me faut pour le moment. Pour ce qui est des armes et autres, j’imagine que je n’aurai pas le choix de faire avec ces babioles… ce n’est pas de l’équipement ninjas, loin de là.
Kento : Dans la planque! Vous trouverez certainement mieux dans la planque! Des vêtements propres aussi!
Sumire : Kento.
Kento (Interpelé, excité) : Oui, maitresse!!?
Sumire : Des personnes ; des ninjas plus précisément, sont à ma poursuite et veulent ma mort.
* Étonnement de Kento *
Sumire : Ils ne savent pas que je suis ici avec mon équipe, mais à tout moment, ils pourraient venir dans cette région. Je sais me défendre, mais pour des raisons personnelles, je préférais qu’on ne me retrouve pas, tu comprends?
Kento : Oui.
Sumire : Kento!
Kento : Oui, je comprends parfaitement, maitresse!
Sumire : * Soupire * Tu t’es montré utile, Kento…
[Sumire se redirigea pour seconde fois vers le sac remplie de vêtements de son équipe. Elle le rouvrit pour sortir un premier vêtement à elle qu’elle se mit à sentir aussi. Le tissu avait été légèrement abîmé, par l’une des branches qui avaient été brûlées, et salit par la fumée qui s’en était dégagé, mais ça n’avait pas d’importance pour la jeune femme, bien au contraire. Sumire semblait satisfaite de cette odeur.]
Sumire : Ça va suffire. Kento, tu seras récompensé pour ta patience et tes efforts. J’ai enlevé quelques vêtements pour toi et je te les donne. Prend ce sac avec toi. Tous mes anciens habits sont tient maintenant. Si tu veux les porter, c’est à ta guise également.
Kento (Épaté, enthousiaste) : Vraiment?! Vous m’offrez vos vêtements?! Je peux réellement les prendre?
Sumire : J’ai une autre demande à te faire. Une mission plus important encore cette fois. Tu voulais me rendre service, tu vas pouvoir le faire.
Kento : Tout ce que vous voudrez, maitresse!
Sumire : Tu m’aimes toujours, n’est-ce pas?
Kento : Je vous aime à la folie!
Sumire : … * Sourit * Quel faible d’esprit… Kento, tu vas devoir partir d’ici, tu ne peux pas rester. Sais-tu où se trouve Kusa?
Kento : Hum… oui, approximativement.
Sumire : C’est exactement la réponse que j’attendais de toi ; «approximativement». Tu vas prendre ce sac de vêtements, il n’y a pas que les miens à l’intérieur, il y en a quelques-uns de ceux de mes amis aussi, et il aura également les tenues que tu viens d’enduire de fumée. Quand tu seras en Kusa, continue en direction de Konoha et lance tous les vêtements qu’il y aura dans ce sac, à intervalle régulier, sur ton chemin. Les pièces de vêtements doivent être les plus éloignées les unes des autres que possible idéalement. On est pisté Kento et ces vêtements doivent induire en erreur mes poursuivants. Tu comprends?
Kento : Parfaitement, maitresse!
Sumire : Approche, Kento.
[Sans attendre, Kento se dirigea, complètement obnubilé par Sumire, vers elle. Il vit le regard de celle qu’il aimait changer pour un rouge intense. L’Uchiwa le regardait de ses Mangekyô Sharingan, toujours aussi pétrifiants et imposants. Une fois à proximité, Sumire lui agrippa la tête de ses deux mains, pour être certaine d’avoir pleinement son attention et pouvoir le fixer longuement.]
Sumire : Il n’est pas question que tu me trahisses. Sur ton chemin, tu rencontreras très possiblement des ninjas qui sont à ma poursuite. Tu pourrais avoir peur d’eux, ils pourraient te convaincre de toutes sortes de manière qu’il est nécessaire que l’on soit retrouvé, mais tu ne dois pas dire un mot. Pas un seul. Sinon…
[Il eut un silence, alors que Sumire plongeait toujours son regard à l’intérieur de celui de Kento, il fut brisé par un sanglot de frayeur de ce dernier. Bien que le bandit était en désir total pour la très belle jeune femme, le tout ce changea drastiquement en terreur brutale. Kento tenta soudainement de se déprendre de la poigne de Sumire, mais cette dernière était trop forte pour le laisser partir ainsi. Il n’eut qu’une tentative d’évasion, après quoi, le corps de Kento était si tendu par la frayeur qui continuait à grimper en lui, qu’il n’arrivait pas à bouger un seul de ses muscles correctement. Cette tension lui était douloureuse, son cœur ne battait plus de fébrilité, mais bien du a une anxiété anormale. Son pouls allaient atteindre le seuil de la crise cardiaque, Kento ne savait plus comment respirer correctement aussi, trop occuper par son émotion d’épouvante. La folie commençait à le gagner. La pauvre hallucinait des cris stridents, les ongles de l’Uchiwa qui lui rentrait dans la peau, semblait rentrer jusque dans son cerveau, il avait l’impression de respirer de la cendre chaude qu’il était incapable d’expirer, ses poumons allaient atteindre une limite…
Ses jambes flanchèrent, sa vessie également. Sumire arrêta de la tenir par la tête… de toute manière, Kento était cloué au sol, hypnotisé par le rouge éclatant des yeux de celle qu’il avait tant aimé, il y a quelques secondes. Sumire pleura une larme de sang à nouveau. Cette goutte, qui laissa une trainé derrière elle, tout le long de la joue, lorsqu’elle atteignit les lèvres de Sumire, disparût d’un coup de langue lent. C’est à ce moment que les craintes extrêmes de Kento diminuèrent de beaucoup. Tout aussi rapidement qu’elles étaient arrivées, peu à peu, la passion de Kento revint. Son cœur battait à nouveau d’amour et non de peur. Pour autant, le brigand n’avait pas oublié ce qu’il venait de vivre.]
Sumire : Regarde-moi bien dans les yeux, Kento. Ces ninjas, qui me poursuivent, n’arriveront jamais à te faire souffrir autant que je puisse le faire. Ce qui vient de se produire, ce n’était qu’un avant-goût de ce qui t’arriveras si tu me trahis, Kento. Je te retrouverai si nécessaire et m’assurerai que pour le reste de tes jours, tu aies une peur encore plus grande et envahissante que celle que tu viens d’avoir… Ne me trahis pas, Kento. Tu ne révéleras jamais rien de ce qui vient de se produire ici, c’est compris?
Kento (Amoureux, anxieux) : Je vous le jure!
Sumire : Si tu n’as plus d’issu, Kento, enlèves-toi la vie pour moi. Mes ennemis ne doivent rien savoir… Lèves-toi et tends la langue.
[Malgré tout ce que venait de vivre Kento, il se leva sans protester et voulu bien ouvrir la bouche en présentant sa langue, comme on lui avait ordonné. Sumire prépara quelque chose d’autres, sa main droite commença à fumer. Encore une fois, elle mit sa main gauche à la nuque de Kento et, de sa main droite, elle apposa deux de ses doigts fumant sur la langue du pauvre. Sa langue fut brûlée sévèrement, à l’y en faire pousser un cri. Sa langue était marquée de brûlures notables. Malgré le cri, Kento ne protesta en rien.]
Sumire : Est-ce que tu m’aimes, Kento?
Kento : Ga foo hèiiinn! (Je vous aime!)
Sumire : Parfait alors, va dans cette direction et dans un kilomètre, rend toi vers Kusa et fait ce que je t’ai demandé.
[Amoureux désespéré, Kento s’exécuta dans l’instant, emportant avec lui le sac de vêtements préparés par Sumire et disparût des environs. Le plan pour brouiller les pistes étaient en marche. La jeune Uchiwa ne voulait prétendre de rien et préférait faire du mieux que possible pour brouiller les pistes. Kento était partie avec des vêtements portant plusieurs odeurs, à la fois d’odeurs naturelles des membres de la Canopée, d’odeurs de fumées, des odeurs pestilentielles des brigands, de l’urine de Kento… tout pour rendre une traque difficile.
Sumire invoqua un double d’elle-même. Le clone alla prendre l’un des vêtements laissés par le brigand et le plongea à son tour dans l’urine de Kento, au sol, avant qu’elle n’imprègne totalement la terre. Ledit clone, à son tour, accourut dans une tout autre direction, à l'extérieur du village également. Quant à Sumire elle-même, elle prit les vêtements féminins qu’il y avait pour s’en revêtir. Ça n’avait rien de glorieux, mais c’était nécessaire. La prochaine étape, pour elle, était maintenant d’explorer le village.]
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Konoha – 12 octobre
[L’aube se levait enfin. Pour ceux qui avaient voulu reprendre des forces, ce fut une nuit horrible pour le faire. Beaucoup de ceux impliqués dans la mission pour retrouver Kyûsaku avaient eu du mal à trouver complètement le sommeil, trop tracassé pour se reposer entièrement. Une troisième équipe de Furûtsu était en route vers Konoha, après avoir pris le temps de se reposer quelque peu. Comme pour l’équipe de Kakashi, celle-ci avait aussi pour objectif d’enquêter sur les fameuses lumières tombées du ciel dans cette direction. Pour le moment, il ne s’agissait que de spéculations, personne ne sachant réellement ce qu’était ces lumières et où elles étaient tombées véritablement, mais les doutes n’étaient pas permis pour le moment. Quoiqu’il puisse s’agir, cette petite équipe devait le savoir.
Ils étaient maintenant en chemin, bientôt tout près du village et ses environs. Même si la nuit avait été rude, ils n’hésitèrent pas à avoir un pas accélérer pour atteindre le village le plus tôt possible.]
Teruki : Je ne comprends pas, Akino, pourquoi est-ce que tu nous as suivis plutôt que l’autre équipe? L’autre équipe va à la recherche de Kyûsaku, j’aurais pensé que tu serais allée avec eux.
Akino : Je te renvoie la question ; pourquoi, toi, tu n’y es pas allé?
Teruki : Gikan a encore du progrès à faire et Fusazô, son état est trop variable pour qu’on puisse être certain d’avoir une bonne défense, je dois faire partie de cette équipe pour aider à la défendre aussi. Et puis, je… ne suis pas aussi doué que tu l’es, Akino, j’ai pas l’habitude d’être dans l’autre équipe.
Akino : Ceux dans notre équipe que tu n’as pas nommée ne sont pas incompétents, que je sache, ils peuvent très bien se débrouiller! Surtout là où nous allons!
Teruki : Mais alors pourquoi tu es ici toi aussi?!
Akino : Kssh… Parce que… Parce que j’avais pas envie de faire équipe avec celle de Sasuke. Avec Junko et Shizu en plus dans cette équipe, j’ai pas la patience nécessaire pour encaisser ça. Mais surtout… je n’ai pas l’impression que ça va servir à grand-chose, de toute manière. Ils trouveront certainement Kyûbi, mais pour ce qui est de Reïtarô, j’ai le mauvais pressentiment qu’on ne le retrouvera pas de sitôt.
Mitsumi : Beaucoup de personnes sont à sa trace pourtant et je suis certaine qu’il s’agit de personnes compétentes, il doit y avoir des indices nous permettant de retrouver Reïtarô, il le faut. Par ailleurs, Reïtarô n’en a certainement pas fini de ses activités, s’il est caché, il sortira forcément de sa cachette tôt ou tard.
Akino : J’ai envie de dire plus tard que tôt… Ce qui pourrait réellement nous aider à comprendre ses agissements, c’est ce qui se trouve en Konoha. Ce qui en est découlé nous indiquera potentiellement ses intentions prochaines. C’est notre seul chance d’avoir un coup d’avance sur lui. Si ça n’avait pas été d’Azuko, jamais nous n’aurions pu le suivre comme on l’a fait… sans Takumi non plus. Maintenant, qu’est-ce qu’on a? Les choses sont encore plus complexes qu’elle ne l’était avant.
Hirosuke : On a encore plus d’alliés maintenant, on doit espérer compter sur eux. Reïtarô n’est plus que jamais seul, comparativement à nous. Mais je suis d’accord avec ce que tu disais, ce qui est tombé du ciel est ce qui a de plus important en ce moment.
Fusazô : Ça un lien avec les Uchiwa, mais encore… Il nous faudrait éventuellement trouver d’autres faux parchemins pour avoir les idées plus claires sur l’entièreté de ce qui a été souhaité, et idéalement avant que les parchemins ne disparaissent.
Hirosuke : Un seul pourrait nous en dire beaucoup, effectivement… J’ai aussi le sentiment que tout cela sera beaucoup plus complexe qu’on ne le croit.
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Iwa – 12 octobre
[Les premiers rayons du soleil apparaissaient enfin aussi dans le village de Nendo. Malgré la chaleur intense qu’il y avait eut, dû à la technique particulière de Sumire, il y avait une petite rosée parsemée partout dans le village en ruine. Calmement, Sumire était toujours à la tâche, çà et là à l’intérieur de Nendo. La jeune femme n’en eut pas fini après que Kento ait pris la route vers Kusa, bien au contraire.
Cette fois, elle était au côté d’un puit, entre deux bâtiments, où elle en puisait plusieurs fois de l’eau. Toujours encore, elle avait une pile de vêtements, dont ceux que Kento lui avait récoltés, pour les immerger complètement dans cette eau froide. Tout juste avant, elle avait exploré les environs, cherchant particulièrement la planque des brigands, supposément marqué d’un «X». Il eut d’autres trouvailles, comme l’avait supposé Kento, de quoi satisfaire Sumire un peu mieux et lui donner d’autres opportunités pour dissiper leurs présences à l’intérieur du village. Elle remarqua, également, que la planque de cette brigade n’était pas le seul bâtiment en ruine toujours habité. D’autres anciennes maisons dissimulaient aussi la possible présence de d’autres personnes, absentes pour le moment. Il ne fallait rien toucher selon elle, ça n’avait que peu d’intérêt de toute manière.
Elle s’était exercée dans un calme absolu, comme s’il s’agissait de tâches ménagères communes. L’Uchiwa avait été ramenée d’entre les morts quelques heures avant, mais pour autant, elle faisait preuve d’un contrôle de soi quasi parfait. Sumire avait ramené un seau d’eau ainsi que la pile de vêtements près de l’Académie, proche du bâtiment qu’elle défendait. Certains vêtements étaient pliés proprement et semblaient bien secs, alors que d’autres étaient toujours à l’intérieur du seau d’eau, complètement inondés. Pendant ce temps, la jolie jeune femme continuait ses impressionnants étirements, tout en méditant sous le soleil levant.
Les premiers éclats de lumières vinrent percer au travers des quelques arbres, tout juste pour déranger Sumire. Cet éclat la ramena à l’ordre et elle cessa sa séance de yoga, elle retourna à ce qu’elle faisait ; vers le seau d’eau. La jeune femme en retira un premier vêtement, complètement détrempé, qu’elle essora au-dessus dudit seau. Avant le second vêtement qu’elle allait retirer, Sumire s’arrêta, le visage au-dessus de l’eau qui redevenait calme. La lumière du soleil, malgré qu’elle soit faible, arrivait à se refléter sur la surface de l’eau, suffisamment pour que la jeune femme puisse voir son propre visage… Sumire devint pensive et se fixa elle-même durant un moment. L’Uchiwa changeait de perspective à certain moment, comme pour vérifier que tout était au bon endroit, puis revint à se fixer… Elle éveilla son Sharingan dans un premier lieu… puis après un temps d’attente, se fut avec sa forme évoluée qu’elle s’observa, et beaucoup plus intensément que précédemment. Sumire se mit à se sourire.]
Sumire : Tu es bien la première personne à qui je peux réellement faire confiance… Je ne peux pas me perdre non plus, il est hors de question que je me trahisse, je dois garder confiance en moi. Je suis douée, je suis intelligente, je suis belle, il n’y pas de raison pour qu’il y ait un quelconque risque. J’ai le contrôle sur mes émotions, j’arrive à garder mon sang-froid, mieux que jamais, je…
[Une goutte de sang tomba de son œil, encore, et vint perturber le reflet dans l’eau. Sumire s’arrêta à ce moment… De toute manière, elle entendit des pas, venant de l’intérieur de l’Académie ninja, et qui allait sortir. Takeru fit son apparition à l’extérieur… moins vêtu qu’il ne l’était en arrivant sur place. Il était d’abord confus avant de voir Sumire à l’extérieur. Il l’a vit agenouillé au-dessus de son seau, les plusieurs vêtements aux-côtés d’elle, le regarder du coin de l’œil de son Sharingan. Après un court échange de regards, Sumire se releva avec un autre vêtement mouillé sortir du seau d’eau.]
Takeru : J’aurais dû me douter… Je suis heureux d’apprendre qu’il s’agissait de vous, plutôt que ces brigands. Qu’en est-il advenu d’eux? Vous avez réussi à les chasser?
Sumire : Ils sont morts, tous réduit en poussière… sauf un.
Takeru (Étonné) : Un a réussi à s’échapper?!
Sumire : Non. Les vêtements qu’il y a au sol, regard les et prends-en à ta taille, il devrait y en avoir, ils sont sec. J’ai malheureusement dû me débarrasser d’une partie de ce que vous portiez. Ces vêtements devraient être suffisants, je n’ai pas voulu prendre de risques avec nos poursuivants.
Takeru : Nos poursuivants… Mise à part les brigands, y’a-t-il eut d’autres activités?
Sumire : Aucune, pour le moment…
Takeru : Et pour Kyûsaku-sama?
Sumire : «Kyûsaku-sama»… * Sourit * Il est en vie, ça te suffit? Dépêches-toi d’enfiler ça. Si tu veux, les brigands avaient de la nourriture de cacher et je l’ai ramené pour nous. Tu n’as pas assez dormis et curieux comme tu sembles l’être, tu n’arriveras certainement pas à te rendormir de sitôt alors, mange pour reprendre des forces.
Takeru : * Enfile de premiers vêtements * Vous avez fait beaucoup durant cette nuit… Est-ce que je peux savoir qui vous êtes, exactement?
Sumire : Qu’est-ce que Kyûsaku vous a dit à mon sujet? Tu ne sais rien?
Takeru : Je sais seulement que vous vous nommez Sumire Uchiwa…
Sumire : Depuis combien de temps j’étais morte, je n’en sais rien, mais si Kyûsaku n’a rien dit depuis, c’est qu’il avait possiblement ses raisons et je n’ai pas envie de tout gâcher. Tu en sauras plus quand il m’en dira plus.
Takeru : Eh bien, si vous le désirez, je peux…
Sumire : Je sais être patiente, je souhaite entendre toute l’histoire de Kyûsaku d’abord. Fait seulement manger et rester vigilant pour le moment, il n’y a rien de plus à faire.
[Takeru était un peu confus et perdu dans cette situation, ne sachant pas où se placer exactement. Il n’était pas pleinement remis en forme, l’homme restait encore faible et chamboulé par la nuit dernière. Le cas de Sumire était un réel mystère ambulant qu’il n’arrivait pas à percer à jour… tout ce qu’il savait était que cette jeune femme était une ancienne connaissance de son maitre et qu’elle faisait partie du clan Uchiwa.
Pendant que Sumire asséchait les vêtements mouillés seulement de sa main, Takeru ne put rien faire d’autres que de trouver un endroit où patienter. Il regardait la mystérieuse jeune femme préparer des vêtements pour les autres, certainement. Il eut une envie d’aller rejoindre Kyûsaku pour prendre conscience de son état, mais il savait déjà que c’était inutile et qu’il était potentiellement risqué d’attirer le mauvais œil de la ressuscitée.]
Sumire : Ton cache-œil, comment as-tu perdu ton œil?
Takeru : Vous voulez réellement le savoir avant que Kyûsaku-sama ne vous dévoile tout d’abord?
Sumire : Ç’a un lien avec lui alors… Des opposants coriaces que vous avez eu à affronter? Kyûsaku a perdu patience contre toi? J’en doute, mais il a pu changer durant tout ce temps… maintenant qu’il est maitre de sa propre petite organisation. * Soupire * De toute manière, je ne sais même pas pourquoi ça m’intéresse réellement.
Takeru : Vous le dire ne vous révélera que très peu sur tout ce qui s’est passé depuis, à vrai dire. Je peux vous montrer.
[Sans l’accord de Sumire, Takeru enleva son cache-œil pour révéler le Sharingan qu’on lui avait greffé. Ça ne put qu’attirer toute l’attention de Sumire vers ce que venait de lui révéler le ninja.]
Sumire : Toi, tu n’es pas Uchiwa, c’est certain. Comment as-tu eu cet œil? Kyûsaku te l’a donné? De qui il vient?
Takeru : Il s’agit en fait de l’un de ses yeux à lui. Kyûsaku lui-même m’a donné l’un de ses Sharingan.
Sumire : Quoi?! Lequel c’est?! Le Takamanohara ou le Yomi?! Lequel?!
Takeru : Le premier, celui influençant les mémoires.
Sumire (Surprise) : Vraiment?! * S’étonne * Le Yasakani… Comment a-t-il eut le Yasakani?!
Takeru : Vous connaissez cette technique aussi?
Sumire : Non attend, je ne veux pas tout savoir maintenant! Seulement… à qui il l’a pris?
Takeru : Un garçon que…
Sumire (Sidérée) : N’en dit pas plus! Arrête! * À elle-même * Un garçon… Bon sang, qu’est-ce qui s’est passé durant tout ce temps?… * Soupire * Je dois me calmer et cessez d’y penser maintenant… Dis-moi ton nom.
Takeru : Je me nomme Takeru.
Sumire : Remet se cache-œil maintenant, Takeru et ne l’enlève pas avant que je ne te le demande, compris? Évite de croiser mon regard trop longtemps, aussi…
Takeru : …Je n’avais pas l’intention de l’utiliser sur vous…
[Durant cette nuit, peu de chose avait réussi à perturber la contenance de la jeune femme, mais ces premières informations à propos de Kyûsaku et son groupe arrivaient à l’ébranler. Pour tenter de chasser tout ça de son esprit, Sumire retourna à ses vêtements mouillés et son seau d’eau, très pensive. Elle ne devait pas perdre de vue l’objectif du moment. L’Uchiwa allait tout faire pour que personne ne les retrouve et enfin en savoir plus sur cette histoire.]
Fin du chapitre 328