Sasari Uchiwa

Chapitre 318 : Un décor surnaturel

5200 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a environ 4 ans

Konoha – 11 octobre

 

[Ce fut une nuit aussi longue que celle à combattre Madara et Obito. Ce n’était pas sans raison, Sasuke désirait en savoir le plus que possible sur le cas de son frère ainsi que celui de Mifuyi et Kumiko, de sorte à forger une réelle idée sur qui ils étaient véritablement. Furûtsu ne cacha que peu de choses et révélèrent tout du cheminement qu’ils avaient parcourus, comme ils avaient pu l’expliquer à d’autres par le passer déjà. Contrairement à beaucoup, qui avaient pu entendre ces histoires, l’équipe de Kakashi y prêtait une plus grande attention encore, s’intéressant à tout ce qui avait pu arriver à la petite équipe sortie de nulle part.

 

Teuchi, propriétaire du Ichiraku ramen, même s’il s’efforçait de ne pas être trop curieux à ce sujet, permit aux jeunes personnes de rester plus longtemps que leurs heures habituelles pour leur permettre de pleinement discuter sans interruption désagréable. Il savait que la conversation était d’importance et puis, c’était un jour de réjouissance pour les ninjas de Konoha. Ils avaient affronté la guerre sans relâche, Teuchi se disait qu’il n’y avait aucun mal à laisser ces gens discuter librement. Ce qui mit fin à la conversation, tout de même, fût la fatigue qui se gagnait de la part des deux groupes. Ils avaient tous deux peu d’heures de sommeil depuis les récents événements et malgré toutes les annonces apportées par Furûtsu, ils avaient des obligations à respecter pour la suite des jours à venir.

 

Même si la fatigue était effectivement bien présente, il fut difficile pour les deux groupes de trouver le sommeil rapidement. Les révélations étaient frappantes et il y en avait tant qu’il était difficile d’en faire un tri. Tout ça ressemblait à un rêve tant cela restait absurde.

 

Aux petites heures, Sasari, Mifuyi et Kumiko se réveillèrent enfin. Avec chance, ils purent reprendre leur esprit dans des lits suffisamment confortables. La veille, dans leurs discussions, ils étaient accompagnés des bonnes odeurs des repas préparés par Teuchi, mais ce matin aussi, de bonnes odeurs flottaient dans l’air. Ils se levèrent sans difficulté, enfilèrent leurs équipements, prêts à devoir partir de nouveau.]

 

Hide : Depuis que nous sommes en Konoha, avec Juri, tout fonctionne enfin pour le mieux. Cela fait maintenant un moment que l’on a dû quitter Taki pour les raisons que tu connais… En Iwa, ce n’était pas la fête et en Ame, n’en parlons pas plus, c’était une mauvaise idée depuis le départ, mais ici… * Rit * Et je dois dire que même si les événements avec l’Akatsuki ont été terribles, ça m’a plutôt bien servit à moi. Tout le monde devait recommencer à zéro au même niveau que les autres restaurateurs. Certes, les affaires ne sont pas celle de la belle époque en Taki, mais je serais bien le dernier à m’en plaindre!

 

Juri : Kumiko… Tu disais que vous étiez retourné en Ame, hier…

 

Kumiko : Celle qui était responsable de votre sort, c’est encore difficile de lui pardonner complètement tout, mais maintenant que je vous vois ici, dans cet état, je me dis que ce n’est pas si mal, tout compte fait. Konan est en voie de redevenir une personne respectable. Ç’aurait été encore plus difficile avec notre mission sans elle, à vrai dire.

 

Juri : J’aurais aimé savoir si vous aviez des informations à propos d’Aimi… c’est que… elle n’était qu’une victime dans toute cette histoire.

 

Mifuyi : Non… on n’a rien su à son propos. Mais peut-être est-elle toujours en vie, qui sait? Quelqu’un a pu la sauver du poison qu’elle a inhalé.

 

Juri : Je l’espère… * Sourit * Je suis contente que vous alliez tous bien.

 

Mifuyi, à elle-même : Si seulement…

 

Kumiko : Hide-sama… lorsque toute cette histoire sera définitivement terminée, je reviendrai certainement. Il n’y a pas moyen que Reïtarô puisse vaincre, même s’il venait qu’à exaucer son souhaite.

 

Hide : Faites attention à vous, Kumiko…

 

Sasari : On est attendu, on y va.

 

[Hide, ayant maintenant emménagé en Konoha, avait été plus que ravie de pouvoir offrir le toit pour une nuit à l’équipe de Furûtsu. C’était la moindre des choses, selon lui. Même si beaucoup d’événements s’étaient produits en lien avec cette jeune fille, s’il en était là aujourd’hui Kumiko y’en avait certainement contribuée. Ce fut un parcours semé d’embuches, mais désormais, tout allait pour le mieux.

 

Le soleil brillait à nouveau dans le ciel et aucun vent dans les parages pour balayer la chaleur qu’il apportait. C’était un temps humide, un temps lourd et aussi épuisant, mais la petite équipe ne s’en souciait que peu, réellement. Un point de rendez-vous avait été donné, à une heure précise. Sakura avait la responsabilité de retourné sur le champ de bataille, là où se trouvait encore tout le monde, pour porter secours à ceux qui soignaient les blessés. Naruto, quant à lui, de nouveau déterminé, malgré un état loin d’être efficace, voulait absolument apporter son aide à l’équipe. Maintenant, ils en savaient beaucoup plus sur le mystère qui entourait cette équipe et l’histoire qu’il apportait à propos de ce Kyûsaku Uchiwa était des plus inquiétantes pour la suite. Un court moment de paix venait d’être retrouvé, et si cette histoire était vraie, il fallait empêcher cet homme d’arriver à ses fins et d’interrompre ce moment de paix… Naruto et Sakura y croyaient à cette histoire. Il en restait un, néanmoins, qui baignait encore dans la confusion…

 

Presque toute l’équipe 7 était en haut d’un des nouveaux remparts qui délimitaient le nouveau village de Konoha. Il ne manquait que quelques personnes avant leur départ.]

 

Sakura : * Soupire * Toute cette histoire me gruge l’esprit. J’ai peur d’être distraite là-bas. Il faut que nous puissions aider Sasari, Mifuyi et Kumiko dans cette histoire. Cet homme, ça ressemble à un plan aussi lugubre que celui du Mugen Tsukuyomi de Madara ce qu’il prépare. Tout ceci s’est produit sans qu’on n’en voie rien. Jamais je n’ai pu douter que l’équipe de Taki puisse être des survivants du clan Uchiwa.

 

Naruto : Il n’y a rien à essayer de comprendre de plus. Cette histoire, suite à l’attaque de Kurama sur Konoha, ça fait sens. Maintenant, tout ce que nous devons penser, c’est de trouver cet homme ici et l’empêcher. Jiraya-sensei avait confiance en eux, Kakashi-sensei dit que cette histoire est vraie et même ma mère a pu en voir des personnes biens. Je n’ai pas besoin de plus pour me convaincre.

 

Sakura : Toute cette histoire avec le clan Uchiwa, je n’en savais rien. Pourquoi ne pas révéler la vérité aux gens de Konoha?

 

Sasuke : Itachi ne souhaitait nullement être vue comme un héros dans cette histoire. Tout ce qui comptait pour lui, c’était le résultat de cette décision qu’il a prise. Les Uchiwa étaient habités par la haine, c’est notre histoire depuis si longtemps, mais Itachi tenait tout de même à ce que le clan puisse partir sans être vue comme étant un boulet pour ce monde. Si cette histoire venait qu’à être su, ç’aurait des effets néfastes sur l’image du clan. Beaucoup ne doivent pas me porter dans leur cœur, en ce moment même… imagine s’il apprenait ça.

 

Sakura : Konoha avait aussi sa part de responsabilité pourtant, certainement, le clan Uchiwa ne pouvait pas être le seul fautif, je refuse d’y croire… Que comptes-tu faire maintenant, de tout ce que tu as appris hier?

 

Sasuke : Y réfléchir… Je ne sais pas quoi penser clairement. Mon Sharingan, toutes les fois où il évolue, je semble pouvoir voir une nouvelle vérité… jusqu’où il va falloir que je mène mes yeux pour voir toutes les vérités? Qu’est-ce qu’on me cache encore?

 

Naruto : Je crois que le reste t’appartient, Sasuke. Vous êtes les seuls survivants de votre clan. C’est à vous maintenant de construire vos vérités, non?

 

Sasuke : À nous?... Ça va dépendre… Faut-il seulement porter le nom d’Uchiwa pour en être réellement un? Je me pose la question encore.

 

Sakura : … Oh, ils arrivent.

 

[Comme de fait, au haut du rempart, Sasari, Mifuyi et Kumiko purent voir ceux qui les attendaient. En très peu de temps, ils purent les rejoindre.]

 

Mifuyi : Sommes-nous prêt à partir?

 

Sakura : Kakashi-sensei reprend encore ses anciennes habitudes… Il est toujours en retard.

 

Naruto : On a qu’à partir sans lui et tant pis! Il retiendra la leçon, vous ne croyez pas?!

 

Kumiko : Ça me laisse le temps de communiquer avec nos amis. On doit les informer de ce qu’il se passe. * Exécute une série de mudra *

 

[Après quelques secondes, à l’étonnement de ceux qui n’avait jamais vue la technique, plusieurs personnes, en projections astrales, apparurent près de Kumiko. Un total de six personnes apparut aux côtés de l’équipe. Même si les traits des visages et des corps étaient difficiles à percevoir sous cette forme, Naruto, Sasuke et Sakura purent reconnaitre quelques personnes de ce groupe. Sasuke pu reconnaitre Akino, qu’il avait combattu, alors que Naruto, lui, reconnut plutôt Konan qui avait aussi répondu à l’appel.]

 

Kisa (Surprise) : Attendez, mais c’est… c’est… c’est lui Sasuke Uchiwa?!

 

* Étonnement des autres *

 

Sasuke : …

 

Sasari : Nous n’avions plus le choix et c’était le moment.

 

Naruto : Vous… Vous êtes…

 

Konan : Je ne pensais pas être ici devant ces personnes, Kumiko…

 

Kumiko : Ces ninjas en savent beaucoup maintenant. Nous avons dû tout leur expliquer. Votre présence n’altérera pas le fait qu’ils veuillent entendre raison sur ce que nous avions à leur dire.

 

Junko : On peut faire vite? On était sur le point d’entrer sur l’aire de combat et comme c’est gigantesque ici, on aimerait ne pas passer des heures à chercher partout Mei.

 

Sakura : Cette fille vient de dire qu’elle se trouve sur l’aire de combat? Elle parle bien de là où se trouve tout le monde en ce moment? C’est peu banal comme technique de communication, mais arrivé à rejoindre des personnes à une telle distance. Qu’est-ce que l’Alliance n’aurait pas donné pour avoir ce genre de technique en leur possession. Définitivement plus rapide que des oiseaux messagers ou des machines de transmission télépathique utilisées par les Yamanaka.

 

Hirosuke : Je commence avec nous, ça ira rapidement. Tout le monde ici connait les dernières nouvelles, même Shizu. Elle est enfin rétablie, complètement d’ailleurs… mais Mitsumi s’est surmenée pour le faire. S’il nous faut bouger, on arrivera certainement à quelque chose cependant.

 

Mifuyi : Ça peut attendre dans ce cas. Comme on s’y en attendait, l’Hokage n’est pas en Konoha… on doit se mettre en route vers le pays des Sources chaudes aussi. On est accompagné de ces personnes pour nous aider à faire comprendre le problème.

 

Junko (Sourit) : Et on peut savoir qui se trouve avec vous? C’est qu’ils sont charmant ces garçons avec leurs têtes de déterrés. Ils leur manquent un bras, et le jumeau de Sasari à une infection à l’œil.

 

Kakashi, arrivant : Qui que tu sois, je te présente Naruto Uzumaki et Sasuke Uchiwa. Ils sont les…

 

Junko : Je sais qui sait, Croc blanc! Ça ne fait que parler de ces deux-là dans les parages depuis qu’on est sur place! Naruto par-ci, Sasuke par-là… Qu’ils aient perdu un bras au cours de cette guerre ne peut signifier que deux choses ; soit ils sont plutôt doué, soit ils sont complètement lamentable. Je penche pour dire que Sasuke est le type doué et Naruto…

 

Naruto : Hé! Tu vas voir, avec le bras qu’il me reste, je vais te ratatiner! On verra qui sera le plus lamentable de nous deux, dattebayo!

 

[D’un élan ridicule, Naruto tenta de frapper de son poing la projection de Junko, mais d’une manière aussi peu sérieuse, il passa au travers et trébuchât au sol lamentablement. Il se dépêcha dans l’instant pour se relever, plein de honte.]

 

Junko (Sourit malignement) : Qu’est-ce que je disais; lamentable.

 

Itomi (Ricane) : Moi, je penche plutôt pour dire que c’est le contraire. Sasuke est bien le frère de Sasari, non?

 

* Junko et Itomi partent à rire ensemble, Sasuke et Sasari deviennent agacés *

 

Akino : On dit qu’on faisait court, Junko. Il ne reste que Konan…

 

Kakashi : Je me disais bien que ce visage me disait quelque chose. Sasari n’a pas mentit sur son affiliation avec les membres de l’Akatsuki. La partenaire de Pain est en train de les aider…

 

Konan : Konoha reste une grande surface. Pour ce que j’ai pu couvrir, il n’y a que très peu d’indices de leur déplacement. Votre amie n’a pas laissé d’autres traces, malheureusement. Elle n’a pas dû avoir d’opportunité. Tori se repose pour le moment et ensuite…

 

Sasari : Ne te surmène pas, Konan-sensei, tu…

 

Konan : Il le faut. J’ai encore une chose à dire avant que je ne coupe la transmission, je m’adresse à toi, Sasuke. Je ne connais pas les détails, mais je te conseil d’être prudent avec le Rinnegan que tu portes à l’œil gauche… J’ai connu quelqu’un qui…

 

Sasuke : Je sais… J’ai pu expérimenter déjà ce regard et j’ai tout de suite sentit ce qu’il représentait.

 

Konan : … Bonne route à vous. * Disparaît *

 

Hirosuke : On commencera à bouger légèrement dans vos directions, en préparation aux prochaines directives.

 

Akino : On bouge pour trouver la Mizukage. On se retrouve là-bas.

 

Kumiko : Entendu…

 

[Toutes les projections disparurent et laissèrent à eux-mêmes les deux équipes.]

 

Sakura : Combien êtes-vous dans votre groupe? Je ne crois pas que vous l’ayez bien définit hier.

 

Kumiko : Plus d’une dizaine… On a volontairement évité de parler de certaines personnes de notre groupe.

 

Sasuke : Alors, c’est que vous nous caché encore des choses, donc?

 

Sasari : Ce n’est pas la même chose. C’est dans le respect de ces personnes si nous n’avons rien dit à leur sujet. Si Kakashi ne t’a rien dit à notre sujet depuis maintenant, ce n’était certainement pas par manque de respect envers toi. On fait la même chose avec ceux que l’on connait.

 

Naruto : Cette fille, si je la retrouve, je vais!...

 

Kakashi : Si tout le monde est présent et que les informations importantes ont été prises, il n’y a plus qu’à y aller.

 

Sasari : On s’est exprimé sur beaucoup de sujets, hier, Sasuke. Maintenant, puisque la route peut être longue, j’aimerais moi aussi entendre ce que vous avez vécu jusqu’à présent.

 

Sasuke : Allons-y.

 

______________________________________________________

 

Pays des Sources chaudes – 11 octobre

 

[Après avoir passé un moment à devoir s’y rendre, et après une nuit méritée, Akino, Itomi et Junko étaient enfin arrivées sur les lieux où l’Alliance Shinobi avait affronté leurs adversaires durant la nuit d’il y a un jour. Tout s’était transformé en un immense campement où tous les ninjas de chaque pays s’assuraient de tout remettre en ordre. Aux yeux des jeunes filles, au vue de l’envergure du campement, cela pouvait pratiquement ressembler à un village en lui-même.

 

Maintenant, parmi toute cette masse, il fallait trouver les bonnes personnes à qui parler. Ce fut plus difficile que prévue, dans un premier temps…]

 

Junko : Qu’est-ce qu’ils ont tous ces gens à porter ces bandeaux? Avant c’était simple de reconnaitre un de nos ninjas, mais maintenant…

 

Akino : L’uniforme n’est pas le même… Tout le monde sait que Kiri a un uniforme bleu. Suffit que tu parles à une personne, Junko.

 

Junko : C’est pas aussi simple! J’y serais bien allé, mais tous les ninjas qu’on a rencontré jusqu’à maintenant sont mêlé avec d’autres ninjas de d’autres pays. Il n’y a encore aucun groupe avec que des ninjas de Kiri!

 

Akino : Et alors? Quel est le problème?! On veut seulement savoir où se trouve la Mizukage!

 

Itomi : On ferait peut-être mieux de se rapprocher du centre. Si les Kage sont toujours ici, c’est qu’ils sont au cœur de l’action. Là-bas, les gens sauront forcément avec précision.

 

Junko : Voilà! C’est l’idée que j’avais en tête. Je commence à avoir terriblement faim… J’ai pas mangé de bons repas depuis trop longtemps. Il faut trouver un endroit où manger quelque chose de bon!

 

Akino : Tu crois vraiment que ces ninjas n’ont que ça à faire de s’occuper de tes appétits? Ils reviennent d’une guerre. Ils sont dans le même état qu’on l’était après notre combat contre Reïtarô.

 

Itomi : En espérant qu’on puisse l’emporter aussi, comme eux…

 

Akino : Tss…

 

[L’idée d’Itomi était la bonne. Ensemble, elles préférèrent se rendre au cœur du campement, là où allait certainement se trouver Mei Terumi et les autres personnes d’importances.

 

Sur le chemin, elles furent surprises de voir à quel point les groupes étaient aussi hétérogènes que ceux qu’elles avaient pu voir au tout départ. Il n’y avait plus de frontière ici, chaque ninja ne faisait plus la différence entre un citoyen de son pays et ceux d’un pays voisin. Tous discutaient vivement de plusieurs sujets et souvent plus sur le ton de la bonne humeur que de la mésentente. Ils discutaient de leur victoire, expliquaient leurs accomplissement durant cette guerre, partageaient de bons moments qu’ils avaient pu vivre. Comme plus tôt, également, les noms de Naruto et de Sasuke purent être entendus à plusieurs reprises, proclamé comme étant les sauveurs de cette guerre. D’autres noms, bien intriguant, purent être mentionnés… comme celui des quatre précédent Hokage du village de Konoha. Avant qu’on ne les mentionne également, Akino, Itomi et Junko n’avaient pas encore fait attention aux géantes bêtes qu’il y avait au loin. Les démons à queue, les terreurs redoutées de tous, faisaient aussi partie du décor! L’une d’entre elles, au bord de la souche du grand arbre, guettait l’horizon, ne sachant réellement ce qu’elle contemplait.]

 

Akino : C’est un décor surnaturel tout ça… La taille de cette souche. D’ici, cet arbre devait être gigantesque… Le tout est entourée d’une terre rasé probablement par les puissantes attaques qu’il y a eut. Toutes les nations ne font qu’un ici alors que quelques années avant, ils faisaient la guerre pour tout et n’importe quoi. Et les Bijuu… Depuis combien d’années ils sont présentés comme des monstres qui ne méritent que d’être enfermé? Ça donne l’impression qu’on a été absent pendant des années.

 

Junko : C’est pas un peu le cas? Combien d’années vous avez été isolé dans Iwa, à suivre les ordres de ce cingler? Qu’est-ce que tu as vraiment connu de tout ça? Tu ne sais même ce qu’est réellement le monde ninja. Moi, par exemple, ça fait un moment que je vie en tant que ninja au service de Kiri. Ce combat, j’aurais pu en faire partie… Vous, à cause de tous ce qui se passe dans des terres perdues et oubliées de tous, vous n’auriez jamais connu tout ça. Vous n’êtes pas impliquées dans les affaires de ce monde.

 

Akino : Pff… Je m’en fiche de toute manière. À quel point c’est si important de participer à tout ça? Ce que je possède, Furûtsu, ça me satisfait déjà. Je n’ai rien besoin d’autre.

 

Junko : Ç’a été important pour moi, ce changement. Kiri m’a énormément apporté, même si je ne connais pas tout le monde… * Soupire * Laisse tomber de toute manière, t’es qu’une entêtée.

 

Itomi : Ahem… Junko… Je… je dois rêver, mais… on ne dirait pas tes épées là-bas?

 

Junko : Quoi!? Où ça?!

 

Itomi : Ce garçon, il en a deux à sa taille et sont identiques aux tiennes.

 

Junko (Décontenancée) : C’est pas vrai!? Ce sont bien elles!... Kssh! Eh, toi!!!

 

[Junko cria sans gêne au milieu de la foule de ninjas qui l’entouraient! Tout d’un coup, la grande majorité d’entre eux se retournèrent tous dans la direction des jeunes filles, bien interpelés par son cri. Ç’avait tout pour inquiéter et intimider Akino et Itomi qui voulaient se faire plus discrète… Les regards étaient braqués sur elles et Junko en n’avait que faire, elle eut l’attention de la bonne personne. Omoi était le garçon ciblé par le doigt accusateur de Junko! Il s’arrêta de marcher dans l’instant.]

 

Omoi, à lui-même (Soucieux) : Cette fille, me point-elle moi? Il y a des dizaines de personnes autour de moi, mais on dirait bien que cette timbrée me désigne moi… Aucun bandeau en vue, des manteaux que je n’ai jamais vus auparavant, une apparence corporelle hors normes… Ce n’est pas bon pour toi, Omoi. Tu croyais pouvoir t’échapper du regard des filles pendant quelques années encore avant que l’on t’embête pour ta beauté indéniable, mais maintenant, alors que la guerre est finie, certaines d’entre elles veulent enfin se dévoiler aux grands jours devant toi, et ça ce n’est pas bon. Que deviendra ma vie de ninja lorsque je serai couple? Aurais-je au moins le courage de lui dire non, malgré ses dents acérés qui pourraient me mordre à chaque instant?… Je ne crois pas… * S’étonne * Elle arrive, accompagnée de ses amies derrière. Je n’avais pas imaginé ma vie avec une femme et trois enfants! Ma vie en tant que ninja est foutue! Je vais devoir m’occuper de mes enfants et je vais négliger mes entrainements.

 

Karui : Qu’est-ce que tu racontes? Si elle vient vers toi comme ça, c’est certainement parce que t’as fait quelque qui fallait pas, comme trop souvent! On est dans la merde à cause de toi!

 

Omoi, à lui-même : Karui se met maintenant de la partie, probablement jalouse d’une compétitrice directe. Mais, ce qu’elle ne sait pas, c’est qu’elle ne m’intéresse pas non plus, voire moins que cette fille qui vient à moi. Celle devant semble mieux proportionné, comparativement à Karui qui…

 

Karui (Énervée) : * Agrippe Omoi par le collet * Tu dis encore un mot l’imbécile et je m’assurerais qu’il n’y ait jamais plus qui que ce soit pour s’intéresser à ton apparence!

 

Junko : Oi! Le ninja de Kumo, c’est à toi que je parle! Rend moi mes épées!

 

Omoi : * Se redresse * Quoi? Que veux-tu dire par-là? Je ne crois avoir pris les épées de personne…

 

Junko : Va raconter ça à quelqu’un d’autre le minable! Les Kiba sont à moi et à personne d’autre, compris! Je ne sais pas comment tu as fait pour les avoir, mais peu importe comment tu les as eu, elles me reviennent!

 

Omoi : Je ne crois pas, non! Je les ai remportés avec honneur dans un duel lors de la guerre! Elles appartenaient à l’une de celles ressuscitées par l’Edo Tensei. C’est elle-même qui a reconnu ma valeur en tant que ninja avant qu’on ne la scelle définitivement!

 

Junko : Quoi?! C’est quoi ces histoires encore? Qui a été ressuscité?

 

Karui : Pff… Qui êtes-vous pour ne rien savoir sur ce qui vient de se passer ces derniers jours?

 

Omoi : J’ai combattu l’une sept épéiste de Kiri, une dénommée Ameyuri Ringo. En vie, elle est celle à avoir possédé ces épées.

 

Junko (Étonnée, confuse) : C’est… c’est peut-être vrai, mais…

 

Karui : Qui êtes-vous, toutes les trois? Je n’ai peut-être pas vue tout le monde dans ce campement, mais par votre accoutrement et le fait que vous ne portiez pas le bandeau de l’Alliance me fait douter de votre légitimité ici… Vous paressez suspectes. En plus, vous ne semblez pas comprendre ce que nous venons de vivre dans cette guerre.

 

Akino : Tu as parlé encore trop vite, Junko…

 

Junko, à Karui : Écoute ma jolie, devant toi ce tient nulle autre que l’une des nouvelles épéistes de Kiri! Je suis sous les ordres directs de Mei Terumi, la cinquième Mizukage! Donc! Ces-épées-sont-à-moi!!!

 

Omoi : C’est le cas? Si ce l’est vraiment, alors je me demande bien où tu pouvais être durant la guerre? J’ai pu entendre des accomplissements de Chôjûrô, maniant la Hiramekarei, mais toi… c’est la première fois que j’entends même ton nom… Je n’y crois pas une seconde et je viens qu’à rejoindre l’idée de ma comparse comme quoi vous êtes suspecte… Vous n’étiez pas à la guerre, selon vos dires. Pourquoi? Quelles raisons justifieraient votre abstention?

 

Junko : Mec, t’as pas idée… La Mizukage nous a chargé d’une mission très importante. Et ce ne sera certainement pas à toi qui me reviendras de t’expliquer les détails de notre mission.

 

Karui : Comme par hasard… Quel genre de mission est plus importante qu’une guerre?

 

Samui, arrivant : Karui, Omoi, j’ai besoin de votre aide.

 

Karui : Attendez un peu, Samui-senpai… il y a un cas à régler ici.

 

Junko : Qui peut être réglé rapidement, si vous voyez ce que je veux dire… Soit vous me rendez mes épées maintenant, soit je…

 

Ils n’eurent que peu de temps pour voir son mouvement d’éclair! En une fraction de seconde, Junko se retrouva devant, à derrière Omoi et, étonnamment, avec ses deux épées en main. Omoi n’avait rien sentit! Junko se trouvait entre celui qu’elle venait de voler et Samui, face à elle, tout juste.

 

Junko : …vous fait comprendre que c’est épée m’appartienne vraiment.

 

Ça se produisit à une vitesse quasi similaire au bond de Junko. Omoi se retourna d’instinct, une nouvelle épée à la main, pour aller cingler la ninja de Kiri derrière. Karui fut toute aussi réactive à sa manière, faisant un bond de côté et se ruant de son arme sur le flanc droit de Junko. Samui n’allait pas rester indifférente non plus… Mais il en eut une qui avait prévu le coup bien avant les autres.

 

Avant qu’un quelconque coup ne porte, Akino atterrit sur les épaules de Junko. Elle était munit de deux épées, l’une qui para celle d’Omoi, l’autre, beaucoup plus large et grande, qui s’interposa entre Junko et Samui. Simultanément, une troisième lame sortit du sol pour parer le coup qu’allait porter Karui. Tout avait été bloqué. Les cinq ninjas se figèrent dans cette position sur le moment… Tous les autres autour prenaient sur distance et assistaient au combat sans intervenir plus qu’il n’en fallait.

 

Karui : Qu’est-ce que?!

 

Karui observa autour d’elle rapidement pour comprendre d’où venait la lame qui venait de s’élever devant elle. Là où se trouvait Akino au départ, une épée était plantée dans le sol et, par déduction, elle en conclu qu’il s’agissait de la même lame, étonnamment.

 

Junko : Cette femme devant, c’est la plus douée des trois. Elle a sorti son tantô dans la seule intention de parer… non seulement une attaque éventuelle de ma part, mais aussi un coup raté de l’idiot derrière moi. Elle se doutait que je pouvais bondir à la même vitesse pour me sortir de cette position. La plus rapide d’esprit, tout de même, ce fut Akino. * Sourit *

 

Akino : T’es qu’une pauvre imbécile, Junko! On doit trouver la Mizukage! C’est elle qui aurait pu tout justifier! Là, tu ne fais que nous mettre dans une merde pas possible!

 

Junko : Débarque de mes épaules, Akino, c’est cette position qui est embarrassante.

 

Samui : Rendez les épées et… rendez-vous. Ce n’est pas un lieu pour avoir des embrouilles ici et vous êtes en toutes apparences sources d’embrouilles. Suivez-nous sans faire d’histoire et tout sera peut-être cool pour vous, si vous vous montrez compréhensives et que vous vous expliquez.

 

Junko : Tss, si tu crois que…

 

Akino : Ferme-là Junko et rend-lui les Kiba pour le moment! On n’est pas ici pour foutre la merde! On les suit sans faire d’histoire maintenant et on évite d’empirer les choses!

 

Junko (Vexée) : Kssh!...

 

Karui : Sage décision.

 

Fin du chapitre 318

Laisser un commentaire ?