Sasari Uchiwa

Chapitre 315 : Un réveil remplit de mystère

5042 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a environ 4 ans

NdA : À partir de ce chapitre, l’histoire n’est maintenant plus considérée comme une ‘’Side story’’ mais comme une «Déviation», dans un premier temps, puis sera une «Continuation». Jusqu’à maintenant, le récit s’efforçait de s’intégrer au mieux à l’histoire originelle sans y apporter de modification. Des éléments du chapitre 699 et 700 du manga Naruto Shippuden seront modifiés, réinterprétés ou écartés dans la suite de cette histoire. N’ayant pas regardé Boruto et ne m’y en intéressant que peu, il n’y aura que très peu de références à cette œuvre de manière volontaire (Involontairement, je ne sais pas). Bonne continuation.


Konoha – 10 octobre

 

[La lune avait disparût ainsi que le ciel noir, pour laisser place au soleil levant et un ciel bleuté. Peu à peu, les hommes et les femmes se relevaient d’un sommeil plus qu’étrange alors qu’ils étaient en pleine guerre. Furûtsu n’était pas dans l’exceptions, tous avait été pris à l’intérieur du Mugen Tsukuyomi créé par Madara Uchiwa et contrôlé par Kaguya Ôtsutsuki. Ils se tiraient tous de leur sommeil dans une complète confusion… Il y en avait une, malgré tout, qui avait pu se réveiller avant les autres. Ce ne fut qu’un court privilège bien inutile, tout compte fait.]

 

Sasari : Tu nous as sortis de là, Kumiko?

 

Kumiko : Non, je n’ai rien fait… Je me suis réveillée d’avance, mais je n’ai rien pu faire pour vous réveiller. Quelqu’un a utilisé une technique pour tous nous emprisonner à l’aide de racines géantes… Là, il y en a une. Elle était bien plus grosse avant que vous ne vous réveillez vraiment. On dirait que quelqu’un a réussi à vous libérer et je ne sais pas qui.

 

Mifuyi (Déboussolée) : Je ne comprends rien… Qu’est-ce qui vient de se passer? Je me sens particulièrement épuisée et je viens de … * Soupire * Je saurais pas dire qu’est-ce qui vient de se produire…

 

Kumiko : Je pourrai vous expliquer, mais plus tard, on doit s’écarter d’ici au plus vite. Lorsque je me suis réveillée, dans cette direction, je ne sais pas ce que c’était, mais il y avait un combat au loin d’une intensité monstrueuse, voire pire que ce que l’on a pu voir au loin, hier.

 

Mifuyi : On reprend la route pour Ame, comme ça, maintenant?

 

Konan : J’ai du mal à tout saisir également, mais vos amis sont toujours là-bas et on a pris du retard. Ils doivent vous attendre.

 

Kumiko : Je n’y avait pas réfléchis… Kisa, tu m’entends!? Kisa!

 

* Silence *

 

Kisa, forme télépathique : Je… désolé pour l’attente, Kumiko… c’est que…

 

Mifuyi : Vous aussi vous étiez pris du Genjutsu?!

 

Kisa : Un Genjutsu? C’était donc ça? Je n’en sais rien… J’étais complètement ailleurs et maintenant, je suis de nouveau dans la réalité, on dirait. Hirosuke a eu la même chose… Qu’est-ce que ça signifie?

 

Kumiko : Vous êtes en vie et c’est le plus important. Attendez où vous êtes, nous reprenons la route dans votre direction.

 

Kisa : Entendu.

 

[C’était un réveil difficile pour tous, mais même s’il semblait invraisemblable de reprendre la route maintenant, il fallait le faire. Certes Sasari, Mifuyi, Kumiko et Konan avaient été prisonniers d’un Genjutsu, certes Kisa et Hirosuke l’avaient aussi été, mais ça ne voulait pas dire pour autant que Kyûsaku avait été affecté par celui-ci. De plus, Kumiko avait pu voir une grande activité dans une certaine direction, ce qui donnait un argument supplémentaire à tout.]

 

Mifuyi, en chemin : Tu peux réexpliquer encore une fois, Kumiko? Des racines nous ont emprisonnés? Tu ne l’as pas été, toi?

 

Kumiko : Si, je l’ai été. Vous avez rêvez, n’est-ce pas? Comme Sasari et moi?

 

Konan : C’est le mot juste. Oui, c’était comme un rêve… ce n’était pas une si mauvaise chose, à vrai dire. C’était un moment joyeux même, quelque chose que j’aurais aimé vivre dans ma jeunesse…

 

Mifuyi : Eh bien… moi aussi… Mais tout semblait si réel. Je t’ai parlé à toi, Kumiko, et à Sasari aussi. Tout ce qui vous disiez faisait sens, ce n’était pas que des paroles obscures et nébuleusee. J’ai même pu parler à Sasuke!

 

Sasari (Étonné) : Vraiment?

 

Mifuyi : J’ai été à une superbe soirée aussi, il y avait tout le monde de Furûtsu là-bas! C’était intéressant de voir que tout le monde avait pu vieillir…

 

Sasari : Toi aussi?! Non, attend. J’ai aussi rêvé d’une soirée, mais tout le monde avait le même âge que maintenant. J’ai quitté cette soirée à un moment…

 

Mifuyi : Moi aussi tu avais quitté à un moment, dans mon rêve!

 

Kumiko : Je crois que d’une certaine manière, nos rêves étaient connectés… On a pu vivre des événements similaires, mais autrement vue. Sasari et moi, on était ensemble, à la fin.

 

Mifuyi : Mais tu étais à la fête, pourtant…

 

Kumiko : Je ne saurais expliquer tout exactement… Konan… je ne sais pas pourquoi, mais j’ai aussi une étrange intuition à propos de ce que tu as pu voir… Je ne sais rien de ce que tu as pu rêver, mais quand je pense à toi, j’ai ce sentiment de nostalgie…

 

Konan : Mon rêve était semblable au tient, Kumiko, l’un de ceux que tu nous as décrit avant que ce Genjutsu ne nous paralyse. J’allais à l’Académie avec des personnes que j’appréciais. Ton rêve à influencé le mien, on dirait… Toute cette expérience… J’en suis aussi confuse que vous, mais j’ai le sentiment de mieux vous connaitre encore.

 

Sasari : Ça me fait la même chose…

 

Mifuyi : Comment es-tu sortie de ton rêve, Kumiko?

 

Kumiko : Car j’ai su que s’en était un. À force, on dirait que mon esprit s’est rapidement mit dans l’idée que le monde qui m’entourait n’était pas le vrai. Le rêve que j’ai pu faire était très similaire à celui que j’ai fait précédemment… Tout était pareil, à quelques détails. C’est le Vairocana qui m’a permis de briser l’illusion et… l’aide de Sasari. * Sourit *

 

[Cette illusion intrigua encore plus la petite équipe qu’elle ne l’aurait cru. En cours de route, ils partagèrent leurs expériences et leurs ressentiments. Il était difficile d’en connaitre la provenance, il était encore plus ardu d’en connaitre l’intérêt réel et il était très difficile de savoir ce que cela présageait pour la suite des choses. Ils ne pouvaient se permettre de totalement ignorer la chose, mais il fallait tout de même avancer dans cette histoire et ne pas oublier leur objectif. Une bonne partie de la route avait été fait la nuit dernière. Dans peu de temps, ils allaient enfin pouvoir entrer dans le pays de la Pluie.]

 

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Ame – 10 octobre

 

[Akino, Itomi, Teruki et Junko avaient aussi été faits prisonnier du Mugen Tsukuyomi. Ils se sortaient enfin de ce sommeil qui avait pu paraitre autant éternel que bien court. Une légère pluie tombait partout autour d’eux, mais ça n’avait rien d’étonnant puisqu’en Ame, comme ils le savaient tous, les pluies étaient très fréquentes. La petite équipe, malgré qu’ils ne fussent pas au plus haut de leur forme, encore, avait pu avancer à bon rythme et avait atteint le pays avant qu’ils ne soient les victimes du Genjutsu. Ils avaient été fait prisonnier dans des plaines rocailleuses pourvut de plusieurs monticules de pierres de diverses formes.

 

C’était une certaine avance par rapport à l’équipe de Sasari, mais il manquait un élément important à leur parcourt ; «où devaient-ils aller exactement?». La confusion du moment n’aidait pas à réfléchir clairement à la chose.]

 

Junko : Depuis que je vous accompagne pour cette mission, je n’ai jamais subit autant de truc étranges. On est dans la réalité maintenant?! Mei était sur le point d’annoncer que les sept épéistes de Kiri étaient enfin de retour, j’y croyais dur comme fer! Tout était si réel… Pourquoi je dois me retrouver avec vous, ici, sous une pluie. J’étais tellement mieux là-bas.

 

Itomi : On a tous été pris d’un Genjutsu alors… La Mizukage annonçait votre retour et… Teruki, qu’est-ce que tu as vue, toi?

 

Teruki : Moi?! Si vous saviez ce que j’étais en train de vivre, c’était fantastique! J’étais dans un endroit qui ressemblait à la miteuse taverne de Genzô, je faisais les meilleurs paris de ma vie! J’ai gagné tant de Ryo, encore plus que ce qu’Azuko avait pu accumuler! Les filles les plus belles me tombaient dans les bras, j’arrivais à vaincre même les plus forts! Même le Raikage n’a pas pu me vaincre…

 

A, sur le champ de bataille : * Éternue *…

 

Teruki : On mangeait bien, y’avait de l’ambiance, personne pour embêter personne et…

 

Junko : Ça peut s’arranger, Teruki. * Se lève et marche lentement dans sa direction *

 

Teruki (Prudent) : Que… Qu’est-ce que tu veux dire?...

 

Junko : Héhé… * détache son manteau * eh bien, je suis une fille, plutôt jolie je dirais, j’ai mes charmes, j’ai quelques Ryo avec moi… * Sourit * Je suis même prête à jouer à des jeux forces avec toi.

 

Teruki : (Embarrassé, paniqué) : Ah! Non, en fait, c’est que!...

 

Junko : * Pousse Teruki et s’accroupit à son niveau, au sol, lui parle tout près du visage * Je ne connais pas ce Genzô, mais je suis certaine qu’Akino pourrait jouer son rôle, non? Je suis prête à te tomber dans les bras maintenant, Teruki, si c’est ce que tu veux. C’est ce que tu as vu, non? C’est ce que tu désirais?...

 

[Teruki tremblait comme une feuille alors que Junko le manipulait pour l’adosser à un rocher et en se blottissant de plus en plus contre lui. Il était complètement affolé, intimidé par la situation soudaine et incapable d’en partir ainsi! Leurs visages étaient tout près l’un de l’autre, Junko affichait un grand sourire carnassier, comme à son habitude.]

 

Junko : Si c’est ce que tu veux, tu n’as qu’à dire «oui», c’est simple. À moins que…

 

Teruki : À moins que quoi?!

 

Akino : Junko, on n’a pas réellement le temps pour ce genre de bêtise… lâche-le…

 

Junko, à Teruki : À moins qu’il y ait cette fille, Shizu, celle que tu dessines si bien… C’est vrai que je ne suis pas comme elle, moi. Mais tu disais avoir plusieurs filles qui te tombaient dans les bras, alors, peut-être que…

 

Teruki : Non!

 

* Étonnement de Junko *

 

Teruki : Il y en avait qu’une, tout compte fait… Une qui s’intéressait vraiment à moi et une à laquelle je m’intéressais vraiment. Pas… pas d’autres.

 

Junko (Sourit) : * Se relève brusquement, ricane * Gnihihi… tu parles d’un rêve.

 

* Teruki soupire de soulagement *

 

Itomi : Oui, c’est ça, c’était comme un rêve… même si mes rêves paraissent moins réel que ce qu’on vient tous de vivre. On aurait dit aussi que tout ce qu’on a vécu, c’était des moments qu’on voulait vraim… * Rougit * Euh, non, laissez tomber, c’est certainement pas ça.

 

Junko : Non! Je crois que ça peut concorder comme tu dis. Moi, je veux vraiment que les sept épéistes se reforment! J’ai vraiment envie que Kiri devienne un grand pays comme tous les autres et je veux pouvoir y contribuer! Et ce petit pervers, là, c’est vraiment ce qu’il veut aussi d’être avec Shizu, pas vrai? T’as vue quoi, Akino?

 

Akino : … Je dois vraiment en parler?

 

Itomi : Non! Ne t’oblige pas.

 

Junko : Si, dit-le! On est entre nous, non?

 

Akino : J’étais assise près d’un feu et, je parlais avec mon frère, ma sœur et Sasari. On parlait de Nendo et… de l’avenir. Rien d’aussi grandiose que vous…

 

Junko : … C’est complètement naze comme vision.

 

Akino (Vexée) : Ferme-là!

 

Junko : Et toi, alors, Itomi!? Dit!

 

Itomi (Rougit) : Ahem… rien d’intéressant, comme Akino.

 

Akino : Je vous emmerde tous! Mon rêve était bien mieux que les vôtres de toute manière!

 

Junko : À quel point tu ne veux rien dire, Itomi? Il s’est passé quoi dans ta vision, alors? C’est encore pire que de me dire ton nom?

 

Itomi : Je ne dirai rien, c’est tout… De toute manière, ce n’était pas vraiment un rêve… c’était du n’importe quoi.

 

Junko : Si tu le dis, mais dans tous les cas, ça n’a pas été néfaste pour nous. Mieux encore pour moi, ça me motive davantage à atteindre mon objectif avec Mei! Faut se magner d’aller en Ame!

 

Teruki : On va à la capitale alors? C’est le plan?

 

Akino : Que veux-tu qu’on fasse d’autres? Je n’ai aucune idée des endroits qu’a pu indiquer cet abruti d’Inuji. Tout ce qu’on peut faire, c’est d’aller à Ame directement en espérant que les autres y soient toujours également, attendant le retour de Sasari et son équipe.

 

Teruki : Pourquoi préparer tout ce voyage pour que, finalement, tout ça ne mène à rien?

 

Akino : Kssh!... On y va et c’est tout! On trouvera là-bas.

 

[La route était reprise. Ce qu’ils venaient de subir durant cette nuit, ils ne cherchèrent que peu les origines de la chose et ne semblaient se préoccuper que des aspects positifs. Aucune hypothèse sur quoique ce soit, ils ne s’en posèrent pas la question. De toute manière, tout ce qu’ils devaient faire pour le moment, était d’avancer pour rejoindre possiblement les autres.

 

La capitale du pays avait été choisie comme destination. Ils n’avaient que peu d’autres options, ils devaient tenter au possible de trouver de quelconques indices de la présence des autres. C’était sans savoir que l’équipe d’Hirosuke, Kisa et Azuko avait planifié de se déplacer, tout compte fait. Cette idée avait traversé l’esprit d’Akino, mais que devaient-ils vraiment faire dans cette situation? Abandonner l’initiative d’aller les rejoindre? Partir vers une autre destination?

 

Les réflexions d’Akino, en cours de route, furent interrompues par quelque chose qu’ils virent voler dans le ciel. Au vue des ailes que ç’avait, la chose semblait être un oiseau, mais c’était particulièrement gros pour en être vraiment un. Immédiatement, même si l’endroit était dépourvu de grandes végétations offrant une cachette, l’équipe en trouva une rapidement dans une formation rocheuse propice à se couvrir du ciel.]

 

Itomi : Je ne l’ai vue que très tard, surtout car les nuages sont plutôt bas, comme si cette chose s’y était cachée…

 

Teruki : C’est qu’un oiseau… On doit vraiment se cacher comme ça d’un oiseau?

 

Akino : Ç’avait des jambes bien grandes pour un simple oiseau… Même si ce n’était qu’un oiseau, qui dit qu’il ne cherche pas quelque chose pour quelqu’un?

 

Teruki : À part Reïtarô, qui voudrait nous trouver?!

 

Akino : Moins fort!

 

[C’était trop tard de toute manière. Ce que Furûtsu avait vu dans le ciel plongeait maintenant vers eux et ils ne pouvaient rien y faire. Tout ce qu’il y avait à faire, c’était de se préparer à son approche. Ils sortirent de leur cachette, préparé à intercepter la chose si nécessaire. La première à avoir une réaction fut Akino. La jeune fille reconnut ce qui plongeait vers eux.]

 

Akino : Attendez! Restez sur vos gardes, mais ne faites rien de brusque!

 

Junko : Ça… ça ressemble à un animal et un humain… Comme ces fichus créatures qu’on a affrontées!

 

[Akino avait reconnu Tori sous ses apparences de bêtes ailées. Il était d’ailleurs difficile de ne pas se souvenir d’une telle apparence atypique. Elle ne fut pas la seule, d’ailleurs, à la reconnaitre. Teruki avait pu la voir rapidement lors de son combat contre le requin et ce fut de même pour Itomi qui avait vu la créature de loin lorsqu’elle avait été aidée Akino sur le pont.

 

Malgré que l’approche de Tori rimait avec grande prudence pour les trois ninjas derrière Akino, ils écoutèrent les recommandations de cette dernière. Aucune arme blanche n’était sortie… pour le moment. Junko avait bel et bien, cependant, une main sur la poigné d’une épée, prête à la dégainer au moindre danger.

 

Tori aussi gardait ses distances. Elle avait reconnu Akino, même à cette hauteur… Elle se souvenait de la jeune fille qu’elle avait laissée passer et qui l’avait épargnée. Pour autant, Tori savait qu’il fallait rester prudent, ayant pris bien conscience, maintenant, que son apparence était loin d’être une norme.]

 

Tori : Je te reconnais… tu te nommes Akino, si ma mémoire est bonne.

 

Akino : C’est bien le cas… Et tu es…

 

Teruki : Akino, devant, elle est l’une des Kokage que Reïtarô a créés pour nous affronter. On sait tous ici combien on en a bavé contre ces… choses.

 

Junko : À quatre, il aurait été simple de s’en prendre à elle et de l’immobiliser, dans l’idéal, mais dans l’état qu’on a et au vue de la force que les bêtes ont démontrée, c’est risqué de foncer trop directement…

 

Akino : C’est vrai… mais elle, elle est différente.

 

Tori : * Prend une forme humaine * Peut-être que cette peau est mieux pour vos esprits. Je… je me nomme Tori et… j’ai aidé Takumi-san tout dernièrement, ainsi que vos amis.

 

* Étonnement des autres *

 

Akino (Surprise) : Vraiment!? Où ça? Ici?! Où est-ce qu’ils sont?!

 

Teruki : Attend, Akino! C’est peut-être une ruse! Elle pourrait nous mener à Reïtarô lui-même sans qu’on ne veuille!

 

Akino : Tant mieux si c’est le cas! Avec Takumi et Reon, on peut!...

 

Tori : Je dis la vérité. J’ai décidé d’être loyale à Takumi-san et Reon-san. Je les aide à vous aider. Ils ne sont déjà plus ici, ils sont loin de la pluie.

 

Akino : Qui?!

 

Tori : Le groupe que Takumi-san tente de trahir. Vos amis, ils sont toujours ici eux aussi. Probablement au même endroit que lorsqu’il y avait encore des étoiles.

 

Itomi : Akino, c’est notre chance!

 

Akino : Elle sait où se trouve Reïtarô…

 

Itomi : Quoi? Non, c’est insensé de vouloir aller là-bas à nous quatre! On sait qu’on doit l’arrêter, mais si l’on y va maintenant, comme ça, même dans les meilleures conditions, on ne ferait qu’aggraver notre cas. Par ailleurs, si l’on se lie à l’équipe d’Hirosuke, Kisa et d’Azuko-san, on sera plus efficace, certainement.

 

Junko : Elle a raison…

 

Tori : Ce n’est pas très loin d’ici. Voulez-vous que je vous montre le chemin?

 

Akino : … On te suit, Tori. On te fait confiance.

 

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Ame – 10 octobre

 

[La route fut parsemée d’événements surprenants et insolites, mais enfin, l’équipe de Sasari, Mifuyi, Kumiko et Konan était de retour dans la petite nation d’Ame. C’était un retour plus qu’habituelle pour Konan, mais toujours peu réjouissant. La nature du pays était belle, spécialement quand les anciennes guerres n’y avaient pas laissé leurs traces, ce qui était plutôt rare tout compte fait. Le pays entier restait quelque peu pauvre et pour une première fois, peut-être à cause de cette quatrième grande guerre, Konan s’en souciait davantage qu’à l’accoutumé. Ame n’avait pas changé après toutes ces années.

 

Avec les indications données par leurs amis, l’équipe arrivait à trouver leur chemin plutôt facilement. Lorsque Kisa mentionna une arche, Konan prit la tête du groupe pour les mener au bon endroit. Ça ne prit que peu de temps, finalement. Ils furent heureux de constater qu’ils n’étaient pas les premiers à être arrivé sur place… mais leur joie fut de courte durée. Ils virent les regards sombres de tous. Un trou avait été creusé… il ne restait plus qu’à le remplir.]

 

Mifuyi (Émotive) : Ça m’a fait un choc quand je l’ai appris, mais maintenant que je la vois aussi blanche, au fond de ce trou… c’est difficile…

 

Kisa : On a été stupide. On a joué un jeu beaucoup trop dangereux et maintenant, on a perdu une personne essentielle à tout ce que l’on compte entreprendre. Sans Azuko, jamais on aurait pu avancer aussi loin.

 

Teruki : Même dans cet état, elle parait encore plus jeune que ce vieille imbécile de Takeru. Elle avait de la vie, elle nous transmettait la bonne humeur, l’envie de ne jamais abandonner…

 

Sasari : C’était un membre important pour Furûtsu. Une bonne amie. Je suis content qu’elle ait pu vous protéger, Hirosuke, Kisa.

 

Hirosuke : Tu ne sais pas à quel point c’est humiliant… mais je la remercie aussi.

 

[Kumiko ne disait rien, elle avait le regard bien bas, tentant de le cacher aux autres, fixant maladroitement le corps d’Azuko, morte. Elle ne cessait de s’en vouloir pour tout. Son humiliation était aussi grande que celle que pouvait ressentir Hirosuke ou Kisa. Kumiko tentait de se contenir au mieux, peu importe l’émotion qui allait sortir d’elle. Elle désirait rester silencieuse.

 

Ce fut Konan qui le remarqua la première. Hésitante à prime à bord, elle se décida tout de même à s’approcher de la jeune fille aux cheveux rouge et à tout simplement, dos à elle, poser sa main sur son épaule droite. Sous cette pluie qui rendait l’ambiance froide, le contact avec la main de Konan fit surprendre quelque peu Kumiko, mais sa chaleur la réconforta sincèrement. Kumiko osa en relever le regard, plus assurant.]

 

Akino : Et vous êtes?...

 

Itomi : C’est elle, Akino… Konan. Celle qui a tout appris à Sasari sur ses techniques, mais aussi…

 

Konan : Je reconnais aussi ton visage… Itomi. Pas seulement de notre dernière rencontre. Hide savait pour toi et je me suis informée de toi et d’un certain Kikune Chô.

 

Itomi (Consternée) : …Vous avez vraiment des informations sur lui?...

 

Konan : Oui, mais ce n’est peut-être pas le moment de parler de ça. J’imagine que nous aurons d’autres occasions, aussi, pour les présentations, n’est-ce pas?

 

Akino : …

 

Sasari : J’aimerais tout de même savoir qui vous accompagne, Akino.

 

Tori : Je me nomme Tori! Je suis loyale, je vous le promets!

 

* Étonnement de Sasari *

 

Hirosuke : À vrai dire, c’est grâce à Tori si l’on a pu fuir convenablement. Probablement que Reïtarô aurait cherché à nous suivre plus facilement sans elle. Ç’aurait été risqué pour Takumi et Reon. Ils ont tenté leur possible, mais ça été difficile pour eux aussi, apparemment… Je n’imagine même pas être à leur place. Dans tous les cas, malgré tout ce que Tori peut être, même si je ne sais pas qui elle est vraiment, c’est une alliée.

 

Akino : Avant que vous ne demandiez, Tori est l’une des… «créations» que Reïtarô a pu faire apparaitre pour nous combattre. Les bêtes étaient toutes féroces et prêtes à nous tailler en pièces, mais Tori a eu une approche différente.

 

Tori : Je ne vous veux aucun mal. J’aime être une alliée de votre groupe. J’aurais aimé pouvoir sauver votre amie. Je crois avoir appris qu’il fallait être désolé dans ce genre de situation, alors : désolé.

 

Mifuyi : On te doit d’être redevable aussi, Tori. Tu as sauvé Hirosuke et Kisa, de bons amis, et dans ces cas-là, il faut dire merci.

 

Tori (Sourit) : C’est une sensation agréable.

 

Akino : Sasari, Tori sait où se trouvait Reïtarô!

 

Sasari (Étonné) : Vraiment?!

 

Tori : Je ne pouvais pas laisser Takumi-san et Reon sans les regarder de haut, après avoir écarté vos amis. Je les ai suivi, oui, jusqu’à leur point d’arrêt. Il n’y avait pas encore la lumière lorsque je les suivais. Par ailleurs, très étrangement, ils dormaient… suspendu à des arbres.

 

Kumiko : Attend! Tu dis que tu as pu les voir durant la nuit!? Tu n’as pas été affecté par le Genjutsu?

 

Tori : Je ne sais pas trop exactement ce que ça signifie, mais j’ai pu effectivement les voir durant… la nuit.

 

Teruki : Tu aurais pu les tuer durant qu’ils dormaient alors! Pourquoi ils dormaient suspendu, d’ailleurs?

 

Tori : Je n’ai pas pris ce risque, non. Tous les corps étaient couverts de bois. Je ne voulais pas m’attaquer à la mauvaise personne ou réveiller les autres. Mais durant leur sommeil, j’ai pu trouver des choses et je crois qu’elles sont importantes. * Sort un papier * Je crois que ceci est un message écrit. Je ne comprends pas tous les termes, mais il y avait l’odeur de Takumi-san sur le message, je savais étrangement qu’il m’était peut-être adressé. Takumi-san l’a écrit.

 

Akino : Je peux le lire? * Prend la note offerte par Tori * Prend l’objet. Prend le rouleau. Oiseau. Ça t’était effectivement adressé, Tori signifie «oiseau».

 

Tori : Oiseau… c’est mon nom qui est écrit?

 

Akino : Quel rouleau as-tu récupéré? Tu as pris quelque chose là-bas?

 

Tori : Eh bien, j’ai eu un doute, là-bas, mais après réflexion et… je ne saurais dire le mot exacte… J’ai ramassé ceci.

 

[Dans le peu de chose que Tori portait sur elle, la création de Kyûsaku sortit quelque chose qui, même au premier coup d’œil, sidéra sur place ceux qui savaient ce que c’était. Tori tenait, banalement, la carte du ciel d’Azuko entre ses mains. C’était normalement un objet capital dans l’avancement de la Canopée et maintenant, durant cette nuit nébuleuse, Kyûsaku avait perdu l’objet.

 

C’était une bonne nouvelle, mais l’ironie était trop grande pour s’en réjouir d’une quelconque manière. Ça fut de trop pour Mifuyi qui ne cacha pas plus longtemps sa peine face à la mort d’Azuko. Elle en flancha à genou de chagrin.]

 

Tori (Inquiète) : Je croyais avoir fait bien…

 

Teruki : Je la reconnais. Hirosuke, c’est!...

 

Hirosuke : Pas un mot de plus, Teruki. Les personnes qui savent ce qu’est cet objet n’ont pas besoin qu’on leur rappel… ils savent, c’est tout. Tori, je te l’assure, tu as plus que bien fait.

 

Kisa : Takumi, elle a prévue tout ça? Comment elle a fait? Vous croyez qu’elle a pu voler ça à Reïtarô? Je veux dire… par déduction, même leur équipe a été victime de ce Genjutsu ou je ne sais quoi. Elle savait que ç’allait se produire?

 

Sasari : Tori… cet objet appartenait à Azuko. C’était quelque chose de très important pour elle. C’était sa vie, d’une certaine manière. Ça ne la ramènera pas, mais je crois qu’elle aimerait avoir sa vie ses côtés.

 

[Tori ne comprenait pas tout de ce qui venait d’être dit. Cependant, elle ne tenait pas particulièrement à garder sa trouvaille pour elle et voulu bien déposer l’objet aux côtés de sa propriétaire. Ils procédèrent enfin et finalement à l’enterrement de leur amie. L’arche au-dessus de l’emplacement fut décorée d’une multitude de fleurs créées par Konan. Des fleurs qui ne flanchait pas sous la pluie et qui ne vieillirait jamais, un peu comme à l’image de ce qu’était Azuko.]

 

Fin du chapitre 315

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