Sasari Uchiwa
Chapitre 314 : De merveilleux rêves
4868 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour il y a environ 4 ans
Le rêve de Mifuyi
[Elle se tenait droite et était en pleine médiation avec elle-même, une fleur à la main. Après un moment, Mifuyi revint à elle et s’accroupit tout juste au-dessus de l’endroit où ses parents étaient enterrés. Cet endroit, le cimetière, elle y était allée souvent. Depuis un moment, la jeune Uchiwa chérissait la chance que ses parents avaient pu lui donner d’être toujours en vie. Il eut beaucoup d’épreuves avant d’arriver à un résultat, mais finalement, Mifuyi vivait une vie paisible.
Plusieurs années étaient passées depuis la fin de cette aventure en compagnie de Sasari et Kumiko. Au départ de cette aventure elle, qui n’avait pas de famille, aucune identité, avait pu s’en trouver une avec l’aide de ses amis. Ils étaient sa famille, elle était Mifuyi Uchiwa. Leurs rêves avaient été de reformer le clan et maintenant, c’était sur la bonne voie d’être le cas. Avec fierté, elle portait des vêtements affichant enfin l’emblème de son clan, un symbole qui pouvait à nouveau être vu à quelques endroits du village. Sasari, Kumiko et elle-même avaient enfin pu retourner en Konoha et ce en compagnie de Sasuke. Les deux frères et elle étaient tout ce qu’il restait du clan, pour le moment, mais il ne s’agissait que d’une question d’année, certainement, avant qu’il ne grandisse à nouveau et qu’il reprenne l’envergure de l’époque.
Ils allaient être les nouveaux fondateurs de ce clan, qui avait été si longtemps source de craintes et de malheurs. Eux avaient appris de leurs erreurs et allait tout faire pour que le destin des Uchiwa, s’il y en a un, ne se reproduise pas. Cette nouvelle génération d’Uchiwa allait devoir prouver qu’elle avait sa place dans ce monde.]
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Le rêve d’Itomi
[Itomi était heureuse, comme bien souvent. Elle était seule, au bout d’un quai, suspendu au-dessus d’un lac, à faire patauger ses pieds dans l’eau. Elle faisait danser ses jambes dans tous les sens. Itomi fixait le ciel en souriant et en réfléchissant à tout et n’importe quoi. À vrai dire, ce n’était pas tout à fait vrai. Si quelqu’un était présent, tout près, il aurait pu la voir rire seule à quelques occasions, certainement ce marrant intérieurement de certains sujets inconnus.
Préalablement, Itomi avait cueillit quelques fleurs çà et là, sur une colline toute proche. Il y avait une belle variété, mais une l’intéressa particulièrement plus que les autres ; la marguerite. De ses doigts, amusée mais un peu timide, elle commença à arracher les pétales un à la fois. Elle semblait murmurer quelque chose.]
Itomi, chuchote, à elle-même : * Arrache un pétale * Oui… * Arrache un pétale… * ou non. Je lui dit… je lui dit pas… Peut-être… ou pas du tout… Je lui dit… je me tais pour toujours…
[À chaque affirmation, elle enleva l’un des pétales et, éventuellement, le dernier allait révéler son véritable désir. Plus Itomi arrivait vers la fin de la fleur, moins ses pieds se baladaient sur la surface de l’eau. Ce n’était peut-être qu’un jeu, mais ça aussi, plus il avançait, plus elle le prenait au sérieux. Les pairs étaient positifs et les impairs étaient négatifs. Itomi refusait catégoriquement de compter pour connaitre la réponse à l’avance. Le suspense devait être maintenue jusqu’au bout.
Son sourire s’effaça, ses rougeurs s’amplifièrent, tout comme les battements de son cœur! Sa main qui enlevait les pétales devint tout tremblotante… Il ne restait que peu de pétales.]
Itomi (Nerveuse) : Je ne lui dis rien… Je lui dis… Je ne lui dis rien!... Je lui…
[Itomi s’arrêta sur le champ et ce ne fut pas parce qu’il s’agissait du dernier pétale, non! Elle entendit un craquement derrière elle! Un pied qui marchait dans sa direction! De honte, elle s’était arrêtée immédiatement, mais elle n’espérait pas que la personne derrière soit si proche! Cette dite personne la poussa dans l’eau et trop sous le choc, Itomi y plongea complètement! Aussi vite que possible, Itomi revint à la surface.
Le soleil créait une ombre sur la personne qui l’avait poussé, mais lorsque Itomi ravisa son regard, elle le reconnu. Ses rougeurs ne disparurent pas.]
Sasari (Sourit) : Je croyais que l’eau était ton élément, Itomi. On dit même que tu es la plus rapide et voilà que tu n’as même pas été capable de t’empêcher de plonger complètement.
Itomi : I.. i… idiot!!! Sache que je vais m’en souvenir pour le reste de mes jours, Sasari! Tu n’as pas fini d’entendre parler de moi!
Sasari : Tu étais une cible trop facile, cette fois-ci, pour que je ne puisse pas y résister. C’est pour tous les autres mauvais coups que tu me fais depuis tout ce temps.
Itomi : … * Soupire, sourit * D’accord, tu m’as eu. Tu m’aides à remonter maintenant?
[Elle accepta rapidement la blague et lui ne put refuser de l’aider, malgré tout. Ils s’assirent ensemble au bout du quai.]
Itomi : Tu… tu m’as entendu avant tu ne me pousses dans l’eau?
Sasari : Je n’y prêtais pas réellement attention, tu murmurais tout bas. Qu’est-ce que tu faisais?
Itomi : * Soupire de soulagement * … Hum, non, rien… Rien d’intéressant pour toi. Je ne faisais que… compter. C’est tout.
Sasari : Si j’ai interrompu ton calcule, je ne m’en veux pas trop alors. Elles sont pour quelqu’un, ces fleurs?
Itomi : Pour mon plaisir, mais je n’en veux plus maintenant. Garde-les si tu veux, je te les offre. * Sourit * Bon, ce n’est pas tout, mais je suis tout trempe maintenant, il me faut changer de vêtements.
Sasari : Je vais peut-être rester ici un instant. Après observation, ce n’est peut-être pas un si mauvais endroit pour se détendre.
Itomi : C’est mon coin, habituellement… mais je n’ai rien contre le partager un peu… * Réfléchit longuement * Dit, Sasari...
* Sasari est interpelé *
Itomi (Rougie) : On… on peut se voir plus tard. J’aimerais te… te parler d’un truc…
Sasari : Pourquoi pas maintenant?
Itomi (Embrassée, rouge) : Ahem…
Sasari : Si tu souhaites me le dire plus tard, je n’ai rien contre. Je te rejoindrai.
Itomi : … * Sourit * Promis, cette fois, ça ne sera pas une blague…
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Le rêve de Mitsumi
[Plus souvent qu’autrement, Mitsumi était celle qui attendait au côté d’un lit le réveille d’une personne dont elle s’était occupée. Habituellement, c’était elle qui soignait les blesser et qui s’assurait que tout aille pour le mieux. Mais maintenant, sans ne trop savoir pourquoi, c’était elle qui était allongée. À son réveil, Mitsumi ne sentait aucune douleur, tout allait pour le mieux même, mais elle était encore bien affaiblit. Elle était dans une petite chambre d’une maisonnette au beau milieu d’un village. Il faisait chaud… une chaleur agréable. Que s’était-il passé tout juste avant? Elle n’en n’avait que peu de souvenirs, mais ça ne tarderait à revenir.
Lorsqu’elle se réveilla, elle constat qu’un garçon, d’un âge similaire au siens, attendait patiemment son réveil, assit dans le coin de la pièce. Elle le reconnu immédiatement, malgré son âge. Kyûsaku se leva pour s’approcher, tranquillement.]
Mitsumi : Reïtarô… tu…
Kyûsaku : S’il te plait, Mitsumi, appelle-moi par mon vrai nom ; Kyûsaku. Je sais que ça ne t’es pas très familier depuis les dernières années, mais je préfère ce nom maintenant. Reïtarô n’était qu’un pseudonyme pour éviter les ennuis.
Mitsumi : Où sommes-nous? Que s’est-il passé?
Kyûsaku : … J’étais dans l’erreur, Mitsumi, et vous m’avez tous ouvert les yeux. Je n’ai pensé qu’à moi depuis tout ce temps, sans prendre en considération l’opinion des autres, mais finalement, j’ai décidé de tout laisser ceci de côté.
Mitsumi (Étonnée) : Vraiment?! Et les autres?! Tout le monde va bien?
Kyûsaku : Oui, ils vont bien. Tout le monde va bien. J’ai fait beaucoup d’erreurs, mais j’ai évité la pire. Je regrette vraiment tout ce que j’ai pu faire… tout ce que j’ai pu te faire, aussi. Je t’ai criée dessus, je t’ai frappée dans l’impatience, je t’ai manipulée, je t’ai emprisonnée, je t’ai utilisée comme si tu n’étais qu’un outil, j’ai enlevé la vie à des personnes que tu aimais… Je me rends compte que tous ces sacrifices n’en valaient pas la peine, c’est beaucoup trop.
Mitsumi : … Je suis au moins heureuse d’apprendre que tu as compris.
Kyûsaku : Je suis ici car je tenais à ce que tu le saches. Tu as joué un rôle important dans ma réalisation de mon erreur. Je ne resterai pas longtemps ici… je n’ai pas le droit de te demander pardon après tout ce que j’ai pu faire.
Mitsumi : Tu vas donc t’enfuir lâchement? Cette histoire que j’ai vécue, j’en ai peut-être souffert, mais j’ai pu y résister tout ce temps car j’étais entourée de gens que j’aimais. Je vous aimais tous tellement.
Kyûsaku : Tu as toujours été comme ça… tu as toujours aimé tout le monde. Ceux que tu n’aimes pas, tu le dis rarement.
Mitsumi : Je crois que j’en ressors grandit, de cette histoire et maintenant, si j’ai pu remplir mon rôle en vous faisant changer d’avis, je suis prête à tourner la page. À quoi bon être rancunière? * Sourit * Tu as plusieurs personne à qui te faire pardonner, Kyûsaku. Si tu as besoin d’aide, quelqu’un pour te guider sur certain chemin, je suis prête à t’aider s’il le faut. Tu comprends?
Kyûsaku : Pourquoi tout ça, Mitsumi? Après tout ce que j’ai pu te faire, comment tu peux vouloir te tenir à mes côtés encore une fois? Je n’arrive pas à comprendre…
Mitsumi : Car tu faisais aussi partie des personnes que j’aimais, Kyûsaku.
* Silence *
Kyûsaku : Je n’osais pas me l’admettre, Mitsumi… mais je crois que moi aussi, je t’ai toujours aimé.
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Un rêve de Kumiko
[Le petit village de Konoha était maintenant couvert d’un ciel noir étoilé. Pour autant, la soirée ne tirait pas à sa fin encore, des lumières, dans le village, étaient encore présentes pour illuminer les chemins et les endroits encore accessibles. Le temps était calme et apaisant… Il le fallait pour faire diminuer les tentions à l’intérieur du cœur de Kumiko… Ce fut du moins les premiers sentiments de Kumiko. Quelque chose n’allait pas.
L’Uzumaki était habillée différemment qu’à l’habitude. C’était un accoutrement plus social et convenable pour la situation, elle portait des vêtements élégants qui la mettaient en valeur et qui allaient attirer certainement les regards des plus curieux. Même ses cheveux étaient coiffés différemment, détachés dans toute sa longueur, puis peignés. Encore là, quelque chose n’allait pas dans toute cette histoire.
Elle était sur un chemin, seule, et se dirigeait normalement vers un endroit qu’elle avait choisis. C’était un coin isolé du village de Konoha, qui permettait d’avoir la vue sur tout le village. Par ailleurs, l’endroit était peu connu de tous et allait certainement pouvoir lui laisser un peu de quiétude. Kumiko s’arrêta, cependant, sur le champ, alors qu’elle y allait.]
Kumiko : Il y a quelque chose qui ne va pas… Ce qui se passe en ce moment, j’ai déjà vécu cette scène. Ce n’était pas exactement les mêmes vêtements et la route est légèrement différente, mais tout du reste est presque identique à… à mon rêve. Je rêve encore? * Soupire * Je suis presque certaine que oui. C’est une rare fois, par contre, que je m’en rends compte de cette manière, il est même encore plus rare que ce soit aussitôt. Qu’est-ce que je faisais à l’instant, à l’extérieur? Je devais être avec Sasari et Mifuyi, c’est plus que sûr. Comment je peux avoir autant de difficulté à me rappeler? À bien y penser, je me souviens beaucoup mieux des heures que j’ai mises à devoir enfiler cette tenue et à me préparer que de la réalité… j’étais nerveuse, plus tôt. Non, je suis certaine d’être dans un rêve. Je dois sortir. * Transforme son Sharingan * Vairocana!
[Les étoiles dans le ciel disparurent, comme les lumières dans le village. Tout disparût autour de Kumiko, plongé dans une lumière aveuglante. Dans ce blanc absolue, Kumiko vit, à plus son grand étonnement, ce qui semblait être des rubans fait de bois! Elle ressentait, étrangement, une pression tout le long de son corps, comme prise à l’intérieur d’un piège étrange. Kumiko ne tenu pas plus longtemps sa technique. Après quelque seconde, ça se dissipa… le décor autour de la jeune fille redevint ce qu’il était.]
Kumiko (Confuse) : Ça n’a pas fonctionné?! Mais habituellement c’est ce qui me suffit à me sortir complètement de mon rêve! J’ai vue quelque chose par contre. C’était une vision de la réalité, j’en suis certaine. On a été pris au piège? * Étonnement * Je me souviens maintenant! Ame! On allait en Ame!
* Silence *
Kumiko (Déstabilisée) : Je dois me souvenir de plus! Pourquoi on allait en Ame et pourquoi j’ai été fait prisonnière ainsi!? Qu’est-ce qui m’arrive… Tout ça autour de moi… impossible que ça ne puisse pas être les effets de mes rêves. Personne ne pourrait créer un Genjutsu aussi puissant et qui ressemblerait tant au rêve que j’ai pu faire. * Soupire * Je l’espère.
[Kumiko regarda de nouveau la route devant elle et commença à repenser à l’endroit vers où il menait. Elle se souvenait de son précédent rêve où, au bout du compte, Kumiko avait rencontré une jeune femme qui lui était familière. Le nom d’Azuko lui revint à l’esprit, la ramenant un peu plus dans la réalité, mais c’était bien insuffisant pour complètement le faire. D’ailleurs, la femme assise n’était pas Azuko, elle s’en souvenait.
La curiosité de la jeune fille la poussa à vouloir y retourner. Maintenant, Kumiko était bien plus consciente de ce qui se produisait autour d’elle et allait pouvoir poser les bonnes questions pour savoir de qui il s’agissait. D’un pas assuré et rapide, elle se rendit vers sa destination de départ.]
Kumiko : Je ne sais pas trop encore comment me sortir de tout ça, mais si c’est comme la dernière fois, j’aimerais avoir une idée plus claire de qui était cette femme. Je veux lui poser des questions sur qui elle est et qui était l’amie qu’elle a perdue dernièrement.
[Ce fut comme la dernière fois. Kumiko arriva à destination et peu de chose avait changé de l’endroit. L’Uzumaki pouvait voir le même banc, mis de manière à pouvoir contempler le panorama, et éclairé par un réverbère tout juste derrière. Malencontreusement, cette fois, il n’y avait personne d’assit là. Kumiko était vraiment seule, comme elle l’avait espéré la dernière fois. Ça la rendit plus triste qu’autre chose.
Bien déçue de cette absence, Kumiko alla tout de même s’asseoir sur le banc pour admirer la vue et réfléchir à toutes ces histoires.]
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Le rêve de Sasari
[Sasari eut une surprise de taille lorsqu’il était rentré chez-lui. Tous ses amis, tous ceux qu’ils connaissaient, avait préparé une fête en son honneur. La bande de camarades, après ne s’être vue depuis longtemps, eut l’envie de se retrouver pour festoyer tous ensemble, alors que tous les tracas étaient enfin terminés, et Sasari avait été trouvé comme prétexte à faire la fête. Le méritait-il vraiment? L’Uchiwa ne s’en souciait pas vraiment, l’idée de pouvoir se regrouper ainsi lui avait donné envie.
Maintenant, même si la soirée était encore jeune, Sasari s’était évadé discrètement de l’évènement pour marcher seule dans les rues de Konoha. Il n’avait pas réellement de destination en tête. Le garçon suivait le chemin pour voir jusqu’où il mènerait. À vrai dire, même si la soirée était plus qu’agréable, quelque chose n’allait pas pour lui. Un doute régnait dans son esprit à propos d’un sujet important qu’il n’avait pas osé aborder durant la soirée.
Sasari trouva une première direction et se dirigea vraisemblablement vers un endroit magnifique et paisible.]
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Le rêve de Kumiko
Kumiko : Qu’est-ce que tout cela signifie… Tous ces rêves… Y’a-t-il un message à chaque fois? Et cette fois-ci, qu’est-ce que je dois en comprendre? Cette personne aux cheveux rouge de la dernière fois, elle n’est pas morte, n’est-ce pas? Tout à l’heure, quand je me préparais, je me sentais bien… du moins, j’ai en mémoire que je me sentais bien… Maintenant, je me sens si seule. Toute seule dans un monde d’illusions.
[Quelque chose rompit les pensées de la jeune fille. Des pas arrivaient dans sa direction, quelqu’un venait! Ça redonna une certaine bonne humeur à Kumiko qui espérait qu’il puisse s’agir de cette personne… mais Kumiko s’étonna davantage lorsqu’elle vit réellement de qui il pouvait s’agir.
Sasari approchait tranquillement, le regard bas, les mains dans les poches, complètement perdu dans ses pensées. Même s’il ne pouvait s’agir que d’une illusion, Kumiko pu être ravi tout de même de le voir.]
Kumiko : Sasari! C’est toi?! * Sourit *
* Sasari est ahuri devant Kumiko *
Kumiko : Quelque chose ne va pas?!
Sasari : C’est!… C’est vraiment toi cette fois! Tu es la vraie Kumiko! Mais…
Kumiko (Étonnée, confuse) : La vraie Kumiko? Que veux-tu dire? Tu en as vu une fausse?
Sasari : Durant la soirée organisée par les autres, tu étais là, mais ce n’était pas vraiment toi. Quelque chose n’allait pas chez-toi, j’avais un doute en tout premier lieu, mais tout le monde semblait croire qu’il s’agissait de la vraie.
Kumiko : Oh non… c’est vraiment un rêve, il n’y a plus de doute maintenant. J’ai simplement envie de me réveiller et revenir à la réalité.
Sasari : * S’approche et s’assit aux côtés de Kumiko * Dans l’un de tes rêves? Vraiment? Je ne crois pas… on est bien dans la réalité, Kumiko.
Kumiko : * Décline de la tête * Plus le temps avance, plus je m’en convaincs. Tu n’es qu’une illusion, de toute manière, je ne pourrai pas te convaincre.
Sasari : Je suis certain maintenant que tu es la vraie Kumiko et j’ai la mauvaise impression que celle que j’ai pu connaitre jusqu’à aujourd’hui… ce n’était pas toi depuis tout ce temps. Comment est la réalité, Kumiko?
Kumiko : Je ne me souviens pas exactement, mais lorsque j’ai utilisé le Vairocana, du peu que j’aie pu voir, on aurait dit que j’étais momifié dans des rubans en bois.
Sasari : …
Kumiko : Ne me regarde pas comme ça, c’est vraie! Avec Mifuyi, on allait vers Ame!
Sasari : Vers Ame? Et pourquoi?
Kumiko : Eh bien… on était dans une forêt et… Konan! Oui, Konan était là!
Sasari : Je te connais depuis assez longtemps pour savoir quand tu ne mens pas… Je ne suis qu’une illusion en ce moment? Je n’existe pas?
Kumiko : Non, quelque chose cloche… mes rêves arrivent à être moins sensé, habituellement. Je ne sais pas ce qui se passe exactement.
Sasari : Tu peux me montrer? J’aimerais voir ce que tu as à l’esprit, Kumiko.
Kumiko : Je ne suis pas aussi douée en Genjutsu que tu peux l’être, Sasari. Je n’arriverai pas à te montrer des images des moments que je me souviens.
Sasari : Utilise ton Vairocana. Ton dojutsu ne se résume pas seulement à la création de noirceurs complètes ou de création de lumières éblouissantes, ça va plus loin. Tu as un contrôle total sur la lumière, tu peux créer des illusions, des mirages.
Kumiko : Je n’ai jamais tenté d’aller si loin. C’est vrai que j’ai déjà pu réfracter la lumière, mais au point de créer des mirages…
Sasari : Tout ça n’est qu’un mirage et pour une fois, tu sembles avoir le contrôle. Profite-en pour le former à ta manière, non?
[Kumiko doutait de sa capacité à faire ce que lui suggérait Sasari, mais prisonnière de cette univers, elle ne pouvait pas faire beaucoup plus. Son Mangekyô Sharingan revint. La jeune Uzumaki regardait de droite à gauche, autour d’elle, puis s’exécuta du mieux qu’elle pouvait.
Tout ce construisait petit à petit. Dans la réalité, le ciel était déjà bien sombre aussi, c’était quelque chose de moins à devoir créer. Elle commença par l’image d’un arbre, puis d’un second tout juste à côté et au fur et à mesure, la forêt grandissait partout autour, jusqu’à en faire disparaître le banc sous eux. Sasari se leva, confus de ne plus voir sur quoi il était assis. La lumière du réverbère disparût et l’objet en lui-même aussi. Le chemin à leur pied devint le même sol que dans la forêt où elle se trouvait. Enfin, Kumiko pu créer l’image de Mifuyi et ensuite, de lui-même. Sasari se voyait portant son manteau… ça lui fit un choc certain. Finalement, Konan apparût comme étant le dernier élément. Il ne restait plus que Kumiko elle-même, mais elle ne se donna pas la peine de le faire puisqu’elle était déjà présente.
Sasari voyait aussi Mifuyi porter le manteau de Furûtsu, alors que Konan portait le premier manteau qu’elle portait pour l’Akatsuki, qu’il reconnut rapidement. Comme s’il s’agissait de la première fois, Sasari remarqua enfin l’accoutrement de Kumiko et de comment elle avait beaucoup portée d’attention à son apparence. Elle était magnifique à ses yeux.]
Sasari : Je… je ne suis pas une illusion, j’en suis persuadé. Que faisions-nous? Tu te souviens, n’est-ce pas? Le Vairocana, quand tu l’utilises, j’ai l’impression que tu arrives à annuler tout type de techniques. On m’a grandement remplie la mémoire d’autres choses, mais il y a une faille. Le Genjutsu qui créer ce rêve, il n’a pas pu te reproduire à la perfection lors de cette soirée et je l’ai vue. J’ai aussi envie de voir la réalité!
Kumiko : On allait vers Ame, car… Azuko… Parce qu’Azuko est morte… Azuko est morte d’un malheur…
Sasari : Kyûsaku… * S’étonne * Konan nous aide… on a trouvé quelque chose d’important, mais on est trop tard. C’est Konan qui t’a montré à communiquer par télépathie avec les autres, c’est ça?!
Kumiko : Oui! Tu te souviens! Tu n’es pas une illusion, Sasari! On était en route vers Ame pour Kisa et Hirosuke!
Sasari : Pourquoi suis-je dans ton rêve alors!? Durant la route, tu étais déjà tombée inconsciente et… Ce rêve, tu l’as déjà fait. Tu nous l’avais expliqué, à Mifuyi et moi… Comment on en sort?
Kumiko : Habituellement, mon Vairocana est ce qui me sort de mes rêves, bien souvent… C’est différent cette fois. On dirait que ça ne vient pas de moi… Tu crois que ce pourrait être… le vœu de Reïtarô?
Sasari : Je n’y avait pas réfléchis ainsi… Une illusion puissante pour tout le monde? Pourquoi m’avoir fait voir une Kumiko illusoire, là-bas, alors que tu es présente ici? J’ai du mal à saisir tout ça… Tu disais tout à l’heure qu’en utilisant ton Dojutsu, tu avais pu te voir à l’intérieur d’un cocon, c’est ça? Tu disais qu’il s’agissait de la réalité. Tu dois réessayer.
Kumiko : Tu crois vraiment qu’il puisse y avoir un résultat différent?
Sasari : Tu te surpasses toujours, Kumiko. Tes yeux sont d’ailleurs notre seule opportunité en ce moment pour briser tout ça... Ce sera difficile autrement.
Kumiko : … Je vais essayer.
[Toutes les illusions de Kumiko disparurent dans les alentours, le décor redevint ce qu’il était. Sasari n’eut pas beaucoup de temps pour le voir puisque son amie poursuivit rapidement avec une lumière de haute intensité. Kumiko y mettait toute sa concentration et tout son chakra. Cette fois, même, très peu souvent vue dans ce genre de situation, des larmes de sang coulèrent sur les joues de la jeune fille.
Kumiko arrivait à voir à nouveau ce qu’elle avait vu. À l’extérieur de ce rêve, la situation n’avait pas changé, elle était toujours prisonnière. Lorsqu’elle tentait de se mouvoir dans son rêve, ses propres mouvements étaient lents, à cause des entraves réelles qui se répertoriaient dans ce monde imaginaire. Kumiko donnait tout ce qu’elle avait.
Sasari ne voyait rien… il n’y avait qu’un blanc complet autour de lui. Il avait perdu la trace de Kumiko dans les environs, alors qu’il était tout près. Il était à son tour seul… complètement seul dans cet endroit. Il voulut la chercher, comme pour être près d’elle et ne pas la perdre. Ça ne mena pourtant à rien. Son orientation était confuse et l’endroit où il pensait l’avoir vue pour la dernière fois était complètement vide. Même si tout ça était nécessaire pour briser potentiellement l’illusion, Sasari regrettait de ne pas avoir profité un peu plus de la vue sur le village de Konoha, en compagnie de Kumiko.
Il n’eut jamais l’opportunité, d’ailleurs. La lumière créée par Kumiko s’atténua, mais sans complètement disparaître. À vrai dire, il ne s’agissait plus de la technique du Vairocana… Sasari était allongé au sol, couché en plein milieu d’une forêt. En regardant le ciel, ce n’était plus la nuit, l’aube se levait au loin. Lorsqu’il se leva, ils étaient de retour. Non seulement lui, mais aussi Kumiko, Mifuyi et Konan… Mifuyi et Konan étaient aussi allongés au sol, mais pas Kumiko. L’Uzumaki était déjà debout, quelque peu troublée par ce qu’elle venait de vivre.]
Sasari : On est dans la réalité cette fois?
Kumiko : Je l’espère vraiment, Sasari.
Fin du chapitre 314