Sasari Uchiwa
Chapitre 309 : Le véritable regret
6044 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour il y a environ 4 ans
Oto – 9 Octobre
Danzô : … L’idée que Sugi, la capitale du pays du Bois, prenne autant d’expansion au niveau militaire indiquait, par expérience, qu’ils préparaient quelque chose. J’ai décidé que cette alliance ne se ferait pas et, pour être certain qu’une révolte n’ait pas lieu, j’ai réduit ces forces armées. J’ai commandé à mes ninjas d’éliminer tous les ninjas de Sugi ; ceux portant un masque Shinigami. Ton père était l’un d’eux, sans aucun doute et ta mère…
Kumiko : Ne dites plus rien, sale monstre! À vous entendre, tout me revient à l’esprit maintenant… Ma mère était innocente! Vous n’avez fait que jouer le jeu d’Orochimaru pour votre propre intérêt! À en croire votre histoire, il était derrière tout ce qui n’allait pas en Sugi, mais que vous n’osez pas avouer! Qu’est devenu le pays après ça, sans force militaire?!
[Danzô venait de narrer le point de vue qu’il avait sur l’époque de la trahison du pays de Bois. Avec le temps, Kumiko oubliait les détails de son enfance, remontant à loin derrière elle. Tant de chose s’étaient produites entre temps, tant de changement et de nouvelles rencontres. Orochimaru, qui l’avait persécutée pendant trop longtemps, Hide, son père adoptif, qui l’avait sauvée lors d’une fuite, sa rencontre avec Sasari et Mifuyi avec qui elle vit maintenant toutes ses aventures…
À ce souvenir de son enfance, il n’y avait encore moins de doute à savoir si Kumiko était réellement Uzumaki ou non. La jeune fille se souvenait des discussions avec sa mère à propos des symboles de leur clan. L’histoire du masque lui revint à l’esprit. Le masque Shinigami. Celui de sa mère avait pour signification qu’il dupait la mort, qu’il la trompait et s’en protégeait d’elle. Si Kumiko était toujours en vie, peut-être était-ce par la protection de ce masque.]
Kumiko : Vous n’admettrez jamais aucun de vos torts. Je rêverais de pouvoir vous faire voir tous les impacts des décisions que vous avez prises. Vous avez causé la ruine du pays du Bois, de Sugi, de ma maison et de ma famille… tout ça pour faire un pacte avec Orochimaru. Qu’en est-il d’Orochimaru aujourd’hui? De son vivant, a-t-il toujours été un meilleur allié que ce qu’aurait pu devenir le quatuor dont vous me parlez?
* Silence *
Kumiko : Avouez que ça n’avait pas de sens!
Danzô : … Le pays du Bois n’aurait apporté que de l’embarras alors que…
Kumiko : Alors que laissez Orochimaru torturer des enfants vous semblait plus légitimes?!
Danzô : …
Kumiko : Votre silence en dit beaucoup, mais ce n’est pas suffisant comme réponse, pour moi. Vous resterez dans cette position tant que vous n’admettrez pas avoir été beaucoup trop loin dans tout ce que vous avez fait.
Voix inconnue : Cette histoire était des plus intéressantes, je n’en connaissais pas aussi bien les détails. Mais je ne peux pas laisser Danzô dans cette position éternellement! Une si belle histoire doit avoir une fin entre vous deux. Tu devrais me remercier, Danzô.
Kumiko chercha autour d’elle la provenance de cette voix mystérieuse quand soudain, du sol, tout près de Danzô, le visage d’un Zetsu blanc apparût! Zetsu s’extirpa du sol tout en tenant l’homme au sol par la nuque, l’aidant ainsi à le relever et à l’écarter du sceau qui l’emprisonnait! Déjà, le corps de l’Edo ninja se reformait à vitesse normal.
Zetsu : Que feras-tu maintenant, jeune Uzumaki!?
Kumiko ne perdit pas son sang-froid et voulu s’occuper de Zetsu en premier. Elle ne souhaitait surtout pas qu’il aide à nouveau Danzô ainsi. La jeune fille sortit rapidement un kunai à elle pour cingler une première fois son opposant, mais Zetsu esquiva d’un léger bond rapide vers l’arrière. Il avait un sourire moqueur aux lèvres, mais il se ravisa rapidement lorsqu’il sentit une lame lui transpercer de dos. Une autre Kumiko se tenait derrière. Il n’eut le temps de rien faire d’autre, Zetsu trouva la mort une nouvelle fois contre ces adversaires. Kumiko se ravisa maintenant vers Danzô.
Danzô avait enfin retrouvé pleinement ses jambes, et même que ses bras et la moitié de sa tête, que Kumiko lui avait enlevé, étaient revenus, au vue des effets de la technique. L’homme n’avait tenté aucune contre-attaque envers la jeune Uzumaki. Plutôt, il vit que le grand arbre devant commençait à s’affaisser dans la direction opposée, proposant, progressivement, une surface sur laquelle courir et s’enfuir. Danzô, sauta sur cette pente et commença à la monter. Évidemment, Kumiko ne put faire autrement que de le pourchasser.
Danzô : C’est une opportunité que je ne dois pas perdre. Cette fille est la plus susceptible d’être capable de nous sceller tous. Kabuto doit libérer le Koto Amatsukami dans mon œil droit pour la pervertir à se battre contre ses amis.
Dans sa course, Danzô prit le temps de jeter un coup d’œil par l’arrière, voyant bien que Kumiko avait repris sa course. Il hâta davantage la sienne pour monter cette pente sur l’arbre. Plus il courait sur celui, plus le grand arbre se couchait vers l’avant, jusqu’à s’arrêter au bout de quelques instants. Danzô eut le temps de rectifier sa direction pour se diriger un peu vers la droite. Ses intentions étaient simples, Danzô voulait passer de l’autre côté de l’arbre pour espérer y trouver un allié potentiel. Kumiko était suffisamment à l’arrière pour que le vieil homme ne puisse pas être arrêté par elle encore.
Il scrutait les alentours rapidement lors de sa rotation, sur le tronc massif, mais il mit le temps avant de trouver de premiers signes. Danzô en vit un majeur! À l’opposé d’où il était, donc, il vit un large amas de feuilles. Les combattants étaient facilement reconnaissables, Jiraya était toujours face à son ancienne élève et probablement aussi Sasari, toujours caché à l’intérieur de son nuage de feuilles. Il ne réfléchit pas un instant de plus à sauter vers Jiraya.
Bien évidemment, Konan, toujours flottante dans les airs, s’aperçut que quelque chose tombait au-dessus de sa tête et dans l’immédiat, envoya une slave de feuilles tranchantes pour atteindre ce nouvel adversaire. Ça atteignit, mais que pour un court instant. Danzô usa nouvelle fois de l’Izanagi pour s’éviter le coup mortel et l’adversaire que pouvait être Konan. Danzô tomba tout juste au pied de Jiraya, qui était toujours sous transformation ermite.
Danzô : Permet-moi d’utiliser mon œil droit maintenant, Kabuto!
Kabuto, ailleurs : Ce vieux renard me donne des ordres maintenant… Mais il n’a peut-être pas tort. J’ai déjà perdu l’un de mes pions d’une manière incompréhensible, il ne faut pas que je perde les autres. Danzô semble plus que déterminé à vouloir mettre fin au jour de ces ninjas. Il ne me trahira pas.
Inconscient, Jiraya s’approcha de la nuque de Danzô et commença une série de mudra. Ce fût l’occasion idéal pour Sasari de revenir à la charge! En vol, il trancha les mains de Jiraya de son épée, l’empêchant de compléter la technique. Le ninja légendaire n’avait pu esquiver cette attaque, mais maintenant plus alerte, ce dernier anticipa une seconde tentative et s’en écarta un peu mieux. Un premier large shuriken de feuilles lui trancha le bras droit, malgré la résistance qu’il avait avec le Senjutsu et il en eut un second qu’il esquiva complètement… mais qui atteignit Danzô en plein corps! Cela usa, une fois de plus, d’un Izanagi pour éviter d’attendre trop longtemps une régénération.
Au même instant, au-dessus de tous, une lame, indescriptible dans l’instant, vint couper le large tronc sur toute sa largeur! C’était une coupure nette, elle venait du dessus. Toute la partie supérieure du tronc allait maintenant tomber sur les combattants! Il n’y avait pas lieu à la réflexion, pour tous, il fallait maintenant fuir avant d’être broyé! Konan piqua dans les airs pour se donner de la vitesse en planant alors que Sasari, rapide, enchaina les bonds sur diverse objets des alentours.
Danzô voulu fuir dans une direction, mais Jiraya le retint par le collet! Du reste d’énergie naturelle qu’il avait encore, Jiraya sauva Danzô en le catapultant à bout de bras par sa droite. Danzô voltigea dans la direction voulu et se sortit de l’ombre de l’arbre qui grandissait à vue d’œil sur le sol! Le ninja légendaire était le dernier encore sous l’arbre massif. Son bras droit eut le temps de se régénérer et la seule chose qu’il eut l’opportunité de faire fut de lever les bras pour attraper le tronc géant qui tombait. Malgré toute la force que pouvait lui conférer le mode ermite, Jiraya n’allait pas pouvoir prendre tout de l’impact de l’arbre qui tombait. Tout ce qu’il espérait pouvoir faire était de le rediriger sur le côté en jouant le rôle de pivot, le temps d’un instant. Cette simple tâche était déjà très exigeante, Jiraya reçu l’arbre géant entre les mains! Un cratère se forma autour de lui, démontrant tout le poids que représentait ce qui venait de lui tomber dessus. Tout de suite lorsqu’il reçut l’immensité entre les mains, il redirigea le tout sur le côté pour s’éviter d’être écrasé plus qu’il ne fallait.
Il eut un immense choc au sol. Tout ce qui se trouvait dans le périmètre, au sol, sauta à plus d’un mètre dans les airs! Le reste de souche, incliné d’abord, s’en redressa pour redevenir complètement droite, au vue du poids qu’elle venait de se départir d’un coup. Il eut un second léger choc au sol lorsque la souche reprit sa place. Ce fût de terribles chocs pour Mifuyi. Le golem qui entravait Shisui au sol fut éjecté dans les airs, au vue du contrecoup de l’impact de l’arbre, et ça libéra le jeune homme qui s’en esquiva tout de suite après, sans chercher à s’attaquer encore une fois à une Mifuyi dans les alentours. Tout bonnement, non loin, Danzô avait atterrit après que Jiraya l’ait expulsé d’où ils étaient et se fût Shisui qui le retrouva.
Shisui : Vous?!
Danzô : Kabuto! Magnes-toi!
Shisui, voix de Kabuto : On change de plan pour le moment.
Danzô perdit contrôle de son corps à son tour et alla tout proche de Shisui, dans son dos. Il exécuta une série de mudra pour faire sortir la note incrustée en lui et il fit une seconde série de mudra pour rectifier ledit sceau. Quelque chose s’activa dans l’instant au niveau du regard de Shisui. Il eut un clignement des yeux où on le retrouva affichant son Mangekyô Sharingan. Tout de suite, un bras osseux géant, vert, vint agripper Danzô, puis, une seconde plus tard, une cage thoracique entoura Shisui, et se fût au bon moment. Elle le protégea d’une attaque de Mifuyi!
Shisui : Ne regarde pas mes yeux! Fuit!
Mifuyi n’eut aucun moment d’hésitation à ce niveau. Elle reconnut le Susanô et savait le danger que cela pouvait représenter, elle s’écarta. Heureusement, pour le moment, Shisui n’avait aucune intention de s’en prendre à elle. Le Susanô rectifia la direction de Danzô, de son bras, de sorte que Shisui n’ait aucun coup d’œil sur le regard de celui qu’il tenait. Shisui, toujours maintenant son incarnation, s’écarta de l’endroit pour se diriger vers la géante souche. Mifuyi devait être sur ses gardes, mais elle ne pouvait pas se résoudre à devoir fuir.
Kumiko se trouvait sur la souche, à attendre, toujours le Mangekyô Sharingan actif et des larmes de sang sur les joues, non nettoyées. Les premiers à arriver au centre fut Sasari accompagné de Konan, de par les airs. Ils s’approchèrent d’elle en se posant sur la souche.
Kumiko : Ils s’en sont sorti, non?
Sasari : Kushina-san est arrivée à se sceller elle-même. Jiraya-san est toujours de la partie et… Danzô aussi apparemment.
Kumiko : Kushina-san…
Ça ne prit que peu de temps avant qu’ils soient rejoints, là-haut, par le groupe restant d’Edo ninjas. D’abord par Shisui tenant Danzô, puis Jiraya, intacte. Ils remarquèrent immédiatement le Susanô actif de l’Uchiwa devant et ne prévoyait rien de bon à ce côté. Mifuyi arriva dans les derniers. Danzô fut lâché par le Susanô et l’incarnation disparût, mais pas le Sharingan dans le regard de Shisui. Volontairement, Shisui était devant Danzô et Jiraya, ces derniers ne pouvant plus bouger d’un pouce d’où ils étaient.
Danzô : L’Uzumaki! Si tu dois utiliser le dojutsu, utilise-le sur la jeune fille!
Shisui, voix de Kabuto (Sourit) : Et pourquoi pas chacun d’entre eux? Mais soit, commençons par les plus susceptibles de nous saboter.
Se fût d’une rapidité sans précédent. Même avec le Sharingan, il fut difficile de voir les mouvements de Shisui, mais ils purent distinguer qu’il allait vers Kumiko! Il apparût en un bref instant face à la jeune fille aux cheveux rouges. Ça interpela tout le monde qui redirigèrent leurs regards vers le face à face. Kumiko ferma les yeux rapidement! À peine ils eurent le temps de tourner la tête que Shisui n’était déjà plus là. Il fit un nouveau bond instantané droit devant Konan et plongea son regard dans le sien!
Shisui : Koto Amatsukami!
Ce fût comme une illumination pour Konan. Il eut un temps où elle reprenait ses esprits, Shisui ne lui laissa pas plus de temps en l’écartant avec lui avant qu’il n’ait de révolte de ses anciens partenaires.
Mifuyi : Il est si rapide! Il s’en est pris à celle qui aurait le moins de chance de percevoir ses mouvements!
Sasari : C’est pas vrai…
Les ninjas allèrent pour s’avancer vers Shisui qui aidait Konan à s’écarter, mais une longue chevelure blanche vint leur barrer la route. Mifuyi et Kumiko esquivèrent d’un bond vers l’arrière, mais Sasari prit son épée pour trancher la chevelure et s’y créer un passage!
Shisui, voix de Kabuto : Qu’attends-tu, Konan? Ai-je l’habitude de te voir dans cet état?
Konan : Je ne saisis pas ce qui m’est arrivé… Navré. J’exécute les ordres, Kabuto-sama.
Danzô : Une de moins. La seconde maintenant. Shisui mettra un temps avant de pouvoir réutiliser son Dojutsu. Libère-moi.
Jiraya, voix de Kabuto (Sourit) : Ne croyez pas mener quoique ce soit, Danzô. Si j’ai l’envie, je pourrais tous vous envoyer à Konoha pour finir de la détruire définitivement. Avec le Dojutsu de Shisui, vous pourriez même prendre plaisir à le faire, à vrai dire.
Konan fût celle à aller à la rencontre de Sasari pour l’affronter. Le garçon s’arrêta immédiatement dans sa course poursuite pour anticiper ce qu’allait faire sa sensei. Un sentiment d’inquiétude pouvait être lu sur son visage. Elle forma un court glaive qu’elle se servit pour porter une attaque à Sasari. Il para la lame, mais sans plus!
Sasari : Attendez, Konan-sensei! Ne vous faites pas avoir par le Genjutsu!
Konan : Au contraire, c’est un Genjutsu qui retenait probablement mon esprit depuis tout ce temps. Vous voulez contrecarrer les plans de Kabuto-sama, je ne peux pas être votre alliée plus longtemps.
Sasari : Souvenez-vous et faites les choix logiques!
Shisui : * Se tient l’œil * Ils ont osé… C’est inutile Sasari! Avec le Genjutsu, il sera extrêmement difficile de la convaincre qu’elle est dans l’erreur! C’est… c’est terminé pour elle! Voyez là comme une ennemie maintenant.
Sasari : Je briserai le jutsu alors!
Shisui : N’y pense même pas, Sasari!
Danzô : Même le Shôdai Hokage, aussi talentueux pouvait-il être, arriverait avec difficulté à lever les effets de la technique.
Sasari : Non, je refuse que ça se passe ainsi! Konan-sensei, ressaisis-toi! Vois qu’il n’y a pas de logique dans cette histoire!
Konan n’y prêta aucune attention et continua avec une succession d’attaques diverses où le garçon ne fit que parer, bloquer et esquiver. Même que Sasari, toujours dans l’espoir d’une supercherie, se laissa atteindre par l’une des attaques ; une simple petite coupure au niveau de l’épaule… Konan ne jouait pas un jeu, voir son attaque porté l’invita même à se démener encore plus. Sasari ne voulait pas y croire.
Derrière, Mifuyi et Kumiko esquivèrent une seconde attaque de Jiraya, Mifuyi en faisant un bond vers l’arrière, alors que Kumiko, acrobate, préféra passer par-dessus le fouet de cheveux. Elle avait une forte attention toujours devant, mais lorsqu’elle entendit Sasari ne faire que se défendre pitoyablement contre sa sensei, instinctivement, elle ne put l’ignorer, elle-même inquiète pour lui. Un dilemme commença à émerger en Kumiko. Sur le moment, le sort de Danzô lui importait davantage que tout le reste, mais plus le temps passait, plus elle venait à réaliser l’impact que signifiait la perte de Konan, si soudainement. C’était une chose qu’elle avait du mal à s’avouer à elle-même, la jeune fille cherchait même à le nier souvent, dans son esprit, mais, toujours, elle se faisait la réflexion qu’elle venait de perdre une alliée. C’était si soudain qu’il était difficile de s’imaginer devoir peut-être éliminer Konan dès à présent. Ça lui remémora l’époque où elle-même avait été dupée et trompée par Kyûsaku et comme il aurait pu être difficile de combattre ses propres alliés.
Konan : Rends-toi plutôt, Sasari. Cessez le combat immédiatement.
Sasari : Tu voulais sauver ce monde, Konan! Tu voulais arrêter la guerre qui se propage!
Konan : Votre Genjutsu me faisait croire ça! Maintenant que j’ai retrouvé mes esprits, la seule chose qui m’importe vraiment est d’apporter tout mon soutien aux désirs de Kabuto-sama.
Danzô : Ils ne l’emporteront pas ainsi… Kabuto, finis-en vite. Laisse-moi participer à ce combat.
La situation ne plaisait vraiment pas à Sasari. Le tout devait être réglé et la seule manière qu’il y voyait était d’utiliser son œil droit. Il déchira de sa poigne les bandages qui le recouvrait, révélant son œil complètement rouge. Des gouttes de sang perlaient sur les commissures l’œil et il en fallait de peu qu’elles pleurent. Le Genjutsu sur Konan était efficace. Absolument rien ne lui semblait être un indice d’une vie antérieur, elle était toujours convaincue qu’elle était aux ordres de Kabuto depuis toujours.
Mifuyi : Dans cet état, il ne pourra pas l’utiliser, c’est impossible. Il doit remonter le temps sur elle avant qu’elle n’ait été corrompue. Je ne sais pas ce qu’un tel saut aura comme effet sur son œil. Sasari ne doit pas perdre le Yasakani ainsi.
Sasari : Je n’ai pas le choix… Konan-sensei…
Sasari n’eut pas le temps d’exécuter ce qu’il voulait faire. Si concentré durant son vis-à-vis contre Konan, et si distrait à l’idée qu’il devait la combattre, qu’il en oublia le reste jusqu’à ce qu’il vit une géante main osseuse et verte descendre en guillotine sur lui et Konan. Sasari aurait certainement eut le temps d’esquiver in-extrémiste, mais le temps qu’il prit pour penser au cas de Konan, le délai de fuite était déjà écoulé pour eux deux.
Kumiko : Susanô!
Un squelette, presque entier, apparût autour de Kumiko, et la main de son Susanô s’interposa pour protéger à la fois Sasari et Konan. La main, d’un violet très foncé cette fois-ci, constituait une toiture aux deux personnes. Kumiko n’avait pas eu le choix de le faire ainsi, l’attaque porté de Shisui aurait pu atteindre l’un des deux autrement… elle préférait les sauver tous les deux. Malgré ce sauvetage, ça n’arrêta pas Konan pour autant dans ses ambitions de s’en prendre à ses nouveaux ennemis. Konan voulut prendre ce temps d’inattention de Sasari pour porter une attaque bien mieux placée cette fois.
Kumiko : J’en ai marre de tout ça… Vairocana!
Tout ceux présent sur la souche virent un blanc immaculé emplir les alentours. S’en fut particulièrement tétanisant sur le coup, mais rapidement, les tensions générales se calmèrent. Mifuyi eut comme réflexe de plisser les yeux pour éviter de se brûler la rétine, mais elle remarqua que ce blanc n’était pas du tout éblouissant, il n’avait aucun impact à ce niveau. L’ambiance était complètement différente d’il y a quelques secondes, certaines choses, comme les sons par exemple, n’agissait plus de la même manière. Tout s’était arrêté, à l’impression de plusieurs, mais il ne s’agissait pas d’un arrêt dans le temps par le Yasakani. Le Vairocana causait cet effet.
Sasari remarqua en tout premier lieu la main squelettique au-dessus de lui. Au début d’un violet particulièrement foncé, le Susanô entier de Kumiko avait changé pour une toute autre couleur maintenant. Il était d’une couleur crème ajouté d’une légère touche rosée. Même le Susanô, qui d’habitude émanait des auras meurtrières, cette fois, apaisait le garçon.
Sasari ravisa son regard vers celle qu’il combattait, l’une des premières choses qu’il aurait dû faire en temps normal… Il vit Konan, complètement confuse, n’ayant plus la pose élancée qu’elle avait pour atteindre son élève. Elle était plutôt droite, son glaive dans les deux mains, bien pensive.
Kabuto (Stupéfait) : Impossible! J’arrive à sentir son chakra jusqu’ici! Ce n’est pas normal! Qu’est-ce qu’elle fait?! Comment a-t-elle fait?! Je n’ai plus le contrôle sur personne de leur groupe!
Shisui résorba son Susanô, soulagé qu’il n’ait causé aucun malheur. Il s’étonna à nouveau de cet effet particulier du Vairocana. Au lieu du noir total de tout à l’heure, il s’agissait maintenant du total contraire, même si les effets étaient similaires. Le jeune homme ne ressentait plus du tous les effets entravant de l’Edo Tensei. Jiraya reprit conscience aussi et constata des mêmes choses avec Danzô.
Sasari : Konan-sensei?...
Konan (Confuse) : J’ai… j’ai cru une première fois à un Genjutsu et maintenant…
Sasari : Le Koto Amatsukami… tu te souviens nous en avoir parlé, n’est-ce pas?
Konan : Très bien même. Shisui m’a fait croire que j’étais aux ordres de Kabuto et que je devais lui obéir sans m’en poser plus de questions. Je dois avouer avoir un mal de tête horrible.
Danzô : Que vient-elle de dire?
Jiraya : Vous avez osé corrompre l’esprit de Konan, Danzô?
Danzô : Le Koto Amatsukami est le Genjutsu le plus puissant qui ait été recensé à ce jour, aucune victime n’est jamais revenue à elle. Même Ibiki Morino aurait dû y passer plusieurs années pour défaire une telle technique sans tuer la victime, et encore, elle aurait été dans un état amorphe.
Shisui : Tout à l’heure… ce noir, c’était la même technique, n’est-ce pas? J’ai eu le temps de reprendre le contrôle de mon corps à cet instant. Je suis certain que ç’a pu aider Mifuyi à reprendre l’avantage sur moi.
Jiraya : Ça été le cas pour moi aussi, j’avais pleinement retrouvé l’usage de mon corps.
Sasari : Konan-sensei… C’est bien toi?
Konan : Pour le moment… Sasari, dès que le Dojutsu de Kumiko aura pris fin, si tout cela est à l’origine de cette brisure, il peut être possible que je retrouve les effets du Genjutsu. Vous devrez peut-être me tuer.
Shisui : Je n’ai pas encore l’usage de ma capacité. J’aurais pu inverser les ordres que tu as reçu… Vous devez nous sceller tous, maintenant!
Danzô : Hors de question!
Danzô se m’y à courir en direction de Kumiko au centre du tout, déterminé à lui faire cesser sa technique. Jiraya frappa le premier pour l’empêcher d’aller plus loin, c’était un coup impactant sur le moment, mais l’Izanagi fût utilisé pour s’évader de ce coup. Danzô continua sa course. Kumiko ne lui prêtait que très peu d’attention maintenant, elle regardait plutôt, pensive, Sasari droit devant.
Shisui intervint en second pour briser Danzô dans sa course, d’un nouveau bond instantané, mais les résultats furent les mêmes. Toutes interventions qui empêchaient Danzô d’avancer étaient contrées par l’Izanagi. Jiraya et Shisui s’y tentèrent par d’autres fois de le retenir, mais rien n’y fit. Même qu’après quelques essaies, Danzô se fit réapparaitre plus loin, hors de portés des deux ralentisseurs.
Sasari jeta son attention sur l’événement, voyant Danzô venir en hâte vers Kumiko. Sans émotion particulière, Sasari redirigea enfin son regard sur celle qui l’avait sauvé. Il l’a voyait le regardé fixement. Elle ne faisait attention à rien d’autre. Ils se fixèrent longuement, sans vaciller, entendant chacun des pas du vieil homme approché. Danzô dévoila même son torse munit du sceau des quatre anti-éléments.
Au bout de quelques secondes, à peine, un apaisement se fit sentir dans le regarde Kumiko, mais un que Sasari n’eut pas l’opportunité de distinguer entièrement puisqu’elle rectifia enfin son attention vers l’homme qui souhaitait sa mort. Une seconde main du Susanô vint attraper Danzô au bon moment.
Danzô : Izanagi!
* Silence *
Danzô (Confus) : Ce n’est pas possible! Ça défie la réalité! Ce Dojutsu ne peut pas tout contrecarré! Ça n’existe pas! Cette technique!... la noirceur!... cette lumière!... le Vairocana!... * S’ébahie *
Jiraya et Shisui avaient accourut vers Danzô pour l’intercepter, mais s’étaient arrêtés en cours de route maintenant. Tout de même, ils furent attrapés par deux nouveaux bras du Susanô de Kumiko. Les trois Edo ninja étaient complètement prisonniers, enfin. L’Izanagi, malgré d’autres charges encore possible, fût sans effet dans cette position.
Jiraya : Parfait. Scellez nous rapidement, ça en sera terminé, une bonne fois pour toute.
Konan s’était rapprochée entre-temps, tout comme Sasari et Mifuyi. Quelques feuilles sortirent des manches de la jeune femme pour aller enrouler d’abord Danzô, en commençant au niveau du bras et de son œil droit. Le Susanô n’entravait rien, Kumiko était résignée à le voir disparaitre, même si elle considérait qu’il n’avait pas eu tout ce qu’il méritait.
Kumiko : Je regrette de m’être acharnée sur vous, Danzô. Je me rends compte maintenant à quel point c’était une perte de temps que d’essayer que de vous voir admettre vos erreurs. J’aurais préféré combattre une journée entière contre Kushina-san, mais au lieu de cela, j’ai perdu patience contre vous pour rien du tout… mise à part m’être souvenu d’un moment si douloureux pour moi.
Danzô : Je regrette profondément de vous avoir sous-estimé ainsi. J’aurais dû faire plus d’efforts pour mettre fin à votre petite mascarade! J’implore pour que des gens biens voient que vous êtes une nuisance et un danger!
Kumiko : …
Danzô : Mon véritable regret est d’avoir pu te donner une seconde chance, sale gamine!
Jiraya : Vous avez perdu tout de votre sang-froid, Danzô. Vous partez en laissant cette dernière image de vous au monde. Vous vous acharnez sur quelque chose dont vous ne connaissez rien. J’ai moi-même pu entendre des histoires à leur sujet et j’ai pu rencontrer ces personnes de mon vivant, ils n’ont rien d’un danger pour ce monde. Ils sont des personnes épatantes. Ils le prouvent plus que jamais maintenant, dans cette situation.
Danzô : Il y a une part d’ombre dans chaque chose. N’oubliez pas la part qui sommeille en cette fille. Il ne suffira d’un rien pour qu’elle prenne le dessus et devienne une arme qui ne puisse être arrêtée.
Les dernières feuilles vinrent couvrir complètement Danzô et le scella définitivement cette fois. Il ne restait maintenant plus que Jiraya et Shisui maintenant.
Jiraya : C’est le moment des adieux maintenant. Je suis content que vous ayez réussis à nous arrêter. Azuko m’avait prévenu pour toi, Kumiko. Tout ça, c’est au-delà de ce que je m’imaginais. Vous autres, les Uzumaki, vous m’aurez épaté tout au long de mon existence, vraiment.
Kumiko : …
Jiraya : Ne pense plus à Danzô, peu importe ce qu’il a pu faire. Tout ça, c’est du passé maintenant pour vous. Vous avez réussi à avancer malgré tout et à accomplir des choses que peu aurait fait. Vous pouvez être fière de vous.
Kumiko : Je dois définitivement tourner la page sur tout ça… C’est terminé maintenant. C’est un tracas en moins.
Jiraya : Sasari. Où en êtes-vous de votre côté? J’aimerais savoir ce qu’il advient de ce Kyûsaku.
Sasari : Il a repris l’avantage… Inuji Nakajima n’a pas voulu tout nous dire sur ce que nous voulions et maintenant, on est perdu. Kyûsaku se dirige droit vers ce qu’il cherche et on ne sait pas comment lui prendre avant qu’il ne mette la main dessus.
Mifuyi : On était ici car Konan nous avait parlé qu’Orochimaru pouvait connaitre la technique que l’on cherche et qui nous permettrait de mettre la main sur ce que souhaite trouver Kyûsaku!
Jiraya : Parlez. Kabuto n’a aucun contrôle sur nous en ce moment et n’entendra rien par l’intermédiaire de nos oreilles.
Sasari : Konan nous avait parlé qu’Orochimaru, à une époque, cherchait l’épée de Totsuka. Une épée mystique.
Shisui (Étonné) : L’épée de Totsuka?! C’est ce que vous cherchez?
Sasari : Pas exactement. C’est un objet qui aurait les mêmes propriétés. Il s’agit d’un parchemin. Inuji semblait dire qu’à l’aide du Genjutsu, nous pourrions trouver un tel objet, mais il semblerait qu’une technique existe pour trouver plus efficacement.
Shisui : Cet Inuji n’a pas complètement mentit, maitriser le Genjutsu permet d’atteindre la lame. Je la connais.
* Étonnement de Furûtsu *
Jiraya : Je confirme aussi ce que dit Shisui. Je connais aussi l’épée de Totsuka et Konan ne vous a pas mentit. Il existe une technique qui simplifie grandement la manière dont trouver de tels objets. Il se trouve que je la connais.
Mifuyi : C’est pas vrai! Il y a moyen qu’on puisse sauver la donne si vous nous la dites!
Kumiko (Faible) : Sasari, dépêches-toi, s’il te plait.
Sasari : * Active le sharingan * Je peux mémoriser si vous faites la technique, Jiraya-san.
Jiraya : * Fait une série de mudra * Rinbo – Tekihatsu. (Révélation des limbes)
Shisui : Je doute que vous ayez de la difficulté à l’utiliser. Vous avez démontré avoir un niveau plus que suffisant pour exécuter ce genre de technique. Je vous en prie, par contre, éviter d’enseigner ce jutsu à n’importe qui. Même si je ne saisis pas tout de votre histoire, je peux comprendre cet homme d’avoir évité de complètement vous dire comment atteindre des objets tels que l’épée de Totsuka. Danzô n’avait peut-être pas tort sur tout. Parfois, il y a des choses qu’il ne vaut mieux pas révéler à tous. Ce que vous trouverez, usez-en avec sagesse.
Konan : On doit se dépêcher. Je scelle.
Jiraya : Konan, une dernière chose…
* Étonnement de Konan *
Jiraya : À propos de ce que tu m’as parlé. Peu importe ce que tu seras après cette technique, j’aimerais que tu saches ma réponse. Considère mon pardon le jour où tu n’auras plus aucun remord. * Sourit * En aussi bonne compagnie, il y a moyen que cela puisse arriver rapidement.
Konan : Merci… Jiraya-sensei.
[Kumiko s’évanoui dans l’instant. La lumière blanche disparût complètement et tout le décor redevint normal. Le Susanô couleur crème redevint d’un violet presque noir avant de disparaître, lâchant prise sur les trois pris au piège. Danzô était déjà scellé, mais il restait à compléter le scellement des deux autres Edo ninja. Konan eut quelques millièmes de seconde de moment de doutes, mais se ravisa rapidement en enrobant ses deux cibles immédiatement. Elle finalisa les sceaux et tout était enfin terminé.
Kumiko alla pour tomber vers l’avant, mais elle fût rattrapée tout juste à temps par Sasari. Il la posa sur la large surface de la souche.]
Mifuyi : Je me demande si nous aurions pu régler tout ça autrement… Kumiko en a fait beaucoup dans ce combat. Le Vairocana nous a tous sauvé… Il reste temps de mystères autour de son Mangekyô Sharingan. Même moi je ne saisis pas tout.
Sasari : …
Mifuyi : Nous n’avons plus le choix que de la laisser se reposer maintenant. Elle est la seule à pouvoir communiquer avec Azuko-san et les autres à cette distance.
Sasari : Elle n’a pas flanchée par l’épuisement. Kumiko est en train de rêver… Elle dort.
Mifuyi : Tss… il ne manquait plus que ça, maintenant.
Konan : Pourquoi restez-vous si près de moi? Je pourrais vous être ennemie à nouveau. Je t’ai fait la demande de me tuer si je te paraissais étrange, Sasari. Tu ne fais rien?
Sasari : Je n’ai aucun doute que tu sois véritablement toi-même à présent. Le Vairocana a vraiment effacé les effets du Koto Amatsukami et ce n’était pas que temporaire.
Konan : Merci de votre confiance… Sasari, Mifuyi.
[Entre temps, durant le combat, le ciel s’était rapidement couvert de nuages épais et noirs. Peu à peu, le soleil fût caché complètement. Mifuyi ne se maintenu pas debout plus longtemps. Ça n’avait pas été un combat exigent, mais il avait eu son lot d’actions et de retournements soudains. Elle ne voulait que décompresser maintenant, tout en espérant que son amie aille bien.
Sasari était toujours agenouillé près de Kumiko, à l’observer.]
Fin du chapitre 309