Sasari Uchiwa

Chapitre 308 : Histoire du passé : La petite lumière

10152 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a environ 4 ans

Konoha – Dix ans en arrière


[Il s’agissait d’un jour important aujourd’hui. Effectivement, pour deux pays, ce jour était décisif puisque à la fin de ce dernier, une alliance allait être conclue définitivement, liant Konoha à Sugi. Il était de coutume que le Daimyô du pays du Feu soit la personne responsable pour finaliser ce pacte, mais différentes mesures avaient été prises pour plus de préventions. Contrairement aux règles, Danzô s’était choisis lui-même pour remplacer Jirôzaemon et pour remettre des parchemins importants. Si un danger survenait lors de l’entente finale, le conseillé de l’Hokage allait pouvoir gérer la situation sans prendre de trop grand risque.


Pour cette démarche, convaincu qu’un pépin allait compliquer la rencontre, Danzô avait formé une équipe choc. Une sélection de membres de l’Anbu l’accompagnait pour cette mission d’importance. Avant de traverser les prochaines frontières, une pause fut marquée. Les préparatifs devaient être mis en place.]


Danzô : Y a-t-il besoin que je vous réexplique la tâche que vous aurez à accomplir? Certes le pays du Bois n’est qu’une toute petite nation comparativement à Konoha, mais s’ils comptent préparer un quelconque plan pour entrer en guerre contre notre pays, nous devons prévenir que ça n’arrive pas. D’autres grandes nations pourraient profiter de cette brèche pour à leur tour vouloir nous attaquer. Notre équipe n’est pas très grande, mais je considère que vous êtes dans les meilleurs éléments pour agir efficacement aujourd’hui. Préparez-vous. S’ils montrent être hostile, il est possible que nous ayons à éliminer leurs troupes. Ils n’auront pas la chance de revenir à la charge. Kakashi…


Kakashi : Danzô-sama?


Danzô : Tu seras le chef de la première équipe à nous escorter à distance, par le flanc droit. Torune, Shiki, Yûgao et le jeune Itachi t’accompagne de ton côté. Zô, tu es responsable de la deuxième à nous escorter par le flanc gauche. Avec toi, il y aura Kosuke, Kazuki, Jôji et Tenzô, qui jouera un rôle important. Sugi, leur capitale, est entouré de hauts et grands cèdres, mais avec toi, il sera facile d’entrer dans le village, s’il ne nous laisse pas entrer. Avec moi, pour finir, Shisui, Tatsuma, Takio et Fuu m’escorteront directement. Enlevez vos masques maintenant.


Zô : Danzô-sama, est-ce sûr de révéler le visage de Shisui ainsi, en tant qu’escorte? Beaucoup savent qui il est et le pouvoir de sa pupille.


Danzô : En toute vérité, je ne vais pas à Sugi dans l’intention de conclure une quelconque alliance. Si les ninjas de ce village viennent à comprendre qui il est, ils sauront immédiatement à quoi s’en tenir s’ils osent nous provoquer. Si rien n’est dit à ce propos alors, nous procéderons normalement. Partez devant pour inspecter le terrain, l’escorte commence à partir d’ici. Ne me décevez pas. Tenzô.


Tenzô : * Fait un mudra * Mokuton!


[Sur place, dans cette petite clairière, des serpentins des bois s’élevèrent du sol pour se rejoindre les uns aux autres et ainsi former une litière, véhicule typique au transport des Daimyô. Cette chaise transportée allait être portée par les quatre ninjas escortant directement Danzô transformé en Jirôzaemon. Une technique de transformation fut faite et le tout était fin prêt pour entrer dans le pays du Bois. Les équipes se séparèrent.]


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Sugi – Le même jour


[Cela faisait maintenant quelques jours que la jeune famille Uzumaki avait intégré le village de Sugi. Dès le lendemain de leur arrivé, Wakio les avait accompagné pour rencontrer le quatuor pour régler les formalités et prendre connaissances des détails concernant l’endroit. Haru ne s’était pas opposé plus longtemps à l’idée de devenir ninja. En réalité, il en était déjà un, la tâche ne l’effrayait pas, seul l’exposition de celle-ci pouvait l’embarrasser. Mais résigné, il proposa ses services aux quatre dirigeants, ce qui fut bien accueillit et qui couvrit un trop plein de questions inutiles. Comme promis, Haru prit du service, revêtant les premiers habits des ninjas du coin, alors que Kyôko avait pu intégrer l’équipe de décryptage.


Kyôko avait démontré être très talentueuse, apprenant très rapidement les codes du village et perçant à jour certains alphabets pour la tester. Elle aurait pu en démontrer davantage si Wakio n’avait pas volontairement freiné sa course. La jeune femme s’affichait trop de cette manière. Certes ce métier n’était pas des plus mis de l’avant, mais son nom commençait rapidement à rester dans l’esprit des autres ninjas du village. À son tour, volontairement, lors d’un dernier test, Kyôko feignit de ne rien comprendre à un langage qu’on lui montra. Pour conséquence, bien déçu de ses performances, ses compères l’obligèrent à étudier de manière approfondit le sujet jusqu’à ce qu’elle comprenne, et même qu’elle devrait prendre le temps de s’assurer de tout saisir sur les autres dialectes secrets. D’ailleurs, on l’avait avertis d’une importante rencontre aujourd’hui et qu’elle allait devoir faire ses preuves pour le décryptage.


Kyôko était à la maison et ne faisait presque rien. Évidemment, elle avait percé et comprit les dialectes secrets, les études n’étaient pas nécessaires, loin de là. Elle ne se faisait que peu de soucis à ce propos et donc, la jeune femme préférait passer pleinement son temps avec sa fille Kumiko.]


Kumiko : Maman, j’ai mal à la main. Je sais comment ça s’écrit maintenant, c’est pas difficile!


Kyôko (Sourit) : Ah bon, et que feras-tu si je te permets d’abréger les leçons? Qu’aimerais-tu faire?


Kumiko : Je veux dessiner!


Kyôko : Tient donc?! Tu souhaites dessiner, mais tu as mal à la main! Étonnant, tout de même! Tu ne m’auras pas, petite lumière. Si tu veux mériter ce surnom, il faut que tu étudies longuement pour devenir intelligente.


Kumiko : Mais je veux être intelligente en dessin moi, pas dans les mots. Je sais déjà parler, à quoi ça sert de toute manière?!


Kyôko : Oh, crois-moi, tu es loin de tout connaitre, ma petite lumière. Parfois ton père me dit quelque chose et je dois lire entre les lignes qu’il s’agit de tout autre chose. J’ai beau être talentueuse pour les langages cryptique, mais même moi il y a des mots et des phrases que je ne comprends pas toujours, Kumiko. * Sourit *


Kumiko : Je ne comprends pas. Comment papa peut créer des lignes quand il parle, et qu’est-ce qu’il y a entre ces lignes?


Kyôko : Tu vois que tu ne sais pas tout, encore! Épelle-moi «cryptographie» dix fois et je te laisse dessiner, d’accord?


Kumiko : Facile! C-r-…y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e. C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e. C-r-y-p-t-o-g-r-a-…p-h-i-e. C-r-r-y-p-t-o-g-r-a-p-i-e! C-r-i-p-t-o-g-r-a-f-i-e! C-r-i-p-t-o-g-r-a-f-i! C-r-i-p-t-o-g-r-a-f-i!!! C-r-i-p-t-o-g-r-a-f-i!!! C-r-p-t-o-g-r-a-f!!!


Kyôko (Rit) : Hahaha! Tu ne m’auras pas, petite maligne! En plus d’oublier volontairement des lettres, tu ne sais plus compter jusqu’à dix! Allez! Deux autres fois, et sans oublier une seule lettre!


Kumiko : C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! C-r-y-p-t-o-g-r-a-p-h-i-e!!! * Essoufflée * Dix fois et pas une seule faute!


Kyôko (Sourit) : Tu es une personne honnête, Kumiko. On devrait toujours l’être! Et je considère que l’on doit toujours récompenser l’honnêteté! C’est pour cette raison que je t’ai acheté des crayons de couleurs!


[Émerveillée, Kumiko s’empressa de remercier sa mère d’une franche accolade et, en trombe, courut vers sa chambre pour prendre des feuilles et d’autres matériaux pour le dessin! En quelques secondes, les matériaux d’apprentissage furent remplacés par quelque chose qui plaisait bien plus à Kumiko, à son âge. Même Kyôko se prit au jeu et dessina elle aussi toutes sortes de choses. Son talent en dessins égalait celui de sa fille, mais elle arrivait à créer des visages farfelus qu’elle portait comme masque pour faire rire Kumiko.


Toute l’après-midi fut consacrée à la création et aux dessins. Avant Sugi, il avait été difficile pour Kyôko et Haru de pleinement s’investir dans leur relation familial, délaissant trop souvent, à leur goût, leur propre fille au détriment d’autres tâches. C’était un bonheur d’enfin pouvoir passer du temps à voir grandir leur petite famille sans plus de tracas. Elles profitèrent de ce moment, ne se souciant d’absolument rien d’autre.


En fin d’après-midi.]


Kyôko : Tu es sur le même dessin depuis tout à l’heure, Kumiko. Montre le moi! Allez!


Kumiko : Attend, j’ai pas encore fini! De toute manière, tu le vois déjà, non?


Kyôko : Il est à l’envers, je ne vois pas bien d’ici. Viens me le montrer, à mes côtés, je t’en prie!


Kumiko : Il manque un détail! C’est toi qui me dis que l’on doit faire preuve de patience!


Kyôko : Tu as raison, ma petite lumière… Mais sache que je suis impatiente de le voir, moi!


Kumiko : Je me dépêche, je me dépêche! * Dessine à la hâte * C’est… terminé! Fini!


Kyôko (Souriante) : «Fini»! Vient me le montrer alors! Tu attends quoi, Kumiko!? Dépêches-toi!


[Impatiente à vouloir le montrer, Kumiko se leva enfin d’où elle était pour s’approcher de sa mère, à ses côtés et déposa enfin le dessin devant elle. Les traits étaient typiquement ceux d’un enfant. Kumiko avait utilisé de la couleur avec abondance ce qui rendait difficile la lecture d’un simple coup d’œil, mais en se concentrant un peu, Kyôko arrivait facilement à distinguer ce que le dessin de sa fille représentait. On pouvait voir un groupe, qui ressemblait vraisemblablement à des personnes, au nombre de quatre. Trois de la même taille et l’une toute petite par rapport aux autres. Chacun avait ses signes distinctifs et se présentaient à l’intérieur d’une même pièce.]


Kyôko (Impressionnée) : C’est nous?!


Kumiko : Oui! Ça c’est notre maison, à l’intérieur. Ça c’est moi, et là c’est papa, à côté il y a oncle Wakio et ça c’est toi. Je me suis fait de longs cheveux car plus tard, je veux des cheveux longs comme toi et papa! J’avais pas de blanc pour ses cheveux, alors j’ai mis du rose pour les cheveux à papa.


Kyôko (Ricane) : Il est bien mieux comme ça, on devrait lui proposé l’idée! Et ça, c’est un arbre qu’il y a dans la maison?!


Kumiko : Oui! J’ai pensé qu’on pourrait faire comme les autres maisons et faire pousser un grand cèdre ici! Et là, c’est la table où on mange, la fenêtre, ça c’est une chaise et…


Kyôko : Et ça au mur, je me trompe ou c’est le masque que l’on a apporté?


Kumiko : Oui! Il est toujours là et oncle Wakio en porte tout le temps un! Je sais pas ce que c’est, mais il est là depuis qu’on est ici.


Kyôko : Tu en as peur?


Kumiko : Non! Pas du tout!


Kyôko : Je savais que tu étais brave, ma petite lumière. * Dessine sur une feuille un tourbillon * Kumiko, tu portes le nom d’Uzumaki toi aussi et ceci, tu le sais déjà, est le symbole de notre clan. Tu te souviens? Eh bien ce masque, d’une certaine manière, est un autre de nos symboles à nous. Il a souvent été présent dans notre culture. Les légendes l’associe à la fois à la vengeance et la jalousie. D’autres y voient un symbole de sagesse. Les symboles, comme ce tourbillon ou ce masque, sont véhicule de messages, il faut savoir les déchiffrer et éviter de trop les interpréter. Ce masque aurait pu te faire peur. Lorsque j’étais petite, j’en avais une peur bleu et encore aujourd’hui, beaucoup s’en méfie… ce n’est pas pour rien que les ninjas d’ici l’utilisent.


Kumiko : Et ce masque-là? Il est différent des autres, tu disais. Qu’est-ce qu’il dit?


Kyôko : J’ai ma propre interprétation sur ce masque. On dit de ces masques qu’ils sont ceux du Shinigami… le dieu de la mort. Celui-ci, particulièrement, a pour but de duper le dieu de la mort, nous en protégeant. Il m’a porté chance jusqu’à présent, je suis persuadée qu’il nous protège un peu du mauvais sort.


Kumiko : Maman, est-ce qu’on est en danger?


Kyôko : …Non, Kumiko. Nous ne sommes pas en danger. Nous avons une nouvelle maison, dans un nouveau village, en compagnie de Wakio. Il n’y a pas de raison d’être en danger.


Kumiko : Tu disais que l’on devrait toujours être honnête…


Kyôko (Tracassée) : Ça fait quelques jours maintenant que nous sommes ici, à Sugi, et rien ne s’est produit. Il n’y a pas un signe inquiétant qui pourrait dire qu’Orochimaru est toujours à nos trousses. Malgré ça… j’ai toujours ce lourd sentiment à l’intérieur de moi, comme un poids que je n’arrive pas à me débarrasser. Je n’ose pas diminuer ma vigilance… * Soupire, sourit * Il faut savoir lire entre les lignes, Kumiko.


Kumiko (Boude) : Ça ressemble à un mensonge…


Kyôko : Ne t’en fait pas, Kumiko. Fait confiance en ton père et moi. D’accord? Quoi qu’il en soit, j’aime beaucoup ton dessin, tu as certainement plus de talent que moi.


Kumiko : J’ai mis beaucoup de temps à le faire car je voulais te le donner en cadeau. Il est à toi. Tu peux en faire ce que tu veux.


Kyôko (Étonnée) : Vraiment, tu me l’offres en cadeau? * Devient émue, essuie une larme du dos de son index * Ça me touche beaucoup, ma petite lumière. Merci.


[À l’instant, Haru rentra quelque peu en hâte dans sa propre maison. Il semblait inquiet et sa femme le remarqua dans l’instant. L’homme se débarrassa de son équipement de ninja avec énervement.]


Kyôko : Haru? Est-il arrivé quelque chose? Pourquoi es-tu si affolé?


Haru : On vient de m’apprendre la nouvelle que s’est aujourd’hui que le Daimyô de Konoha est censé venir en Sugi pour finaliser les termes de l’alliance. Ils viennent remettre des parchemins importants.


Kyôko : Oui, je suis au courant. Je suis d’ailleurs affecté à l’équipe qui prendra en charge lesdits parchemins, lorsqu’ils arriveront. Je vais devoir m’absenter pour le reste de la journée quand il y aura l’annonce. Wakio est censé me prévenir.


Haru : Je n’aime pas beaucoup l’idée, Kyôko. Je suis déjà heureux de ne pas avoir été demandé par les autres pour superviser le tout, mais je m’inquiète tout de même pour toi. Ce n’est pas n’importe quelle rencontre. Le pays entier est au courant de ce convoi et certainement que tout Konoha aussi. Les plus malveillants voudront s’intéresser à cette rencontre et peut-être mettre son grain de sel, tu ne crois pas?


Kyôko : J’y ai réfléchit aussi, mais si je me désiste, les autres me verrons d’un mauvais œil. Ils veulent que je sois présente lorsque nous aurons ses parchemins ; qu’ils seront le test final pour savoir si je suis qualifiée ou non. J’ai eu tort de dire aux autres que je ne comprenais rien au dernier dialecte qu’ils m’ont montré. Ils doutent de moi, maintenant. Cet emploie nous est important, Haru, je ne peux pas le perdre.


Haru : Les ninjas d’ici ne sont pas très doués, pour être tout à fait franc. Ce recrutement est plus allégé qu’à l’accoutumé. Des Jonin ont encore le rang de Chunnin débutant. Ce que je veux dire par-là, c’est qu’il y a moyen que je puisse sortir du lot, dans quelque temps et peut-être que mes nouvelles affectations pourront combler ta retraite du décryptage, pour un temps.


Kyôko : Je préfère ne pas prendre le risque. Toi aussi tu t’exposes en devant aussi Jonin. Les vrais Jonin, ils sont peu nombreux, Konoha saura pour toi et les informations peuvent rapidement circuler là-bas… et pas toujours vers qui l’on veut. Durant cette rencontre, normalement, tout devrait se dérouler en arrière scène pour moi. Personne de Konoha ne me verra, je passerai incognito.


Haru (Tracassé) : Wakio va certainement rester dans les parages. J’espère qu’il gardera un œil sur toi… * Soupire * Cette alliance devrait être un bon signe pour le pays du Bois, mais pour nous, ce sont de mauvais présages…


Kyôko : Nous en avons trop dit déjà. Kumiko. * Plie le dessin et le cache dans sa veste * Papa va rester avec toi ce soir. Ce n’est qu’une rencontre qui durera quelques heures, tout au plus. Il n’arrivera rien. On va rester ici, en Sugi. Ça te plait, ici, n’est-ce pas?


* Kumiko hocha de la tête *


Kyôko : Ton oncle va venir me chercher dans peu de temps, je dois me préparer. J’ai beaucoup aimé notre après-midi entre fille. * Sourit * On s’en refera une comme ça, mais dehors cette fois. On pourra dessiner les grands arbres, ça te dit?


Kumiko (Sourit) : Oui.


Kyôko (Émue) : Oh, ma petite lumière. * Enlace sa fille * Qu’est-ce que je t’aime.


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[Une longue route avait été parcourue à travers tout le pays du Bois pour enfin arrivé, tout près, du grand portail d’entrée. Dans le cadre géant du portail, un impressionnant couché de soleil allait bientôt se manifester, donnant une vue plus que chaleureuse aux voyageurs qui arrivaient. Le convoi pu difficilement passer inaperçu. Plusieurs ninjas avaient été briffés au sujet de cet invité spécial et en quelques dixièmes de seconde, le quatuor avait été averti.


Par politesse, Jirôzaemon, joué par Danzô, s’extirpa de sa chaise portée pour marcher en compagnie de son escorte jusqu’à sous le cadre géant. Il était toujours accompagné de ses quatre ninjas. Tatsuma Aburame, un fidèle acolyte de Danzô, avait été désigné comme celui transportant les parchemins contenants les présents offerts, mais aussi l’entente écrite à signer.


Danzô et son équipe arrivèrent de manière synchronisée avec le quatuor sous la grande arche. Gakuto était en tête du groupe et c’est lui qui alla pour saluer son hôte le premier.]


Gakuto : Daimyô-dono, bienvenue! J’espère que vous avez fait bonne route et qu’elle était sans embûche! Nous sommes fières d’accueillir quelqu’un comme vous, ici, à Sugi.


Jirôzaemon (Danzô) : Je ne me souviens pas de la dernière fois où j’ai pu visiter cette région. Elle est tout simplement impressionnante. Les arbres sont plus grand encore que ce que l’on raconte à Konoha. Mais je ne suis pas venu en Sugi pour contempler les arbres, n’est-ce pas? Plus tôt cette entente sera signée, plus tôt je pourrai passer mon temps à rêvasser devant ces couchers de soleil si sublime. Merci de nous accueillir, Gakuto-san.


Gakuto : Laissez-moi d’abord vous présenter mes collègues, ici, en Sugi. Torate Yamauchi, Kenji Akimoto et, la dernière…


Orie : Orie Kondô. * Affiche un large sourire * Je suis particulièrement en joie de vous rencontrer, cher hôte. Il me tarde également de finaliser enfin cette rencontre et dans les conditions optimales.


Jirôzaemon : Optimales? Mais ne le sont-elles pas déjà?!


Gakuto : Nous sommes vraiment désolés. Nous nous sommes concertés suite à ma rencontre avec vous, la dernière fois. Sur quatre voies, une seule n’était pas complètement en accord avec les termes de notre entente or, les trois autres si. Malgré nos divergences à ce sujet, nous savons respecter le choix de la majorité habituellement, nous avons toujours fonctionné ainsi. Qu’elle le veuille ou non, cette alliance sera conclue avec les termes que nous avons déjà décidés. Ne vous inquiétez pas.


Jirôzaemon : … Heureux de l’entendre, dans ce cas. Je serai accompagné de mon escorte. De talentueux ninjas. Nous vous suivons.


Orie : Pardonnez-moi, mais, n’êtes-vous pas habitué à être escorter par vos douze ninja gardien, Daimyô-sama? Je ne crois pas voir leurs tabliers emblématiques.


Jirôzaemon : Vous êtes très au courant des coutumes de notre pays, mais à vrai dire, les temps changes. Les douze gardiens ninjas ne sont plus ce qu’ils étaient, malheureusement.


Orie : Je vois… quel dommage. Enfin, nous devrions le prendre comme une flatterie de votre part et une preuve de votre confiance envers nous, n’est-ce pas? C’est vrai! Au lieu d’avoir une escorte à douze ninjas, vous avez réduit le nombre à seulement quatre. Certes, nous sommes une nation dont la force militaire n’égale pas la vôtre, mais vous ne devriez pas nous sous-estimer ainsi.


Gakuto : Orie-san! À quoi jouez-vous? Je ne vous reconnais pas…


Orie : Je montre seulement mon intérêt pour Konoha, tout simplement. Nous allons tout de même avoir de nouveau alliée dans cette démarche. Je me devais d’étudier un peu plus à qui nous avons à faire. Mais je crois reconnaitre parmi vous un garçon bien singulier… * Pointe du doigt * lui. Un Uchiwa, n’est-ce pas? Pas n’importe lequel, je dirais. Shisui le Mirage, ai-je raison?


Shisui : Je suis honoré de vous rencontrer tous. * S’incline * Ma réputation me précède plus qu’elle ne le devrait, cela m’embarrasse et me flatte que vous m’ayez reconnu, Orie-sama.


Orie : Relève-toi, je ne suis pas digne d’une telle révérence. Ton nom est plus rependu que le mien, c’est certain. Ta seule présence dans cette équipe vient combler les huit autres membres que je reprochais manquer. * Se lèche les lèvres en contemplant Shisui *


Torate : Nous tardons trop, ici. Suivez-nous, Daimyô-dono, allons dans un endroit plus confortable pour régler cette affaire, si vous le souhaitez.


Jirôzaemon : Je le souhaite et vous suis volontiers, Torate-san.


[Ils furent accueillit dans une cour extérieur, au dos d’un bâtiment officiel. Une table avait été aménagée joliment pour permettre au Daimyô et le quatuor de pouvoir finaliser l’entente. L’endroit était esthétiquement intéressant, parsemer de plusieurs décorations naturelles qu’on ne trouverait pas ailleurs et, depuis cette aire extérieure, chaque personne avait l’opportunité de pouvoir contempler le coucher de soleil qui arrivait tranquillement.


Gakuto, Torate, Kenji et Orie invitèrent leur hôte à prendre place le premier de son côté de table pour ensuite, eux-mêmes, prendre place. Les ninjas aux services du Daimyô se tenaient derrière, debout, prêts à intervenir et il en alla de même pour le quatuor. Les membres de Konoha purent les voir. Chacun des ninjas de Sugi, présents, portaient leur masque Shinigami, une pratique unique dans les nations ninja. Tatsuma s’approcha en tenant trois parchemin qu’il déposa près de son supérieur et s’écarta.]


Jirôzaemon : Comme convenu dans les termes de notre entente… le premier parchemin contient toutes les clauses de notre traité dont nous avons discuté durant notre dernier échange et que nous signerons. Une technique doublera à l’exactitude le premier parchemin, une fois signé, pour que chacune de nos nations aient sa copie. Le second parchemin contient un sceau d’invocation permettant de faire apparaitre quelques artefacts précieux dont vous nous avez fait la demande et qui, autrefois, représentaient beaucoup pour certaines personnes de votre peuple. Et finalement, notre dernier parchemin contient des ressources diverses d’une somme de soixante-quinze millions de Ryo ; une offrande de notre pays pour aider nos nouveaux amis… Je crois qu’il ne manque rien. Ai-je tors de le penser?


Gakuto : Ça me semble tout à fait en ordre, Daimyô-dono! Et par ailleurs…


Orie : Permettez-moi d’intervenir! Je suis navrée, mais puisque je n’étais pas présente lors des discussions dans votre pays, le mois dernier, j’ai été curieuse de savoir pourquoi Konoha offre une telle somme à notre pays?


Torate : Ne répondez pas inutilement, Daimyô-dono. Orie-san, vous connaissez déjà la réponse, il s’agit d’une offrande et cela ne va pas plus loin. Que Konoha s’attende ou pas à un cadeau de notre part, je m’assurerai de leur être aussi généreux, un jour ou l’autre, pour montrer à quel point nous leur en remercions aujourd’hui. Konoha doit savoir qu’une aide pareil sera un investissement pour notre futur, à tous les deux.


Orie : Notre invité n’est certainement pas sans savoir que depuis cette discussion du mois dernier, Sugi s’efforce à enrôler plusieurs personnes, d’ici ou d’ailleurs, pour former un corps militaire plus important. Jirôzaemon-sama ne se poserait-il aucune question à ce sujet?


Jirôzaemon : Cette Orie joue un jeu que je n’arrive pas à saisir. On nous avait fait une brève description de tout le quatuor la dernière fois, on nous avait décrit Orie comme étant quelqu’un de sage et de tranquille. Une toute autre personne se présente à nous aujourd’hui et tente de troubler manifestement la conversation. Je m’attendais à des «mais», durant cette finalité, mais pas dans cette direction. Oui, effectivement, ce mouvement n’a pas échappé à mes oreilles. À notre dernière rencontre, vous nous avez remis quelques données sur votre village et, il est forcé de constater que soudainement, il y a beaucoup plus de ninja présentement qu’il y a quelques jours. Nous avons même constaté que ce recrutement d’envergure avait commencé avant notre dernière discussion, avant même que l’on ne décide de vous aider économiquement. J’aime être optimiste, j’envisageai que cette alliance puisse être valable entre nos deux nations, mais moi-même n’aurait pas été prêt à le parier avec d’aussi soudaines dépenses qu’engendre votre recrutement. Spécialement lorsque cette somme n’est toujours pas entre vos mains…


Gakuto : Daimyô-dono, cette restructuration dans notre pays est prévue depuis longtemps. Nous avons des ambitions pour le pays du Bois et dès lors où nous nous sommes mis d’accord sur une possibilité d’alliance avec le pays du Feu, peu importait le dénouement de cette entente, nous avions l’intention d’agrandir nos forces militaires. Nous en avons déjà discuté, le pays du Bois sait être proie des plus dangereux qui pillent nos précieuses ressources. Il en va de la sécurité de notre nation et elle est d’autant plus importante maintenant avec cette alliance.


Orie : Et pourquoi ne pas avoir demandé des hommes de mains directement alors?


Kenji : Orie-san! À quoi jouez-vous?! Certes vous n’étiez pas d’accord avec tous les termes de cette alliance, mais ce n’est plus le moment de négocier. À trois, nous avons votés comme étant acceptable les termes et conditions d’une telle alliance et nous avions convenu de ne pas y revenir. Par ailleurs, nous n’avons jamais demandé une quelconque aide financière à Konoha, lors de la dernière rencontre. Ils sont ceux à nous l’avoir proposée. Il aurait été impoli de demander autre chose alors qu’ils sont déjà si généreux.


Gakuto : Je ne vous reconnais pas, ce soir, Orie-san. Il est vrai qu’il est rare que nous ne soyons pas tous d’accord sur un choix, mais soyez raisonnable et mature.


Jirôzaemon : Puis-je savoir quels sont les raisons de votre mécontentement vis-à-vis une telle alliance, Orie-san?


Orie : Konoha se positionne comme nous étant supérieurs dans cette histoire, alors que j’avais en tête qu’il soit question d’égalité. Si vous comptez faire de nous nos allier, j’aurais aimé que vous démontriez être plus… généreux.


Jirôzaemon : Il n’est pas exclu de d’autres accords dans le futur. Cette première rencontre ce veut être un test, pour savoir si oui ou non nos deux nations peuvent s’entendre.


Orie : Un «test»… * Rit * J’aurais aimé plus de considération de la part de Konoha, mais soit! Soyons tester dans ce cas!


Torate : Plus un mot maintenant!


Jirôzaemon : … * Pousse les parchemins vers le quatuor * Finissons vite cette rencontre, je vous prie.


Orie : Je m’occupe d’apporter les parchemins à notre équipe de décryptage maintenant… vous comprenez que c’est par mesure de sécurité, n’est-ce pas? Ils sont les meilleurs. Je reviendrai dans peu de temps.


[Orie, escortée d’un ninja du village de Sugi, avait pris les trois parchemins avec elle. C’était une procédure normale que de faire vérifier les parchemins pour qu’ils ne soient pas truqués. Danzô, toujours sous les apparences de Jirôzaemon, fit signe à Takio, l’un des membres de l’Anbu de Konoha, d’accompagner également Orie pour superviser la chose. Ils entrèrent tous les trois à l’intérieur du bâtiment où devait se trouver l’équipe qui serait en charge de décrypter les parchemins. Ça ne plaisait pas spécialement à Danzô qu’Orie se soit proclamée comme celle qui allait manipuler les parchemins, Gakuto et les autres n’avaient aucunement contesté la chose.]


Jirôzaemon : Si quelque chose de suspect se trame ici et contre nous, c’est le moment idéal pour le savoir. Cette Orie pourrait être la première raison d’une rupture de contrat…


[Les trois individus qui venaient d’entrer se trouvaient maintenant devant la porte menant à la salle prévue pour le déchiffrage des parchemins, personne d’autre ne se trouvait dans cette petite pièce hormis eux. Orie eu un moment d’attente, tenant les parchemins dans ses mains. Elle tourna la tête de quelques degrés seulement pour avoir un visuel sur le ninja de Konoha, elle le voyait tout juste du coin de l’œil. Takio lui vit un sourire mesquin dans son regard.


À l’intérieur, il y avait un certain affolement qui se faisait sentir. L’équipe de décryptage voulait que tout soit parfait pour l’analyse des parchemins. Il ne devait pas y avoir d’erreur d’interprétation, la rencontre était d’importance et si une erreur venait qu’à se produire, ce pourrait être une fin de carrière pour la plus part des ninjas du groupe et bien du tracas inutile pour Kyôko. Tout était en place, mais ils étaient quelque peu fébriles.]


Makina, cryptologue : Kyôko, tu es certaine de bien avoir étudié? Faire une erreur ici et ça pourrait être critique, tu comprends?


Kyôko : Plus que certaine et, de tout manière, on ne peut plus reculer en arrière, si? Ne vous inquiétez pas, Makina-senpai.


Makina : Il y a toutes les raisons d’être inquiet! Tu as échoué notre dernier test hier, alors qu’il n’était pas des plus difficiles. * Soupire *


Usabu, cryptologue : Ce n’est pas le temps de t’affoler ainsi, Makina. Si Kyôko n’arrive pas à sécuriser le parchemin convenablement, ni à l’ouvrir sans être certaine de ne rien déclencher, on prendra le relais et ça prendra qu’un peu plus de temps au Daimyô du pays du Feu, c’est tout. Si le stress te met dans un mauvais état, je n’ai pas envie que tu échoues dans ton travail non plus, Makina.


Makina : Hmpf! Ne me prend pas pour une amatrice! Bien! Si Kyôko n’arrive pas à faire son boulot, je le ferai à sa place.


[La porte de la pièce où ils s’étaient installés s’ouvrit pour laisser entrer Orie… seule. Elle laissa les parchemins aux ninjas à l’intérieur.]


Usabu : Vous n’êtes pas accompagnée, Orie-san? Ils vous ont laissé venir porter les parchemins seule, ici?


Orie (Sourit) : Konoha nous fait confiance. Je vous confie les parchemins, il n’y en a que trois. Moi, j’y retourne maintenant, vous pourrez nous les ramener, n’est-ce pas?


Makina : Hum… et s’ils sont… Oui, on les rapportera. Ces parchemins doivent être dans les normes.


Orie : Je ne vous dérange pas plus longtemps. Prenez le temps qu’il vous faut. Je suis certaine que notre invité saura faire preuve de patience, tout comme nous.


[Sans en dire plus, Orie laissa les trois membres de l’unité de décryptage à leurs tâches. Ils avaient l’habitude de procéder avec plus de formalité, avec un protocole, durant ce genre d’affaire. Orie avait laissé des objets d’importances comme s’il s’agissait d’une banalité, mais il ne fallait pas s’en poser plus de question. Chacun pris son propre parchemin et procéda aux vérifications.


Les parchemins étaient inspectés méticuleusement dans leurs moindres détails. Des techniques étaient exécutées pour potentiellement désactiver tous mécanismes dangereux à l’intérieur. Après un moment, les trois, presque en même temps, déroulèrent leur parchemin pour le lire. Ils y allaient lentement, déroulant centimètre par centimètre seulement. Leur attention était exclusivement portée sur l’objet qu’ils inspectaient. La première à dérouler son parchemin en entier fut Kyôko… il n’eut aucun malheur qui en sortit. Mais après une brève lecture rapide.]


Kyôko : Arrêtez maintenant. Mon parchemin en est un explosif… et ç’en est pas qu’un petit. Le bâtiment entier aurait pu disparaitre. Venez voir.


Makina : * Soupire * T’es certaine de ce que tu racontes, Kyôko? Je ne veux pas mettre en doute tes capacités, mais…


Usabu : * Inspecte le parchemin * Non, elle a raison. Ce parchemin était piégé. Konoha a tenté de nous avoir. On doit ouvrir les autres parchemins.


* Étonnement de Makina *


[Usabu continua à analyser son parchemin qu’il avait au tout départ et Makina fut aidé par Kyôko pour le sien. En très peu de temps, ils purent déduire que les trois parchemins n’étaient pas ce qu’ils prétendaient être. Le second en était un imprégné de chakra pour invoquer un animal inconnu et le troisième était clairement une déclaration de guerre écrite, de la part de Konoha.]


Makina : Ces salops de Konoha! On doit rapidement avertir le quatuor, vite! On doit pouvoir réagir avant qu’ils ne le fassent! Kyôko, accompagne Usabu pour aller avertir les Hannyashû d’intervenir rapidement!


Usabu : Merde! Il fallait se douter qu’une alliance avec eux serait trop belle! On s’est laissé piéger par cette offrande! Kyôko, suis-moi!


Kyôko : … Je vous suis.


[À l’extérieur, Orie était de retour, toujours seule, et sans les parchemins. Nonchalante, elle s’en retourna vers sa place assise, un sourire presqu’aux lèvres… ce qui ne plaisait à personne dans l’assistance.]


Jirôzaemon : Quelque chose ne fonctionne pas… Vous êtes de retour, Orie-san… et seule.


Orie : Reparlons des intérêts de Konoha dans une telle alliance. En quoi un si petit pays comme le nôtre peut-il apporter quelque chose au vôtre?


Gakuto : Qu’est-ce qui te prend à la fin, Orie?! Pourquoi t’acharnes-tu autant à vouloir percer tous les possibles mystères autour de cette affaire? Nous nous étions entendus, depuis le premier jour de la naissance de notre quatuor, de ne jamais revenir sur la décision de la majorité!


Orie : Je ne signerai pas ce traité.


Kenji : Quoi?!


Orie : Konoha se joue de nous, tout simplement.


Jirôzaemon : Je n’apprécie pas beaucoup votre ton, Orie-san… Si vous êtes à la tête de ce village et que vous influencé vos compères de la sorte, il est effectivement peu enviable pour Konoha de continuer une alliance avec vous…


Gakuto : Ne l’écoutez pas! Elle n’est pas comme ça, habituellement!


Jirôzaemon : Dite-moi les réelles intentions derrière un tel soudain recrutement alors… Pourquoi Sugi cherche-t-il si rapidement à agrandir ses forces militaires?


Gakuto : Pour de la sécurité et par ambition de faire croitre notre nation! N’avons-nous pas le droit de grandir, nous aussi?


Jirôzaemon : Mais au détriment de quoi? Vous grandissez si vite que cela peut être inquiétant, surtout lorsque l’on voit un comportement comme celui de votre collègue Orie. Elle ne m’inspire pas confiance pour la suite et avec une telle armée qui se construit, lié au don que l’on vous fait, à quoi tout ça résultera?


Gakuto : N’ayez pas cette pensée d’esprit, Daimyô-dono! Nos intentions sont plus qu’honorables!


Shisui : Daimyô-sama… puis-je intervenir?


[Makina arriva dans la cour extérieure les parchemins dans les mains et avec hâte. L’expression sur son visage démontrait de l’inquiétude, rien pour rassurer les personnes présentes, déjà bien sous tension. Peu importait lequel, Makina ouvrit l’un des parchemins face à tout le monde!]


Makina : Arrêtez maintenant les discussions! Ces parchemins étaient piégés! Les trois! Konoha n’est pas ici pour une quelconque alliance, ils ont voulu s’en prendre à nous!


Gakuto : Quoi?! Qu’avez-vous à dire face à cette affirmation, Daimyô-dono!? Je connais mon unité de décryptage et je suis certain qu’il n’y a pas erreur!


Jirôzaemon : J’en dis que j’en ai assez entendu comme ça. Il y a une machination qui se trame dans cette histoire et je ne souhaite pas en voir la finalité. Je ne crois pas qu’Orie soit la seule à penser comme elle le pense en ce moment. Ce haut taux de recrutement dernièrement ne me plait pas du tout. L’alliance ne se fera pas.


Torate : Mais vous êtes celui qui aviez l’intention de nous piéger avec ces faux parchemins?! Vous ne semblez même pas sourciller à cette révélation! Nous n’aurions jamais dû faire confiance à Konoha! Fichez le camp de nos terres immédiatement!


Tatsuma : Ils ont eut Takio…


[Danzô, à ce moment, repris son apparence à lui, ce qui ne put empêcher de faire ricaner Orie dans son coin. Évidemment, tous les autres se prirent d’étonnement et tout de suite, les ninjas aux services des quatre dirigeants s’approchèrent pour venir les défendre!]


Gakuto : Danzô?! C’est une plaisanterie j’espère?! Alors depuis le début il ne s’agissait que d’une trahison?


Danzô : Je me demande vraiment qui trahit qui, ici… Je savais que cette rencontre allait trouver un pareil dénouement, il aurait été définitivement été trop risqué d’emmener le vrai Daimyô ici. Je me ferai un plaisir de «fichez le camp», comme vous le dite, Torate… mais au vue de l’animosité qui se dégage de votre groupe et de la mauvaise foi soudaine, sans plus d’enquête sur le sujet, je souhaite partir la conscience tranquille. Konoha n’a pas à se soucier d’un ennemi comme vous. * Frappe de sa canne au sol * Mettons un terme à cet accroissement militaire si soudain.


_________________________________________


[Kyôko avait été obligée de suivre Usabu jusqu’à ce qu’ils aillent dans les quartiers des Jonin du village. Une seule pensée envahissait son esprit ; c’était de retourner chez-elle. La tournure des événements ne lui plaisait pas du tout et présageait le pire à l’intérieur du village. Les problèmes avec Konoha allaient commencer si des explications claires n’étaient pas données et Kyôko n’avait pas du tout l’envie de connaitre le dénouement d’une telle rencontre. Wakio était certainement là-bas, par contre. Elle espérait pouvoir le croiser pour l’aider à se sortir de ce pétrin et aller rejoindre sa famille.


En peu de temps, les deux membres de l’unité de décryptage croisèrent enfin un bon nombre de ninjas de Sugi, tous portant leur masque, signe qu’ils étaient bel et bien en fonction. Kyôko reconnu immédiatement Wakio et eut double confirmation lorsqu’il s’approcha d’elle.]


Wakio : Que ce passe-t-il?! Vous semblez affolés!


Usabu : C’est le cas! Nous sommes venus prévenir les ninjas du village d’être aux aguets, la rencontre pourrait mal se terminer. Les parchemins qu’ils nous ont remis étaient truqués, destiné à nous trahir! Je ne connais pas le nombre de ninjas qui accompagne le Daimyô du feu, mais pour plus de sureté…


Wakio : Entendu, on y va!


Kyôko : Wakio, attend!...


Wakio : Désolé, cousine, mais je ne peux pas ignorer cette affaire, je dois y aller pour être certain que rien n’arrive au quatuor. Rentrez chez-vous maintenant et restez-y à l’abri, avec les gars ont…


Ninja de Sugi, arrivant sur les lieux : Hannyashû, à moi! Il y a des traitres dans nos rangs! Une troupe de ninjas, qui ont intégré nos rangs récemment, se retourne contre nous!


Wakio : C’est pas vrai… Vite, Kyôko! Toi aussi Usabu! Quelque chose se trame ici et c’est plus grand qu’on ne peut l’imaginer! Hannyashû, avec moi! On ne laissera pas ces ninjas de Konoha la chance de nous renverser!


Kyôko : Wakio, soit prudent! Je t’en prie!


Wakio : Cours, Kyôko!


[Il n’eut pas à le répéter deux fois, Kyôko se hâta à un retour à la maison. Déjà alors qu’elle était à quelques dizaines de mètres plus loin d’où elle se trouvait, la jeune femme entendait des bruits de combats venant de derrière. C’était définitif, maintenant, cette rencontre allait mal se terminer… elle pressa le pas davantage. Le soleil au loin était enfin à la moitié de son horizon et teintait la forêt d’un orange brûlé. La beauté d’un tel spectacle n’était pas du tout appropriée avec l’instant.


Même à l’écart du centre du village, Kyôko arriva rapidement à sa maison. Elle y entra en trombe, encore plus affolée qu’elle ne l’était. À l’intérieur, Haru portait les habits ninja du village et tenait à la main son masque Shinigami. À la vue de Kyôko, sa femme, ça le soulagea quelque peu.]


Kyôko : Que ce passe-t-il? Pourquoi portes-tu ton équipement?!


Haru : Il y a des traitres dans nos rangs. D’autres Jonin ont voulu je sois présent pour défendre le village, mais j’ai fuis. On ne peut pas rester ici plus longtemps! Il y a des rumeurs qui circulent déjà!


Kyôko : Elles sont vraies! Konoha nous a trahis avec de faux parchemins piégés! Je les ai découvert moi-même! Nous ne sommes plus en sécurité ici!


Haru : Je ne sais pas quoi faire, il est difficile d’évaluer l’ampleur que ça pourra prendre si Konoha décide de mettre son grain de sel aux attaques qu’il y a déjà… Non, c’est trop dangereux ici! On prend le strict nécessaire et on fiche le camp d’ici jusqu’à ce que les tensions disparaissent!


Kyôko : On laisse Wakio derrière?


Haru : Il sait bien dans quelle situation nous sommes. Orochimaru te cherche depuis un moment maintenant et qui sait ce qu’il compte faire de toi une fois qu’il t’aura. Il y a Kumiko aussi à protéger dans cette histoire!


[L’inquiétude de ces parents rendait nerveuse Kumiko, mais elle devait se contenir. Malgré son jeune âge, elle avait pu, par le passé, assister à ce genre de situation où ils devaient fuir en urgence, de peur d’être attrapé par des personnes malveillantes.


Un gros bruit à l’extérieur de la maison, tout près d’elle, se fit entendre par les résidents! Ça ne les rassurait pas du tout, ils avaient été poursuivis par des personnes et il était encore impossible de savoir de quoi il pouvait s’agir. En silence, Haru se mit de l’avant et alla à l’extérieur pour défendre sa famille, sous le regard inquiet de sa femme et sa fille. Dehors, trois ninjas, qui ne portaient pas le masque Shinigami, s’étaient manifestés devant la petite maison isolée. Par leurs sourires mesquins, il était plus que probable qu’il s’agisse de traitres venant s’en prendre à la petite famille. Haru était seul contre trois… il n’avait pas le choix d’affronter ses ennemis pour le bien des siens.


Kyôko s’était approchée prudemment au bord de la porte pour tenter de voir ce qu’il se passait. Elle comprit rapidement qu’Haru allait devoir faire face à un premier dur combat, elle était hésitante même à devoir s’impliquer dans ce dernier. Elle n’eut pas à le faire. Étonnement, de nulle part, un ninja de l’Anbu de Konoha vint abattre les trois ninjas d’une vitesse déconcertante. Les trois traitres avaient été neutralisés complètement d’une puissante concentration en Raiton dans la main droite du ninja de l’Anbu. Haru n’eut pas le temps d’en voir plus de cet individu, il était déjà repartit ailleurs.


Ce soulagement fut fatal pour Haru qui avait baissé sa garde. Un homme, sans masque cette fois, quelque peu âgé d’apparence, arriva à une vitesse aussi grande que le précédant ninja! D’une épée fait de vide, il transperça l’Uzumaki en plein cœur! L’affolement se transforma en panique chez Kyôko, qui venait de voir son mari être tué! Elle s’écarta aux pas de course de l’ouverture de la porte pour vite aller vers Kumiko et fuir! Le vieil homme entra en fracassant la porte, mais en analysant d’abord. À cette intrusion, Kyôko rectifia sa décision en protégeant de son corps Kumiko. Elle avait les bras et les jambes bien étendue, comme créant un mur avec sa personne.]


Kyôko (Larmoyante) : N’approchez pas!


[Danzô analysa l’endroit en un dixième de seconde. Il vit ce qui l’intéressa d’emblée ; le masque Shinigami au mur. Ce fut tout ce qu’il avait besoin pour agir. Kyôko le vit rectifier sa lame pour se prépare à agir et à l’instant, l’Uzumaki réagit à sa manière. De partout dans son dos, de nombreuse grandes chaines sortirent dans toutes les directions, parallèlement à elle-même, pour créer cette fois un vrai mur entre Danzô et Kumiko. La maison fut transpercée en plusieurs endroits, défigurée par la technique d’envergure. Des meubles en furent secouées à en tomber au sol, comme tout ce qui était accroché aux murs… Mais tout ça ne fût pas suffisant pour empêcher l’ennemi.]


Kyôko : Kumiko! Fuis!


[Les chaines protégeaient l’enfant plus qu’efficacement, mais, souhaitant tant protéger Kumiko d’un quelconque malheur, Kyôko omit de se protéger elle-même. Danzô n’eut pas difficulté à tuer à nouveau, de son épée. Il avait atteint le centre du thorax, Kyôko en tomba au sol. Sa technique disparût… il ne restait que les débris causés par cette dernière.]


Kumiko (En pleure) : Maman!!!


Kyôko (Mal en point) : Ku…miko… * sanglote * ma petite lumière!


[Sans pitié aucune, Danzô acheva son ennemie, ce qui en terrorisa la jeune Kumiko. Les larmes lui obstruaient totalement le regard tellement Kumiko était en peine sur le coup, et le choc émotionnel la rendait plus que confuse dans ce qu’elle devait faire. Kumiko ne savait nullement quoi faire maintenant, ses jambes étaient presque paralysées. Impossible pour elle de fuir. La seule chose qu’elle se trouva le courage de faire fut d’aller rapidement en direction du masque Shinigami qui était tombé au sol. Il était aussi gros que son corps, elle s’en servait presque comme défense. Elle accourra ensuite vers sa mère, inerte au sol, maintenant. Kumiko ne souhaitait pas l’abandonner.]


Danzô : Ces techniques… Ce masque Shinigami n’est pas tout à fait le même que les Hannyashû. Une variante seulement? Étaient-ils ninjas de ce groupe?


[Danzô ne mit pas plus de temps à réfléchir, il agrippa la petite qui était toujours tétanisée sur place, tenant son masque du plus fort qu’elle le pouvait. Il ne savait pas exactement du pourquoi de cette décision, mais la technique que venait de manifester Kyôko n’était pas sans intérêt, loin de là.


Kumiko, toujours en grande pleure, se voyait s’éloigner de sa mère, transporté par un inconnu qui l’avait tué. Elle ne pouvait rien faire, la petite Uzumaki n’avait plus de force ou de volonté pour se débattre. Les émotions l’affaiblissaient rapidement… ce fut pire encore lorsqu’ils sortirent de la maison. Kumiko n’avait définitivement plus de vue sur Kyôko, mais elle vit aussi son père, Haru, sans vie lui aussi.


Sans comprendre, et ne cherchant nullement à le faire, des ninjas apparurent rapidement devant Danzô pour recevoir des ordres. Ça ne prit que quelques secondes avant qu’ils n’aient échangé les informations voulu, Danzô se retrouva à nouveau seul avec Kumiko... il avança. Le village entier était victime d’attaques diverses. Trois camps se démarquaient et les trois combattaient les uns contre les autres. Les ninjas aux ordres de Danzô faisaient un carnage parmi le groupe des Hannyashû sans ne leur laisser une seule chance. Konoha était ceux menant le cours du combat. Le village était pris d’une panique totale.


Danzô se frayait un chemin pour rejoindre d’autres de ses ninjas à ses ordres. En cours de route, il croisa plusieurs adversaires, provenant des deux autres camps adverses. Le niveau proposé par ses vis-à-vis n’était que très peu élevé jusqu’à ce qu’il rencontre un premier groupe qui le cerna d’un coup. Danzô se retrouvait seul face à une dizaine de ninjas. Il ne se laissa pas abattre pour autant. Habillement, il put faire face à ce nombre de ninjas d’une main de maitre, tout en ayant une petite fille en pleure dans les bras. Il était si concentré dans son combat, d’ailleurs, qu’il en oublia sa présence. Il esquiva certaines attaques pour protéger sa propre personne, mais il omit, pendant un moment, de protéger la petite fille. L’un des ninjas tenta d’attaquer Danzô d’un jet d’acide! Ça ne réussit pas à atteindre le ninja âgé, mais le jet atteignit pile au regard de Kumiko!


Elle cria de douleur! L’acide lui brûla les yeux et la rendit complètement aveugle! Danzô avait pu contre-attaquer le ninja qui avait tenté de l’atteindre, mais il ne pouvait pas revenir en arrière pour Kumiko. La jeune fille, due à la douleur, perdit conscience.]


Danzô : Kssh! Que suis-je en train de faire? Je commence à me faire vieux pour autant d’action. Je n’ai pas difficulté à neutraliser ces ninjas, mais avec ce poids en plus dans les mains, ça demande une approche différente. J’ai été négligeant… Continuons.


[Danzô avait une direction bien choisis à l’esprit, un lieu de rencontre pour ensuite évaluer la situation des lieux. Le but était de réduire les forces ninjas de Sugi le plus que possible pour démotiver le pays de toutes représailles face à la supposé traitrise de Konoha. Tous les ninjas portant le masque Shinigami étaient faciles à identifier et à tuer, il fallait en atteindre le plus que possible en un peu de temps.


Qu’est-ce qui était à l’origine d’une traitrise à l’intérieur des ninjas de Sugi? Danzô en avait une idée et il allait en avoir le cœur net rapidement. Alors qu’il se dirigeait toujours vers sa destination, le vieux conseillé du village de Konoha croisa Orie, qui était seule face à lui. Elle lui barra la route, affichant toujours son sourire sordide.]


Orie : Alors! Qu’avons-nous là, Danzô? Je m’attendais à ce que Konoha soit une gêne dans mes entreprises, mais pas à ce point… * Ricane * J’espérais en gagner plus en étant ici, dans le pays du Bois, mais j’ai voulu m’amuser un peu avec cette rencontre. J’imagine que ce que j’ai pu gagner ici, en Sugi, m’est suffisant.


Danzô : Qui êtes-vous vraiment, Orie? Révélez vos véritables intentions.


[Face à lui, Orie s’empoigna elle-même le visage, toujours souriante et, d’un geste brusque, s’arrache la peau! Elle se l’enleva comme s’il s’agissait d’une mue! Danzô comprit immédiatement de qu’il s’agissait…]


Danzô : Orochimaru… Tu es donc derrière tout ça?


Orochimaru : Pas complètement, mon cher Danzô. Qui sait ce que le quatuor comptait réellement faire de cette alliance avec Konoha? Le peuple de Sugi a toujours eut pour réputation d’être à l’écart des autres nations, se méfiant d’elles pour toutes sortes de raisons, à la fois justifiés ou incompréhensibles. Je ne peux même pas dire moi-même où cela aurait échoué.


Danzô : Que fais-tu donc ici dans ce cas? Ton but était-il seulement de saboter encore plus cette rencontre?


Orochimaru : Au contraire, je me suis immiscé dans ce village depuis un peu plus longtemps que Konoha, à vrai dire. J’avais mes propres ambitions avec ce pays, vois-tu. Il regroupait plusieurs objectifs que je m’étais fixé… Aujourd’hui, c’est plutôt toi qui viens saboter mes plans, Danzô. En effet! Tu as dû entendre récemment que je m’étais lié d’amitié avec le Daimyô du pays des Rizières. Le pays des Rizières n’est pas non plus connu pour être l’un avec un corps militaire très imposant et pour m’attirer les faveurs de mon nouvel ami, je lui ai fait miroiter un meilleur avenir de ce côté. Un plus grand nombre de ninjas au service de cette nouvelle nation que deviendra celle du Son. J’ai profité des ambitions du pays du Bois pour faire mon propre recrutement. Les mercenaires, les bandits des grands chemins, mêmes certains ex-fidèles aux villages, ont décidé de trahir Sugi pour me suivre moi. Mais aujourd’hui, visiblement, tu t’attaques à mes nouveaux fidèles… Que vais-je pouvoir dire au Daimyô du pays des Rizières?


Danzô : Que tu as lamentablement échoué, Orochimaru. Avec cette information, je ne laisserai dans ce cas aucun survivant parmi les ninjas ici, il ne restera plus personne. Tu as décidé de déserter Konoha et cette nouvelle force militaire que tu tentes de faire grandir de ton côté a de plus grande chance de servir à une attaque contre Konoha. Je ne peux tolérer cette idée.


Orochimaru : Tu as raison, Danzô. J’ai toujours comme ambition de m’attaquer à Konoha, mais ne croit pas que je veuille la détruire. Le pion important que je souhaite abattre en premier est Hiruzen. Sa vision des choses est dépassée. Ce que je souhaite à Konoha, c’est un vent nouveau et il n’arrivera pas avec de simples paroles. J’ai essayé autrefois, mais le sandaime Hokage a préféré jeter son dévolu sur Minato Namikaze plutôt que sur moi, pour le prochain détenteur du titre d’Hokage. J’aurais pu apporter le village vers une aire plus avancée encore, le rendant inégalable face aux autres pays. Mon but n’est pas de détruire Konoha, Danzô, mais de le changer. Parfois, il vaut mieux détruire pour mieux reconstruire. Pour moi, il est trop tard pour devenir Hokage… mais pour toi, Danzô… Laisse-moi prendre le contrôle du pays des Rizières à ma manière, le pays du Bois est sans importance, autant pour toi que pour Konoha, et laisse-moi faire de Konoha un endroit meilleur ; sans Hiruzen et tous ses fidèles aveugles.


Danzô : …Et en admettant que j’accepte cette collaboration, quelles autres ambitions ai-je freiné en venant ici?


Orochimaru : * Pointe Kumiko * Cette fille. Je suis à la recherche de sa mère depuis un certain temps. Kyôko Uzumaki… que tu as tuée, apparemment. Elle possédait une technique secrète que peu ont le potentiel d’utiliser et qui m’intéresse particulièrement. Tout ce qui me reste maintenant est cette petite fille que tu tiens dans tes mains. Remet-la moi, dit à tes ninjas de se retirer d’ici et nous pourrons commencer une collaboration des plus intéressantes pour reprendre Konoha. Cela commencera maintenant, en épargnant ta vie.


Danzô : … * Rit * Ne me prend pas pour un vieillard fini, Orochimaru. Parler de m’épargner me vexe, mais… j’accepte… * Lâche Kumiko au sol * Tu as intérêt à tenir promesse, Orochimaru.  Soit certain que je garderai toujours un œil sur toi et ce que tu fais dans le pays du Son. Ce qui importe, dans cette histoire, c’est de changer Konoha pour lui assurer un avenir meilleur.


Orochimaru : C’est une alliance qui me semble beaucoup plus convenable et approprié. * Sourit * Ce que je regrette, par contre, est que je n’ai pas pu voir le jeune Itachi à l’œuvre, aujourd’hui. J’aurais aussi aimé voir le Koto Amatsukami à l’œuvre. Avec ça, nous aurions été encore plus ami, Danzô.


Danzô : Orochimaru. Je sais que tu es celui à avoir les vrais parchemins que nous étions censé remettre à Sugi. Ceux qu’ont trouvés les cryptographes étaient de faux de ta conception. Où sont les vrais?


Orochimaru (Souriant) : Tu as bien fait de me le rappeler. * Sort trois parchemin * Je te rends celui du traité et l’offrande. Celui avec les artéfacts m’intéressent plus que les autres. * Lance deux parchemins à Danzô *


Danzô : Peu m’importe, en réalité… ces parchemins sont vide.


Orochimaru : …


Danzô : Au revoir, Orochimaru.


[Danzô abandonna Kumiko au pied d’Orochimaru alors qu’il y avait une guerre interne dans le village. Le vile serpent pris la petite fille inconsciente dans ses bras et s’occupa de l’emmener avec lui. Il considérait le travail dans le village bientôt achevé.


Ce fût la même pensée pour l’équipe de Konoha. Le massacre avait été d’importance. Plusieurs corps de ninja portant le masque Shinigami étaient au sol, inerte. Les seuls survivants restants ne devaient qu’être peu nombreux ou rallié in extrémiste à la cause d’Orochimaru. Danzô rejoignit un point de rencontre dans le village où tous ces ninjas revinrent, hormis Takio, le ninja qu’il avait envoyé superviser le déchiffrage. Danzô considérait le message comme clair et, ensemble, ils laissèrent le village de Sugi, détruit.]


Fin du chapitre 308

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