Sasari Uchiwa
Chapitre 307 : Histoire du passé : Le pays du Bois
4989 mots, Catégorie: T
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Konoha – Dix ans en arrière
[Un premier rendez-vous d’importance avait été organisé entre plusieurs personnes majeures du pays du Feu et de ceux d’une petite région, celle du pays du Bois. Le pays du Bois était reconnu pour être un pays jeune et particulièrement à l’écart des autres grandes nations ninjas, mais pour une fois, une alliance était parlementée entre le Daimyô du pays du feu et un représentant du second pays. Il fallait trouver des accords, des ententes et faire des compromis pour que les deux pays puissent profiter au maximum des avantages d’une telle alliance.
Les discussions étaient longues et les accommodements n’étaient pas simples à faire entendre. Il s’agissait d’une première pour le pays du Bois, eux qui avait tant l’habitude, jusqu’à maintenant, d’être seul et de vivre par eux-mêmes. Plusieurs conflits avaient pu éclater entre les deux nations, par le passer, souvent par des mésententes et des quiproquos… Il était plus raisonnable de discuter maintenant pour empêcher plus de pertes des deux côtés. Tout tendait à ce qu’une telle amitié puisse être profitable, pour le futur.]
Hiroji, assistant du Daimyô : Je me permets de résumer succinctement les termes principaux des ententes prises entre nous. Nos deux nations assureront de pouvoir laisser libre cours à tous types de marchandages légaux sur toutes places permettant la vente de ces fournitures diverses, sans demande d’un tierce permis supplémentaire quelconque, tant qu’ils respectent les taxes obligatoires imposées dans notre entente. Naturellement, il sera permis à tous résidants de pouvoir traverser le pays amis, sans crainte d’être renvoyé par simple soucis de provenance, la loi restera la même pour une personne résidante ou étrangère. Konoha permettra aux ninjas médicaux de Sugi, votre capitale, de pouvoir s’intéresser aux variantes plantes que nos serres ont à offrir et, en échange, le pays du Feu aura la permission de s’intéresser à la biodiversité du pays du Bois et d’y récolter avec modération. En gage de bonne foi, Konoha verse un montant total de soixante-quinze millions de Ryô de son budget militaire à ses nouveaux alliés, en espérant que cette donation motive les nombreux ninjas de cette patrie à exécuter les missions qui sécuriseront davantage le pays du Bois.
Jirôzaemon, Daimyô : D’ailleurs, je m’assurerai personnellement de vous remettre cette somme au premier jour du prochain mois. Cette donation, à ce moment, conclura définitivement l’alliance entre le pays du Feu et le pays du Bois. J’emmènerai la paperasse pour conclure l’entente par une signature de votre part. Je convoitais cette alliance depuis si longtemps, Gakuto-dono. Par le passé, quelques clans de Konoha se sont divisés, dont le vôtre, et plusieurs ont trouvé refuge à l’intérieur des terres qui sont devenues celles du pays du Bois. Cette alliance, signifie pour moi, une réconciliation familiale entre ces clans. Une preuve supplémentaire qu’il n’y a plus d’animosité à y avoir entre les pays. Nous montrerons l’exemple aux autres.
Gakuto, représentant chef du pays du Bois : Pour être tout à fait honnête, avant de venir ici, j’avais différentes appréhensions au sujet de cette rencontre, ayant peur que les requêtes de Konoha soient trop exigeantes pour nous. Il est forcé de constater qu’il n’en n’est rien. Les accords convenus me paraissent tout à fait loyaux. Le temps nous dira si d’autres échanges et d’autres permissions pourront être trouvés pour améliorer encore plus notre nouvelle relation. Le clan Nara, dont je fais toujours partie, possède une forêt sur les terres de Konoha que je me tarde à vouloir explorer à nouveau. Petit, c’était un endroit fabuleux à découvrir, et j’ai bien hâte de la faire découvrir à ma progéniture.
Jirozaemon (Sourit) : Votre réponse est plus qu’appréciable, Gakuto-dono. La sagesse et lucidité sont des traits que je reconnais dans votre famille, et que j’affectionne. En espérant qu’il y ait plus que simplement vos enfants pour découvrir la forêt de vos ancêtres. Même si nous sommes le pays du Feu, il n’y a pas de raison que nous soyons l’ennemi du Bois, n’est-ce pas? * Rit *
Hiruzen : Ahem… je propose que l’on termine cette rencontre ainsi. Gakuto-dono, nous sommes encore une fois ravis de cette entente et vous souhaitons bon voyage pour le retour. Au plaisir de vous revoir.
Gakuto : Pareillement, Hokage-sama.
[Tous les officiels présents, représentant le pays du Bois, et ceux escortant ces derniers, libérèrent l’endroit de leur présence pour faire route vers Sugi. Ce fût une longue rencontre mais qui, finalement, avait porté fruit. Certains choix furent durs à prendre, quelques-uns s’opposants aux idées données… Des personnes présentes ne restaient pas complètement satisfaites de toutes les ententes et conditions prises.
Maintenant libre des résidents du pays du Bois, Jirozaemon, Hiruzen, ainsi que ces conseillés, purent rester pour revenir sur cette rencontre d’importance. Ils pouvaient parler sans crainte de semer un doute.]
Danzô : * Manipule des parchemins * Selon les données qu’ils nous ont remises, Sugi ne compte que très peu de ninjas. Mais j’ai eu des informations de mes ninjas selon quoi ils tentent de restructurer leur force militaire. Ils tentent d’engager et de former plusieurs mercenaires en provenance de leur pays et encourage les locaux à faire carrière en tant que ninja. Seulement durant les deux derniers mois, ils ont doublé leur nombre d’effectifs.
Jirôzaemon : Est-ce un problème, Danzô-san?
Koharu : Tu redoutes que cette somme que l’on leur offre soit trop grande?
Danzô : Gakuto se léchait les lèvres seulement à la mention du montant qu’on leur allouait. De tous les accords convenus, cette donation est tout ce qui lui importait réellement. Il motivera davantage d’autres personnes à rejoindre leurs rangs, à augmenter le nombre de ninja sur le terrain… et pour quoi faire? Nous ne sommes plus en guerre depuis quelques années. Le pays du Bois est reconnu depuis leur début comme étant reculé et qu’avec très peu d’intérêts. Tous ont appris à ne pas se soucier d’eux. Pourquoi vouloir augmenter à ce point leur nombre d’effectifs? Nous venons de conclure une alliance pourtant, n’êtes-vous pas d’accord avec moi?
Hiruzen : Et que sais-tu exactement des activités criminelles de leur pays? Je sais personnellement que leurs terres sont riches et, contrairement à ce que tu crois, elles sont très convoitées par les pays voisins. Augmenter le nombre de ninja peut être vue comme une preuve pour les autres nations qu’ils sont biens ce qu’ils prétendent être et qu’ils sont prêt à défendre ce qui leur appartient. Ils veulent se faire entendre et respecter. Par ailleurs, nous ne sommes pas à l’abri d’une nouvelle guerre pour je ne sais quelle raison. J’aime mieux savoir que nos alliées seront bien armées pour que, au moment venu, ils nous viennent en aide.
Danzô : Hiruzen, tu écartes toujours trop vite les choses! Ce que je reproche c’est l’empressement qu’ils ont à le faire! D’ailleurs, ç’a été irresponsable de notre part de vouloir conclure l’entente le premier du prochain mois. Cela leur laisse trop de temps pour réfléchir et intervenir selon leur bon vouloir.
Koharu : Danzô, cesse d’aller par quatre chemins et dévoile ce que tu as en tête. Qu’as-tu à l’esprit!?
Danzô : Daimyô-sama, durant cette rencontre, le mois prochain, laissez-moi prendre votre place pour conclure cette entente.
* Étonnement des autres *
Jirôzaemon (Étonné) : Me remplacer? Crains-tu à ce point un guet-apens pour s’en prendre à moi? Pourtant, Gakuto me semblait de confiance! Pas vous?!
Danzô : Vous leur offrez de trop belles opportunités. Votre personne alliée à une somme pareil en Ryô, sans parler des autres présents mineurs, il ne manquerait plus qu’une cible sur votre tête pour que vous soyez parfaitement apprêté. Envoyez-moi à votre place, je serai escorter par mes ninjas et si je juge la situation dangereuse…
Hiruzen : Que feras-tu?
Danzô : Selon la gravité de l’acte, s’il y en a un, je romprai l’alliance et m’assurerai de leur faire passer le message nécessaire pour qu’il n’ait pas l’idée de se retourner contre nous, dans le futur. Je connais leur force, elle est plus élevée que le chiffre que leurs parchemins ne l’indique, mais mes ninjas sont assez compétent pour gérer la situation. Shisui fera partie de mon équipe.
Jirôzaemon : Shisui dis-tu? Comptes-tu utiliser son Dojutsu pour convaincre définitivement Gakuto de faire alliance avec nous?
Danzô : Gakuto n’était qu’un porte-parole. J’espère seulement que le quatuor sera présent le jour de l’entente final pour les persuader tous.
Homura : Qu’en penses-tu, Hiruzen?
Hiruzen : Il est vrai qu’il y a une prudence à prendre au vue de la situation. Je sais que Danzô pourra jouer le rôle du Daimyô sans que personne ne s’en rend compte, tout ira bien de ce côté… Mais s’il y a des mésententes sur place, que Gakuto Nara ou les autres du quatuor veulent revenir sur certains points… Demande à Shisui d’intervenir qu’en dernier recours, Danzô. Si tu es capables de rectifier certaines ententes, dans la limite du raisonnable, parlemente d’abord et avant tout avec eux. S’il le faut, je viens aussi.
Koharu : Tu es Hokage, Hiruzen. Tu as d’autres tâches plus importantes que celle-ci. Danzô pourra certainement régler cette affaire seul, accompagné d’une équipe à lui.
Hiruzen : N’en vient pas aux armes trop rapidement, Danzô, et ne soit pas trop méfiant envers ces gens. Depuis longtemps, il s’agit d’une première pour eux, de faire une alliance ainsi. Je sais qu’ils en ont besoin. Je suis comme vous, Daimyô-sama. Gakuto Nara me semblait honnête.
Jirôzaemon : J’accepte ta proposition, Danzô-san. Si tu crois que cette stratégie ne contreviendra pas cette alliance, je vous envoie, vous et votre équipe, pour la conclure.
Danzô : Et si le quatuor se montre hostile?
Jirôzaemon : Rompons le pacte et défendez-vous seulement. Si Gakuto et ses partenaires viennent qu’à vouloir rectifier les termes de nos ententes d’une manière trop menaçante, mais seulement de manière verbale, j’autorise que Shisui Uchiwa puisse utiliser son Dojutsu pour convaincre que les accords sont justes. Tout ça est pour le bien de nos deux nations, après tout. Chacun en retire des bénéfices de l’autre.
Danzô : Les bénéfices ne sont pas les mêmes pour les deux camps… J’exécuterai les ordres, Daimyô-sama. J’irai à Sugi.
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Sugi – Quelques jours plus tard
[Comme plusieurs villages, Sugi était entourée presque entièrement d’une haute palissade en bois! C’était un travail remarquable mais aussi un travail artistique puisque la palissade avait été fabriquée en prenant en compte les très grands cèdres. Ces arbres étaient d’une hauteur atteignant près des soixante mètres de hauteur pour les plus petits et étonnement, du double de la hauteur pour les plus grands. Les troncs, en compensation, étaient d’une circonférence tout aussi impressionnante, permettant aux habitants d’y creuser des passages pour s’en frayer des chemins. Les palissades, très hautes, donc, se mariaient parfaitement au travail naturel des arbres environnants.
Ces palissades étaient difficilement franchissables. Peu de moyens étaient mis à disposition pour entrer dans le village. À quelques endroits, des canaux et des rivières passaient sous la muraille pour traverser de l’autre côté puisque toutes ces rivières convergeaient à l’intérieur du village et tombaient dans une grande et impressionnante chute. Le village était adossé à un précipice conséquent qui donnait une vue imprenable sur la région. Hormis ces passages strictement gardés par les Hannyashû, les forces spéciales du village, l’on retrouvait un seul portail menant à l’intérieur. Devant celui-ci, dû à une condition toute récente, une file de gens attendaient, dans l’espoir de pouvoir passer.
Il ne s’agissait pas de passagers ordinaires. La plus part d’entre eux souhaitaient trouver habitation à l’intérieur du village, de manière temporaire ou permanente, au vue des dernières annonces faites par le quatuor. Sugi était l’espoir, pour certains, d’un nouveau départ prometteur. Un à un, les groupes s’avançaient vers les kiosques pour répondre aux questions.]
Chiyo, douanière de Sugi (Blasée) : Bonjour, bienvenu à Sugi, grande capitale du pays du Bois. Remettez-nous vos identifiants et blablabla, et blablala…
Taiji, douanier de Sugi : Chiyo-chan! Arrête-ça maintenant! On est censé être accueillant et bienveillant envers les nouveaux arrivants. Avec une humeur pareille, tu ne donnes pas du tout envie à ces gentilles personnes de passer le portail! Redresses-toi, droite, et exprimes-toi plus clairement!
Chiyo : Non.
Taiji : Ah là là… * Sourit * Ahem, voyageur, je suis vraiment navré de cet accueil, elle n’est pas comme ça habituellement.
Chiyo : Je ne suis pas à ce poste habituellement, aussi. Quel emmerdement tout de même de vérifier chacun de ces groupes alors qu’on sait très bien qu’ils passeront. Voit leurs têtes.
Taiji : Certes, cette jeune famille semble tout à fait innocente, je doute qu’on ait de la difficulté à les faire entrer, mais pour tous les autres… il ne suffit que d’une erreur d’inattention pour laisser passer un intrus qui perturbera la paix dans notre forêt.
Chiyo : Et blablabla et blablabla… Le jour où je verrai un individu de la sorte, je le reconnaîtrai dans l’instant, ce n’est pas difficile.
Taiji : Ton sens pour ressentir le chakra est très approximatif, ma chère. Je te connais bien, tu ne fais pas assez attention à ce qui t’entour et cette erreur pourrait nous couter notre poste, hmpf! Faire des missions de rang D, c’est ce que tu veux faire le reste de tes jours, Chiyo-chan?
Chiyo : Ils n’iraient pas jusqu’à m’infliger ça, tout de même?
Taiji : Depuis cette rencontre, Gakuto-san est un homme nouveau. Le quatuor est en pleine restructuration et des mesures disciplinaires pourraient redresser le village et les arrondissements. Prépares-toi à être plus active. Ici, aujourd’hui, c’est un mal pour un bien. Concentre-toi donc pour une fois sur les personnes devant toi.
Chiyo : Non…
Taiji : Je te paie le repas pour ce soir!
Chiyo : …
Taiji : Avec un roulé à la cannelle!
Chiyo (Interpelée) : Deux roulés… * Soupire * Allons-y. * Se concentre *
Taiji (Embarrassé, souriant) : Je suis vraiment désolé, chers visiteurs. Vous savez, la journée tire à sa faim et, tout comme vous, l’épuisement se fait sentir et…
Chiyo (Étonnée) : Vous… Dites vos noms!
[Devant les deux douaniers ninjas se trouvait une petite famille de trois individus, encore tous jeunes d’apparences. De par leur allure, ils purent vite déduire que la route avait été très longue pour eux et leur petite fille. Celle-ci dormait, attachée au dos de sa mère. Cette dernière, comme sa progéniture, abordait une longue chevelure rouge, particulièrement visible au milieu de ces décors feuillus et verts. Le père, comme le reste de sa famille, malgré l’épuisement, se présentait bien en apparence. Il était plutôt grand, mince et, même jeune, possédait lui aussi une longue chevelure, mais elle était complètement blanche et lisse. Le couple paraissait tout ce qui avait de plus inoffensif en apparence, mais quelque chose interpela la kunoichi.]
Femme : … Je me présente, je me nomme Kyôko et voici mon mari; Haru. Nous avons une petite fille avec nous du nom de Kumiko.
Haru : S’il vous plait, nous aimerions vraiment pouvoir…
Chiyo : J’ai demandé vos noms d’abord. Votre chakra, il est…
Haru : … Nous sommes du clan Uzumaki, moi et ma femme.
Chiyo : Oui, il n’y a pas de doute.
Taiji : Tu ressens quelque chose d’intéressant, Chiyo? Dis-nous.
Haru : Écoutez, nous aimerions devenir résident de Sugi. Nous avons fait plusieurs démarches avant de pouvoir venir ici. Sugi reste un espoir inespéré pour nous et pour notre survie. Ma femme est cryptographe et nous savons que votre village est à la recherche de personnes pour le décryptage. Puis…
Chiyo : Et vous, que faites-vous? Vous connaissez les dernières nouvelles, n’est-ce pas? Le quatuor souhaite reformer au mieux que possible le corps ninja au sein du village et ils font un recrutement massif, même si la plus part n’ont qu’un niveau de Genin. Vos potentiels en chakra sont très intéressants, à tous les deux à vrai dire, bien plus que beaucoup d’autres personnes vues durant cette journée.
Taiji : La cryptographie n’est pas dans les postes prioritaires à combler. Vous savez, nous avons jusqu’à maintenant pu refuser le passage à quelques personnes car elles avaient visiblement le potentiel de pouvoir rejoindre les rangs de nos ninjas, mais qui ont refusé de les intégrer. Cette migration n’est pas qu’un mouvement de charité, le village compte sur les bénéfices qu’apportera une telle croissance en population. L’un des manques à combler sont les postes de ninjas.
Chiyo : En d’autres termes, nous comptons sur vous pour faire partie des Hannyashû. Vous comprenez?
Haru : Mais je n’ai aucune formation en tant que ninja, je ne sais que très peu de chose.
Chiyo : Vous mentez… et ça aussi c’est un risque que l’on vous renvoie définitivement. Même si c’était le cas, votre potentiel en chakra est suffisamment impressionnant pour que vous puissiez apprendre rapidement. Alors, que dites-vous?
Taiji : Dites oui maintenant. Nous vous mettrons sur la liste et dans quelques jours, on ira vous remettre votre uniforme pour commencer une formation rapide.
Haru : Mais…
Kyôko : Attendez! Si nous sommes en Sugi, c’est qu’il y a un cousin à moi, un habitant de longue date, qui vit ici. C’est lui qui nous a conseillé de venir dans votre village pour trouver sécurité et des emplois stables. Il m’a dit de vous montrer ceci comme preuve.
[Kyôko, d’un sac massif que transportait son mari dans son dos, sortit un masque particulier. Taiji et Chiyo le reconnut assez rapidement.]
Taiji : Un masque du Shinigami. Il est différent de ceux que nous autres, les Hannyashû, utilisons, mais vous n’avez pas pu nous montrer un masque comme celui-ci sans savoir ce qu’il signifiait pour nous. Quel est le nom de votre cousin, madame?
Kyôko : Il se prénomme Wakio, il a nouvellement été promu Jonin, je crois. S’il vous plait, permettez-nous de pouvoir entrer en Sugi pour aller le voir et discuter de tout cela avec lui.
Taiji : Je connais Wakio-san… un bon ninja parmi les nôtres. * Soupire * Depuis quand êtes-vous sur la route, d’où venez-vous? Vous n’êtes pas originaire du coin, je présume?
Haru : Cela fait quelques semaines que nous traversons les pays. Kumiko est née dans le pays du Feu.
Chiyo : Et quel âge a-t-elle maintenant?
Kyôko : Elle a quatre…
Kumiko : J’ai cinq ans!
Kyôko (Décontenancée) : Kumiko, rendors-toi s’il te plait. Nous arrivons bientôt.
Taiji : Elle a quatre ans ou cinq, alors?
Chiyo : Je vous le répète, mademoiselle, c’est très mal vue de mentir devant nous. Elle a donc cinq ans, c’est pas mal… Plus que deux ans et… * Pensive * bien qu’en y réfléchissant, si elle est aussi alerte à son âge, qui sait si elle ne pourrait pas apprendre plus tôt?
Haru : Allez-vous nous laisser passer, oui ou non?!
Taiji : Oui, ça ira. Vous êtes des connaissances de Wakio-san et s’il se porte garant de vous, je lui laisse la responsabilité de s’occuper de votre sort. Ne vous étonnez pas de revoir d’autres Jonin qui viendront s’informer auprès de lui, c’est d’accord?
Chiyo (Sourit) : Et de votre fille…
Kumiko : Chi… iiiiyouuu… Chi… iiiyonnn… Ah! Chiyoo! Chiyoo-san! Mon nom à moi, c’est Ku-mi-ko, d’accord?
Chiyo (Étonnée) : Comment sais-tu ça?! * Regarde son insigne * Elle sait lire à son âge?! * Ricane * Alors là, c’est prometteur! Plus que prometteur à vrai dire!
* Kyôko affiche un regard inquiet et quelque peu défiant *
Chiyo : Mon nom c’est Chiyo, il n’y pas à prolonger la dernière voyelle, petite Kumiko! Continue ainsi!
Haru : Merci de nous laisser passer et… bonne fin de journée à vous.
Taiji : Bienvenue à Sugi.
[En dépassant le kiosque qui les avait arrêté, la famille pu enfin voir le grand village de Sugi de l’intérieur, ainsi qu’un magnifique couché de soleil à l’horizon. Tout ça n’était pas de trop puisque Haru et Kyôko avaient fait route depuis de nombreux jours et ce pratiquement sans arrêt. Cette vue était d’un réconfort et d’un apaisement certain pour eux, même si des points noirs restaient à s’occuper.
Le village était vaste et, contrairement à d’autres, il gardait son aspect naturel. Comme les palissades, les grands arbres faisait partie intégrante de l’architecture locale, quelque chose qui plaisait beaucoup au couple et leur jeune fille. Tout était paisible et reposant. Les villageois étaient courtois et bienveillants. Les ninjas, plus présent qu’à l’accoutumé, savaient se faire discret, et malgré que plusieurs portaient un masque similaire à celui que Kyôko avait sorti, ça semblait inquiéter personne… même que Kumiko, encore toute jeune, s’y en intéressa. Pour elle, ce village était impressionnant. Les arbres étaient si hauts qu’elle craignait que les oiseaux ne tombent. Il était si large qu’elle souhaitait y construire sa maison à l’intérieur.
Ses espoirs d’avoir une maison à même l’un des arbres furent vite écartés. Après un temps, et grâce à de l’aide, la famille pu trouver leur nouvelle habitation, enfin. Même à l’intérieur du village, la maisonnette était à l’écart, quelque peu plus enfouie que les autres. Elle était très simple, sans fioriture, sans trop de pièce inutile pour la famille et d’une architecture plus commune que la grande majorité des autres demeures. Sur place, patient, Wakio attendait ses connaissances tout près. Il les accueillit avec empressement.]
Wakio : En un seul morceau. Je suis soulagée d’apprendre que vous êtes enfin ici.
Kyôko : Wakio, tu es certain que l’on sera en sécurité ici? Les ninjas de ton village, ils ont déjà commencé à s’intéresser à nous. Ils font déjà du recrutement et si l’on veut se faire discret, c’est mauvais pour nous.
Wakio : À ce point? Je vous confirme que Sugi est un endroit paisible et discret pour vous. À l’écart des grandes nations et des yeux des indésirables. Peu s’intéresse à notre pays. Mais on tombe mal. Dernièrement, le quatuor a parlementé avec Konoha pour une alliance potentielle et pour redresser la région, puisqu’une telle alliance pourrait attirer les regards des autres, ils veulent augmenter la force militaire. Tous les volontaires sont les bienvenus et les ninjas déjà en place s’efforcent de trouver eux aussi. Ça ne m’étonne pas qu’ils se soient intéressés à vous. Mais ne t’inquiète pas, Kyôko. J’ai parlé avec l’équipe de décryptage et je leur ai venté tes talents et ton expérience. Tu leurs seras bien plus utile dans les prochains jours qu’en tant que ninja, je te l’assure.
Kyôko : …Et pour Haru, tu crois qu’il pourrait leur imposer?
Wakio : Si c’est le cas, je veillerai sur vous. Je vous lègue cette maison, elle était la mienne avant. Je ne reste pas très loin d’ici. Si quelque chose venait qu’à arriver, je serais ici en moins de deux pour régler le problème avec vous. Personne dans ce village ne vous exposera plus que nécessaire.
Kumiko : Maman, j’ai faim…
Kyôko : Oui, désolé ma petite lumière. Maman te dépose. Tu reconnais Wakio, n’est-ce pas? C’est mon cousin que l’on a rencontré la dernière fois, tu te souviens, n’est-ce pas?
* Kumiko ne fait qu’hocher de la tête, timide et intimidée *
Wakio : Ne la tracasse pas trop avec moi, nous aurons tout le temps d’apprendre à nous connaitre tous. Prenez le temps de bien vous installer ici, je vais vous aider pour le repas et ensuite, vous me raconterez tout.
Haru : Tu nous es d’un secours inestimable, Wakio. Un jour, nous te le rendrons.
[En très peu de temps, la famille pût s’installer complètement dans leur nouvelle demeure, aidée de Wakio. Leurs choses avaient été rangées, un repas avait été préparé et maintenant, alors qu’un croissant de l’une perçait le feuillage des grands cèdres, les adultes étaient autour d’une table, du thé entre les mains. La pièce n’était éclairée que d’une chandelle. Kumiko avait été mise au lit depuis un moment et elle dormait.]
Wakio : J’ai pu discuter une première fois avec quelques Jonin partenaires qui se sont intéressé à votre cas. Malheureusement, Haru, cela va être très difficile de trouver des arguments comme quoi tu ne pourras pas faire partie du corps ninjas. Ces types ont l’œil et savent reconnaitre un ninja dans sa carrure, ils doutent que tu aies un passé ninja. Le nier plus longtemps ne fera que vous rendre plus suspect. Les rumeurs vont se propager sur votre cas et qui sait comment elles se répandront. Pour faire le moins de bruit possible, tu devras jouer le jeu jusqu’à ce que le quatuor passe à autre chose ou… que vos poursuivant perde votre trace. Qu’en est-il de ce côté, Kyôko?
Kyôko : Orochimaru s’est pris les faveurs du Daimyô du pays des rizières et s’est accaparée complètement la capitale du pays. Par conséquent, le nombre d’effectifs à lui a augmenté et plus que jamais ils sont à notre poursuite. Il ne nous lâchera pas tant qu’il aura une piste. Je commence à avoir peur pour Kumiko, c’est pour elle que j’ai le plus de craintes. Elle est à un âge où l’on peut en déjà déduire de beaucoup de choses d’elle et je n’ai pas envie qu’Orochimaru s’intéresse aussi à notre fille.
Wakio : Aucun ninja du pays des rizières n’a été aperçu dans les environs depuis très longtemps. Croyez-vous être suivis de près?
Haru : Plus qu’on ne le pense, maintenant que Sugi s’est ouverte davantage. Nous avons été dans cette file durant toute la journée. Il n’est pas impossible que l’un des ninjas aux ordres d’Orochimaru ait infiltré la foule et qu’il nous ait reconnu. Kyôko doit faire partie de cette équipe de décryptage. Nos intentions ne sont pas mauvaise, Wakio, mais s’il y a une quelconque information sur des agissements du pays des rizières, on doit en être informé.
Wakio : Je sais très bien… Je comprends un peu mieux votre situation et elle est délicate.
Kyôko : Ce recrutement massif est aussi inquiétant, je n’aime pas du tout ça. Si d’autres pays ont vent de cet intérêt pour les ninjas, des déserteurs et des personnes malveillantes pourraient profiter de la situation pour infiltrer le village. Sugi ne doit absolument pas baisser leurs critères de sélection et leur prudence. J’espère que le quatuor l’aura pris en compte.
Wakio : J’éviterai de parler de votre présence et de qui vous êtes… Je vous laisse pour cette nuit. Haru, prépares-toi à devoir prochainement intégrer une équipe ninja, c’est la seule chose que je dois vous imposer pour le moment. Tout ira bien, je veillerai à ce que ce le soit.
[La bougie s’éteignit, le calme total s’installa dans cette maison remplie d’obscurité. Le sommeil fût trouvé particulièrement par épuisement et par la tension des nerfs qui étaient relâchées. La petite famille Uzumaki avait réussi à intégrer Sugi en toute sécurité. Il ne restait plus qu’à espérer que cette nouvelle étape dans leur vie portera chance et sécurité.
Dans quelques jours, dans le même village, une importante rencontre aura lieu pour conclure l’alliance entre le pays du Feu et celui du Bois.]
Fin du chapitre 307