Sasari Uchiwa
Chapitre 304 : Les conseils d'une mère
5333 mots, Catégorie: T
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Konoha – 9 octobre
[Loin de la guerre, il y avait la paix. Avec cette paix, venait un silence agréable, comme si ceux qui en étaient les auditeurs étaient seuls au monde. C’était presque le cas puisque dans les environs, il n’y avait vraiment personne, et ce depuis un moment. Cette étable, que Kyûsaku et son équipe avait attaquée il y a quelques temps de cela, avait été faite déserte depuis.
Kyûsaku était partie depuis un moment, certainement peu de temps après le lever du jour. Takeru l’avait accompagné car il ne savait rien faire de mieux, mais les quatre autres ninjas étaient toujours sur place. La proposition de Takeru avait été acceptée par le chef de la Canopée. Deux équipes étaient formées pour se rendre à l’endroit qu’Inuji avait indiqué dans sa mémoire. Les quatre jeunes ninjas avaient été forcés à prendre du repos convenablement avant de reprendre la route, mais ce repos venait maintenant à son terme. Takumi avait donné tout ce qu’elle avait pour que les garçons soient au mieux de leur forme. Une attention particulière avait été donnée à Tomoo, de la part de Takumi. La raison en était qu’il avait été celui choisis par Kyûsaku pour recevoir la localisation des lieux. Personne ici, hormis lui, connaissait l’endroit où Kyûsaku et Takeru se dirigeait.]
Takumi : Je dois à tous prix connaitre le lieu de cette destination.
Tomoo : Si vous êtes tous prêts, on peut se mettre en marche maintenant.
[Et c’est ce qu’ils firent. En quelques secondes seulement, le terrain devint véritablement en paix. Il n’y avait absolument plus aucun intrus. Les quatre ninjas étaient en direction d’Ame et à cadence de marche seulement…]
Reon : On devrait avancer plus vite et rattraper l’avance de Reïtarô.
Ruito : Pourquoi faire? Kyûsaku-sama est le plus à même à se défendre lui-même en ce moment. Personne ne pourra rien faire contre lui. Nous, nous n’avons que la chance de pouvoir encore le suivre. On a joué notre rôle comme nous le devions, les finalités sont pour lui.
Tomoo : Le combat a été rude et les conditions dans lesquelles Takumi nous a remis sur pied n’étaient pas des meilleurs. On risque de s’épuiser inutilement à courir vers eux. De toute manière, eux aussi marchent tranquillement. C’est ce que m’a dit Kyûsaku-sama.
Ruito : Je ne serais pas contre manger un vrai repas cette fois. Cuisiné par un chef je veux dire. Depuis notre départ de la Canopée, la bonne bouffe me manque.
Takumi : Reïtarô a sacrifié Kureto et Chen dans son processus de rajeunissement. Qui sait? Ils auraient pu nous accompagner si nous les aurions laissé vivre…
Reon : C’est vrai ça… Tu devrais profiter de ton prochain repas, Ruito. Reïtarô aura peut-être quelqu’un prochainement à devoir sacrifier dans notre groupe, pour sa grande cause.
Ruito : Ça ne sera pas le cas! Et pourquoi tu dis ça comme ça? On a toujours l’impression que les plans de Kyûsaku-sama ne t’intéressent pas, voire que tu y es contre maintenant.
Tomoo : Reon n’est pas le seul, Takumi aussi tu donnes cette impression.
Reon : Ça ne vous tracasse pas vous qu’il ne vous ait rien dit depuis le début? Même moi, qui étais là avant vous, bien avant vous, je ne sais pas de quoi il en retourne. Après toutes ces années, il n’y a que lui pour savoir ce qu’il manigance. Moi, je ne m’inquiète pas trop pour moi-même, je suis immortel, comme on dit souvent… mais vous. J’espère que votre imagination est grande les gars car tout peut arriver.
Tomoo : N’essaie pas de nous faire douter. Beaucoup de ninja font ce qu’ils font sans s’en rendre compte, sans comprendre les répercussions qu’ils créent. Suffit de faire confiance, d’avoir foi. Certains sont indignes à pouvoir participer à ce qui vient, d’autres en sont plus dignes. Kyûsaku-sama voit plus en nous qu’en biens d’autres. Je suis presque certain de dire que même sans la révolte qu’il y a eu dans la Canopée, tous n’auraient pas pu suivre comme nous. Fusazô, Kisa, Hirosuke, cette garce d’Akino… beaucoup auraient été exclu de la Canopée. Il a vue quelque chose d’intéressant en nous qu’il n’aurait pas vue chez eux. Kyûsaku-sama est en train de former un nouveau monde, c’est tout ce que j’ai besoin de savoir, personnellement. Dans ce nouveau monde, j’y mettrai ma propre touche aussi, j’ai moi aussi une vision sur certains concepts.
Reon : J’espère que dans ce nouveau monde, que la personne qui vous cuisinera votre prochain bon repas aura le droit d’y vivre. Parce que si non, il est possible que ce soit votre dernier bon repas.
Ruito : Ferme-là un peu, Reon! Fout le camp et va rejoindre les Uchiwa si les ambitions de Kyûsaku-sama te révoltent à ce point! Du balai!
Tomoo : Impossible. S’il quitte notre groupe, je le considérai comme une trahison et les traitres, on les tue. Je m’arrangerai pour que l’immortel ne le soit plus.
Reon : Vous me faites pitié les gars…
En un clin d’œil pratiquement, une épée siffla l’air et transperça, part en part, Reon! L’épée s’était élancée plus rapidement qu’à l’habitude, personne n’eut le temps de riposter, ou encore d’esquiver pour d’autres. De par son humeur, Tomoo se transformait à vue d’œil. Sa peau devenait plus rouge, plus écailleuse, son corps prenait du tonus et de la hauteur… Chose encore plus étonnante, l’épée se recouvra elle aussi d’écailles de même allure. Ils remarquèrent même que l’épée était non accrochée au poignet du garçon, mais à l’arrière, à sa taille, telle une queue. Tomoo ressemblait ainsi beaucoup plus à une bête. Suivant cette attaque, Tomoo attrapa Reon au cou pour l’empêcher de bouger.
Reon : * Crache du sang * Tu crois que ça va suffire?
Tomoo : Depuis ce petit changement ; depuis notre affrontement contre les imbéciles de l’autre groupe, mon sang est devenu bien plus bouillant. Ne teste pas ma patience, Reon. Même si ton corps est immortel, je doute que sans ta tête sur tes épaules il puisse suivre bien longtemps.
Takumi : Lâche-le.
Tomoo : Boucle-là si tu ne veux pas toi aussi tester ton immortalité contre moi. Je vais lui transpercer le cœur d’autant de lames qu’il m’en plaira.
Takumi (Furieuse) : Lâche-le!
Une image parvint dans l’esprit de Tomoo, celle d’une jeune personne en contrejour dont la silhouette lui rappelait fortement l’image de Takumi à l’instant. L’émotion qu’il avait avec cette image était de la crainte. La silhouette, dans cette vision qu’il avait, était par-dessus lui, elle lui était supérieure. Sans comprendre vraiment, il associa dans l’instant Takumi à cette crainte. Il avait toujours son air renfrogné, mais il lâcha Reon après quelques secondes suite à l’avertissement répété de Takumi. Son épée, qui était maintenant sa queue, se délogea elle aussi. Après un moment, Tomoo reprit son apparence et il continua la route d’une humeur qu’aucun n’arrivait à identifier. Une humeur rarement vue sur le visage du garçon.
Takumi : Combattre Tomoo et Ruito dans un même combat nous ralentirait beaucoup trop et, au bout du compte, nous ne saurions pas vers où se dirige Reïtarô.
Reon : Merci, Takumi. Soit sans crainte par contre, mon cou est l’une des parties de mon corps qui se régénère le plus rapidement. Reïtarô n’aurait pas voulu me perdre aussi bêtement qu’en étant décapité.
Takumi : C’est insensé de dire ce que je vais dire, mais ce n’était pas ce qui m’inquiétait le plus, Reon. Tout ça ne fait que nous ralentir. Il faut progresser plus vite, pour atteindre Reïtarô rapidement.
Reon : Hmm, j’ai saisie. Je ne recommencerai pas alors, j’ai été négligeant.
* Étonnement de Takumi *
Ruito : Qu’est-ce que tu regardes?
En effet, Takumi, stupéfaite de quelque chose, avait détourné le regard promptement vers le chemin qu’ils venaient de prendre. Elle fixa longuement dans cette direction, y cherchant presque quelque chose. Ils n’avaient pas vue âme qui vive depuis le tout début, aucun animal non plus d’ailleurs, mais cette fois, Takumi semblait avoir vue quelque chose et c’était d’une forme bien plus inquiétante que celle que pouvait avoir un animal.
Reon : Tu crois qu’on est suivit?
Ruito : Je doute que les autres aient réussit à nous suivre. Kyûsaku nous avait téléporté à un endroit assez loin de notre champ de bataille. Je ne crois qu’ils aient la forme pour venir jusqu’à nous.
Reon : Et que crois-tu qu’ils font alors?
Ruito : J’ai pas envie de le savoir. Il n’y avait personne derrière. On continue.
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Oto – 9 octobre
[Par la faute de Danzô, l’équipe de Sasari, Mifuyi, Kumiko et Konan devait à nouveau sceller les invocations de Kabuto. Ils avaient été séparés par un grand arbre qui avait poussé subitement depuis le bras de Danzô, chacun combattait leur adversaire. Par le hasard des choses, Sasari se trouvait à affronter Kushina Uzumaki, la femme du quatrième Hokage.
Elle était une adversaire non-négligeable, à qui l’on ne devait pas porter moins d’attentions qu’aux autres ninjas invoqué par Kabuto. Il fallait utiliser des moyens d’exceptions pour prétendre venir à bout de la jeune femme et c’est ce que fit en un premier temps Sasari. Grâce à son dojutsu, le Tsukuyomi, il avait le contrôle sur l’esprit de son adversaire. Les deux étaient libres dans la dimension de Sasari et avec beaucoup de temps devant eux.]
Kushina : Mikoto… va-t-elle bien, dit moi?!
Sasari : … C’est… c’est compliqué à expliquer.
Kushina : Tu as pourtant dit que nous avions du temps. J’ai des raisons de douter que ça va mal, à dire vrai… Sasuke, ton frère… j’ai cru comprendre qu’il était responsable de la mort de Danzô. C’est un homme peu respectable, surtout au vue de ce qu’il a dit, mais ça restait quelqu’un d’important pour le village. Il n’avait pas tort sur certains points. Danzô faisait un travail que peu aurait fait ; agir dans l’ombre. L’Hokage ne peut pas toujours tout faire, il doit s’entourer de toute sorte de personnes et il y a des rôles moins rayonnants que d’autres.
Sasari : Le clan a été anéantit, les survivants ne se compte que sur les doigts d’une main maintenant. Je ne vous dirai pas qui en est responsable. Tout à l’heure, vous avez reconnu mon nom et pourtant, Shisui n’a jamais entendu parler du miens alors qu’il semblait connaitre Sasuke. La réponse est simple ; quelques jours après l’attaque de Kyûbi sur Konoha, le clan Uchiwa a mis un programme en place pour envoyer quelques de leurs enfants en très bas âge dans diverses contrées du monde ninja pour nous y dissimuler et préserver le clan si jamais un malheur arrivait. Je n’ai jamais connu ma famille, ni le reste de mon clan. Pas même mon frère jumeau ; Sasuke.
Kushina (Étonnée) : Tout le clan Uchiwa?! C’est invraisemblable… Tout ça à cause de ce Madara. Je n’ai pas été assez forte pour l’empêcher d’atteindre Kyûbi, c’est en partie aussi de ma faute. S’il n’y avait pas eu cette apparition, peut-être que…
Sasari : De votre faute? Vous aviez Kyûbi en votre possession?
Kushina : En ma possession?! Non, dattebane! J’étais l’hôte de ce maudit renard à neuf queues! Comme Naruto l’est aujourd’hui! Et encore aujourd’hui, cet Uchiwa tente de prendre Kyûbi, dattebane! C’est une malédiction. Comment pourrait-on vraiment vouloir de ce démon hormis pour faire le mal avec? J’ai été chanceuse, j’ai vécu une vie tout à fait normale avec lui en moi… Mais j’ai connu d’autres histoires à propos de Jinchuriki et, depuis la nuit des temps nous sommes détestés de tous, injustement. Une vraie malédiction. Je ne souhaite à personne d’être en possession de l’un de ces démons. Dattebane!
Sasari : Je n’en veux à personne de ce qui s’est passé. J’ai survécu, après tout, et j’ai rencontré des personnes que je considère comme ma famille maintenant.
Kushina : Tu n’as donc jamais connu ta mère?
Sasari : Avant que le massacre n’ait lieu, lorsque j’avais environ sept ans, une mystérieuse femme venait à ma rencontre très souvent. Elle n’a jamais déclaré elle-même son identité et venait toujours voilée, mais j’ai su très vite plus tard qui elle était vraiment. Elle m’a remis ce collier. * Montre le collier de Mikoto *
Kushina (Sourit) : Je le reconnais, en effet. Elle l’a porté longtemps. Même à l’Académie elle l’avait. * Soupire * Ouf, ça remonte à une époque maintenant, mais j’ai l’impression que c’était encore hier.
Sasari : Vous l’avez bien connu, alors?
Kushina : * Regarde autour d’elle * Je sais que nous sommes dans un Genjutsu, mais tu permets qu’on s’assoit? Cette technique de réincarnation avait atténuée, voire privée, la plus part de mes sens, comme celui du touché et de la douleur, mais maintenant, ici, j’arrive à être un peu plus vivante et il serait peut-être plus confortable si on pouvait s’assoir pour discuter.
[Le garçon s’exécuta tout de suite. La forêt disparût autour d’eux pour se transformer en un modeste pavillon extérieur mis au centre d’un petit lac en plein milieu d’un village inconnu. Un simple petit ponceau permettait l’accès à ce pavillon des plus relaxants. Des chutes d’eau pouvaient être entendu, ainsi qu’une foule au loin dans le village et le bruit d’une cigale qui criait à un soleil plus que rayonnant. C’était une place très apaisante. Kushina s’en réjouit et s’assit immédiatement dans l’un des fauteuils douillets.]
Kushina : Aaah! Tu sais être artistique, toi aussi! C’est peut-être un peu trop, mais je n’en plaindrai certainement pas! Je pourrais m’endormir facilement ici. * Sourit *
Sasari : Je n’ose pas utiliser le Tsukuyomi à volonté et la plus part du temps, c’est pour faire flancher un ennemi. Dans ces rares occasions, autant en profiter. Ça ne durera pas très longtemps, en réalité.
Kushina : C’est le bon côté de cette technique!
Sasari : Je ne suis pas le premier à vous plonger dans le Tsukuyomi. J’ai raison? Vous disiez reconnaitre les sensations, plus tôt.
Kushina : C’est exacte… ça m’est arrivé qu’une seule autre fois. C’était à un moment crucial, comme celui-ci. Mikoto m’avait plongé dans son Tsukuyomi. Tu as le même Dojutsu que ta mère.
Sasari : Je croyais que vous étiez… amie.
Kushina : Ç’a été le cas. Mikoto n’avait pas utilisé le Tsukuyomi pour m’attaquer, mais pour me sauver. Je ne te questionnerai pas sur comment toi tu as pu élever ton Sharingan simple, mais tu devrais savoir que le Mangekyô Sharingan possède plusieurs pouvoirs. Celui que je connais plus particulièrement est celui de pouvoir contrôler à sa guise Kyûbi. Peu de personne au village connaissait la vérité sur mon cas, il y avait l’Hokage bien sûr, mon mari, Minato, et pour ce qui était du reste, ils sont morts prématurément après que j’aie été fait comme hôte… En bref, une poignée de personnes seulement connaissait la vérité. Il n’y avait pas beaucoup d’indice qui trahissait ma seconde identité. J’avais été formé pour bien apprendre les bases du Fuinjutsu et le sceau qui emprisonnait Kyûbi en moi était l’un des plus puissants… Il était impossible pour Kyûbi de pouvoir prendre le contrôle sur moi… ou presque. Mikoto est devenue l’une des rares personnes à savoir que j’étais l’hôte du démon. Je l’appréciais déjà avant cet évènement, mais après, je ne pouvais qu’avoir un respect éternel pour elle.
Sasari : Que s’est-il passé? Vous permettez que je le sache?
Kushina : Me permettes-tu que je sache d’abord la cause de la disparition du clan Uchiwa? Tu sais, à une époque, le clan Uzumaki a aussi été victime d’assauts ce qui a fait en sorte que la survie de ma famille a été très compliquée par la suite. J’ai perdu beaucoup de membres de ma famille. Soit parce qu’ils ont été tué ou parce qu’ils ont fui. Ça m’affecte cette histoire, j’aimerais savoir ce qui s’est produit.
Sasari : Je peux vous le dire, puisqu’à la fin de cette conversation on devra vous sceller, mais nous n’en discuterons pas plus.
Kushina : Je t’écoute! Je ne dirai rien de plus, dattebane!
Sasari : Itachi a tué tout le monde.
Kushina (Étonnée) : Le petit Itachi? Ton frère?! Ahem… * Secoue la tête * non, je ne dois pas trop y réfléchir, dattebane! * Soupire * Si tu t’intéresses à cette anecdote à propos de ta mère, je peux te la dire… C’était il y a quelques années, encore plus que je ne me rappelle au vue de ma mort. Lors d’un retour d’une mission avec mon équipe, durant la guerre, j’ai pu croiser celle de Mikoto, par inadvertance. L’une de ses camarades, que je connaissais également, une Uchiwa elle aussi, s’est interposée devant moi. Sumire Uchiwa était son nom. Elle partageait des traits de caractères avec Mikoto, les deux étaient des ninjas douées, plus que douées même, mais Sumire voyait certaines choses sur différents angles par rapport à Mikoto, ta mère. Déjà à l’époque, les deux filles possédaient aussi le Mangekyô Sharingan et, d’une manière que je ne saurais expliquer, Sumire savait pour moi. Elle savait que j’étais l’hôte du démon. Par le passer, il avait souvent été dit que l’intérêt de faire de personne les hôtes des démons était d’en faire des armes de guerre puissantes, pouvant annihiler une frappe ennemi rapidement et sans douleur. Je n’avais pas été choisis pour ce but, ce n’était pas ce que le Sandaime Hokage voyait pour moi. J’étais seulement censé protéger le démon et le garder loin des yeux malveillants. Sumire tenta de me convaincre d’utiliser Kyûbi, de retourner sur le grand champ de bataille pour aider les autres, durant la guerre.
Sasari : Elle t’a convaincu?
Kushina : Au contraire, je ne voulais pas, dattebane! Si je laissais Kyûbi m’envahir, il était possible que je perde le contrôle sur lui et qu’il blesse mes partenaires sans que je ne le veuille. C’était un pari trop risqué. Il fallait faire confiance aux stratégies mises en places pour remporter la bataille, ç’allait certainement fonctionner sans moi et ce monstre. Tu sais, pendant longtemps j’ai porté le surnom de «Habanero la sanguinaire» au vue tempérament que j’avais et… eh bien, aussi à cause de ma couleur de cheveux, un peu étrange et sujet à moquerie…
Sasari : Vraiment?! On se moquait de vous pour la couleur de vos cheveux?! Mais…
Kushina (Sourit, embarrassée) : Ha ha, ne t’en fait pas, ce n’était pas grand-chose tout compte fait, dattebane! Je savais me défendre et avec les années, les gens ont arrêtés de me faire la remarque.
Sasari : Tout de même, j’ai du mal à saisir…
Kushina : Dit donc, Sasari! * Affiche un sourire éloquent * Que penses-tu donc de la couleur de mes cheveux? Difficile de ne pas avoir vue celle de ton amie, Kumiko, si je me souviens bien de son nom. Ne les aimerais-tu donc pas ou est-ce le contraire?!
Sasari (Embarrassé) : Ahem… Je ne voulais pas vous interrompre dans votre anecdote, Kushina-san.
Kushina (Moqueuse) : Gnihihi! Ta réponse en dit long et elle me flatte beaucoup! * Sourit * Où en étais-je dans ce cas… Ah oui! J’avais réputation pour avoir un tempérament explosif par moment, je savais montrer mes humeurs, mais jamais ça n’avait eu un quelconque effet le sceau à l’intérieur de moi. Même mes plus fortes crises, plus jeune, n’avait pas fait sourciller les chaines qui retenaient Kyûbi… hormis celle que Sumire a provoqué en moi. J’ai détesté des personnes, mais jamais au point de souhaiter le malheur à qui que ce soit, sincèrement. Cette fois-là, par contre, j’ai détesté le monde entier avec une haine surpassant toutes les autres, dattebane!
Sasari : Que vous avait-elle dit?
Kushina : Presque rien! J’ai perdu le contrôle sur mes émotions sans raison et après, ça été le vide dans mon esprit. Cette fois, ç’avait plus que sourciller en moi, le chakra de Kyûbi m’envahit. Comme elle l’avait souhaité, je m’étais transformée quelque peu et plus ç’allait, plus Kyûbi surpassait ma conscience, dattebane! Elle possédait le Mangekyô Sharingan et, bien évidemment, elle pouvait contrôler elle aussi Kyûbi à l’intérieur de moi. J’avais le sentiment qu’elle l’aidait, mais à un moment, elle lâcha l’affaire laissant libre cours au démon en moi. Il était furieux et, comme je l’imaginais, Kyûbi ne distinguait pas l’ami de l’ennemi. J’ai commencé à être très violente et plus le temps passait, plus cette violence grandissait et devenait dangereuse. Les jonins qu’on m’avaient assignés à cette mission en furent gravement blessés, on ne m’a jamais dit s’ils avaient vraiment survécu par la suite, je n’ai plus entendu reparler d’eux. J’ai fait d’autres blessés, j’ai utilisé des orbes de démons pour raser des endroits, j’ai soulevé la terre pour faire basculer mes ennemis, j’ai… Bref, tu dois comprendre le désastre, non? Je n’avais jamais eu à faire face à ce genre de situation, je n’arrivais tout simplement pas, seule, à surpasser Kyûbi cette fois-là. Mon dérèglement émotionnel était trop grand pour que je puisse reprendre le contrôle. C’est là que ta mère est apparût. Mikoto avait dû comprendre la situation très rapidement. J’ai vue Tsukuyomi pour la première fois. Elle m’a plongé dans une dimension comme celle-ci. Nous avions tout le temps d’apprendre à mieux nous connaitre et à rattraper la situation. * Sourit * En une seconde, il s’était écoulé trois mois dans mon esprit. C’était bien trop long pour seulement reprendre le contrôle sur Kyûbi, mais se fut suffisant pour que l’on devienne bonnes amies, elle et moi.
Sasari (Ébahie) : Ma mère pouvait faire durer son Tsukuyomi trois mois? D’apprendre qu’elle était ninja m’étonnait déjà, mais douée à ce point, je n’aurais pas imaginé.
Kushina : Nous avions supplanté la haine que j’avais pour la transformer en joie, à deux. À mon réveil, j’étais redevenu qui j’étais. J’avais appris à m’accepter un peu mieux moi-même, à faire davantage la paix avec mon esprit et avec les autres. Je n’en voulais pas à Sumire, mais de toute manière, Mikoto lui avait passé un savon par la suite, gnihihi!
Sasari : …J’ai beaucoup aimé cette anecdote, Kushina-san. C’est difficile de se définir complètement lorsqu’on ne sait pas totalement d’où l’on vient et je le réalise de plus en plus maintenant. Je suis content de pouvoir être le fils d’une personne comme elle.
Kushina : Il y a de quoi! Mais ne te berne pas complètement, Mikoto était une personne aimable la plus part du temps, elle a cependant eut ses côtés sombres, notamment avec son équipe. Ils ont fait des mauvais coups, si tu vois ce que je veux dire. Comme Itachi et Sasuke, il faut croire… Et toi, tu as fait des mauvais coups aussi? Hormis tué quelques ninjas sous les ordres de Danzô ou libérer de dangereux prisonniers qu’il gardait à l’œil.
Sasari : Tout dépend des points de vue, j’imagine. On a tué des ninjas de Konoha, car c’était notre vie ou la leur. On a refusé de mourir, alors que Danzô y voyait un refus de nous soumettre à lui et ses lois. Danzô a dit que nous avions libérer de dangereux prisonniers, pourtant, deux de ces dangereux prisonniers sont nos amis maintenant et savent avoir de l’honneur. Ils se sont révélés être une aide où beaucoup nous aurait tourné le dos. L’un d’eux avait été fait prisonnier car il avait été fait cobaye d’Orochimaru contre sa volonté et l’autre avait été fait prisonnière pendant plus de quinze années car on voulait lui dérober une carte qu’elle avait fabriquée, et elle en aurait passé plusieurs autres si nous n’étions pas venus à sa rencontre.
Kushina : Ça ne répond pas à ma question. Je veux savoir si toi tu considères avoir fait de mauvaises chose.
* Silence *
Sasari : …Je ne sais pas. Une partie de moi me dit que non ; que j’ai fait ce qui devait être fait, mais une autre me dit que je fais trop souvent de mauvaises choses. Cette femme que vous avez vue, Konan… ce qui avait été dit sur elle est vrai. L’Akatsuki, son groupe à elle, ils ont fait des paquets de mauvaises choses, mais j’ai tout de même tenu à la ramener à la vie. J’ai connu Konan-sensei comme étant une bonne personne, qui, selon mon point de vue, faisait de bonnes actions, mais lorsqu’on s’est perdu de vue, sa perception du monde s’est tout à coup transformée en autre chose de terrible. J’osais croire qu’en la ramenant, elle serait de nouveau comme elle était avant, surtout grâce à votre fils… mais ç’aurait pu ne pas être le cas. Konan-sensei aurait pu rester qui elle était dans l’Akatsuki. En la ramenant à la vie, j’ai été égoïste, plus que jamais encore.
Kushina : Attend, tu dis l’avoir ramené à la vie?
Sasari : * Pointe son œil bandé * Mon second Dojutsu… le Yasakani.
Kushina (Ébahie) : Toi?!... * Secoue la tête * Je m’emporte pour rien, dattebane. J’arrive à comprendre ton point de vue et j’ai le sentiment que ça te trouble pour tes prochains choix. Ai-je raison?
Sasari : Grâce au Yasakani, j’ai pu ramener à la vie cette femme qui aurait pu amener la terreur à nouveau. Elle aurait pu continuer à assister Madara à devoir capturer Kyûbi en Naruto. Heureusement, ce n’est pas le cas… mais que faire lorsqu’il s’agira réellement d’un mauvais choix?
Kushina : Sasari, enfant, lorsqu’on fait des bêtises, il est facile de se lamenter sur son sort, de pleurer dans les bras de sa mère pour qu’elle nous réconforte et qu’elle règle les problèmes que nous avons engendrés, il est facile de proclamer de vraies ou de fausses excuses à ceux à qui nous avons fait du tort, espérant qu’ils soient indulgents et qu’ils oublient les torts que nous avons pu causer… Mais lorsqu’on devient un adulte, on doit assumer nos responsabilités. Les excuses peuvent suffire dans certain cas cependant, je crois que, en tant qu’adulte, lorsque l’on fait des bêtises, on répare soi-même nos erreurs. Si tu prétends que cette Konan a changé comme tu l’espérais, que fait-elle maintenant, alors qu’elle comprend les erreurs qu’elle a pu commettre?
Sasari : …Elle expie ses fautes… Elle se rachète comme elle le peut.
Kushina : Ce n’est pas toujours facile de mesurer les conséquences de nos actes, mais je crois que l’on devrait toujours être responsable de ceux-ci. Le Yasakani, le contrôle sur le temps, si tu as le potentiel d’utiliser un tel pouvoir, tu devrais avoir la force pour assumer les conséquences qui en résulteront.
* Silence *
Kushina : D’ailleurs, Sasari, par expérience avec Kyûbi, il est toujours plus facile de supporter un fardeau à deux que seul. * Sourit * Donne toute ta confiance en tes amies et elles te la rendront, certainement. Ta sensei, Konan, peut-être ne voudra-t-elle pas de ton aide, mais je suis certaine qu’au fond d’elle-même, elle apprécierait une aide de ta part… Tu ne devrais pas avoir peur de qui tu es. Lorsque tu que manques de confiance en toi, tu brimes ton potentiel. Kumiko, ton amie, elle avait raison, et tu l’as dit toi-même. Le tout est de trouver un équilibre qui te semble juste, en toute chose.
Sasari : Je le conçois mieux maintenant. Trouver l’équilibre en chaque chose…
Kushina : Bon! * Se lève et s’étire * Il reste peut-être plusieurs heures ou plusieurs jours dans cette dimension, mais on devrait régler mon problème maintenant! C’est bien pour ça qu’on est ici, dattebane!
Sasari : Vous avez réussi à dévier votre propre chaine pour me protéger. C’était de votre volonté, pas de celle de Kabuto. Je comptais sur vous pour m’apprendre à vous sceller.
Kushina : * Continue à s’étirer * On va faire mieux que ça, Sasari! Je n’ai pas été hôte pour Kyûbi pour rien! J’ai vécu douze années de ma vie avec ce parasite à l’intérieur de moi, il faut bien que j’en ai tiré des leçons! Je vais broyer ce nouveau parasite.
Sasari : Je ne réutiliserai pas le Tsukuyomi une deuxième fois. Vous devez être certaine de ce que vous faites, Kushina-san.
Kushina : Ne me croit pas faible, dattebane! Ce Kabuto ne sait pas à qui il a faire! * Frappe de son poing dans sa main *
Sasari : …
Kushina : Une dernière chose, Sasari… Cette Sumire… hmm… pense toujours à ne pas te laisser guider par tes émotions. C’est important. Il faut se fier à notre logique aussi. Comme tu l’as dit, il faut savoir faire la part des choses… trouver un équilibre. Fait attention à toi à ce niveau. D’accord?
Sasari : J’en prends note.
Fin du chapitre 304