Sasari Uchiwa

Chapitre 300 : Entrer dans une seconde guerre

5376 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a plus de 4 ans

Cimetière des montagnes – 8 octobre


Madara : Prouve-moi maintenant que l’Edo Tensei nécessite vraiment des corps vivants. Et… livre-moi tous ses secrets, y compris comment y mettre fin.


[Alors que la guerre avait commencé depuis un moment entre les forces de l’alliance Shinobi et celles de Madara, ce dernier, avant de partir lui aussi guerroyer, enquête davantage sur son partenaire soudain qu’était Kabuto. Il avait prouvé qu’il serait utile dans ses démarches, surtout grâce à l’armée de morts qu’il lui a offert pour combattre l’alliance, mais, à son goût, Kabuto s’amusait trop et manigançait des plans dans l’ombre qui pouvait ne pas lui plaire.


Madara souhaitait éclaircir ce premier point noir.]


Kabuto (Étonné, prudent) : Et si je m’y refuse?


Madara : Tu n’obtiendras jamais ce que tu désires, et ce que tu désires se transformera en toute autre chose… Ce sera ta vie!


Kabuto : Il ne serait pas prudent d’affronter quelqu’un qui utilise le Rinnegan pour le moment. Et puis, j’ai encore une autre carte à jouer. Inutile de me presser. Très bien… Mais je n’ai pas de sacrifice sous la main. * Pointe Anko Mitarashi de son regard * Comme je l’ai dit, cette femme ne peut être utilisée.


[À la remarque de Kabuto, Madara fit apparaitre deux corps provenant de sa dimension. Deux hommes, portant l’emblème de Konoha, l’un provenant du clan des Yamanaka et l’autre du clan des Aburame. Ils étaient tous deux biens en vie, mais absent mentalement.]


Kabuto : Et ces hommes sont?…


Madara : Les chiens de Danzô… Ils sont sous l’emprise d’un genjutsu créé par le sharingan depuis le moment de leur capture.


[Tout à coup, Madara s’approcha du corps inconscient de Torune, l’Anbu du clan Aburame, le prenant en étau de son bras autour de son cou. Évidemment, le membre de l’Anbu ne put rien faire et Madara le lui brisa pendant ses explications. Il le jeta au sol, aux pieds de Kabuto.]


Kabuto : Vous n’y allez pas de main morte.


Madara : Bien, j’ai tout préparé pour toi. J’ai tué lui pour toi. Maintenant, prends l’autre et utilise la réincarnation des âmes.


[Avant d’agir, par précaution probablement, Kabuto ramena la pauvre Anko, la jonin spécialiste, qu’il maintenait au piège de son serpent, et la cacha sous sa longue bure rouge. Le serpent ressortit pour maintenant s’approcher du corps mort de Torune. Alors que le serpent l’agrippait pour le surélever, Kabuto sortit un parchemin déroulé à lui, de sous son manteau. Il s’approcha.]


Kabuto : Laissez-moi vous dire une chose : cette technique est classifiée comme invocation. * Sort un kunai * J’invoque l’âme du mort depuis l’au-delà pour qu’elle vienne dans notre plan. Pour y parvenir, il me faut une partie de celui que je veux ressusciter.


[Kabuto planta son kunai dans le ventre du cadavre. En affichant l’indifférence, du sang lui jaillit au visage.]


Kabuto : Une partie de chair. De la matière contenant ses informations personnelles. Sans cela, l’Edo Tensei ne fonctionne pas.


[Kabuto appuya son couteau souillé de sang sur le sceau du parchemin déjà ouvert.]


Kabuto : De plus, si l’âme n’est pas dans l’au-delà… autrement dit, si l’âme a été scellée ailleurs, ils ne peuvent être ressuscités. Autrefois, Orochimaru-sama a tenté de ramener le quatrième Hokage et il a échoué. Parce que le dieu de la mort avait déjà pris l’âme du Hokage avec la technique de l’emprisonnement des morts. Et le troisième Hokage a utilisé la même technique au cours de la destruction de Konoha… Le premier et le deuxième Hokage ont également été pris…


Madara : Ce qui signifie que l’Edo tensei ne peut être utilisée sur aucun de ces Hokage?


Kabuto : Tout à fait… J’ai ramené beaucoup d’hommes à la vie, mais il n’a pas été aisé de récolter la matière contenant les informations personnelles. Ce n’est ni plus ni moins que du pillage de tombes.


[Kabuto avait apposé le parchemin ouvert au sol, qui était à son tour couvert de sang. Étrangement, sans que l’invocateur n’ait eut à faire quoique ce soit, de ce sang commençait à serpenter l’herbe devant. D’abord lentement, puis extrêmement rapidement. Des dessins faits en écritures sanguinaire se formaient autour de Fuu, le second corps ramené par Madara, et l’entourait presque totalement. Tout indiquait qu’il était la cible de la technique.


Inutile maintenant, le serpent de Kabuto rejeta le corps mort de Torune à distance.]


Kabuto : Il est ardu d’identifier des corps en décomposition… J’ai essuyé de nombreux échecs…


Madara : * Fixe les sceaux au sol * Alors, c’est la formule de la technique?


[Kabuto, liant subitement les mains ensembles, le sceau sanguinaire au sol, sous Fuu, s’illumina! Des morceaux, qui semblaient s’apparenter à des papiers, s’élevèrent depuis le sol commençant par recouvrir la victime depuis les genoux. Madara observait avec intérêt. Le genjutsu qui emprisonnait l’esprit de Fuu jusqu’à maintenant se brisa au même moment. Le ninja constata dans l’instant qu’il était trop tard. Le ninja de Konoha commença à crier de peur, mais, rapidement, fut ensevelit complètement de feuilles.]


Kabuto : C’est avec ceci qu’on transforme une personne vivante en réceptacle pour l’âme du défunt. Ensuite, l’Edo Tensei est achevée.


[Alors qu’elles venaient de couvrir Fuu, les morceaux de feuilles retombèrent au sol, laissant découvrir Torune! Cette fois, faussement cependant, Torune était en vie et pouvait enfin reprendre son souffle, comme s’il était remonté à la surface après être plongé depuis plusieurs minutes.]


Torune (Faible) : C’est…


Kabuto : On peut considérer cette technique comme la plus puissante du monde ninja. Le deuxième Hokage l’a conçue et Orochimaru-sama l’a perfectionné. C’est leur contribution pour le monde!


[Kabuto se dirigea vers Torune, dans son dos, munit d’un deuxième kunai où une note particulière était attachée. Il pointa la lame à la nuque de Torune et lui planta sans qu’il ne puisse rien n’y changer.]


Kabuto : Je contrôle sa personnalité grâce à ce sceau… Et une fois que je lui donne des ordres, toutes les capacités qu’il avait de son vivant lui sont rendues, il deviendra un pantin qui obéira à mes ordres et qui ne pourra pas mourir. Naturellement, il en va de même pour les capacités exceptionnelles comme le Rinnegan ou le Sharingan d’Itachi. Mais je n’ai pas réussi à trouver le cadavre de Shisui Uchiwa. Le cadavre de Jiraya est au fin fond de la mer, là où la pression de l’eau est trop forte pour qu’on s’y aventure. En ce qui concerne les armes telles que l’œil droit de Danzô ou Pain, je n’ai pas la matière contenant leurs informations personnelles et…


Madara : Ne t’emporte pas!


Kabuto (Mesquin, sourit) : Eh bien, peu importe. Nous avons bien assez de pions.


Madara : Une technique aussi idéale doit comporter des risques.


Kabuto (Ricane) : Gnihihi… Le plus incroyable dans cette technique, c’est qu’il n’y a pas de risque pour son utilisateur!


Madara : Comment?


Kabuto : C’est la vérité. L’Edo Tensei ne comporte pas de risque. Enfin, elle en a un.


* Madara est attentif *


Kabuto : Avec une technique aussi incroyable et puissante, le nom de son utilisateur sera répandu aux quatre coins du monde. Mon nom deviendra encore plus connu que celui de Madara Uchiwa. Mais un intellectuel, comme moi, ne désire pas la gloire, je ne ferais que devenir une cible.


Madara (Irrité) : Ne va pas trop vite en besogne! Chaque action entraine une réaction. Reste concentré.


Kabuto (Sourit) : J’apprécie votre conseil. Le seul risque que me fait courir cette technique provient des informations que je vous ai données sur elle.


[De manière fantomatique, un cercueil, fait de bois, apparût autour de Torune, la porte complètement ouverte. Cette dernière se referma d’elle-même pour y enfermer le corps de l’ancien membre de l’Anbu de Konoha.]


Kabuto : Bon, je vais y aller… Les intellectuels sont plus à l’aise dans les espaces lugubres.


Madara : Attends! Tu ne m’as pas encore dit comment mettre fin à l’Edo Tensei.


Kabuto : Oh! C’est vrai. J’ai failli oublier. Tuer l’utilisateur n’arrêtera pas la technique. Alors que faut-il faire?


* Silence *


Kabuto : C’est assez facile, en vérité. Il faut me manipuler, moi qui contrôle la réincarnation des âmes, pour me faire briser la technique en faisant les signes chien, cheval et tigre. Avec votre Sharingan, par exemple. Sinon, vous pouvez également sceller les âmes de ceux qui subissent la technique.


Madara : Voilà qui est bien, si c’est la vérité.


Kabuto : Je ne suis pas assez intrépide pour vous mentir.


[Le cercueil de bois s’enfonça dans le sol, faisant disparaitre toutes traces de la technique.]


Kabuto : En tout cas, cette conversation est terminée. Je vous aie dit comment y mettre fin, j’y vais.


[Ainsi, les explications avaient été données et Kabuto s’écarta de l’endroit pour se diriger vers sa planque personnelle, bondissant de branches en branches. Rapidement, Madara le perdit de vue.]


Kabuto : Tant que j’ai cette autre technique en plus de l’Edo Tensei, je suis invincible. Le moment venu, je dévoilerai la vérité sur le Sage des six chemins… * Ricane * Il me reste encore d’autres atouts. J’envoie d’abord Itachi et le porteur du Rinnegan à la recherche de Kyûbi et Hachibi, mais vaut mieux être trop prudent que pas assez, j’enverrai une deuxième équipe pour couvrir un plus large territoire. Je ne lui ai pas montré les membres de cette deuxième équipe que je me garde en secret, ç’a été idiot de ma part de tenter de justifier qu’ils ne pouvaient pas être ramené de l’au-delà. Lorsque j’aurai en possession les deux Bijuu restant, alors à ce moment, il me regarda bien autrement.


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Ame - 8 octobre


[Tôt le matin, tout avait été réglé, même si tout ne plaisait pas à tout le monde. Une troupe de ninja était maintenant en route vers Oto, le pays d'Orochimaru, pour y trouver un potentiel indice sur l'obtention d’objets tels que celui du parchemin du panda Daiki. C'était une solution trouvée à l'improviste, mais n'ayant rien de mieux, elle devait être tentée.


La guerre entre l'Akatsuki et l'alliance Shinobi avait déjà commencé. Les cinq régiments étaient en course sur tous les fronts désignés, les pantins de Kabuto s'éparpillaient pour combattre leurs ennemis et les Zetsu allaient sur plusieurs fronts pour intercepter l'armée de l'alliance. Pour ce qui était de l'Akatsuki, comme l'avait prédit Konan, l'armée de Madara avançait depuis le repaire dans le cimetière des montagnes, s'étalant surtout vers l'est. Ils avaient eu l'information que Naruto et Killer Bee étaient sur une île appartenant à Kumo, ce que pu confirmer davantage Kabuto, y étant allé. Tout se trouvant entre les terres isolées et le pays de Kumo était le champ de bataille des deux armées... Oto faisait partie du lot.


Même si légèrement affaiblit, tous se devaient de se mettre en route le plus tôt possible pour espérer ne donner aucune avance à l’équipe de la Canopée. Trois ninjas étaient restés en Ame pour potentiellement continuer les recherches sur la localisation du parchemin, les autres se dirigèrent maintenant vers Oto. Aussi incroyable que la veille, au-dessus de la mer entourant Ame, le soleil arrivait à percer les nuages. Il n’y avait aucune pluie à l’horizon. Était-ce à prendre comme un second bon présage?


Sasari, Mifuyi, Kumiko et Konan faisaient équipe pour se diriger vers le pays du Son. Pour l’occasion, Konan avait abandonné son manteau de l’Akatsuki présent pour son ancien. Elle regrettait un brin, mais puisque l’Akatsuki était devenue une ennemie mondiale à abattre, Konan ne voulait pas prendre le risque d’apporter des ennuis à sa nouvelle équipe. Ce manteau qu’elle portait maintenant, aussi, lui donnait l’impression d’être redevenue un peu plus elle-même.]


Sasari : Nagato… Il était très différent de ce que je me souvienne de lui. Ses cheveux étaient blancs comme le lait et sa corpulence…


Konan : Le Rinnegan n’est pas un dojutsu comme le Sharingan ou le Byakugan, ce sont des pouvoirs qui puisent dans la force vitale de son utilisateur. Chaque fois que Nagato utilisait l’un des pouvoirs du Rinnegan, j’avais l’impression que sa vie s’amenuisait petit à petit. Il est devenu frêle le jour de la mort de Yahiko, en invoquant le Gedô Mazo la première fois. Il a perdu toute sa vitalité en ramenant Konoha à la vie, à cause du Rinne Tensei, au point de devenir très âgé d’un coup… Madara lui a repris son Rinnegan.


Sasari (Étonné) : Repris?!


Konan : C’est ce qu’il a dit. Je refusais d’y croire au début, mais maintenant, ça me semble plus logique. Madara a trouvé un réceptacle pour le Rinnegan et a vu un potentiel plus qu’intéressant en Nagato. Il nous rappelait, beaucoup trop souvent à mon goût, que Nagato aurait à utiliser le Rinne Tensei no jutsu à un moment crucial, sans vouloir nous en dire plus. Il voulait ramener quelqu’un à la vie.


Mifuyi : Et qui ça peut être?


Konan : …Je ne le sais pas… Tout ce qui entoure ce Madara, si il l’est vraiment, est un pur mystère, même pour moi, qui ait pu le côtoyer depuis le début. Votre famille sait s’entourer de mystère. Ton cas a été longtemps une grande intrigue pour moi, Sasari… Itachi aussi, d’une certaine manière.


Sasari : …


Konan : Vous l’avez rencontré, n’est-ce pas?


* Silence *


Konan : J’ai toujours eu un doute sur les réelles intentions d’Itachi dans notre organisation… ce qu’il cherchait vraiment avec nous. Il n’était pas comme les autres membres, ce qui le rendait infiniment plus doué. Le jour où tu es réapparut à moi, ici, en Ame… mes doutes sur Itachi se sont confirmés. Vous aviez tué Meito, le partenaire temporaire de Kakuzu, ce qui n’était pas un exploit en soit. Meito avait été choisis au hasard d’en l’attente de trouver un vrai partenaire pour Kakuzu or, ce ne m’avait pas étonné qu’il soit mort devant un premier venu. Puis, vous avez réussi à mettre à mal Kakuzu lui-même, qui se révélait à être un exploit bien plus particulier, et vous aviez réussi à fuir… Mais Itachi et Kisame vous sont tombé dessus. Pourtant, Furûtsu avait pris la fuite, encore. Kisame avait été la victime d’un puissant genjutsu et Itachi, il n’avait pas une égratignure…


* Sasari sourit *


Konan : Itachi a dû découvrir le tout à votre sujet. C’est lui qui vous a tout expliqué sur le clan Uchiwa, sur ton frère Sasuke et sur Konoha. C’est évident. Il vous a épargné, comme il en a souvent épargné plusieurs. Itachi détestait les conflits. Il savait être d’une efficacité peu égalable, mais épargnait tous les innocents qui croisaient sa route, au mieux que possible. Votre histoire, la peur du clan Uchiwa face à Konoha et de l’envoi d’enfants dans d’autres pays… Quelques années plus tard, cette histoire allait exploser à l’intérieur de Konoha, mais Itachi a tué tous les membres de sa famille. Il ne l’a pas fait pour lui… il l’a fait pour empêcher un conflit. Ceux qu’il déteste tant.


Kumiko : Si tu avais un doute, pourquoi n’avoir rien fait alors? Pourquoi n’avoir rien dit aux autres?


Konan : Car il était doué et difficilement remplaçable. Maintenant, il est clair qu’il n’aurait jamais pu attraper Naruto, mais je préférais ignorer cette pensée et ne pas y croire. Il y avait plus important à régler.


Sasari : Difficile de contredire la chose… C’est bien lui qui nous a tout dit. Il nous avait demandé de ne raconter l’histoire à personne, spécialement à Naruto et Sasuke. Malgré ce qu’il a fait, il tenait toujours aux Uchiwa. Il ne voulait pas que cette histoire ce sache… que l’image des Uchiwa ne soit pas pire qu’elle ne l’était.


Konan : …


Kumiko : Pourquoi cet intérêt particulier pour les Uchiwa? On dirait que tu les as étudiés pendant longtemps.


Konan : Depuis ma rencontre avec Sasari, oui, mais pas seulement. Madara est un Uchiwa et je me devais d’en savoir plus sur lui. Je devais en savoir un minimum sur chacun de nos membres. Certains étaient à surveiller plus que d’autres. Une fois que l’on connait à qui l’on a à faire, il devient moins imprévisible. Ne vous étonnez pas que je sois bavarde en ce moment… j’apprends à vous connaitre.


Kumiko : Je ne suis pas sûre que l’idée me plaise…


* Konan sourit *


Kumiko (Étonnée) : Azuko-san? Ahem, oui, tout va très bien, mais… Non, non, elle n’a rien fait… Vous voulez que je lui dise quoi? Mais… Je crois pas qu’on… Azuko-san, je n’espérais pas utiliser cette technique pour communiquer ainsi. Dès que nous avons ce que nous cherchons ou que nous avons la confirmation qu’on ne peut pas l’avoir, je vous enverrai un signal… Quoi? * Rougit * Je ne peux quand même pas lui dire ça! Je coupe la communication, Azuko-san. * Soupire *


Mifuyi : Qu’est-ce qu’elle a dit?


Kumiko (Embarrassée) : Rien d’important… Je n’aime mieux pas vous le dire. Cette technique, je commence à espérer le pire.


Konan : Tu sais, tu n’es pas obligé de parler à voix hautes lors des communications. Tes pensées suffisent.


Kumiko (Rougie) : Taisez-vous…


Konan : … * Sourit *


[Konan savait garder un respect certain pour ses nouveaux compagnons de route. Il était inutile, de toute manière, pour elle, d’en apprendre plus trop vite. Avec la patience nécessaire, elle se convainquait que tôt ou tard, ses intentions seraient perçut comme bonnes.


Le pays du Feu fut atteint rapidement, il ne restait maintenant plus qu’à longer le tout jusqu’à arriver aux frontières avec le pays du Son. L’équipe de Sasari, Mifuyi, Kumiko et Konan avait été chanceuses puisque la guerre ne semblait pas être présente dans cette région. Hormis les animaux, il n’y avait aucune présence humaine là où il passait, tous s’étaient réfugiés dans le village de Konoha. Avec cette constatation, les nerfs des ninjas étaient moins à vif, pensant voyager plutôt tranquillement.]


Mifuyi : Madara Uchiwa… Il reste certains membres dans l’Akatsuki, c’est certain, mais beaucoup sont morts et vous n’étiez qu’une dizaine, pas plus. Comment compte-t-il vaincre toute une armée? Je veux bien croire qu’il est puissant, mais… si les cinq grandes nations mobilisent toutes leurs troupes, ce sera difficile d’en venir à bout. Naruto et l’hôte d’Hachibi auront une armée entière pour les défendre.


Kumiko : C’est peut-être pour ça qu’il a provoqué cette guerre. Il se doute que tous voudront protéger Naruto à un endroit et ainsi, dévoilera sa position ou le fera sortir de sa cachette. Mais j’admets qu’il devrait avoir plus qu’une dizaine de combattants pour distraire l’armée pendant qu’il s’approche de ce qu’il souhaite.


Sasari : Nous aurons peut-être l’occasion de voir quel genre de stratégie il aura prise pour vaincre ses adversaires. Tout ce que j’espère, c’est que Sasuke ne fasse pas partie de son armée…


Mifuyi : Pff, et puis de toute manière, qui voudrait faire partie de son armée? Tout le monde connait l’identité de Madara. Tout le monde sait ce qu’il a fait par le passé et maintenant, puisqu’il a menacé ouvertement le monde entier, qui oserait se joindre à lui?


Konan : Madara cherche lui aussi un moyen pour que ce monde cesse de répéter les mêmes erreurs, il œuvre aussi pour une stabilité et… une paix. Ses moyens sont radicaux, voire impensables pour la plus part des gens, mais d’autres peuvent y voir une solution. Quand on perd tout, il est facile de prendre la première main venue et de lui faire confiance. J’ai moi-même connu ça… Depuis toute petite, je n’ai connu que la guerre… Quand ce n’était pas des conflits internes, c’était les grandes nations qui venaient se s’affronter en Ame, ne se souciant guère de nous… Voir un espoir, c’était difficile.


Mifuyi : Et toi… Qu’est-ce que tu penses de ses moyens radicaux, maintenant?


Konan : … C’est… difficile de revenir complètement en arrière. Ce projet que nous avions, j’y ai cru pendant longtemps. Il s’agissait de produire une dernière grande guerre, un conflit contre la souffrance. Lorsque l’on vit la souffrance, elle nous aide à mieux accepter celles des autres. Une société ou tous se comprendraient mutuellement, dirigé par un dieu comprenant cette souffrance. Nous aurions guidé ces gens pour qu’il n’y ait plus jamais les mêmes erreurs. Mais les résultats de ce plan, nous espérions que sur le long terme, ils persisteraient pour des générations et des générations, à vrai dire, personne ne pourrait vraiment prédire ce qui arriverait avec un tel plan. Par deux fois, Nagato a été surpassé… Tu avais raisons, Mifuyi, tôt ou tard, la situation nous aurait échappé des mains et elle aurait été pire que maintenant. Même avec une arme comme les neufs démons, quelqu’un y aurait trouvé une faille et nous aurait renversés. La bonne vieille méthode me convainc plus, désormais. Cependant, je ne crois pas que Madara ait les mêmes ambitions que celles que nous avions. Je ne sais pas comment exactement, mais il cherche à aller plus loin.


Mifuyi : Je n’arrive pas à savoir ce qui a de plus urgent en ce moment… Reïtarô ou Madara…


Kumiko : Reïtarô, sans l’ombre d’un doute. Madara a une armée contre lui alors que Reïtarô, il n’y a que nous pour le moment. Si nous n’arrêtons pas Reïtarô, il pourrait être bien l’un de ceux à se joindre à la guerre de son propre côté. Il est un adversaire aussi important à prendre en compte que Madara lui-même.


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Konoha – 8 octobre


[L’après-midi tirait bientôt à sa fin, la température de l’air chutait petit à petit pour laisser place à une fraicheur. Dans la petite grange, un trou béant avait été fait suite à la téléportation de la murène, alors que cette dernière était bien endommagée déjà. Cet air fraie entrait facilement dans la structure, perturbant quelque peu ceux qui dormaient. Kyûsaku fut tiré de son sommeil.


Rien n’avait bougé, si ce n’était que de l’état de ses ninjas. Il voyait Tomoo déjà assit au sol, toujours tentant de se reposer, comme les autres d’ailleurs. Rien n’avait été nettoyé, mais c’était le cadet de ses soucis. Maintenant, tout ce qu’il avait en tête, était ce qu’avait pu lui dire Takeru.]


Kyûsaku : La révélation des limbes, un genjutsu précis et efficace pour trouver Daiki le panda. Le genjutsu ne me cause pas soucis, mais sans cette technique, je n’aurais jamais eu le niveau pour trouver le parchemin autrement. Il m’aurait fallu plus de temps encore que maintenant. Sans parler de l’emplacement d’où il peut se trouver. Quelques jours encore… seulement quelques jours. Inutile de se presser à partir dès maintenant. Il ne faut pas précipiter les choses.


Takeru : Kyûsaku-sama! Comment vous sentez-vous?


Kyûsaku : C’est surtout l’état des autres qui m’inquiète… Tout va bien pour moi, j’arriverais sans peine à reprendre la route.


Takeru : Les autres, Tomoo récupèrent peu à peu. Sa transformation s’est résorbée, je lui ai déjà parlé de ce qu’il a dû subir pour rester en vie. Il est satisfait de cette chance que vous lui avez accordée. Ruito reprend vite, Reon avait le meilleur état parmi nous tous et Takumi se relève aussi tranquillement, après cette technique pour sauver Tomoo. Ils sont déjà prévenu d’un possible départ imminent, après votre réveil.


Kyûsaku : Et toi, dans cette histoire?


Takeru : J’arriverais à suivre.


Kyûsaku : Tu as utilisé le Takamanohara d’une manière intensive, Takeru. Tout juste hier, tu te maintenais à peine debout. Tu es encore épuisé et ça se voit.


Takeru : Je vous l’assure, Kyûsaku-sama! J’arriverais à trouver la force en moi pour vous suivre. De notre position, Ame n’est pas très loin et le point d’arrivé non plus.


Kyûsaku : * Soupire * De toute manière, maintenant, je n’ai pas l’intention de courir vers notre destination. Je compte marcher et prendre mon temps. Nous sommes libres désormais.


Takeru : Si je donne la position aux autres, nous pourrions partir dès que vous le voudrez sans devoir attendre qu’ils se rétablissent complètement. Ils arriveront à nous rattraper là-bas. Qu’en dites-vous?


Kyûsaku : Ça peut être une idée… Ils ne savent pas où nous allons, dis-tu?


Takeru : Inutile de leur dire à tous, il suffit que l’un d’entre eux la sache et qu’ils mènent les autres jusqu’au point de rendez-vous. Ils nous rattraperont certainement. Ruito peut-être?


Kyûsaku : Pourquoi pas Tomoo?


Takeru : Tomoo n’a aucun souvenir de la journée d’hier. Tout ça, j’ai peur qu’il ait des oublis.


Kyûsaku : Je vais réfléchir à ce que je souhaite. Je vais constater moi-même de l’état de chacun d’entre eux et dirai ce qui est mieux de faire. Dès que la nuit tombe, il est fort possible que nous nous mettions en route.


Takeru : Je comprends, Kyûsaku-sama.


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Konoha – 8 octobre


[Les frontières avec Oto étaient de plus en plus proches, mais déjà, la journée s’achevait. D’ici à ce que les ninjas de Furûtsu entre dans le pays, la nuit tomberait à coup sûr. Ils étaient partit relativement tôt en cette journée mais, malgré la facilité du voyage, certains d’entre eux manifestaient rapidement des signes de fatigues. Sasari ressentait déjà les contrecoups du Yasakani, lui qui était toujours bandé et inutilisable. Le rythme devenait plus lent, généralement, avec Kumiko en tête, qui était certainement celle encore la plus en forme.


Ils entraient en territoire dangereux à présent, ils se devaient de rester attentifs à la moindre activité. Chacun s’efforçait de garder toute leur attention au moindre indice montrant qu’une présence hostile était près d’eux.


Un premier bruit attira à tous leur attention! Des feuillages, des buissons et du sol, quatre Zetsu blanc, ceux de l’armée de Madara, se ruèrent sur les quatre ninjas! Chacun avait pris sa cible, mais, même malgré l’état de leurs proies, ils ne furent pas à la hauteur pour les abattre. Sasari, instinctivement, avait sorti son épée pour trancher celui face à lui, Mifuyi, qui s’était fait prendre à la cheville, souffla une flamme suffisante pour réduire l’étrangeté en cendre, Kumiko lança un shuriken imprégné de Futon, qui fila à toute vitesse dans le cœur du Zetsu qui fonçait droit sur elle. Quant à Konan, elle se laissa frapper, au niveau de l’épaule, mais le résultat ne fut pas ce qu’attendait son adversaire. Toute la partie touché n’était qu’un amas de feuille, le bras du Zetsu passa au travers complètement et les feuilles, qui entouraient son bras, restèrent agrippé à lui… même plus encore! Elle ne l’élimina pas maintenant, les feuilles s’étalèrent sur son corps et la force exercée par ces simples feuilles fut suffisant pour l’entraver fermement. D’autres feuilles furent envoyées pour finir le tout. Ce Zetsu fut complètement emprisonné, ne laissant que la bouche libre. Tous les autres étaient morts.]


Mifuyi : Qu’est-ce que c’est que ça?!


Konan : Zetsu… Il fait partie des membres de l’Akatsuki, l’un des plus proches de Madara… C’est donc ça son armée?


Zetsu : Incroyable que tu aies survécu, Konan! Comment?! Madara m’avait informé pourtant qu’il t’avait achevé. La preuve en est qu’il possède maintenant le Rinnegan dans son œil gauche.


Konan : …


Zetsu : Et ces jeunes personnes, avec toi. Qui sont-elles Konan? Tu nous as caché bien des choses. Vous prenez part aussi à la guerre, maintenant? Que faites-vous aussi loin du champ de bataille principal?


Sasari : Un champ de bataille? Peut-on vraiment parler de champ de bataille alors qu’il n’y a qu’un homme contre une armée?


Zetsu : Vous croyez que Madara est seul pour combattre? Vous ne savez pas grand-chose. Après tout, ça ne me surprend pas. Konan non plus ne connaissait pas grand-chose. Les morts combattent avec nous. * Sourit *


Sasari : Les morts?


Zetsu : Se timbre de voix… hmm… Peu importe. Ce n’est qu’une question de temps avant que je ne sache. Ce n’est toujours qu’une question de temps. Je vous conseille d’être très vigilant, durant…


[Konan lui rompit le cou. Le reste de son monologue lui semblait inutile.]


Mifuyi : Ils n’ont pas l’air humain. Tout à l’heure, tu l’as nommé Zetsu… mais ils sont plusieurs.


Konan : Je ne connais que très peu Zetsu, malheureusement. Dans l’organisation, il jouait principalement le rôle d’informateur… Je ne l’ai jamais apprécié. Il n’est pas humain, c’est certain… Madara à très probablement une armée de types comme eux avec lui… et des morts.


Sasari : Le Rinne Tensei?


Konan : …


Kumiko : Ça ne me plait pas de le dire, mais on devrait s’arrêter ici pour la journée, aux frontières avec Oto. Ce n’étaient pas des ennemis particulièrement coriaces, mais s’il en vient plusieurs d’un coup, une fois passé en Oto, ce serait plus prudent de les affronter en pleine forme que d’être complètement exténué. Reposons-nous pendant que nous le pouvons encore.


Sasari : … Tu as raison. Arrêtons-nous ici pour la nuit. Demain, on pourra pleinement se consacré à Oto et tout ce qu’elle recèle.


Kumiko, à Konan : Tu ne dis rien?


Konan : Il n’y a rien à dire de plus. Ça me semble être un choix avisé. Préparons-nous pour demain.


Fin du chapitre 300

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