Sasari Uchiwa

Chapitre 298 : Un besoin d'entendre et de parler

4977 mots, Catégorie: T

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Ame - 8 octobre


[Il était encore tôt le matin et avec grande chance, et avec soulagement d'une certaine manière, Sasari s'était sorti de son sommeil. Lorsqu'il avait usé du Yasakani d'une telle manière, la dernière fois, pour ressusciter Mifuyi, le garçon était resté cloué au lit pendant plusieurs jours d'affilés avant que de reprendre conscience complètement. Cette fois, après une journée et moins, il était debout, assit à une table, accompagné de nombreuse personnes, mais surtout d'une qu'il désirait voir plus que tout en ce moment.


La table formait un cercle. Elle n'était pas dans un état flamboyant, loin de là, mais c'était amplement suffisant pour les besoins de l'instant. Konan faisait face à son ancien élève, tous les autres avaient pris place pour assister et intervenir, si possible, à ce qui allait se dire. Il valait mieux que ce qui allait se dire soit intéressant, un tant soit peu.]


Konan : Pourquoi as-tu fait cela?


Sasari : Parce que je ne pouvais me résoudre à te laisser derrière ainsi. À une époque, tu aurais pu m'abandonner aussi pour continuer, avec ton groupe, vos missions pour aider Ame, mais tu as tout de même tenue à me sortir de cet enfer. Je sais que Nagato-san était contre cette idée, que je puisse rester parmi vous, que Yahiko-san était hésitant, pesant les pours et les contres sans savoir quelle décision prendre à ce sujet. Tu m'as fait confiance à cette époque et tu t'es fait confiance, à toi-même, qu'il s'agissait d'un bon choix... et maintenant, j'ai décidé de te faire confiance et j'essaie de me convaincre que j'ai fait le bon choix.


* Silence *


Sasari : Il s'est passé beaucoup choses... Je voulais t'entendre sur le sujet.


Konan : Je suis prête à tout t'expliquer, Sasari, si c'est ce que tu désires. Je vais vous expliquer ce qui s'est passé à Konoha.


Sasari : Non, commence par ce fameux jour où tu as dû partir. Commence par le début.


Konan : Ça remonte à plusieurs années maintenant, mais je vais tout te révéler. Par où commencer... Avec les guerres ninjas, Ame a toujours été un pays trouble et souvent divisé par des guerres internes. L'Akatsuki, avant que nous prenions ce nom, s'efforçait à résoudre ces problèmes du mieux que nous le pouvions et de manière pacifique. Certes la force était souvent nécessaire, mais discuter et trouver des ententes étaient souvent ce qui avait de plus efficace. Hanzô de la salamandre, qui était le dirigeant d'Ame à cette époque, avait entendu parler de nos exploits et était venu qu'à s'intéresser à nous, d'une manière positive, en premier lieu. Nous sommes même venus qu'à nous rencontrer, pour parlementer et conclure des accords entre nos deux organismes. Yahiko, le représentant de notre groupe, avait même pu lui serrer la main en signe de complicité. Hanzô nous faisait confiance. Tout ça tu le sais, très probablement.


Azuko : Hanzô de la salamandre. Cela fait un moment que je n'avais pas entendu ce nom... Dire qu'à lui seul, il a tenu tête aux ninjas légendaires de Konoha, à l'époque.


Konan : Mais tout de cette belle entente ne perdura pas bien longtemps. Hanzô vint qu'à être méfiant de notre groupe, et des sources externes sont venus à le conseiller à propos de notre cas. Il croyait qu'on voulait le renverser pour s'accaparer le pouvoir et avoir la main mise sur Ame... Il nous a tendu un piège. Lui, de ses ninjas et des ninjas de Konoha sont venu nous encercler, tout en voulant disloquer notre groupe. Cruellement, il a forcé Yahiko et Nagato à s'affronter à mort, nous promettant faussement de nous libérer à la fin de ce combat. Il m'a forcé à regarder. Pour nous donner une chance de s'en sortir, Yahiko s'est suicidé sur l'arme de Nagato... mais l'être en qui nous faisions confiance c'est montré encore plus perfide. Ce n'était qu'un menteur. Il a ordonné à ses ninjas d'en finir également avec nous. Ç'a été une erreur pour lui. Nagato possède... possédait le Tinnegan et son groupe n'y a pas survécu.


* Étonnement des autres *


Konan : Il était trop tard de toute manière. Hormis Nagato et moi-même, l'Akatsuki avait été démentelée comme Hanzô le voulait. Nous étions les derniers survivants de notre groupe. Jamais nous n'avions eu l'intention de renverser Hanzô. Tout ce que nous souhaitions était d'établir enfin une paix en Ame, et partout ailleurs. Un type, qui se faisait appelé Madara est venu au bon moment pour profiter d'une faiblesse qui s'était créée en nous. Madara s'était manifesté à nous plusieurs années avant, tentant de nous convaincre que ce monde ne valait pas la peine que l'on se batte pour, qu'il était une cause perdu. À cette époque, Yahiko et nous-même ne voulions rien entendre à ces arguments. On croyait dur comme fer qu'il y avait de l'espoir, même infime, dans chaque chose. C'était ce que nous avait enseigné Jiraya-sensei.


Azuko : «Sensei»?! Elle ne ment pourtant pas, depuis le début elle dévoile tout sans moindre hésitation et d'un calme surprenant. Jiraya avait été le professeur de Minato et puis il a pris Naruto sous son aile... Il n'a jamais mentionné avoir eu d'autres élèves qui provenaient d'Ame... Ils auraient tué leur propre sensei?


Konan : Dans le désespoir, ne supportant pas la souffrance de cette trahison, Madara n'a pas eu à nous convaincre bien longtemps de faire tout autre chose de l'Akatsuki... L'époque Hanzô était révolue dans le pays. Hanzô était toujours en vie, il avait réussi à fuir durant le guet-apens qu’il avait organisé, mais on l’a retrouvé rapidement. Nous avons tué tous ses ninjas à ses ordres, tous ses proches ont péris, tous ceux qui croyaient en ses idées et qui les supportaient étaient tués s'ils ne se résignaient pas à oublier. On chassait tout ce qui était en lien avec cet être qui nous avait fait souffrir. C'est ainsi qu'Ame s'est finalement uni et ensuite, l'Akatsuki revint à la vit sous un autre jour. L'Akatsuki que tout le monde connait. Nous avons recruté plusieurs ninjas, puissants, pour partir à la chasse aux Bijuu. J'ai capturé le premier, un ninja solitaire, qui parcourait les terres d'Iwa, du nom de Han. Il était l'hôte de Gôbi. À ce jour, il ne manque maintenant plus que Kyûbi et Hachibi.


Azuko : Aucun regret, maintenant?


Konan : Impossible de ne pas en avoir lorsqu'on se rend compte que l'on était dans l'erreur depuis si longtemps, mais à l'époque, chaque vie que nous prenions n'étaient pas assez importante pour que l'on s'en soucie. Il ne fallait pas douter, il fallait continuer sans se poser de question. Il fallait avancer rapidement pour mettre fin une fois pour toute à ce monde de malheur. Nous avons combattu Jiraya-sensei seulement car il était ennemi à notre cause. Lui-même n'a pas cherché à nous poser plus de questions qu'il n'en fallu, il n'était pas ici pour nous convaincre que nos méthodes n'étaient pas les bonnes, il était en Ame pour collecter des informations sur nous pour que le monde anéantisse l'Akatsuki une bonne fois pour toute. Même s'il avait été notre sensei, si on ne le combattait pas, c'était la fin pour nous. Mon respect pour Jiraya-sensei n'a jamais diminué, mais ses idées nous semblaient dépassées et enfantines. Quelque temps plus tard, alors que la mort de Jiraya-sensei signifiait un affaiblissement certain de Konoha, un autre revenant nous est apparu. Un garçon que je croyais mort et que je m'étais efforcée d'oublier. Ça été difficile de te combattre Sasari... pas seulement à cause que vous étiez des adversaires doués, mais seulement car je n'ai jamais souhaité ta mort. J'ai un peu ressentit ce qu'avait pu ressentir Jiraya-sensei lors de son combat contre nous.


Sasari : ...


Kumiko : Tout ça ne vous a pas empêché d'aller à Konoha...


Konan : Ça n'a retardé que les choses, effectivement. Tu n'avais pas réussi à nous convaincre Sasari. Une semaine plus tard, nous reprenions la route vers la capitale du pays. Nous devions capturer Kyûbi à tout prix. Il eut des morts, beaucoup de morts. Des jonins ont perdu la vie, l'Hokage s'est effondrée, des femmes, des enfants, des aînées, qui n’avaient rien demandé, et le village fut rasé par Pain. Naruto est revenu et a combattu les six Pain... Nous n'imaginions pas Kyûbi aussi fort, ni même son hôte. Naruto est remonté à nous et nous a fait face à notre tour. Tout de lui respirait la haine et la vengeance. Naruto n'a pas succombé à ses émotions, il avait pourtant tout perdu ; Jiraya-sensei, son village, ses amis, et nous en étions les responsables. Mais il est resté devant nous à nous dire qu'il apporterait la paix en se battant pour elle, jusqu'à la fin. Les chroniques de Jiraya-sensei l'avait inspiré tout comme lui nous avait inspiré à l'époque pour que l'on se batte pour ce monde. Il était convaincu que jamais il ne changerait, contrairement à nous. Je ne sais pas ce que ce garçon avait, mais il a réussi à nous convaincre qu'on était dans l'erreur. Tu avais raison, Sasari... Pour ma part, c'est toi qui m’as persuadé. Je doutais qu'il puisse exister autant de personne à vouloir faire le bien ainsi, mais nous avons rencontré une deuxième personne qui donnait tout ce qu'elle avait pour nous empêcher d'agir ; qui œuvrait pour la vraie paix.


Mifuyi : Alors, cette histoire de résurrection, elle est vraie?


Konan : Je ne connais pas exactement les effets du Rinne Tensei no jutsu, mais je crois que c'est le cas. Nagato s'est sacrifié pour réparer notre dernière erreur. Il a redonné à ceux qu'il avait tués durant notre attaque. Il en est mort.


Mifuyi : Et les conditions de ta mort?


Konan : Le Rinnegan de Nagato. C'est un dojutsu puissant, celui du sage des six chemins. Madara en a besoin pour continuer ses plans, j'étais la seule à pouvoir l'arrêter, ici... mais j'ai été stupide.


Azuko : Combattre le fameux Madara... Même après la mort, du chakra subsiste en nous un tant soit peu, mais toi, tu n'avais presque aucune trace.


Konan : Je sais qui il est, je l'ai observé pendant longtemps, j'avais tout prévu pour le vaincre, ou presque. J'ai été trop ambitieuse, mais je devais tout donner pour vaincre un type comme lui. Utiliser six cent milliards de feuilles, c'était trop inutilement.


Kisa (Consternée) : Six cent mi... milliards? Ça... ça fait beaucoup...


Konan : C'est ce qui m'a tué, je n'avais plus de chakra. Mes dernières tentatives pour le contrer tenaient du miracle.


Azuko : Mes doutes sur son talent se confirme de plus en plus. Elle a été une élève de Jiraya. Kumiko m'a dit qu'à son réveil, même n'étant pas complètement elle-même au début, Konan aurait repéré le piège qu'elle avait mis au pied de son lit pour l'empêcher de fuir, alors que les notes étaient dissimulées. Madara n'est pas n'importe qui et elle lui a tenue tête. * Rougie * Pas étonnant que Sasari ait un chakra si fabuleux, il a appris des meilleurs.


Konan : Et maintenant...


Azuko : Ahem... Maintenant, après cette histoire, que comptais-tu faire? C'est une bien belle histoire tout ça, mais tu restes avant tout une criminelle pour le moment, qui a pu tuer d’innombrable innocents. Qu'est-ce que tu comptais faire?


Konan : La guerre...


* Étonnement des autres *


Sasari : La guerre? Contre qui et pourquoi?


Konan : Contre Madara et contre... * Soupire * l'Akatsuki. Vous n'êtes pas au courant des évènements récents? C'est une nouvelle d'importance, pourtant, Sasari... À quoi étais-tu occupé?


Hirosuke : Ce n'est pas à toi de le savoir pour le moment. Tu te montres peut-être rassurante sur qui tu es redevenue maintenant, mais ce ne sont que des paroles et nous n'avons pas envie que n'importe qui se mêle de nos affaires.


Sasari : Quelle guerre?


Konan : Il y a quelques jours, Madara, au nom de l'Akatsuki, a déclaré le début de Quatrième grande guerre ninja contre les cinq grandes nations ninja.


* Furûtsu est sidérée *


Konan : Les cinq Kage se sont réunis pour faire une rencontre pour discuter de l'avenir avec l'Akatsuki et des mesures à prendre pour éviter le pire, puisqu'il ne reste maintenant plus que Naruto et l'hôte d'Hachibi. La dernière fois, Sasari, je t'ai dit que ton frère s'était allié volontairement à Madara pour le rejoindre. Sasuke a attaqué les cinq Kage.


Sasari : Quoi?! Mais pourquoi fait-il ça?! Pourquoi s'en prendre aux Kage?!


Konan : Je crois avoir compris que Tsunade n'a pas pu se rendre en personne à cette rencontre... probablement par notre faute... Danzô est devenu le sixième Hokage.


[La chaise de Kumiko percuta le mur derrière elle, tellement la jeune fille s'était redressée vite sur ses deux jambes. La hargne que l'Uzumaki avait manifestée contre Konan n'était pas comparable à celle qu'elle affichait à l'instant. Elle était sur la pointe des pieds à ce que disait la femme aux cheveux bleus. Même Mifuyi et Sasari étaient sur le bord de leur chaise, encore plus attentif à ce qui venait de se dire, très mécontent de cette nouvelle qui n'était jamais parvenu à eux. Azuko fut parcourus de frissons également et s'efforçait à ne pas faire entendre de sanglots.]


Kumiko : Comment est-ce que!... Pourquoi ont-ils?!? Qu'est-ce qui est passé par la tête de ces abrutis?! Il y a une infinité de ninjas plus compétents que lui à Konoha, mais il a fallu que ce soit lui! Non, je ne peux pas le croire, c'est un mensonge! Danzô ne peut pas être Hokage!


Mifuyi : C'est à croire qu'il est celui à s'en être pris à Tsunade, la précédente Hokage, tout ça pour prendre sa place. Un crétin comme lui à la tête de l'un des pays les plus importants, c'est impensable.


Konan : Sasuke a réussi à tuer Danzô.


[L'adrénaline s'évacua si rapidement de Kumiko qu’elle était sur le point de s’évanouir. Elle chercha la chaise derrière-elle, pour y retomber, mais cette dernière était bien trop loin. Kumiko tomba le cul au sol, toujours ébahie par la nouvelle. Il n'y avait que l'émotion de haine en elle qui s'était transformée, le reste, elle en tremblait toujours.


La nouvelle fut prise comme un soulagement pour tous, eux ayant personnellement vécu des mésaventures avec cet homme.]


Kisa : Azuko-san, votre langue! Il faut vérifier.


[Dans l'empressement, Azuko montra sa langue en direction de ses amis et... plus rien, le sceau avait disparu et n'avait plus d'emprise.]


Azuko (Déstabilisée, enjouée) : Est-ce si hypocrite de ma part de me réjouir à ce point de la mort de cette personne?


Konan : Avec Nagato, nous avions appris que cet homme était le fameux contact d'Hanzô. Danzô est celui à avoir convaincu le chef d'Ame d'en finir avec nous avant qu'on ne le renverse, selon ses suppositions. J'ai mes raisons de me réjouir de sa mort également, mais je n'aurais pas pensé que vous ayez un passer avec cet homme... et un aussi douloureux, si j'en déduis de vos réactions.


[Kumiko ne disait rien, même si elle restait toujours aussi ébranlée par la nouvelle. L'Uzumaki tentait de feindre au mieux son non-étonnement, elle refusait de montrer trop d'émotion à son adversaire car, oui, Konan restait encore un adversaire. Plusieurs scénarios s'inventèrent dans l'esprit de la jeune fille, mais elle s'efforçait de ne plus trop y penser maintenant, elle devait passer à autre chose.


Kumiko alla reprendre sa chaise pour rejoindre à nouveau les autres, reprenant au mieux son calme.]


Konan : Ce que ton frère cherchait, je ne le sais pas, mais Madara s'est servie de cette attaque pour déclarer sa guerre. Ame n'est pas concernée par cette guerre, les petites nations restent dans leur coin, croyant que tout ceci ne les concerne pas, mais c'est entièrement faux. C'est le moment de réparer au mieux mes erreurs et d'arrêter cette fausse Akatsuki. Si je dois représenter Ame à moi seule, qu'il en soit ainsi, mais je ne resterais pas les bras croisés. Vous m'avez donné une seconde chance. Peu importe ce que vous attendez de moi, vous ne me retiendrez pas d'aller me battre pour ce monde.


* Étonnement de Sasari *


Konan : Yahiko était le pont qui mène à la paix, Naruto le succède maintenant et toi aussi, Sasari. Je veux être le pilier de ce pont, je ferai tout pour que personne ne le fasse s'effondrer.


* Silence *


Sasari : Je veux savoir, Konan-sensei... À l'époque, lorsque Madara vous est apparût, après la mort de Yahiko et de votre organisation... j'aimerais savoir ce qui aurait pu faire la différence? Qu'est-ce qui aurait pu vous convaincre de dire «non» à Madara?


Konan : Madara s'est présenté comme étant une aide à notre souffrance, comme étant le seul à nous comprendre. Nous avons été trop naïf et nous étions trop immature... nous l'avons été tout du long. Dans des moments de tristesse, il ne faut pas se laisser envahir par la colère et il faut trouver une aide de personnes qui nous comprennent vraiment. Accepter ses faiblesses. Jiraya-sensei, toutes les personnes rencontrées en Ame... toi, Sasari. Je n'aurais pas dû tourner le dos à toutes ces choses, je n'aurais pas dû t'abandonner. J'aurais dû tout te dire et oser te demander de l'aide.


Mifuyi : C'est vrai ce qu'elle dit, Sasari. Sans toi, en Ame, j'aurais déserté Iwa, j'aurais sombré, seule... Ton frère, Sasuke, même moi je sais que s'attaquer au cinq Kage est de la folie. C'est impensable de vouloir faire cela, et je doute qu'il ait eu de bonnes raisons de le faire. Madara l'a attrapé dans un moment de faiblesse et maintenant, il pourrait devenir aussi pire qu'un membre de l'Akatsuki. C'est ce qui fait la différence entre toi et Reïtarô aujourd'hui. Tu n'es pas seul et lui l'est. Si tu restes avec nous tous, tu ne pourras pas devenir comme lui.


Azuko : Il a ressuscité son ancienne sensei pour mieux se comprendre. Sasari commence à avoir peur de lui-même. Je saisis mieux maintenant pourquoi il a fait tout ça, il cherche de l'aide, il cherche des réponses qu'il ne trouve pas seul. Tout ce que vient de dire Konan, il le savait déjà. Mifuyi et Kumiko ont dû lui dire souvent, depuis un certain temps. Sasari continue à perdre confiance en lui et ne la trouve que dans le regard des autres, pour le moment. Il veut absolument continuer à œuvrer pour ce qui est juste. Les Uchiwa était une famille singulière, mené par leurs émotions, mais ça ne fait pas tout, Sasari. Reprend confiance en toi, beau garçon! Tu es capable du meilleur, je te l'assure.


Kisa : Désolé, mais maintenant, que ce passe-t-il? On laisse vraiment cette femme partir combattre l'Akatsuki?


Hirosuke : Je reste sur mes idées. La guerre nous concerne peut-être aussi, mais... enfin, vous savez ce que j'ai à dire...


Konan : Sasari, c'est à ton tour. Je t'ai raconté tout depuis mon départ, depuis ce jour. J'aimerais apprendre ce qui s'est passé pour toi et Mifuyi.


Sasari : ...


Kumiko : C'est moi qui vais tout raconter. Je connais tout ce qu'ils ont traversé, les détails importants à dire et à ne pas dire.


Konan : Tu me rappelles ton nom?


Kumiko : Je suis Kumiko Uzumaki.


Konan : Uzumaki... Dans ce cas, Kumiko Uzumaki, je t'écoute.


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Quelque part - 8 octobre


[En même temps que Takumi, Tomoo avait réouvert les yeux. L'apparence du garçon était redevenue complètement normal depuis sa transformation qui lui avait sauvé la vie. Il prit conscience de l'endroit où il se trouvait avec son équipe, mais pris un temps pour s'assurer que ses avis étaient juste. Restant allongé au sol, il regarda autour de lui tout le monde. D'abord, il vit la grande murène, blême et morte, qui était allongée sur le sol. Celle-là, il l'avait connu pendant trop longtemps pour ne pas l'oublier et oublier ce qu'elle représentait pour lui... Ça le blessa quelque peu de la voir dans cet état, autant que pour la mort Nikku. Cette pensé le fit chercher Ruito. Il le trouva rapidement aussi. Il était assit au sol, encore tremblant de son état fortement affaiblit... mais pourquoi l'était-il? D'ailleurs, pourquoi Seisui était-elle morte?!


À côté de Ruito, il y avait Takeru, avec son cache œil sur son dojutsu qu'il possédait toujours. Son regard bifurqua sur une autre personne. Il eut un doute au départ, Tomoo voyait un étranger en la personne qu'était Kyûsaku, mais se rappela rapidement que Kyûsaku avait rajeunit depuis un moment, il n'était plus aussi vieux qu'il y a quelques mois de cela, grâce au Yasakani de Sasari. Ça lui revenait. Kyûsaku était adossé à un mur, endormit complètement. Il continua de chercher, il y avait d'autres personnes sur les lieux. Il trouva Reon et Takumi. La jeune fille se réveillait à peine d'une dure journée et d'une horrible nuit. Reon était là pour veiller sur elle. À en constater par son regard vide, il n'avait pas beaucoup dormit depuis... Depuis quoi? Que s'était-il passé pour que leur groupe soit dans cet état?!


Takumi, soudain, lui inspira une certaine crainte, sans savoir pourquoi. Il chassa cette pensée rapidement de son esprit, ne la trouvant pas appropriée. Il tenta de se lever, mais il en fut incapable. Il ne voulait pas tousser et se retint de le faire. Il ne voulait pas parler et se tût. Il ne voulait pas attirer l'attention alors, il resta allonger au sol et ferma les yeux... Ça ne fonctionna pas. Takeru était peut-être aveugle d'un œil, il avait remarqué rapidement les tentatives de mouvements de son élève. Le sensei abandonna Ruito pour un moment, puis s'approcha de Tomoo. Ce dernier ne feignit pas plus longtemps et réouvrit les yeux.]


Takeru : Content que tu sois de retour parmi nous, Tomoo.


Tomoo : Takeru-sensei...


Takeru : Félicitation, tout s'est conclu par un succès. Personne n'est mort... Enfin, personne d'important.


Tomoo : Et de quoi s'agit-il?


Takeru : Du parchemin, nous savons où il se trouve. Il est dans un temple à Ame, probablement abandonné. Une technique permet de s'en emparer. Kyûsaku-sama a besoin d'un peu de repos et vous aussi, vous avez besoin de repos.


Tomoo : Vous m'avez mal compris, Takeru-sensei. Que s'est-il passé?


Takeru (Étonné) : Tu veux dire que tu ne te rappelles pas d'hier?! À bien y réfléchir, ça ne m'étonne pas non plus, tu as bien failli mourir si le maitre ne t'avait sauvé. Il s'en est fallu de peu. Il y a eu une mort importante, j'ai mentit. Tu l'as vue par toi-même, je présume. La murène n'est plus... elle t'a donné son coeur.


* Étonnement de Tomoo *


Takeru : Kyûsaku-sama a dû utiliser une technique bien similaire à celle qu'il a utilisée pour créer les bêtes qui ont combattu avec nous... Difficile à t'expliquer si tu ne te souviens plus. Takumi a tout donnée, elle aussi, pour s'assurer que la technique fonctionne... même Reon y a contribué. C'est à croire qu'aucun d'eux n'est un possible traitre... Même dans l'épuisement le plus total, la petite Takumi a réussi à soigner suffisamment Ruito.


Tomoo (Étonné) : Des traitres?! Takumi!?


Takeru : Pas si fort! Tss... j'y étais presque. Dans la mémoire d'Inuji... mais j'ai été trop faible. Je n'ai pas vue quoique ce soit sur le cas de Reon et pour Takumi... je n'ai pas eu le temps. S'ils n'ont vraiment rien à voir avec la disparition de la dernière fois, qui a bien pu? Qui a prévenu Inuji que nous étions en possession de son tonneau?


Tomoo : Vous disiez que Makura était là, en Ame. Peut-être que peu importe les directives qu'il avait reçu, Inuji allait faire disparaître son tonneau de toute manière.


Takeru : Non, je m'y refuse. Pourquoi Inuji aurait attendu précisément cinq jours? C'est beaucoup trop de temps. Quelques heures, une journée tout au plus, aurait été suffisante pour qu'il puisse se téléporter.


Tomoo : Takeru-sensei... qui est Tori? J'ai ce nom à l'esprit depuis que je suis éveillé... Est-ce que je connais une Tori?


Takeru : Tori? Ça me dit quelque chose... C'est important, tu crois?


Tomoo : Lorsque vous parlez de traitre, le nom d'une certaine Tori me vient à l'esprit. Ce n'est pas qu'un nom, je vois ce qu'il représente aussi... un oiseau. Non, une femme. * Soupire * Je ne sais plus...


Takeru : Ça viendra peut-être... Mais tout ça n'a plus d'importance. Kyûsaku est à deux doigts du but. Bonne chance à ceux qui voudront lui barrer la route à présent. Le maitre à épargné tous les vers qui nous pourchassent depuis le début, il sait que les Uchiwa cherchent déjà ce que nous allons leur prendre sous le nez, mais tout ça lui est indifférent car il sait que même ça ne sera pas suffisant pour l'arrêter.


Tomoo : Alors, Sasari n'était pas dans le combat, hier... Il est toujours en vie... C'est une bonne nouvelle.


Takeru : Et pourquoi?


Tomoo : Pour la symbolique. C'est moi qui veux le vaincre. Le talentueux Sasari doit mourir de mes mains... Où sommes-nous maintenant?


Takeru : Toujours en Konoha, à cette ferme que nous avons attaquée pour tenter de trouver le tonneau d'Inuji dans une cave à vin. C'est là où j'ai fauté à cause de ces petits merdeux de Reon et Takumi. Je ne sais pas pourquoi Kyûsaku-sama nous fait emmener ici... J'imagine que ce n'est pas si loin d'où l'on se trouvait. J'ai préparé à manger. Je ne sais pas jusqu'à quand Kyûsaku-sama compte dormir, mais il est fort probable que l'on prenne la route vers Ame lorsqu'il aura repris ses esprits. Ne te brusque pas trop, mais prépares-toi à ce qu'on ait à bouger d'en moins d'une journée.


[Reon assistait au réveil de Takumi, pour sa part. Depuis leur retour du champ de bataille, Reon restait toujours bien inquiet. Quelque chose le tracassait, la situation ne lui plaisait pas du tout, ça n'avait rien avoir avec avant où il ne se préoccupait de pratiquement rien. Cette fois, il sentait le danger... C'était rare pour lui d'avoir des craintes, lui qui était immortel. Toutes ces peurs avaient un lien avec Takumi... il tentait de ne pas trop y penser.]


Reon : La dernière fois, en Kiri, c'était moi qui étais allongé comme ça et toi qui s'assurait que je puisse me rétablir comme il se doit. Comment te sens-tu, Takumi?


Takumi : Je... je suis surtout épuisée... * Sourit * Merci beaucoup, Reon.


Reon : Tu souris... J'ai l'impression qu'il n'est pas du tout approprié pour la situation, tu ne crois pas? * Sourit *


Takumi : C'est ta remarque qui m'a fait sourire... * Soupire * Ça me détend aussi, de me dire que je ne suis pas seule cette fois.


Reon : Tu n'as jamais était complètement seule, Takumi.


* Silence *


Reon : Reïtarö dort, Tomoo vient tout juste de reprendre ses esprits et Ruito est encore en train de reprendre son combat, assit seul. Takeru tient un plat de nourriture qu'il a lui-même préparé... Je ne me souviens pas le jour où je l'ai vue aussi utile... Parmi nous tous, c'est moi qui reste le plus en forme... On pourrait... on pourrait facilement... fuir.


Takumi : Fuir?


Reon : Partir loin d'ici, Takumi... ce serait tellement plus simple et potentiellement moins ennuyant que tout ça. Je ne suis pas fou. Même lorsqu'il dort, Reïtarô est dangereux. Avec le Yasakani, on ne peut rien contre lui, il faut se faire à l'idée. Il a tout pour lui. Takeru lui a tout dit, il sait tout ce qu'il y a à savoir sur ce qu'il cherche, ça ne sert à rien de s'en prendre à qui que ce soit ici. On pourrait partir et s'éviter tout ça.


Takumi : Non, on ne peut pas faire ça. Je m'y refuse. Je n'abandonnerai pas mes amis qui continuent à vouloir affronter Reïtarô. Nous sommes dans les rangs de l'ennemi, il ne faut pas gâcher cette chance. Une opportunité peut s'offrir à nous, c'est certain. Il faut y croire. Il ne peut pas gagner.


Reon : Va falloir faire marcher nos méninges et vite. Je n'ai aucune idée de ce qu'il pourra souhaiter, si toute cette histoire est vraie, mais je connais Reïtarô ambitieux. Il ne voudra pas seulement devenir le plus fort, être immortel ou posséder une immense richesse... Il y pense depuis trop longtemps. Qu'est-ce qu'on pourra vraiment faire lorsqu'il aura accomplie ce qu'il veut? Le monde entier saura, c'est certain. Nous n'aurons aucune information supplémentaire. On sera aux premières loges pour voir les autres brûler dans son enfer, certainement.


Takumi : Je ne sais pas non plus... mais avant, comme après, Reïtarô restera un élément clef dans cette histoire. Si on arrive à le gêner suffisamment, peut-être que... peut-être que son plan échouera... C'est ce que j'ai envie de croire. Reon, je ne crois pas au destin... je crois que l'on peut changer les choses avec nos actions. Je refuse de croire que ce monde est voué à brûler.


Reon : Prend ton temps pour te reposer, Takumi... Tu as bien travaillée. Tu mérites du repos avant ce qui s'en vient.


Fin du chapitre 298

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