Sasari Uchiwa
Chapitre 294 : Shizu contre Kyûsaku
7412 mots, Catégorie: T
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Konoha – 7 octobre
[Kyûsaku et Shizu se faisaient face. Rusée, Shizu avait réussi à faire attacher un câble sur le tonneau et à l’attirer vers elle au bon moment. Son adversaire l’avait entouré d’une dangereuse technique du Jinton et si Kyûsaku complétait sa technique, le tonneau allait certainement disparaitre en emportant les informations qu’il cherchait d’Inuji.]
Kyûsaku : Kssh!... Yasakani!
Le tonneau, des mains de Shizu, disparût pour reprendre sa place d’il y a quelques secondes, mais ce court moment donna une opportunité à la jeune fille pour se déplacer aux côtés de son adversaire! Les effets du Senjutsu étaient toujours en elle, sa vitesse était rapide. La jeune fille était prête à frapper. Kyûsaku avait toujours les mains tendu vers l’avant, puisqu’il était toujours en train de manipuler sa technique du Jinton, il était dans une mauvaise posture.
À grande vitesse, elle lui plaqua d’abord, en même temps, les deux paumes de ses mains sur le torse, puis suivait de plusieurs touchers solides sous les bras. Kyûsaku recula de deux pas, il abandonna enfin sa technique. Shizu se téléporta pratiquement dans son dos et continua à assigner plusieurs divers coups partout sur la surface! L’Uchiwa le ressentait, il avait l’impression que chacun des coups lui brisait les os à l’intérieur et éclataient ses veines.
Shizu s’arrêta à ce moment et d’un retournement sur elle-même, fit face au tonneau, à sa hauteur, et l’empoigna encore, puis fuit. Vers l’endroit où elle fuyait, l’un des arbres tout près perdit sa forme et se révéla n’être qu’un grand amas de limailles de fer! Kyûsaku les contrôlèrent et une vague alla pour engloutir Shizu. C’était un mur qui était devant. Elle tourna les talons très rapidement de cette direction, pour sortir de la bouche qui allait l’avaler. Surprise cependant, Kyûsaku lui fonçait dessus pour l’intercepter. Il lui soufflait déjà un voile de lave sur elle.
Le premier réflexe qu’elle eut fut de déposer le tonneau droit devant elle et d’un coup de paume…
Shizu : Hakkesho Kûshô! (Paume divine du Hakke)
Une onde de chakra fut projetée vers l’avant, créant une fenêtre dans le voile de lave. Derrière, Kyûsaku sauta de côté pour éviter l’onde de chakra. Shizu sauta habilement, son corps presque à l’horizontale, dans cette fenêtre, pour ainsi passer de l’autre côté de l’attaque létale et laisser à la fois la vague de limailles et la flaque de feu s’entrechoquer, avec en son centre, le tonneau.
Elle retomba au sol d’une roulade vers l’avant, mais à la fin de cette roulade, Kyûsaku l’attendait d’un coup de pied puissant. Le Byakugan, qu’elle avait depuis le début du combat, était à son avantage. Elle savait qu’elle ne pourrait esquiver son attaque, mais elle avait déjà mise ses avant-bras devant son visage pour se protéger. Shizu n’en ressentit aucune douleur, surtout grâce au Senjutsu, mais fut projeter vers la limaille en ébullition derrière. Habilement, encore, se retournant dans son recule aérien, elle sortit de son bras un os pointu et au bon moment, avec force, le planta dans le tonneau qui dépassait de la flaque dangereuse. Elle se servit de cette appuie pour s’éviter de tomber dans cette chose et s’élança pour y atterrir à l’arrière.
Kyûsaku : Le tonneau est plus résistant que je ne pensais, mais je ne dois pas tenter ma chance plus longtemps. * Exécute un mudra *
De sous terre, une colonne extirpa le tonneau de la situation. Le pilier se brisa dans l’instant! Shizu, derrière, avait tiré l’une de ses phalanges qui fut assez puissante pour briser la base du pilier. Kyûsaku n’eut le temps que d’un mouvement de tête pour limiter les dégâts. La balle le frôla de très peu et l’entailla à la joue. Le pilier tombait de côté et le tonneau suivait le tout. Il sortit rapidement un kunai en pierre de ses poches.
Kyûsaku : Genzairyô tobe! (Décuplement de la matière première)
L’arme, dans sa lancée, grandissait à vue d’œil et de beaucoup. Elle percuta la colonne en train de tomber et, étonnamment, transféra ses effets sur ladit poutre. Le cylindre grossissait en même que le kunai jusqu’à toucher le sol! Une immense colonne de terre barrait la route entre Shizu et Kyûsaku, le tonneau était à l’extrémité de ce mur, favorablement en direction de l’Uchiwa, surtout parce que la poutre avait roulée quelque peu en direction de la fille.
Ça ne fut pas long avant que Shizu ne réapparaisse. Franchement, elle sectionna à un endroit le mur de terre avec une épée osseuse qui, en apparence, semblait être entourée de Raiton. Cette fois, elle se dirigea vers son adversaire en courant! Kyûsaku, lui, s’apprêtait plutôt à aller ramasser le tonneau au sol, et donc, fut en mauvaise posture pour se préparer à l’attaque de Shizu. À vrai dire, il ne fut pas assez réactif pour prévoir quoique ce soit, Shizu allait le transpercer de son épée osseuse, et c’est ce qu’elle fit! Son os qu’elle tenait en main traversa au cœur de l’Uchiwa avec tant d’aisance que dès la moitié de la distance parcourus, Shizu comprit qu’elle avait été trompée à son tour. L’épée fut si facile à pénétrer que son bras alla même jusqu’à traverser lui aussi… pris dans ce clone de Kyûsaku. Le clone changea d’aspect pour n’être que de la terre et de la boue. Shizu passa directement un courant de Raiton dans son bras pour le déloger, mais elle n’aurait peut-être pas dû.
Le clone, à bout portant, explosa au visage de la ninja et l’envoya valser sur la poutre derrière! Encore une fois, les effets du Senjutsu avait minimisé la douleur qu’elle aurait ressenti en temps normal.
Shizu : Suiton – Suijin Heki! (La Barrière d’eau)
Kyûsaku : Katon - Gōkakyū no jutsu! (Techniques de la boule de feu suprême)
Kyûsaku se manifesta tombant d’un arbre et souffla un puissant feu en direction de Shizu, dos à un mur. Elle l’avait vue lorsqu’elle virevoltait pour frapper le mur, elle savait ce qu’il allait tenter et par conséquent, Shizu se protégea du mieux que possible d’une bulle d’eau autour d’elle!
Kyûsaku, soufflant son feu : Suis-je si prévisible? Je sous-estime peut-être encore trop le Byakugan. Et cette forme qu’elle possède… * Exécute une série de mudra *
Kyûsaku s’arrêta de souffler ses flammes et changea dans l’instant de technique.
Kyûsaku : Hyôton – Hyôgan Ori! (Prison de glace)
L’eau, tout autour de Shizu, qui s’en servait pour se protéger des flammes, se rigidifia autour d’elle pour être complètement enfermée dans cette prison de glace! Ça ne plut pas à Shizu, elle devait se sortir d’ici rapidement. Kyûsaku couru pour aller rejoindre le tonneau renversé au sol et s’écarta quelque peu de la colonne, observant ce qui allait se produire avec son adversaire.
Kyûsaku : Comment tu vas t’en sortir maintenant? Je suis curieux de savoir. Ton ossature est-elle plus efficace que ma glace?
Kyûsaku attendit beaucoup plus longtemps qu’il ne le croyait. Il observait la jeune fille à l’intérieur de la sphère de glace de son Sharingan. Il voyait les flux de chakra en elle. Il grandissait à vue d’œil et d’une manière inquiétante pour lui.
Kyûsaku : Ce changement d’apparence qu’elle avait, il est provoqué par ce qu’elle est en train de faire à l’intérieur de sa prison, à coup sûr. Du Senjutsu? Elle aurait appris à maitriser le Senjutsu? Vraiment?
Il prit trop de temps à l’observer dans sa cage. Après un temps, un os fractura la glace autour de la jeune fille. À plusieurs reprises, Shizu se servit de son épée pour percer de plusieurs trous la sphère qui l’entourait, l’affaiblissant, et après un moment, la cassa de sa seule force. Elle était de nouveau libre. Aux yeux de Kyûsaku, elle avait déjà changé encore. Sa peau plus blanche qu’il n’y a quelques secondes, les tâches de couleurs tirant entre un violet et un fuchsia très foncé, plus que l’indigo du tout départ. Des larmes simples lui coulaient sur les joues et le regardait d’un air éblouit pendant un moment. Encore une fois, Kyûsaku était stupéfait de ce qu’il voyait devant. Shizu en profita pour enlever son manteau avant de l’abimer trop sévèrement.
Tout juste derrière, un peu plus loin, enfin, Ruito et Mitsumi s’approchèrent de la clairière où s’affrontaient Kyûsaku et Shizu. Tout de suite voyant les deux adversaires, Reon retint Mitsumi d’aller plus loin et de se faire discret. Il voyait que le combat avait commencé depuis un moment.
Mitsumi : Shizu-san est là et combat seule…
Reon : Si j’étais vous, Mitsumi, je ne m’interposerais pas maintenant. Vous pourriez être prise par accident pour cible dans le feu de l’action. On doit observer d’abord comment les choses se déroulent.
Mitsumi : Je ne regarderai pas Shizu-san tout donner alors que je ne fais que regarder.
Reon : Si Shizu vous voyait, elle vous renverrait sur le champ. Vous seriez un poids pour elle, une gêne certaine.
Mitsumi : Mais…
Reon : Chaque chose en son temps.
* Mitsumi devient inquiète *
Kyûsaku : Ranton – Reizâ Sâkasu (Laser circus)
Les mains jointes, d’un halo entourant promptement les mains de Kyûsaku, plusieurs traits lumineux se dirigèrent à bonne vitesse vers Shizu!
Shizu : Senpô - Hakkeshō Kaiten (Tourbillon divin du Hakke)
Tournoyant sur elle-même et en expulsant du chakra à elle, la barrière fût tout juste suffisante pour arrêter les plusieurs traits d’énergie qui arrivaient de toutes parts. Kyûsaku arrivait à les contrôler et tentait parmi tous les moyens de faire pénétrer l’un des lasers qu’il contrôlait, mais toutes les failles étaient impénétrables. Le chakra naturel qu’elle utilisait s’étendait d’une manière plus importante que prévue. Ça énerva Kyûsaku qui bondit à son tour vers elle. Dans sa course, de la limaille de fer couvrir les mains du jeune homme, les rendant légèrement plus épaisse, mais surtout, les rendant plus solide. À proximité, il tendit sa main gauche pour attraper le dos de la main droit de Shizu, celle qui tenait son épée osseuse. La limaille ne fut pas trop puisque l’épée avait traversé toute la couche jusqu’à aller entailler de peu la main de Kyûsaku. Ça n’avait pas d’importance pour lui, il avait réussi à l’arrêter dans sa rotation et avec extrême précision.
Il agrippa solidement la main de Shizu et de son autre, elle aussi couverte de limailles, il la transforma en épée qu’il alla planter en elle. Bien évidemment, Shizu fit sortir plusieurs os de son avant-bras gauche et s’en servit pour coincer et bloquer la lame en limailles.
Kyûsaku : Ces techniques sont beaucoup plus traitresses que tu ne le penses.
Tous les brins qui se trouvaient sur la main gauche de Kyûsaku se déplacèrent rapidement pour, un par un, percer la peau de Shizu et entrer dans son bras! Ça surpris tellement la jeune fille, que l’Uchiwa enchérie en allongeant son épée et en la transperçant tout juste au-dessus de sa poitrine gauche!
Kyûsaku : Une fois en toi, difficile de s’en défaire.
Shizu : Tss!
D’autres os dans le corps de Shizu allaient sortir pour tenter d’atteindre Kyûsaku, mais grâce au sharingan, ce dernier perçu les flux se mouvant dans son corps et pu anticiper la chose en s’écartant d’un bond vers l’arrière! Tout de suite après, il décida de manipuler maintenant la limaille qu’il avait dans le bras droit de la jeune fille. Ça la fit souffrir, mais surtout, ça la paralysait complètement dans ses mouvements. Elle savait que si la limaille ne partait pas de son corps, Kyûsaku aurait un net avantage sur la mobilité.
Kyûsaku : La limaille n’arrive à rien avec son ossature! * Étonnement *
Shizu poussa un cri de combattivité. Elle se concentrait du mieux que possible sur ce qui se mouvait dans son corps et l’obliger à prendre le dessus, voire à le neutraliser de l’emprise de son adversaire. Kyûsaku s’étonna du peu de contrôle qu’il réussissait à avoir sur sa poussière de métal, Shizu se concentra pour se l’extraire à l’aide de ses os difforment! Des plaques d’os se manifestèrent à plusieurs endroits sur son bras et une bonne partie de la limaille qui s’était insinuée en elle. Bientôt, il ne restait pratiquement plus rien dans son bras ou peu assez pour que Kyûsaku ait un même contrôle. À l’entaille que l’épée de Kyûsaku avait créé, les quelques brins qu’il avait réussi à laisser dans le corps de Shizu furent extirpés eux aussi par un os qui sortit à l’endroit de la plaie.
Des os et des plaques osseuses sortaient maintenant de partout de Shizu.
Reon (Étonné) : C’est répugnant et… impressionnant. Je ne pensais pas que Shizu serait capable de tenir seule aussi longtemps face à Reïtarô. Qu’est-ce qu’elle est devenu? Elle a tant changé depuis la dernière fois.
Mitsumi : Reïtarô disait vouloir faire d’elle une combattante capable de combattre les Uchiwa. Il le nie peut-être, mais il est lui aussi Uchiwa.
Reon : Je crois qu’elle peut se compter chanceuse que le tonneau soit juste à côté de lui. Ça pourrait être plus éclatant comme affrontement, autrement.
Une bonne partie des os de Shizu tombèrent au sol, elle les extirpa eux aussi. Elle ne garda que la pointe dans main droite. Kyûsaku, une énième fois, se prépara à une nouvelle technique, mais il devait être rapide. Shizu avait perdu de sa patience, mais gagna en concentration. Elle recula d’un pas, tout en fléchissant les jambes quelque peu et en replaçant sa lame blanche dans ses mains, pour la tenir presque comme un fleuret et bondit aussi rapidement que l’une de ses phalanges qu’elle tirait de ses doigts.
Shizu : Tsubaki no Mai - Hakke Rokujûyon Ten (Danse du camélia – 64 pointes du Hakke)
Ça ne prit que quelques secondes, Kyûsaku ne put absolument rien, hormis d’être spectateur de l’attaque. De l’extrémité de sa lame, Shizu toucha plusieurs points diverses à la surface de la peau de Kyûsaku à une vitesse folle. Alors qu’il voyait de son Sharingan la lame le toucher à un endroit, il avait l’impression qu’une vingtaine d’autres endroits sur son corps étaient touché en même temps. Une fois la technique terminée, du sang lui sortit de la bouche et des narines en abondance. Il n’y avait que consternation sur son visage! Il n’eut le temps de rien faire face à cette technique foudroyante et dévastatrice. Il en tomba au sol… mais il ne fut pas complètement seul.
Shizu cracha elle aussi énormément de sang, malgré la présence de Senjutsu encore dans son corps. Elle perdit l’équilibre et tomba à genou au sol, remplissant sa main de sang qu’elle continuait à tousser. Ça en étonna fortement Mitsumi et Reon à l’arrière! La jeune femme se retenait excessivement de ne pas se lever maintenant.
Shizu releva enfin le regard vers son adversaire au sol, qui devait être paralysé, proche de la mort… Il n’était plus là. Ce fût à son tour d’être remplie de stupéfaction. Une main gigantesque et osseuse également l’attrapa tout entière et la souleva! Il s’agissait d’une forme spectrale et remplie d’ondes mortelles. Shizu eut des sueurs froides à son contact. Le Susanô blanc de Kyûsaku la maintenait serrer!
Kyûsaku (Furieux) : Si tu crois que ça va se terminer comme ça, tu te trompes, emmerdeuse! Tente tout ce que tu voudras, petite peste, ça ne servira à rien, vous ne m’arrêterez pas! Jamais!
Mitsumi : Shizu! Non!
* Étonnement de Kyûsaku *
Reon ne put pas l’arrêter, Mitsumi accourra en direction de l’affrontement. Elle n’allait pas laisser son amie être broyée ainsi!
Mitsumi (Émotive) : Cesse tout ça, je t’en prie, Reïtarô! Tout ça va beaucoup trop loin! Ne lui fait pas de mal, je t’en prie!
Kyûsaku : Mitsumi… Tu m’as suivi, toi aussi…
Mitsumi : Arrête tout ça! Tu ne vois pas où tout ça te mène!? Regarde tout le malheur que ça créer. Comment autant de cruauté peut être justifiée par tes plans? Quoi donc peut être plus important que leur vie à tous?
Kyûsaku : …
Mitsumi : Réponds!
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[Kyûsaku et Takeru y étaient enfin. Après tout ce temps de recherche, le Mangekyô Sharingan que portait le fidèle acolyte de l’Uchiwa braquait le regard d’Inuji. L’homme était sans défense maintenant, à la merci des ninjas.]
Inuji : Attend, Kyûsaku! On peut peut-être s’arranger toi et moi! Je… je peux tout te dire s’il le faut!
Kyûsaku : C’est inutile, on obtiendra toutes les informations que je souhaite bien plus rapidement avec le dojutsu. Nous n’avons pas le temps d’écouter tes mensonges.
Inuji : Pourquoi tout ça? Que cherches-tu du panda Daiki? La légende dit que demander un vœu au panda n’est pas sans risque, tu sais? Si tu me dis ce que tu as en tête, je peux peut-être t’aider.
Kyûsaku : C’est impossible et je sais déjà pour la légende… je doute que les risques soient grands et de toute manière, je suis prêt à les prendre.
Inuji : L’amour de quelqu’un peut-être?!
Kyûsaku : Pas seulement…
* Étonnement de Takeru *
Kyûsaku : Ne me regarde pas comme ça toi et exécutes-toi maintenant, Takeru. Mets-toi bien à l’esprit que je suis le seul ici à pouvoir te faire sortir de ce tonneau, compris? Si tu me trahis, Takeru, je t’y enferme et j’efface définitivement le contenu de ce stupide baril. Je ne suis peut-être qu’un clone ici, mais même mes clones ont un potentiel supérieur au tient.
Takeru : Kyû…Kyûsaku-sama… mais je vous suis loyal depuis le début, jamais je ne vous trahirais. Comment une idée pareille peut vous être venue à l’esprit?
Kyûsaku : Ne me déçois pas, Takeru. Commence les recherches de ce que je t’aie demandé.
Inuji : Non, attendez!
Kyûsaku : Inuji, je n’ai jamais eu l’intention de te tuer en venant ici, tout ce qui m’importe est les informations que tu possèdes dans ton esprit, mais… si tu ne te montres pas un peu plus coopératif et un peu moins bavard, non seulement j’éliminerai tes chiens de garde, mais aussi je détruirai tout cet endroit et réduirai toutes tes recherches en poussières. Et finalement, je demanderai à Takeru d’effacer tout ce que tu sais de ta mémoire. La seule chose dont tu te souviendras de cet endroit sera le souvenir que tu as tout perdu ce jour-ci. Tes propres pensées te tortureront le reste de tes jours à la simple idée de vouloir tout récupérer comme avant. Compris?
[Inuji ne répondit rien, mais son regard indiqua tout. Inuji se résigna à faire face à ses agresseurs, à sa plus grande peur. Dans sa tête, il maudissait déjà les incapables à l’extérieur qui n’avait pas réussi à le défendre contre ses assaillants. Il n’eut pas l’occasion d’y réfléchir bien longtemps puisque Takeru l’attrapa par les joues pour mieux le fixer de son œil droit découvert.]
Takeru : Takamanohara!
Kyûsaku : Tout ce qui compte maintenant, ce sont les informations que tu trouveras sur le parchemin que l’on cherche. À quoi il ressemble physiquement, qu’elles sont les techniques en lien avec lui, sa localisation, toutes les procédures à préparer avant une invocation…
[Les chiens d’Inuji s’étaient écartés, ayant pris soin d’emporter Hane avec eux. La pauvre n’était plus consciente et paraissait bien mal en point. Aucun n’avait dans l’idée d’interrompre le tout, les deux hommes leur faisaient trop peur. Ils n’étaient pas prêts à risquer leur vie en sachant que leurs tentatives ne mèneraient certainement qu’à la mort de leur compagnon. Les menaces de Kyûsaku étaient à prendre en compte aussi… les travaux d’Inuji représentaient tout pour lui.
Ça pris un temps avant d’avoir une première information. Kyûsaku faisait les milles pas sur l’étage. Takeru n’avait eu que peu d’occasion pour s’entraîner avec son œil, et de plus, il n’était pas Uchiwa. L’utilisation de ce dojutsu à ce niveau lui demandait beaucoup de chakra et de concentration. L’Uchiwa savait faire preuve de patience à ce niveau et il le fallait. Tout ce chemin parcouru ne pouvait pas être un échec par sa faute d’un manque de sang-froid à attendre.]
Takeru, fixant Inuji : Je crois que j’ai de premières informations.
Kyûsaku : Dis-moi maintenant, explique les détails que tu as.
* Takeru sourit malignement *
Kyûsaku : Qu’est-ce qui te fait rire?
Takeru : Cette bande de morveux était ici… Il n’y a presque plus de doute maintenant, je suis certain que Reon a quelque chose à voir avec tout ça.
Kyûsaku : Je m’en doutais déjà qu’Inuji les avait fait venir ici. C’est lui qui les ont préparés à cette rencontre. Ce n’est pas le plus important.
Takeru : Ne vous inquiétez pas, vous allez rire aussi. Cet imbécile à donner des informations à propos de l’acquisition du parchemin. Apparemment, le vrai parchemin est sous une autre forme que les faux parchemins, il aurait une forme spectrale ou quelque chose du genre.
Kyûsaku (Étonné) : Vraiment?
Takeru : Les Uchiwa ne sont pas ici, Inuji leur a donné des informations pour retrouver le parchemin avant nous. Des localisations et des techniques pour le trouver.
Kyûsaku : Ça ne me fait pas du tout rire, Takeru…
Takeru : Inuji n’a jamais eu complètement confiance en eux. Tout ce qu’il voulait depuis le départ était de s’assurer que sa nouvelle petite équipe puisse être à la hauteur pour vous arrêter. Il n’a donné que de mauvaises informations à cette bande de morveux.
Kyûsaku : Tu ne me mens pas?! Et le parchemin alors!?
Takeru (Sourit) : Il leur a dit qu’aucune technique n’existait pour s’emparer du parchemin qui n’a pas forme physique; qu’ils devaient développer leur genjutsu pour potentielle atteindre leur objectif… ce n’était que des foutaises, il existe bien une technique, Kyûsaku-sama! Inuji connait cette technique. Je la connais maintenant aussi.
Kyûsaku : Continue!
Takeru : En plus d’une première fausse information, il leur a donné de fausses pistes! Inuji sait très bien où se trouve le parchemin, l’endroit précis, en Ame, mais il a donné plusieurs mauvaises coordonnées! Ils mettront beaucoup plus de temps à trouver l’endroit véritable et même s’ils le trouvent, ils n’arriveront à rien. Les Uchiwa, ils… Argh!!!
[Takeru atteignit sa limite sur le coup! L’œil lui fit trop souffrir pour continuer ainsi, il s’arrêta dans l’immédiat, camouflant son œil de sa paume main. Cette souffrance ne l’importait peu, à vrai dire. Takeru était fier et jouissait de ses trouvailles. Kyûsaku se mit lui aussi à trouver le moment très agréable. Même s’il souhaitait en savoir plus, il se réjouissait déjà de ce qu’il savait. La tendance venait de changer drastiquement… par peur, Inuji venait de donner l’avance à Kyûsaku.]
Inuji : Qu’est-ce que j’ai fais?… Comment ai-je pu faire confiance à des gamins?… Qu’est-ce que j’ai pu être stupide…
Kyûsaku (Enthousiaste) : Ce qui est certain, Inuji, dans ce que tu viens de dire, c’est que tu l’es réellement «stupide». Takeru, comment te sens-tu?
Takeru : Je ne suis pas complètement habitué à votre œil, Kyûsaku-sama, mais je ne suis pas encore à ma limite. Je peux encore chercher des détails.
Kyûsaku : Tu as bien mémorisé la technique, tu pourras me l’apprendre? Et la localisation du parchemin?
Takeru : J’ai tout imprimé dans ma mémoire, soyez en certain. À votre niveau, je ne doute pas que vous puissiez exécuter cette technique en quelque temps. En si peu de temps, vous êtes arrivé à nous faire entrer ici, après tout.
Kyûsaku : Parfait, je te fais confiance, Takeru.
Takeru : J’ai encore du chakra pour continuer. Si vous le permettez, j’aimerais trouver ce sale traitre dans nos rangs.
Kyûsaku : Non, d’abord, je veux que tu effaces tout ce que tu viens de trouver de l’esprit d’Inuji.
Inuji : Quoi?!
Takeru : Mais…
Kyûsaku : C’est un ordre, Takeru. Je me fiche d’un quelconque traitre dans notre équipe. S’il y en a vraiment un, j’ai seulement hâte de voir son visage lorsqu’il se rendra compte qu’il n’a jamais eu de chance de pouvoir m’arrêter. Pour la prochaine fois, je n’ai pas envie de cette Furûtsu dans mes jambes. Inuji seul possède les informations pour trouver le parchemin. On aura la paix pour la suite des choses.
Takeru : Vous avez raison… Je m’exécute.
Inuji : Attendez! Tous mais pas ça! N’effacez pas cette information de mon esprit!
Takeru : Il se peut que vous ressentiez de la fatigue, Inuji. Ne vous inquiétez pas, je n’effacerai pas de votre mémoire cet échec que vous êtes en train de vivre et à quel point vous avez été un imbécile en ce jour… Takamanohara!
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L’étreinte du Susano se faisait de plus en plus forte sur le corps de Shizu. Sa dernière technique lui avait été hautement demandant physiquement et par manque d’habitude, s’en était affaiblie également. De toute manière, que pouvait-elle faire face à ce dojutsu, ce disait-elle?
Mitsumi était intervenue.
Kyûsaku : Cela fait plusieurs fois que des gêneurs me barrent la route pour atteindre mon objectif, Mitsumi, et il s’avère que les plus récurrents de tous, c’est vous. Combien de fois encore serrez-vous dans mes pattes à me ralentir? Elle est là, ma justification. J’élimine la vermine sur mon chemin. Vous, pourquoi êtes-vous présent? N’avez-vous pas l’intention de me tuer aussi? Cette sotte d’Hyuga, que je broierais volontiers, à bien failli le faire.
Mitsumi : J’ai assisté à la mort de tant de personnes pour cette cause qui nous est encore à tous inconnu! Tous ces lits cryogéniques à la Canopée, toutes ces personnes mortes pour te donner une nouvelle vie, c’est beaucoup trop. Combien de mort encore il y aura pour que ton plan se réalise?! Combien encore mourrons une fois qu’il sera réalisé!? Combien seront sauvées si l’on décide de t’arrêter pour de bon?! Shizu a choisis sa manière, mais elle n’est peut-être pas la bonne non plus, Reïtarô! Tu peux encore arrêter tout ce que tu entreprends en ce moment et éviter le pire!
Kyûsaku : Te voir dans cet état… ça ne te ressemble pas.
Mitsumi : Quand la situation le demande, je me mets dans l’état que souhaite pour rétablir les choses comme elle devrait l’être! Je ne crois pas qu’il faille tuer qui que ce soit et la seule autre manière de t’arrêter est de te convaincre, Reïtarô. Alors, je le cri! Je me surpasse pour sauver ceux que j’aime!
Kyûsaku : …Mitsumi…
Mitsumi : Lâche-là! S’il te plait, Reïtarô, et discutons-en! On peut peut-être trouver une solution tous ensemble, ne crois-tu pas?! Si tu nous expliquais enfin tes intentions, qui sait quelles réponses nous pourrions trouver tous ensemble? Fait confiance en ce monde et écoute-le!
Kyûsaku : Avoir confiance en ce monde… Ce monde ne fait que se répéter en boucle et en boucle. Je suis désolé, Mitsumi, mais je n’ai pas le temps de bavasser. Je n’ai pas le temps d’attendre que les gens comprennent ce qui ne va pas avec ce monde… ça prend trop de temps. Il est trop tard pour que je recule maintenant.
Shizu : Tu avais une trentaine de personnes qui faisaient partie de ton organisation, qui voulaient bien t’accorder leur confiance et tu n’as jamais révéler quoi que ce soit à personne. Voire, tu as effacé, modifié des mémoires pour être certain que chacune de ces seules trente personnes t’obéissent et croient en tes paroles. Tu as voulu nous encager comme tu prévois de le faire avec le reste du monde, mais tu as échoué et près de la moitié de ceux qui avait confiance en toi font tout en leur pouvoir pour te chasser. Quelle sera la différence entre ce qui s’est passé avec la Canopée et ce que tu projettes de faire pour ce monde!? Tu crois vraiment que ce monde acceptera tes idées alors que tu n’as même pas voulu tenter de convaincre trente personnes!?
Le Susanô serra encore plus fort la jeune à l’en faire crier et cracher du sang! Le cou de l’Hyuga était rempli de sang, ça la faisait souffrir. Mitsumi éclata en sanglot au simple de cri souffrance qu’avait poussé l’Hyuga. Ses larmes étaient au bord des yeux, elle en perdit la force dans ses jambes à s’en agenouiller devant la situation, comme implorant déjà son vis-à-vis.
Derrière, Reon contemplait le tout, quelque peu choqué de ce qu’il assistait. Un peu plus loin à sa gauche, derrière, sans qu’il ne s’en rende compte, Taizô avait aussi atteint son objectif. Il s’était caché derrière un buisson, accroupit pour observer ce qu’il se passait devant et tenter de comprendre. Il était loin de comprendre du premier coup ce qui se passait, mais il envisageait le pire. Le Susanô, il n’avait pas eu de le temps de le contempler la dernière fois, mais à sa simple vue, tenant l’Hyuga dans une main ainsi et la voyant souffrir, le message était claire ; Kyûsaku était un danger mortel en ce moment.
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Kyûsaku, à Shizu : Ferme-là, toi…
Mitsumi, à genoux (Larmoyante) : Je t’en supplie, Reïtarô! Ne lui fait pas de mal! Ne la tue pas! Si quelqu’un doit souffrir, prends-moi à sa place, tues-moi s’il le faut! C’est la seule demande que je peux te faire! Épargne-la, elle et les autres! Ce ne sont que des enfants!
Kyûsaku : …
Mitsumi (Pleure) : Tortures-moi s’il le faut! Tout ce que tu pourras me faire sera moins pire que l’idée qu’elle puisse mourir! Relâche-la, s’il te plait!
Il contemplait sa prise d’un regard froid et plein de haine. Shizu en avait fermé les yeux et ne faisait qu’attendre dans cette étreinte mortelle. Kyûsaku entendait les pleurs et les lamentations de Mitsumi tout juste à sa droit, non loin, et il réfléchissait sur ses prochaines actions. Il pesait les pours et les contres. Sa main droite, la même que celle du Susanô qui tenait Shizu, était complètement ouverte et n’attendait qu’à se refermer pour broyer définitivement son adversaire.
Kyûsaku fixait longtemps celle qu’il tenait en main, le moindre détail de la jeune fille. Ses paupières devinrent encore plus pourpres, ainsi que ses lèvres et même sa chevelure, qui était d’un violet très foncé. Ça alla s’agencer avec le sang qui lui coulait à la gorge, celui qu’elle avait craché plus tôt. Sa peau, déjà très claire, perdait encore plus de sa teinte et devenait de plus en plus blanchâtre, encore plus que lorsqu’elle était sorti de sa prison de glace plus tôt. Calmement, sans crainte, elle ouvrit légèrement les yeux, les larmes qui lui coulaient des joues au même moment. Ce n’était pas de la tristesse, loin de là. Le regard de la jeune fille le regarda de haut, comme s’il n’était rien, à son impression. Ce fut la goutte de trop pour le maitre de la Canopée.
Kyûsaku : Meurt.
Mitsumi : Non!!!
Mitsumi en lâcha un cri de sanglot et de terreur! Kyûsaku referma sa main et, de ce fait, le Susanô alla refermer la sienne complètement!
* Étonnement de Kyûsaku et Mitsumi *
Alors que toute personne aurait été transformée en marre de sang dans l’instant, ainsi, le Susanô osseux démontrait avoir bien de la difficulté à en finir! Shizu tenait bon, elle donnait tout ce qu’elle avait pour empêcher la main de se refermer sur elle. Son ossature était devenu si solide lié à l’énergie qu’elle accumulait et qu’elle possédait qu’il était beaucoup trop dur pour Kyûsaku d’en finir comme il le voulait. En plus de résister à la pression énorme qu’imposait l’incarnation, elle arrivait, peu à peu, à écarter les doigts qui l’entouraient!
L’Uchiwa était à la fois inquiet et épaté par cette force de la nature. Encore une fois, ça le fascinait tout en le mettant dans une colère certaine. La force qu’il mettait dans son Susanô tentait d’être toujours plus forte, mais rien n’y faisait. Des os sortirent de la peau de Shizu pour l’aider à écarter de toutes parts ceux du Susanô. Les os étaient d’un blanc pure, sans imperfection, pratiquement luminescent aux impressions des spectateurs. Habituellement, le Susanô provoquait une aura meurtrière et intimidante, mais cette fois, elle joua à jeu égal avec celle qui manifestait la jeune fille ; une aura inquiétante et hors du commun.
Taizô : Cette jeune fille, je ne m’attendais pas à ce qu’elle développe son sens à percevoir le Senjutsu à ce point. Durant tout ce mois, nous nous sommes concentrés essentiellement sur le développement de Fusazô, mais elle est quand même parvenue à complètement s’approprier l’énergie naturelle. Le tonneau est dans une très mauvaise position, par contre. Je doute pouvoir résister comme elle le fait en ce moment, si je me fais attraper ainsi. Une meilleure opportunité doit s’offrir à moi.
Plus Kyûsaku attendait et regardait, plus il donnait d’opportunité à Shizu de s’extirper d’où elle était. Elle arriva à mettre une première main sur le pouce du Susanô, il ne manquait plus beaucoup avant qu’elle ne se libère complètement.
Kyûsaku : Kssh! Qu’est-ce que tu m’énerves, Shizu!
De partout sur l’ossature du Susanô, une musculature se formait et enrobait l’incarnation. L’avantage fut repris par Kyûsaku, Shizu avait une réelle difficulté à continuer ce qu’elle faisait. Toutes ses forces étaient concentrées dans le seul fait qu’elle ne devait pas perdre du terrain… Tout ça, au bout d’un moment fut trop pour elle. À l’intérieur de cette main plus forte, Shizu perdit connaissance. Ses os réintégrèrent son corps et toute la main la couvra à nouveau! Kyûsaku pouvait recommencer là où il s’était arrêté.
Mitsumi (Paniquée) : Non, pas ça!
Mitsumi s’était relevé et courra vers Kyûsaku dans l’intention de l’écarter ou de le distraire. Ce ne fut pas difficile pour l’Uchiwa de l’attraper en course avec son Susanô. Maintenant, les deux filles étaient prisonnières du dojutsu.
Mitsumi, légèrement étouffée (Pleure) : Libère-là! * Tousse * Libère-là, s’il te plaît! Ne lui fait pas de mal! Ne la tue pas!
Kyûsaku : …
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[Takeru, pour une autre fois, atteignit une limite avec le Mangekyô Sharingan. Comme demandé par son maitre, il effaça tout ce que savait Inuji sur la localisation du parchemin et les techniques en lien à sa trouvaille. Le vieil homme était en transe, à demi-conscient… des effets secondaires de la technique. Takeru lâcha tout une nouvelle fois. Son œil était rouge et pleurait des larmes de sang. Il montrait de fort signe d’affaiblissement.]
Kyûsaku : Je t’aurais cru plus tenace à maintenir cette technique. C’est la troisième fois que tu atteins ta limite. Où en es-tu?
Takeru (Exténué) : J’y suis. Inuji connait toujours l’existence du parchemin, mais… il n’en sait pas plus. Les Uchiwa n’auront jamais le temps de trouver une quelconque information pour nous rattraper.
Kyûsaku : Parfait. Mon clone va bientôt disparaître, on a déjà mis beaucoup de temps à l’intérieur du tonneau. Dès que je disparaitrai, je n’aurai pas le choix que de te téléporter le plus tôt possible.
Takeru : J’ai le temps pour chercher ce traitre dans l’esprit d’Inuji. Aucun nom n’est ressortit jusqu’à maintenant.
Kyûsaku : Fait comme tu veux, mais fait vite. Je me fais disparaitre dans peu temps…
Takeru : Je vais faire de mon possible pour atteindre mon objectif. Après ça, il n’y aura vraiment plus personne pour vous barrez la route.
[Takeru se redirigea vers Inuji, maintenant inconscient, et exécuta encore son dojutsu sur le vieil homme. L’utilisation de cette technique le faisait souffrir dès le départ maintenant.]
Takeru : Des images de Reon! C’est lui le traitre, j’en suis certain! Je dois avoir des preuves, il doit y avoir des images, des phrases, des impressions chez Inuji sur Reon. Que sait-il de lui? * Étonnement * Une première… Non, ce n’est pas ça! C’est cette autre fois en Konoha où j’ai… Tss, imbécile que j’aie été. Argh!
[Déjà. Il ne suffit que peu de temps avant que l’œil ne le fasse trop souffrir. La technique cessa dans l’instant. Il recommença dès qu’il le pu.]
Takeru : Je ne peux pas arrêter maintenant! Il doit y avoir d’autres images de lui! * Étonnement * Non, pas encore! Ce ne sont que des souvenirs en Kumo, lors de notre premier combat contre Makura! Inuji l’avait aperçu seulement! Impossible qu’il n’y ait que ça! Ma technique s’affaiblit tant que ça?
[Takeru se prit d’un autre rictus. Chaque tentative était plus courte et plus douloureuse. Il s’épuisait seul à vouloir s’entêter à chercher des images en liens avec Reon. Takeru restait convaincu qu’elles étaient les seules recherches nécessaires pour trouver une quelconque preuve d’une traitrise dans leur groupe.]
Kyûsaku : Tu ne trouves rien, alors? Je ne te voyais pas aussi démené lorsque tu cherchais les autres informations… Cherches-tu vraiment ou essaies-tu de me prouver que tu n’es pas toi-même un traitre?
Takeru : Non! Kyûsaku-sama, je vous le promets! C’est seulement que l’utilisation du Takamanohara me demande tant! Je ne suis pas comme vous.
Kyûsaku : …Tu as tout intérêt à ne pas me tromper, Takeru. Tu regretteras amèrement une traitrise de ta part.
Takeru : J’en suis conscient et je ne prendrai jamais ce risque. Je vous ai déjà déçu une fois et je ne recommencerai plus. Plus tôt, vous m’avez dit avoir confiance en moi donc, ayez confiance en moi, s’il vous plait.
[Kyûsaku ne dit plus un mot, écartant son regard de Takeru. Ce dernier en profita pour retourner à ce qu’il voulait vraiment. Il s’essaya encore et encore, désespéré à trouver l’information incriminante, sans rien obtenir. Le mot impossible résonnait dans son esprit jusqu’à ce qu’une nouvelle hypothèse émerge dans son esprit ; Takumi.]
Kyûsaku : Je n’attendrai pas plus longtemps. Prépares-toi, Takeru.
[Takeru en fut bousculer et s’en pris de panique sans le manifester vocalement. Il vit disparaitre son maitre de devant ses yeux… Il n’avait maintenant que très peu de temps pour tenter d’atteindre une image de cette hypothèse.]
Kyûsaku tenait à bout de bras, par son Susanô, Shizu inconsciente et sans défense, ainsi que Mitsumi, bien sans protection elle aussi. Il écoutait les suppliques de la jeune femme, sans haine cependant, presque pensif à son sujet. Ses pensées furent interrompues par quelque chose. Son clone venait de disparaître de l’intérieur du tonneau, signe qu’il était temps. Kyûsaku avait les informations qu’il souhaitait.
Mitsumi n’avait plus rien à dire, elle ne faisait que pleurer et espérer le meilleur des résultats pour Shizu.
Le Susanô disparût et les filles tombèrent au sol, à la stupéfaction de tous ceux qui avait pu voir la scène. Mitsumi ne se prit même pas le temps de savoir s’il s’agissait d’une ruse perfide, elle accouru du plus rapidement que possible pour prendre Shizu dans ses bras pour la défendre et la soigner. Ses pleures diminuèrent fortement d’un coup.
Kyûsaku : Si je le fais, c’est uniquement pour toi, Mitsumi. Je… * Soupire * Maintenant vous ne pouvez plus rien contre moi, c’est fini. Autant vous laissez contempler la suite des choses…
* Silence *
Kyûsaku : …Kuchiyose no jutsu.
Takeru réapparut tout près du tonneau d’Inuji, se tenant l’œil de toute ses forces… forces qu’il n’avait quasiment plus. Il était perdu dans ses pensées, difficile de savoir s’il avait réussi ou non ses ambitions. L’homme constata rapidement de ce qu’il se passait autour, il tentait de comprendre de lui-même.
Kyûsaku : Relèves-toi, Takeru. On part rejoindre les autres, c’est terminé.
Taizô avait compris la phrase que venait de prononcer Kyûsaku. D’ailleurs, ce dernier, avant même de partir, jeta un coup d’œil dans sa direction, son Sharingan braqué sur lui. Il était trop tard pour agir et, après ce qu’il venait de voir, Taizô s’imaginait mal pouvoir faire quoique ce soit contre Kyûsaku, hormis y perdre la vie à nouveau et à coup sûr. L’Uchiwa repartait vainqueur.
Fin du chapitre 294