黑心のstory (l'histoire des Kuroshin)

Chapitre 5 : Une décision idiote.

3163 mots, Catégorie: K+

Dernière mise à jour 10/11/2016 01:13

Chapitre Vème : Une décision idiote.

 

Sakura défonça la porte de sa chambre et se rua sur son lit, malgré les grondements de ses parents, qui voulaient bien se passer d'une nouvelle crise d'adolescence.

Elle jeta ses affaires à travers la pièce, claqua la porte violemment pour ne plus entendre la voix agaçante que prenait sa mère lorsqu'elle haussait le ton après elle, puis elle prit le journal qu'elle n'avait pas touché pendant plus au moins quatre jours.

Elle y expliqua les nouveautés : Kakashi malade; Yamato-sensei le remplaçant trop bizarre. Et Sai, un type hyper énervant sans sentiments qu'on leur avait refilé à la place de Sasuke, mais qui finalement était plutôt cool.

Mais encore, tandis que les larmes la gagnaient et coulaient le long de des joues rosies de son visage tout blanc, qu'ils s'étaient battu contre Kabuto, que Naruto avait fait une nouvelle crise et l'avait blessé, et pire que tout, qu'ils avaient infiltré le repère de ce putain d'Orochimaru et qu'ils y avaient revu...

Revu...

Lui, ce garçon, celui qui faisait battre son coeur, celui qu'elle avait toujours aimé, celui qui les avaient abandonné pour sa vengeance...

Son amour de toujours, ce garçon avec qui elle avait fait équipe autrefois, avec qui elle s'entendait bien, et qui finalement après trois années à côtoyer un serpent en dehors de Konoha, était devenu un monstre.

Son amour était devenu un monstre.

Son amour était devenu un monstre.

Un type sans la moindre émotion.

Jamais une seconde, il ne s'est souvenu de tout ce qu'ils avaient tous les trois vécu ensemble.

Jamais une minute, il n'avait pensé à elle, à leur amitié, aux sentiments qu'elle éprouvait pour lui.

 

Non, jamais.

 

Elle ne voulait pas le croire, non, en s'effondrant sur le lit, elle ne pouvait le croire, qu'il en avait plus strictement rien à foutre d'eux, et d'elle.

 

Rien à foutre.

 

C'est ça, sa mère rentra dans la chambre, d'une colère folle, elle non plus ne pouvait comprendre.

Elle avait tout fait pour rendre sa fille heureuse, elle avait été chérie le maximum possible et lui avait tout donné.

Mais bordel, elle en avait vraiment marre de voir sa fille pleurer, pleurer plus souvent qu'elle ne sourie, depuis qu'elle savait que son ami Uchiha avait déserté et était devenu un criminel.

Oh, elle ne pouvait penser à quel point sa fille fut idiote : comment même si on a toutes les chances d'être la plus heureuse au monde, d'avoir une mère qui se sacrifie corps et âme pour elle, et d'avoir le meilleur entourage qu'on ne puisse avoir comme le gamin Naruto, pouvoir finalement continuer à aimer un horrible gamin déserteur et avoir à souffrir pour lui sans passer à autre chose ?

 

Comment ?

 

Elle ne s'attarda point, en voyant sa fille gémir, elle rangea ses affaires un peu éparpillées dans la pièce et la gifla de toutes ses forces.

 

Or, quand elle vit le visage de sa fille, ses larmes innombrables, et cette expression de souffrance, elle ne put s'empêcher de la prendre dans ses bras.

Elle ne savait pas ce qu'il lui était arrivé durant cette mission, or une chose était sûre : elle avait du revoir le gamin et n'avait pu reconnaître en lui ce qu'il était autrefois. Elle serra sa fille si fort qu'elle devint silencieuse, les larmes cessèrent de même.

Elle lui dit, sur le ton d'une mère qui rassure son enfant :

 

"Sakura, quoiqu'il arrive, les parents seront toujours présent dans la vie de leur enfant pour l'aider à surmonter n'importe quelle épreuve. Depuis des années, tu ne nous parle plus, de tes problèmes. Tu ne peux pas savoir à quel point tu nous heurte, ton père et moi, car nous t'aimons, nous t'aimons plus que tout au monde. Tu es à un âge où l'on se pose des questions sur la vie, mais par de mon expérience, je peux te dire que tu souffres pour rien depuis ces années, ce garçon est Nukenin, Sakura. Sakura...Le pire de tout est qu'en souffrant seule, à cause de ce garçon, tu fais souffrir ton entourage, tes parents et l'autre petit rigolo en combinaison orange; voyant que sa fille tentait de faire la sourde oreille, elle rajouta suite à un long soupir :

Je ne pense pas que la bonne solution soit de continuer à aimer ce garçon, regarde-toi, ma fille, tu mérite bien mieux."

 

Elle se leva sur ces mots et se dirigea vers la porte afin de la laisser mais rajouta encore un mot, histoire qu'elle comprenne mieux la leçon : "Sakura, il serait temps que tu prenne ta vie en main. J'attends de toi que ce soir, tu prennes la bonne décision, une décision d'adulte, réfléchis bien, mais ma chérie, n'oublie pas que nous, on t'aime".

C'est ainsi, qu'elle laissa sa fille réfléchir dans sa chambre pour se diriger vers ses tâches ménagères du soir, et de parler de son cas à son mari.

Sakura, seule dans le noir, en séchant ses larmes, repensa aux paroles de sa mère.

 

Une décision.

 

Elle se leva, elle observa son reflet détruit qui apparaissait dans le large mémoire de sa chambre, éclairé par la lueur du soir.

 

Oh, la décision était prise.

 

C'est alors qu'elle prit de son armoire un sac à dos, elle y rangea quelques sous-vêtements, quelques armes, et sa trousse médicale.

Elle savait que ce qu'elle allait faire n'était pas exactement la décision que sa mère attendait qu'elle prenne.

Or voilà, elle pensait maintenant faire, cette nuit, sa dernière connerie.

 

Elle descendit les escaliers, sans faire le moindre bruit, lorsqu'elle sut que ses parents furent bien couchés. Elle alla dans la cuisine, et piqua quelques vivres, dont un sandwich pour la route qu'elle prépara en cinq minutes.

Sur-ce, récapitulant le contenu de son sac pour être sûre de n'avoir rien oublié : Bouffe, sous-vêtements, armes, trousse médicale, brosse à dents et dentifrice; bouffe, sous-vêtements, armes, trousse médicale, brosse à dents et dentifrice, bouffe, sous-vêtements, armes, trousse médicale, brosse à dents et dentifrice; elle sorti furtivement de sa maison.

 

Nuit noire, tous les villageois de Konoha étaient endormis, elle se dirigea vers la porte de sortie, la porte du village. Evidemment, un ninja y effectuait son tour de garde. C'était Izumo-senpai.

Chose simple : le duper pour pouvoir sortir. Il était à moitié saoul et mort de fatigue, à deux doigts de s'endormir, il avait du sortir d'une soirée avant d'effectuer son tour de garde. Quel manque de sérieux Konoha !

 

Elle créa un clone, son clone se substitua en petit chien qui se mit à courir en direction d'Izumo, lui demandant de lui jeter le bâton. Celui-ci tombant sous son charme, le suivi un peu plus loin dans le village, rentrant dans le jeu. Et la vraie Sakura s'échappa du village en courant, et l'unique but de cette bêtise était de retrouver Sasuke à elle seule. Ce fut sa dernière et ultime tentative de le sauver, se dit-elle en route à travers une forêt maintenant...

Une forêt ? Surement celle qui menait à Oto.

 

A Oto, finalement pas se dit-elle, se rendant compte qu'elle avait très peu dormi de la nuit et qu'il était déjà l'aube alors qu'elle marchait encore dans cette forêt interminable. La faim la gagnait en même temps que la famine la rongeait.

 

Insupportable, à cette heure, elle prenait déjà son petit déjeuner.

 

Le bombardier blond de l'autre côté, était entrain de vivre les répercussions de ce qui avait été pour lui "une soirée d'enfer" la nuit dernière au bar. Gueule de bois.

Bouhh...

 

Après avoir eu beaucoup de mal à engloutir son petit-déjeuner, il décida de laver un grand coup tout l'alcool qui l'envahissait depuis la veille en passant un bon moment aux sources chaudes.

 

Alors qu'elle avait trouvé et mangé quelques mûres pour rassasier un dixième de sa faim, elle tomba quelques mètre plus loin sur un village qui n'avait pas du tout l'air d'être Oto.

Peu importe, franchement, depuis le temps elle s'était rendue compte qu'elle manquait vraiment d'une carte régionale et qu'elle avait vraiment faim. En parcourant les rues du village, elle le reconnut : c'était Yu, celui du Pays des Sources Chaudes, Oto était de l'autre côté, quelle plaie !

Elle vit parmi les marchands et les diverses boutiques, ce qu'elle cherchait depuis des heures : un plan régional.

Elle se pencha, et en fixant le plan, pensa ardemment : "Il me le faut".

 

Au même moment, après une bonne heure de baignade, Deidara était en train de se rhabiller. Après avoir réglé, il sorti prendre un peu d'air et visiter le charmant petit village. Quelles agréables vacances !

Il vit dans la rue commerçante un troupeau de marchands mécontents qui poursuivaient une jeune fille en hurlant au voleur.

Surpris et curieux, il suivait le flux d'habitants qui observaient le spectacle.

 

Un marchand en rogne se dirigea vers la jeune "voleuse" aux cheveux roses acculée au mur, dans une impasse.

La jeune fille, il l'avait déjà vu.

Oh, oui, c'était elle.

Celle qui avait réussi à tuer Danna, avec une vieille chnoque, cette sale gamine, se dit-il avec un petit sourire.

Il profita du spectacle, savourant la situation désavantageuse de Sakura en se fondant dans la foule.

 

Sakura, très gênée, s'était en fait rendu compte quelques minutes auparavant en essayant de payer le plan, qu'elle avait aussi oublié son argent et en fin de compte, avait essayé de le voler. Elle devait trouver une excuse.

Elle lui dit, s'excusant, baissant le regard, et suppliant, qu'elle voulait juste jeter un coup d'oeil au plan et qu'elle n'avait pas voulu le voler.

Le marchand lui arracha le plan des mains en grognant quelques mots dans sa barbe :

"Ici, à Yu, on n'aime pas les voleurs, ça pourri le commerce et le tourisme !"

Puis, il rejoignit son stand, tandis que la foule se dispersait peu à peu laissant une Sakura rouge de honte assise adossée au mur et un Deidara très content.

Elle leva les yeux et vit; son sang se glaça d'un coup : Akatsuki.

 

Ses yeux verts rencontra ses yeux azurs, or avant qu'elle n'eut le temps de faire quoique ce soit pour se défendre, celui-ci lui présenta le plus large sourire moqueur qu'on ne puisse jamais faire, suivit d'un petit ricanement.

Alors qu'elle se rendit compte de ce qui venait de lui arriver, le blond d'Akatsuki avait déjà disparu dans la rue commerçante, marchant au loin devant elle.

 

Ce type.

 

Elle n'avait pas rêvé.

 

Il lui avait ri au nez, il s'était littéralement foutu de sa gueule.

 

Deidara était fier de son petit coup, il voulait juste se moquer un peu d'elle, sans vouloir trop s'embrouiller, même si elle aurait pu s'avérer utile en temps qu'otage pour Kyuubi, il préférait fermer les yeux et profiter pleinement de ses vacances.

Ce n'était pas tout le temps qu'il pouvait en bénéficier !

Il décida alors de s'offrir avec l'argent qu'il avait volé à un passant la veille un massage très agréable.

 

Lorsqu'il en sorti au soir, son dos et tous ses os renaissants, une fois devant son auberge, il vit à nouveau un autre spectacle :

La fillette aux cheveux roses était entrain de supplier le propriétaire de lui donner une chambre gratuitement juste pour une nuit.

Celle-ci était entrain de gémir :

 

"S'il vouuuus plaît monsiiiieur ! Ayez pitié d'une pauvre fille égarée comme moi ! Vous n'allez quand même pas me laisser dormir dehors, dans le froid de la nuit ?"

 

Il se dit qu''elle était une très mauvaise comédienne, en avançant près du comptoir et eut sa deuxième petite idée de vengeance.

Il s'approcha dangereusement près de Sakura, qui se retourna l'ayant reconnu, et le scrutant avec horreur; "pour Sasori-danna", se dit-il.

 

Sakura vit le criminel élever sa main juste en face d'elle, la bouche dégoutante s'y trouvant lui tira la langue et de l'autre main, il agita un trousseau de clefs. Deidara continua son petit cirque, il voulait la rendre jalouse, lui rappeler qu'elle allait dormir dans le froid dehors alors que lui, s'était payé une chambre de luxe : il agitait et faisait tournoyer ses clefs en fredonnant au-dessus de sa tête, tandis qu'elle fixait les clefs avec envie.

 

C'est ce qu'on appelait un "mode Evil".

 

Sakura interrompit son délire, prenant son courage à deux mains, afin de faire face à un dangereux malade d'Akatsuki :

 

"T'as un grain ou quoi ?

 

- Oh, c'est toi qui en as un à te présenter sans argent, moi au moins, j'ai une chambre, humm, répondit le blond en pouffant.

 

- Tu te comporte comme un enfant, cela ne va pas du tout avec le milieu d'où tu proviens ! Je te ferai bien payer un jour, à toi et à ton organisation horrible mais j'ai déjà quelque chose à faire dans la semaine.

 

- Hahahaha, ricana ouvertement le criminel. Regarde qui cause. 'Faut le faire pour sortir de Konoha sans argent, sûrement pas en mission hmm, j'me trompe ? Tu t'es enfuie sur je ne quel caprice, pas vrai ?"

 

Sakura senti une sueur froide couler le long de son dos : "Je ne me suis pas enfuie ! cria t-elle dans l'auberge.

 

- Alors, que me vaut l'honneur de ta présence ici ? lui fit remarquer le criminel, toujours ironique.

 

- Je suis partie chercher quelqu'un ! Dit-elle en s'alarmant. D'ailleurs, je ne vois pas pourquoi je m'attarde à parler avec un malade comme toi !"

 

Puis, elle se retourna vers l'aubergiste en criant : "Je me fais agresser par un fou, voyez ! Il me faut une chambre !

C'est un dangereux criminel fou ! Par pitié !

 

- Répète ça ou ose encore parler de ce que tu sais ouvertement et je fais de toi une oeuvre d'art, hmmm ! Lui dit le blond, plus sérieusement, les sourcils froncés.

 

- Alors vous vous connaissez ? en conclu le stupide aubergiste, comme cela l'arrangeait et poursuivit :

C'est parfait. Jeune homme, je vous pris de prendre cette fille avec vous. Dans votre chambre de luxe à quatre pièces, il y a largement la place. Oh, et puis, je suis las de tous ces ennuis. D'ailleurs, je ferme".

Sur-ce, il descendit la grille qui protégeait les clefs et installa le système d'alarme, et sorti du comptoir, en se dirigeant vers la porte de l'auberge.

 

Silence dans la salle.

 

Deidara et Sakura se regardèrent, horrifiés, immobiles.

 

Puis un "Quooooi ?" se fit entendre par les deux ninjas désespérés à l'idée de passer la nuit ensemble dans la même chambre.

 

- "Y a pas moyen que je laisse dormir cette gamine dans ma chambre alors que pour une fois je paie quelque chose, hummm !!! cria Deidara après l'aubergiste, tentant de l'empêcher de sortir.

 

- Nous sommes ennemis, s'il vous plaît monsiiiiieur !!! Tout mais pas çaaaaaaa !!!!" Cria Sakura à moitié en larmes, suppliante, les mains jointes devant l'aubergiste.

 

Lui-même répondit, en détournant les deux ninja et leur dit avant de claquer et de fermer la porte de l'auberge à clef : "Je ferme, débrouillez vous. Bye."

 

Alors qu'il s'en allait, on pouvait entendre crier le blond furieux derrière la porte : "Putaaaaaaaain vieux chnoque !!!!!!!!!!"

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