LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)
Chapitre 218 : Des vacances à Suna...?
3287 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 10/04/2026 11:55
Chapitre 218 : Des vacances à Suna ?
Point de vue de Kakashi
J’enrage littéralement, même si je ne laisse rien paraitre, et pourtant, je ne leurre pas Hanako qui m’observe avec des yeux inquiets.
- Kakashi…, gémit-elle. J’espère que tu n’es pas en train d’envisager d’aller le finir.
- Bien sûr que si, je l’envisage, mais je ne le ferai pas, articule-je entre mes dents.
- Tu as failli le tuer, tu l’as envoyé à l’hôpital pour des semaines… Ce n’est pas suffisant ?
- Visiblement pas puisque tu es inquiète qu’il soit sorti ! Je ne supporte pas que ce type te fasse peur, je ne supporte pas qu’il se promène librement dans le village alors qu’il a menacé de te… de te…
Je ne peux même pas finir ma phrase, je saute sur mes pieds pour faire les cents pas, déjà complétement fou à l’idée de croiser ce type.
- Kakashi ! Je ne voulais pas te le dire parce que j’avais peur que tu réagisses exactement comme ça ! s’exclame-t-elle.
- Mais comment veux-tu que je réagisse ? Je ne suis pas en train de le chercher pour le renvoyer aussi sec à l’hôpital que je sache ! m’agace-je. C’est franchement déjà bien ! Je t’ai promis de ne pas « surréagir », et je trouve que ne pas foncer le tuer est la preuve que je respecte ma promesse !
- Je ne veux pas que tu t’énerves comme ça ! Je ne veux pas que tu fasses les cents pas et que tu enrages intérieurement !
- Mais qu’est-ce que tu veux que je fasse d’autre ?! Je prends déjà sur moi.
Elle croise les bras vivement en baissant le nez, pour fixer le sol avec le visage déformé par les larmes qui menacent :
- Je ne te l’ai pas dit pour que tu t’énerves, je te l’ai dit parce que j’ai besoin de toi Kakashi. Besoin que tu me prennes dans tes bras et que tu me dises que ça va aller, que je ne risque rien, que tu seras là… Je ne sais pas, j’ai besoin de … toi…, hoquète-t-elle finalement dans un sanglot.
J’abandonne immédiatement toute colère pour aller la prendre dans mes bras et la serrer contre moi. Je me sens tellement con d’avoir bondi sur mes pieds pour m’énerver au lieu de la rassurer que ça a le mérite de me rendre raisonnable en un claquement de doigts. Je la laisse sangloter un peu dans mes bras, alors qu’elle m’explique que c’est simplement l’émotion, qu’elle avait besoin d’évacuer un peu avant d’accepter la chose mais que tout ça la retourne.
- Je n’ai pas envie de le croiser, renifle-t-elle. J’ai même peur de le croiser avant d’avoir assimilé la chose… J’aurais juste aimé quelques jours pour m’y préparer, je ne m’attendais pas à ce qu’il sorte du jour ou lendemain, alors que c’est pourtant logique… il est guéri… mais je ne sais pas. J’avais l’impression qu’on me préviendrait quelques jours avant pour que je puisse intégrer la nouvelle sans lui tomber dessus au marché ou chez Ichiraku…
Je peste quelques minutes après l’intégralité du service hospitalier, fou de rage qu’on ne l’ait pas prévenu alors qu’il a menacé sa vie. Ça me tue d’imaginer que parce que je l’ai agressé et qu’il n’a proféré que des menaces orales envers elle, j’ai fait de la prison alors qu’il se promène en toute liberté. Les gens n’y étaient pas, ils n’ont pas vu ses yeux fous, la promesse que j’ai lu dans son regard de faire du mal à Hanako avant que je ne lui saute dessus pour lui faire passer l’envie. Ça me rend dingue, mais je m’applique à rester calme pour la réconforter en la câlinant avec douceur, sans râler.
Pendant de longues minutes, je lui chuchote des petites paroles réconfortantes, je lui assure qu’il ne l’approchera pas à moins de cent mètres, que je ne reprendrai pas le travail tant qu’elle ne se sentira pas en sécurité, que je l’accompagnerai de la maison à l’hôpital pendant des semaines s’il le faut…
Elle se calme peu à peu, quand elle me parle de ses inquiétudes simplement pour les sortir de son cœur chamboulé, je lui assure encore que je serai là, que je ne la lâcherai pas d’une semelle et soudain, l’idée de génie me percute.
- Et qu’est-ce que tu dirais de quitter Konoha pour quelques jours ? chuchote-je en embrassant le sommet de sa tête.
- Partir en vacances ? s’étonne-t-elle contre mon torse.
- Oui… Partir quelques jours hors de Konoha, le temps que tu intègres la nouvelle… Ça pourrait te faire du bien… ?
Je la sens aussi étonnée que séduite par l’idée, même sa voix trahit à quel point elle commence à réaliser que ce serait parfait, puisqu’elle reprend du poil de la bête au fur et à mesure de sa phrase :
- C’est sûr… Et puis nous avons du repos tous les deux… ce serait le moment idéal… Où voudrais-tu aller ?
- A Suna…
Elle relève le nez de mon torse pour me lancer un regard blasé.
- Je rêve ou tu es en train de te servir de ma trouille pour revoir Nakama… ? demande-t-elle en haussant un sourcil.
Je ris doucement en posant un baiser tendre sur ses lèvres :
- Pas vraiment, c’est juste la bonne occasion, explique-je en souriant. Je viens de découvrir que l’examen chûnin de Kiyowa se déroulait à Suna, j’ai forcément eu envie d’y aller pour la soutenir et revoir Naka, tu t’en doutes. Le problème est que ça tombe dans trois jours, pendant nos repos, et que j’essayais donc de me résoudre à ne pas y aller pour éviter de gâcher nos petites vacances tous les deux. Sauf que tu débarques deux heures après pour me dire que tu as besoin de temps pour assimiler la nouvelle à propos de Tao, que tu as peur de sortir dans le village… alors je me permets de te proposer que nous partions à Suna. Nous serions tous les deux à Konoha les trois prochains jours, puis quelques-uns de plus loin de lui, dans un autre pays. Il me semble que ça te ferait du bien de le savoir aussi loin et que tu pourrais drôlement mieux intégrer la chose en parfaite sécurité au pays du vent.
Elle hausse les sourcils en entendant les explications, et j’ai le bonheur de voir sur ses traits à mesure qu’elle y réfléchit que l’idée lui plait. Elle reste d’abord silencieuse une minute ou deux dans mes bras, puis elle se lève pour arpenter mon bureau en réfléchissant. Je la connais par cœur, je sais que c’est presque gagné mais qu’elle réfléchit à tous ce que ça implique, à savoir le ménage à faire, les affaires à préparer, le chat à faire nourrir, le soleil éclatant de Suna, le sentiment de sécurité aussi loin de Tao…
Elle tourne finalement la tête vers moi en souriant :
- Tu sais quoi Kakashi… J’accepte…, dit-elle.
- Vraiment ? Nous partons pour Suna ? C’est décidé ? demande-je sans y croire encore vraiment.
- Oui ! Partons à Suna ! Partons en vacances au soleil ! s’exclame-t-elle, soudain toute heureuse.
Elle sautille en revenant vers moi pour se jeter à mon cou et m’embrasser en riant, et je laisse ma joie la plus pure se déverser dans mes veines à l’idée de passer du temps avec elle, d’accompagner ma petite Kiyowa et de revoir Naka. Nous sommes si heureux que notre allégresse se transforme en passion vibrante, notre baiser devient affamé, féroce, mes mains se promènent sur elle, elles descendent le long de son dos jusqu’à empoigner l’une de mes parties préférées d’Hanako, ce qui la fait naturellement ronronner de désir.
- Bon sang mais retenez-vous !! s’exclame Rinko en éclatant de rire.
Nous nous détachons en riant nerveusement, aussi gênés l’un que l’autre de nous être fait surprendre par Rinko qui vient de faire irruption. Heureusement, ce n’est que lui.
- Vous savez que c’est un bureau, fait pour travailler avec sérieux ! nous embête-t-il.
- La ferme ! ris-je.
- Tu peux parler toi ! Je n’ose imaginer le nombre d’endroits à Konoha que tu as baptisés ! réplique Hanako en plissant les yeux.
- Beaucoup trop ! répond joyeusement Rinko en posant une fesse sur mon bureau.
- Que me vaut le plaisir de ta visite ? demande-je en m’asseyant sagement dans ma chaise.
Hanako s’assoit sur l’autre côté de mon bureau et nous formons un petit conciliabule que j’aime.
- Je venais te voir pour discuter mon lapin, on se voit moins entre ma formation d’instructeur et ta récente mission. Je venais un peu aux nouvelles, répond-il en souriant.
- Alors cette formation ?! rayonne Hanako. Ça te plait ?!
- A fond ! répond-il en hochant la tête. Je m’éclate, le groupe est sympa et les cours intéressants, je ne pensais pas qu’on nous apprenait à gérer les sales gosses !
- Oh si, cours très utile, fais-moi confiance…, soupire-je.
- Naruto ? s’amuse Rinko.
J’hoche la tête en soupirant encore et mes deux camarades gloussent en visualisant le gentil enfer que Naruto m’a fait vivre, et dont je leur ai déjà parlé de nombreuses fois.
*
Nous passons une petite heure tous les trois, Rinko nous raconte un peu mieux les journées de formation qu’il a eu et vante ses propres mérites, puisqu’il estime être le meilleur de la promo. Il clame que les genin l’adoreront, ce dont je ne doute pas connaissant mon ami, et il nous fait beaucoup rire en nous parlant de sa relation avec Shin. Il est toujours sérieux et appliqué, le contraire même de Rinko, mais ils s’obstinent pourtant à rester tous les deux lors des travaux pratiques, ce qui entraine beaucoup de situations risibles où ils se prennent le chou.
- Les gosses vont t’adorer, affirme-je lorsqu’il termine. Tu deviendras sans doute l’instructeur le plus cool, celui que les genin veulent tous avoir… Il ne faudra pas que tu oublies de leur apprendre des choses quand même… pas seulement à s’amuser.
Il lève les yeux au ciel et Hanako glousse en le regardant.
- On s’éclatera mais les gamins sauront ce qu’il faut, répond-il. Ils brilleront à leur examen chûnin et deviendront les jeunes les plus cool de leur promo !
- Je n’en doute pas, intervient Hanako. Mais évite tout de même d’apprendre aux garçons tes comportements de mufle… Il serait dommage de perpétuer ton côté loser.
Il tourne la tête vers elle en plissant les yeux :
- Chipie va…, siffle-t-il.
Elle lui tire la langue et il l’attaque sans autre forme de procès. Leur bagarre envoie voler l’intégralité des papiers de mon bureau et je soupire avec lassitude alors qu’ils rient comme deux gamins en s’affrontant avec panache.
- Si l’un de vous marche sur un document officiel, je sévis, commente-je.
Ni l’un, ni l’autre ne fait attention à moi et j’attends donc patiemment qu’ils se calment. Lorsqu’Hanako gagne, ils arrêtent leur cirque et ramassent mes papiers pendant qu’elle fanfaronne comme un petit diable. Il fait semblant d’être vexé alors que je sais pertinemment qu’il l’a laissé gagner et qu’il n’y a qu’Hanako pour croire qu’ils se sont battus à la loyale. Rinko est vraiment un type génial, au caractère en or, qui fera des merveilles avec les genin.
- Tu vas assurer Rinko, sincèrement, souligne-je.
Il me lance un regard rieur, et nous nous moquons gentiment d’Hanako par l’esprit, aussi amusés l’un que l’autre de constater qu’elle croit à sa victoire. Rinko ramasse alors le papier de l’examen chûnin, qu’il parcourt rapidement avant de soupirer :
- La vache, c’est vraiment dommage que nous n’y allions pas… Je ne comprends pas que les futurs instructeurs ne profitent pas de cet examen pour observer… Je veux dire, c’est le but même d’un instructeur d’emmener ses genin à l’examen chûnin… C’est là que tout se joue, que l’équipe s’arrête … Nous avons la chance qu’un examen ait lieu sur notre temps de formation, et pas un type ne s’est dit qu’il était important de nous y emmener… je vous jure…, ronchonne-t-il.
Hanako me lance immédiatement un regard interrogateur et j’hausse les épaules. Rinko ne me dérangerait évidemment pas, mais je ne veux pas lui proposer de venir avec nous sans être absolument certain que ça irait à Hanako. Nous nous observons encore quelques secondes en silence, où nous essayons probablement de prendre la température l’un de l’autre. Hanako capte visiblement que c’est à elle de décider, parce qu’elle se tourne vers Rinko :
- En fait, Kakashi et moi partons pour Suna…, commence-t-elle.
- En même temps que l’examen ? demande-t-il.
- Pour l’examen, Kakashi y accompagne Kiyowa, nous en profitons pour passer de petites vacances là-bas pour prendre l’air… Kakashi pourra revoir Naka, soutenir Kiyowa et m’emmener bronzer le reste du temps ! plaisante-t-elle.
- Sérieux ? geint Rinko.
- Ne fait pas cette tête Rinko…, soupire-je. Hanako est en train de t’inviter à venir avec nous.
- Et Shin, ajoute-t-elle. Ce serait sympa, vous auriez une belle avance sur les autres pour réussir votre examen d’instructeur ! Rien de tel que l’observation sur le terrain plutôt que la théorie !
- On ne vous dérangera pas ? s’étonne-t-il. Je ne sais pas, nous allons débarquer dans vos vacances en amoureux…
Hanako éclate d’un petit rire hautain :
- Alors là, si tu penses que je me leurre Rinko… je me doute bien que ce grand dadais voudra passer tout son temps avec Nakama ! Je ne serais d’ailleurs pas étonnée que nous finissions dans son appartement ! ronchonne-t-elle en levant les yeux au ciel.
- Si nous venons, je ne suis pas sûr qu’elle pourra nous accueillir les quatre, souligne Rinko. Ça pourrait être sympa qu’on loue une maison là-bas, Naka pourrait d’ailleurs nous y rejoindre, ce serait cool ! On serait tous ensemble pendant trois jours…
- On pourrait louer une maison avec une piscine ! s’excite Hanako. Avec le soleil de Suna, qu’est-ce que ce serait agréable ! Je suis sûre qu’il fait assez chaud là-bas pour se baigner alors qu’il gèle encore ici…
- C’est un désert, évidemment qu’il fait assez chaud pour se baigner, interviens-je.
Ma remarque vise évidemment à exciter Hanako, ce qui marche très bien puisqu’elle sautille déjà sur place à l’idée de profiter de vacances aussi chaudes en cette fin d’hiver. Rinko la rejoint dans son excitation et ils piaillent joyeusement sur les « super soirées barbecue » que nous allons pouvoir faire tous ensemble.
Je les congédie plus ou moins un bon quart d’heure plus tard, puisqu’ils n’arrêtent plus de parler de notre futur séjour à Suna. Je leur explique que j’ai besoin de finir mes papiers pour entrainer Kiyowa et que j’apprécierais grandement que Rinko raccompagne Hanako chez elle, pour qu’elle se sente en sécurité dans les rues du village malgré l’ombre de Tao. Il accepte évidemment et elle l’invite à la maison pour qu’ils discutent de tout ça tranquillement sans me ralentir dans mon programme du jour.