LE TRIANGLE DE KONOHA (Kakashi x OC)

Chapitre 214 : Les futurs instructeurs

4488 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 28/03/2026 13:36

Chapitre 214 : Les futurs instructeurs


Point de vue de Kakashi

Ça fait une petite semaine que je suis rentré de ma mission avec Kiyowa. Hanako était toute euphorique d’apprendre notre discussion à propos de l’apprentissage et elle n’arrête plus de m’embêter avec ça depuis, en soutenant que je serai le meilleur maitre possible, que je n’aurais jamais pu espérer avoir meilleure élève que Kiyowa et que nous formerons un duo remarquable. J’essaie de la tempérer, puisque Kiyowa ne m’a pour l’instant rien demandé et qu’elle changera peut-être d’avis, mais mon petit ange n’en fait qu’à sa tête et considère déjà que c’est acquis. Elle en parle même avec Minato, qui est enchanté de la nouvelle et de la future espionne qu’elle deviendra pour le village de Konoha.

La vie est douce, j’apprécie mon quotidien avec Hanako mais Nakama me manque déjà et malgré les lettres que nous avons déjà échangées depuis son retour à Suna, je sens que son absence se fera ressentir toute ma vie, même si nous comptons nous voir lors de nos vacances respectives.

Heureusement pour moi, Rinko est rentré hier et nous avons déjà pu passer une soirée tous les deux où j’ai pu constater que tout roulait entre nous. Il justifie son départ précipité pour Iwa en soutenant qu’il avait envie de voir du pays, je sens bien qu’il ne me donne pas la vraie raison mais ça ne me concerne visiblement pas, alors je lui laisse son jardin secret bien que ça me coûte. J’ai l’impression que cette mission lui a fait du bien, qu’il est revenu en homme nouveau et il me le prouve sur plusieurs points. Le premier est qu’il est bien décidé à se trouver quelqu’un et à arrêter de courir après les relations d’un soir, le deuxième est qu’il a pris une autre décision : devenir instructeur. Ces deux données me laissent penser qu’il s’est remis en question pour une raison que j’ignore, et que pour la première fois de sa vie, il ne veut plus vivre au jour le jour comme si la vie était une fête, mais penser à l’avenir et changer ses habitudes.

Je trouve ça plutôt positif, parce que je sens qu’il est heureux de ces décisions, confiant en l’avenir qui s’annonce pour lui et je le soutiens à cent pour cent. Aussi, j’accepte largement d’assister avec lui à la petite réunion qui a lieu cet après-midi au bâtiment de l’Hokage, qui vise à réunir les jônin qui souhaitent devenir instructeurs pour les genin pour la première fois. C’est une réunion où on leur explique les tenants et les aboutissants de la chose, avant de se lancer dans une petite période d’apprentissage de quelques mois où ils seront formés un jour par semaine à l’instruction.

Après cette réunion, un cocktail est organisé en début de soirée pour féliciter les nouveaux inscrits, où sont conviés les amis et la famille. Je m’y rends donc accompagné de ma déesse sur terre, sublime dans une longue robe noire de soirée, qui me rend plus fier que la fierté alors qu’elle est agrippée à mon bras et discute avec les anciens, qui sont tous absolument charmés par notre médecin de génie. Ils discutent avec elle de nouveaux traitements qu’elle a mis en place et ils la félicitent avec zèle tandis qu’elle rougit de plaisir en soutenant qu’elle ne fait que son travail.

Les anciens sont enchantés de nous voir ensemble, ils estiment que nous formons le couple le plus improbable mais le plus adorable de Konoha. Ils rient même de mon séjour en prison, en disant qu’il fallait bien me punir mais qu’ils comprennent largement que j’ai surréagi pour la protéger. Comme d’habitude, elle enfume son monde en deux battements de cils et ils lui donneraient le bon dieu sans confession, ils sont même sans doute à deux doigts de me donner la médaille d’honneur pour avoir défendu Hanako en massacrant Tao.

Les futurs instructeurs arrivent là-dessus après un dernier petit briefing avec Minato en personne, et l’arrivée de Rinko nous permet de nous soustraire à notre conversation avec les anciens.

-         Tu es vraiment trop douée, ricane-je en l’entrainant en direction de mon meilleur ami.

-         Il faut bien que je nous assure une bonne relation avec les anciens, te connaissant, on ne peut pas écarter le risque que tu agresses d’autres personnes ! répond-elle en me lançant des yeux accusateurs. 

-         Si des personnes s’en prennent à toi, assurément, réplique-je.

-         Et bien nous aurons les anciens dans la poche pour te faire sortir de prison ! glousse-t-elle finalement.

-         Merci mon amour, murmure-je.

Elle glousse toujours alors que je l’embrasse furtivement et nous rejoignons Rinko, qu’elle serre dans ses bras pour le féliciter de sa démarche. Il est gonflé à bloc, impatient de commencer sa formation et surtout d’avoir ses premiers élèves. Shin nous rejoint là-dessus, puisqu’il entame la formation en même temps que Rinko, et Hanako le prend dans ses bras aussi. Nous discutons un moment tous les quatre, j’ai l’impression qu’Hanako est une petite maman fière de ses deux rejetons, elle n’arrête pas de gazouiller en clamant à quel point leurs futurs genin seront chanceux, tandis que j’assume le rôle du papa, qui chambre ses deux fils en leur disant qu’ils n’y arriveront jamais et se feront marcher sur les pieds. Hanako me rabroue à chacune de mes réflexions, ce qui fait bien rire les garçons.  

Le petit cocktail se passe très bien, jusqu’à ce que j’aille nous reprendre à boire dans un coin de la pièce. Lorsque je me retourne, je tombe nez à nez avec Sun, que j’aurais largement préféré éviter depuis la soufflante qu’elle m’avait mise lorsque je l’avais éconduit.

-         Kakashi, me salue-t-elle.

-         Bonsoir, réponds-je en cherchant Hanako du regard.

C’est presque un conditionnement, me retrouver dans cette salle en compagnie de Sun me rappelle si mauvais souvenir que j’ai besoin d’avoir un visuel sur Hanako, de croiser son regard, de l’appeler à l’aide, je n’en sais rien.

-         Tu ne peux pas te passer d’elle n’est-ce pas ? pouffe Sun en me voyant scruter la salle.

Je reporte mon attention sur elle, un peu choqué par ce qu’elle vient de me dire, mais elle n’a pas l’air mauvaise du tout, simplement amusée.

-         Je te demande pardon ? bafouille-je.

-         Hanako, je vous ai vu ensemble tout à l’heure… Et comme je te vois la chercher frénétiquement du regard alors que ça doit faire une minute que tu l’as lâché, je n’ai pas pu m’empêcher de te charrier. C’est chouette que ça marche entre vous.

Je fronce un peu les sourcils, vraiment étonné par son ton bienveillant. Rien n’indique qu’elle soit en train de mentir ou de jouer la comédie, elle a l’air sincère et heureuse. Pas seulement heureuse, apaisée, elle a l’air très bien dans sa vie et ce constat me permet de me détendre et de lui parler plus normalement :

-         Tu connais un futur instructeur ? demande-je.

-         Oui, mon petit-ami, répond-elle en l’indiquant du doigt.

Une vague de soulagement déferle sur moi à la mention de son petit-ami.

-         C’est chouette…, commente-je.

-         Oui. Ecoute, je ne t’ai pas sauté dessus dès l’instant où tu t’es retrouvé seul pour rien… Je voulais te parler, m’excuser plutôt… pour ma… ma petite crise quand…, commence-t-elle en riant un peu nerveusement.

-         Il n’y a pas de mal, la coupe-je. Je t’assure que ce n’est rien, tout ça est largement oublié Sun.

-         Je suis sincèrement désolée Kakashi, je tenais tout de même à te le dire. Ça n’a pas été facile mais c’était visiblement pour le mieux… J’ai rencontré mon petit ami quelques semaines après et je suis très heureuse avec lui. J’aime à imaginer que tu n’as été qu’une étape dans ma vie, pour me faire quitter mon ancienne relation où je n’étais plus bien, et que toute la peine que j’ai ressentie quand tu m’as rejetée n’aura pas servi à rien. Je crois que tout arrive pour une raison, tu n’étais pas destiné à m’aimer, simplement à me mener vers le bonheur et je t’en remercie.

-         Et bien… je … je suis vraiment très heureux pour toi… Je suis soulagé que tu le prennes comme ça, que ça n’entache pas nos rapports…

-         Tout ça ne m’est pas tombé sur le coin du bec dès le lendemain ! rit-elle. Mais c’est sincèrement ce que je ressens maintenant et je ne te souhaite que le meilleur avec Hanako, j’espère que ça marchera entre vous le plus longtemps possible si elle te rend heureux.

-         Elle me rend heureux, elle… arrive, commente-je en voyant Hanako débarquer.

Mon petit démon n’est visiblement pas hostile, plutôt possessif je dirais, et elle vient se greffer à mon flanc en attrapant ma taille. Elle se détend tout de même lorsque je pose une main sur sa hanche pour la tenir calée contre moi. 

-         Sun, la salue-t-elle avec neutralité.

-         Bonjour Hanako, je ne t’empruntais Kakashi qu’une petite minute, précise Sun en lui faisant un clin d’œil.

-         D’accord…

-         Elle venait simplement prendre des nouvelles, elle est ici pour accompagner son petit-ami, précise-je.

Il est évident que je dirai à Hanako qu’elle voulait s’excuser, mais inutile de mettre Sun mal à l’aise en lui apprenant que ma petite-amie est au courant de la crise de nerf qu’elle m’avait faite lorsque je l’avais repoussée pour cette petite-amie en question…  

Hanako hoche la tête en sortant son faux sourire le plus convaincant à Sun malgré un petit ton légèrement sec :

-         Et bien je suis ravie de te savoir heureuse en ménage Sun. Si tu veux bien nous excuser, nous sommes attendus pour aller au restaurant.

-         Bien sûr ! Je vous laisse, bonne soirée les amoureux, conclut Sun.

-         Bonne soirée à toi, et … sois heureuse, ajoute-je en me faisant trainer par Hanako vers nos amis.

-         Toi aussi ! répond Sun en me faisant un petit signe de la main.

Hanako me traine toujours et dès que nous sommes hors d’écoute je ne peux m’empêcher de rire :

-         Calmez-vous démon ! Je suis capable de vous suivre, pas la peine de me tirer comme ça !

-         Désolée Kakashi ! glousse Hanako en s’en rendant compte. Mais je ne peux pas supporter cette fille, plus elle est loin et mieux je me porte !

-         Elle voulait s’excuser et me dire qu’elle était heureuse maintenant.

-         « Blablabla » … Plus elle est loin, mieux je me porte ! répète-t-elle en me sortant ses yeux les plus amusés.

-         Démon ! murmure-je à voix basse.

-         Tu ne me le diras jamais assez je crois, il faut bien compenser le nombre de fois où tu m’appelles « ange » illégitimement !

-         Tu es bête. Alors, nous allons finalement au restaurant ou c’était juste pour… ?

-         Nous y allons, j’ai dit à Rinko et Shin que je vous laissais entre hommes pour diner avec Mei mais ils étaient déçus, un restaurant les tentait bien. Alors j’ai dit que je leur offrais le repas pour les féliciter et nous allons tous les quatre la rejoindre.

-         Alors ça, c’est parfait.

Elle me lance un petit regard curieux mais je tais mes manigances en feignant l’innocence.

*

Nous rejoignons une Mei surprise de nous voir aussi nombreux alors qu’elle s’attendait à passer la soirée avec sa petite protégée seulement. Hanako lui explique rapidement la situation, et Mei en rit évidemment, puisqu’elle n’est pas du genre à s’offusquer des changements de programme mais plutôt à embrasser les imprévus. Nous changeons simplement de table pour en avoir une suffisamment grande et je me cale contre ma petite perruche qui s’excuse encore auprès de Mei de lui avoir ramené trois andouilles.

-         Ne t’en fais pas Hana, arrête de toujours t’excuser comme ça, la réprimande sa sœur de cœur.

-         Mais je me sens toute mal, on ne se voit plus beaucoup depuis que je suis avec Kakashi et j’arrive encore à gâcher une de nos soirées en tête à tête.

-         Si on se voit moins simplement parce que tu es heureuse et amoureuse, alors crois-moi Hana, je suis ravie de ne pas te voir ! répond Mei de son ton maternel qu’elle réserve à Hanako.

Cette dernière rougit en me lançant un petit regard heureux et Mei se tourne vers Shin :

-         En tout cas toi, on ne t’arrête plus ! A peine devenu jônin, te voilà sur le chemin pour devenir instructeur…, commente-t-elle en souriant.

-         Je fais de mon mieux pour rester occupé ! répond-il joyeusement. Plus sérieusement, j’ai toujours rêvé d’être instructeur, c’est en grande partie pour ça que je voulais devenir jônin… J’ai tant admiré le mien, il était évident que je voudrais l’être un jour si je le pouvais, former la jeunesse est tellement important…

-         Et dire qu’il y a des jônin qui sont formés mais qui refuse de pendre des genin, me tacle gentiment Mei.

-         Je plaide coupable, réponds-je en haussant les épaules. Je suis un peu trop ronchon pour m’occuper de genin, voilà tout.

-         Tu parles ! Kiyowa va lui demander d’être son maitre, et il va accepter ! intervient Hanako en me regardant avec fierté.

-         Vraiment ? s’étonne Shin. Voilà qui est impressionnant, rares sont les apprentissages comme ceux-ci… Et en même temps ça fait sens… Bon sang Kakashi, qu’est-ce que j’aimerais avoir ton niveau !

-         Ne rêve pas trop, le taquine-je.

Hanako, qui trouve sans doute que Rinko ne reçoit pas assez d’attention, lève son verre dans sa direction :

-         Et félicitation à Rinko également, n’oublions pas qu’il est inscrit avec Shin et qu’il est l’un des meilleurs jônin du village ! clame-t-elle.

-         Merci trésor…, répond-il en lui souriant gentiment.

-         C’est plutôt sympa…, commente Mei. Vous pourrez être ensemble pendant la formation, vous serez un beau duo.

Rinko éclate de rire :

-         Shin ne peut pas m’encadrer, alors ça m’étonnerait que ma présence le rende heureux ! s’amuse-t-il.

-         Quoi ?! Mais qu’est-ce que tu racontes ?! s’exclame Shin.

-         Oh arrête un peu, tu ne pouvais pas me supporter quand on s’est rencontré ! répond Rinko en arborant son célèbre sourire en coin.

-         Forcément, un type pareil qui sortait avec ma meilleure amie, au secours ! rit Shin.

Rinko hoche la tête en grimaçant avec humour et Hanako glousse en lançant des yeux rieurs à Rinko :

-         C’est vrai que vos débuts étaient plus tendus… Et tu faisais exprès de chercher Shin… tu peux bien l’avouer maintenant ! Tout ça date, il y a prescription.

-         Bon, j’admets que je faisais légèrement exprès de t’emmerder…, admet Rinko en souriant de toutes ses dents. Il faut dire que tu nous jouais les protecteurs, tu étais insupportable.

-         Et toi tu étais un coureur de jupon invétéré qui passait son temps à faire des blagues salaces à propos de ma meilleure amie, ce petit être pur et délicat qu’elle est ! J’étais atterré qu’elle sorte avec toi, atterré !

-         Qui ne l’aurait pas été…, plaisante-je.

Tout le monde rigole, dont Rinko qui ne se vexe pas, mais il se fait défendre par Mei :

-         Je vous trouve durs avec lui… il n’est pas si terrible, dit-elle avec affection.

-         Oh si, je suis terrible, réplique Rinko en lui offrant son plus beau sourire de sale gosse.

-         Tu parles… un vrai petit cœur de beurre… je sais reconnaitre les mauvais garçons quand je les vois Rinko, et tu n’en es pas un, répond-elle en passant sa main sous sa mâchoire avec affection.

Hanako glousse en me lançant des yeux hallucinés et j’ai le bonheur de voir Rinko complétement scié par la remarque de Mei, les joues rougissantes de son petit geste alors qu’elle est déjà replongée dans la carte des cocktails. J’ai rarement vu mon meilleur ami comme ça, j’ai l’impression qu’il ne sait plus comment se comporter chaque fois qu’il se retrouve face à Mei, ce qui ne m’étonne pas. Rinko a l’habitude des filles, Mei est une femme fatale, elle ne joue pas dans la même cour. Tout ça est décidemment parfait, tout se déroule exactement comme je l’imaginais et je ne réprime pas le sourire en coin qui perce sur mon visage.

-         Un cœur de beurre, un cœur de beurre… c’est vite dit quand on connait son palmarès, l’embête Shin. Je peux vous dire que depuis que je traine avec les forces spéciales, on ne cesse de me parler de lui et ça fait peur à entendre…

-         Tu es surtout jaloux ! l’accuse Hanako en riant de plus belle.

-         Ah… peut-être bien, allez savoir…, plaisante Shin.

-         Arrêtez un peu de le traiter comme ça parce qu’il s’amuse, il faut que jeunesse se fasse ! intervient Mei en lui souriant.

-         Qu’est-ce qui te dit que ne suis pas tout simplement un amant hors pair, qui se complait dans ces relations d’un soir, réplique Rinko en lui sortant ses yeux séducteurs.

-         Une intuition, répond Mei en se penchant vers lui.

Il ne bouge pas alors que son visage se rapproche du sien, mais je le connais par cœur et je remarque bien qu’il se force à ne pas bouger. Il est si rare qu’il soit impressionné par une femme, j’adore ce qu’il se passe, c’est un régal à observer en tant que meilleur ami. Il me lance d’ailleurs un regard dans la foulée, parce que je suis sûr qu’il s’inquiète que je l’ai remarqué et je lui confirme en haussant un sourcil.

Il détourne la tête en se râclant la gorge :

-         Vous comptez m’embêter encore longtemps sur ma liste de conquêtes ?

-         Oui ! répond Shin. Ce n’est pas tous les jours qu’on a quelqu’un d’aussi dévergondé à sa table, ça attire forcément les taquineries !

Hanako éclate d’un petit rire impérieux :

-         Alors là Shin, tu te fourres le doigt dans l’œil. Je crois pouvoir affirmer que nous avons bien pire que Rinko à cette table. Les femmes sont plus discrètes que les hommes, elles ne le chantent pas sur tous les toits, mais je peux vous assurer que vous avez une briseuse de cœur à cette table qui ferait pâlir Rinko !

-         Sérieusement… ? demande Rinko en fixant son regard sur Mei.

-         Oh… disons que je n’aime pas m’ennuyer le soir, répond-elle d’un ton détaché.

-         Et tu as osé me dire que tu étais « hors de ma portée » ? s’indigne Rinko avec humour. Je ne sais pas comment je dois le prendre, ça doit vouloir dire que je suis vraiment un crétin pour que ton palmarès soit plus élevé que le mien mais que tu me rejettes quand même !

-         Ce n’est pas moi qui l’ai dit mon chaton, mais c’est tout de même très vrai, répond-elle avec une petite mine faussement désolée.

Nous éclatons tous de rire face à la mine défaite de Rinko mais il reprend vite du poil de la bête :

-         Vous savez quoi, ça ne fait rien, je ne le prends pas mal. Je ne suis pas un macho avec un ego surdimensionné et je suis largement capable d’admettre que tu joues dans la cour du dessus Mei. Je ne saurais même pas comment m’y prendre, je pourrais bien être dans ton pieu que je crois que je me sauverais en courant en sachant bien que je serais incapable d’assurer !

-         Ne sois pas si dur avec toi-même, tu assurerais peut-être…, le taquine-t-elle en lui lançant un regard séducteur.

-         Oh non…, rit-il doucement. Non, non, non… je ne prendrais même pas le risque de me frotter à une femme pareille …

Elle hausse un sourcil sans quitter son regard, et ils se dévisagent quelques longues secondes. Je ne préfère pas réfléchir à ce qui traverse leur esprit en ce moment, parce que j’imagine bien que c’est brûlant, mais ça confirme une bonne fois pour toutes mon intuition. Je m’appuie donc dans mon dossier pour caresser tranquillement le dos d’Hanako en les écoutant reprendre des discussions plus normales, impatient comme jamais de me retrouver en tête à tête avec Rinko. 

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