Gemini War, Tome 1, First Avengers

Chapitre 3 : Azzano

2102 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 12/06/2018 11:52

Je ne vais pas m'attarder sur mes derniers jours en Amérique qui ne changeaient absolument pas des précédents, si ce n'est qu'à la place de ses piques habituelles, Colle se la fermait. Et, ça n'a pas l'air comme ça mais c'était une grande amélioration de la vie au camps.

Toujours est-il que, le matin du quatrième jour, je partais du camp avec d'autres militaires que je connaissais vaguement. Cependant, tous n'avaient pas la même affectation que moi, aussi, je me retrouvais dans un avion pour la Sicile avec... Une personne dont je connaissais le nom. Ce fut l'un des trajets les plus long de ma vie. Et pourtant, il ne dura pas plus d'une journée je pense...

Arrivé à un aéroport sicilien, la plupart des militaires avec moi descendirent, seulement pour être remplacés par d'autres. L'avion redémarra donc après une courte escale, direction l'Italie.


§


J'arrivais au régiment auquel j'avais été affecté environ deux jours après mon départ. La piste d'atterrissage était largement dissimulée par les bois sombres qui l'entouraient. Immédiatement après nous avoir déposé, le pilote reparti. En dix minutes, la piste fut de nouveau démontée. On ne pouvait pas se payer le risque d'être repéré. Un sergent nous appela, moi et les autres soldats de l'avion, avant de nous faire signe de le suivre.


En le suivant, j'observais le camps. Dans la terre pour le moment sèche étaient dressées des tentes de tailles variables dans les ton gris-vert pour ne pas dire kaki. En effet, elles étaient trop sale pour convenir à cet adjectif. Les quelques soldats que nous croisions semblaient tout juste revenir d'une mission au vu de leurs vêtements en piteux états et des blessures que certains avaient. 

Nous finîmes par arriver dans l'une des larges tentes centrales ou un gradé presque chauve nous attendait.


"-Bienvenu au cent-septième régiment soldats !" nous salua t-il, un air solennel au visage.


Je fronçais les sourcils, j'avais l'impression d'avoir déjà entendu parler de ce régiment...


"-Je suis le lieutenant général Charles Raymonds et c'est à moi que vous devrez rendre des comptes à partir de maintenant! On vous a peut être habitué aux discours grandiloquent lorsque vous étiez en formation mais ici soldats, c'est la guerre, et on a pas le temps pour ce genre de cérémonie! Vous allez vous faire attribué des tentes par le second lieutenant ici présent! Ne rechignez pas à la tache et on s'entendra. Rompez!


Eh bien, c'est ce qui s'appelle savoir mettre l'ambiance..." songeai-je en allant voir le second lieutenant pour savoir où est-ce que j'allais atterrir.


Quelques minutes après avoir déposé mon paquetage, j'étais de nouveau dehors à discuter avec des soldats en poste ici depuis un certain temps. Je fis donc la connaissance d'un irlandais d'origine nommé Timothy Dugan qui avait visiblement le surnom de "Dum Dum Dugan". Soit. Alors que nous discutions à propos des autres soldats dont je devrais connaître les noms, il s'interrompit en voyant un de ses coéquipiers passer:


"-Eh, Bucky ! Viens voir les nouvelles recrues !" l'appela t-il.


"-J'arrive !" répondit l'autre soldat en s'approchant.


Il salua les autres recrues et s'approcha de nous. Il s'agissait d'un homme qui faisait environ ma taille avec des cheveux bruns et des yeux bleus. A vu d'œil, je lui donnais mon âge, peut être un ou deux ans de plus.


"-Sergent James Barnes, mais tout le monde m'appelle Buck ou Bucky." Me salua t-il en me tendant la main.


"-Dan Hale." répondis-je en lui serrant la main. "T'aurais pas un ami nommé Steve Rogers par hasard ?" demandai-je ensuite, me souvenant finalement d'où je connaissais le numéro du régiment.


"-Si, tu le connais ?" S'étonna le brun.


"-Plutôt oui, on était dans le même camp d'entrainement !


-Quoi !? Steve s'est fait intégré !?" S'exclama James, visiblement inquiet de ce qu'il apprenait.


"-Ouais, mais il a été quasiment tout de suite transféré dans la section scientifique de réserve. Pas la peine de t'inquiéter, je ne pense pas qu'ils enverraient Steve au front." Dis-je, essayant tant bien que mal de le rassurer.


Il hoche lentement la tête en se mordillant légèrement la lèvre inférieure:


"-Espérons que tu ais raison... Dans tous les cas, je te souhaite la bienvenue en Italie et dans le cent-septième régiment Dan." conclut-il, un sourire légèrement moqueur aux lèvres.


§

Au final, je ne passais que quelques jours au camp sans recevoir de mission. A la fin de ma première semaine, on m'envoya en patrouille pour surveiller les avancées de l'ennemi. Pas vraiment passionnant comme récit de guerre, j'en conviens, mais ne vous inquiétez pas, les faits intéressant ne mirent pas longtemps à arriver.


Deux jours après mon retour au camp, alors que je dormais dans ma tente, quelqu'un me réveilla brusquement:


"-Eh, calme-toi ! C'est moi, idiot!"


Immédiatement, j'avais tiré un couteau de sous mon oreiller pour le placer sous la jugulaire de... Et bien, de Buck visiblement. Je finis par ranger mon arme en me redressant.


"-Qu'est ce qu'il se passe ?" Demandais-je en me levant pour attacher mes bottes.


"-On est prit pour une opération." Commença le brun.


J'attrapais ma veste, tout en essayant d'émerger et de comprendre l'information.


"-Quelle opération ?


-Le premier lieutenant a capté une transmission d'Hydra, une de leurs cargaison se trouve à Azzano, c'est un village près d'ici." M'expliqua le brun en sortant de la tente.


"-Laisse-moi deviner, ils envoient une équipe pour la récupérer ?" L'interrompis je, en le suivant


"-Ouais, en gros, c'est ça. On doit aller voir le lieutenant général pour en savoir plus."


La tente centrale était l'une des seules éclairées, en même temps, il ne devait pas être loin de deux heures du matin à peu de chose près. A l'intérieur se trouvait déjà une centaine d'hommes dont Dugan et Raymonds.


"-Soldats, comme vous le savez surement déjà, Hydra, la partie scientifique de l'armée nazie, à entreposée une cargaison d'armement à Azzano." Commença t-il.


Les soldats acquiescèrent.


"-Vous serez donc chargés de la récupérer. D'après nos informations, Hydra n'a laissée qu'une garde mineure d'environ quarante hommes. Vous devez faire ça le plus discrètement possible. Je ne tiens pas à ce qu'il y ait de victimes collatérales !" Continua Raymonds en passant son regard sur les rangées qui lui faisaient face.


N'attendant pas de réaction, il poursuivit :


"-Vous serez sous les ordres du capitaine Wilson McCall, vous partirez dès que vous serez équipés. Je compte sur vous pour faire la fierté de ce régiment! Rompez!"


N'ayant aucune idée de qui était le capitaine, je laissais mon regard examiner les personnes dans la salle. Je finis par l'apercevoir, près de l'entré. C'était un homme haut et large d'épaules, aux cheveux sombres striés de mèches grises. Avec son air taciturne, je lui donnais dans la quarantaine d'année, mais il aurait pût être plus jeune.


"-Tu viens ?" me demanda Dugan en voyant que je ne suivais pas le mouvement.


Je repris mes esprits et le suivit pour aller récupérer notre équipement avec les autres soldats. Une fois que tout le monde eu un casque, ses armes et un sac de munitions, McCall nous divisa en trois groupes. Le début du trajet se ferait en jeep, cependant, elles étaient bien trop bruyantes pour que nous puissions nous approcher du village avec.

Nous les abandonnâmes donc à vingt minutes de notre cible. Après avoir marché sous le couvert des arbres pendant environ un quart d'heure, notre capitaine nous fit arrêter dans une clairière pour nous expliquer son plan d'attaque:


"-Bien, les cargaisons sont stockées dans un hangar, à la sortie de la ville. Une équipe entrera par le toit, les autres passeront par la porte ouest. On va devoir très vite se disperser pour se débarrasser des agents qui sont là. Et ce avant qu'ils préviennent leur base. On ne récupérera la cargaison qu'après, compris?


-Comment on fait pour passer par le toit ?" demanda Gabriel.


C'était l'un des soldats avec qui j'étais partis en patrouille la seconde semaine. Il était légèrement plus petit que moi, avec les yeux et la peau sombre. Généralement, tout le monde le surnommait Gabe. Les prénoms complets duraient rarement dans l'armée...


"-Il y a un échafaudage sur un bâtiment un peu plus haut, juste en face du hangar. Quelqu'un se sent capable de sauter ? La distance ne devrait pas excéder les trois mètres." répondit notre capitaine.


J'échangeais un regard avec les autres avant de lever la main:


"- Donnez-moi de quoi vous faire une échelle et je pourrais vous faire monter." Proposai-je en haussant les épaules.


"-Des câbles ça t'irait ?" fit McCall en sortant une (très) bonne longueur de câble de son sac.


J'hochais la tète et attrapais les câbles. J'allais devoir bricoler un peu, mais bon, ce n'était rien d'insurmontable. Le capitaine sélectionna ensuite sept hommes, dont lui et Buck, pour passer par le toit après moi. 

Mon groupe quitta donc le couvert des arbres pour rejoindre la ville. Passant à travers les premières ruelles, le hangar se dressa rapidement sur notre chemin.


Une fois devant l'immeuble avec l'échafaudage, je passais les câbles en bandoulière et commençais à grimper. Les autres devaient déjà s'être mit à couvert. 

Je n'aurais pas dit non à des échelles mais visiblement, mes bras allaient devoir faire tout le travail. 

Arrivé au sommet du bâtiment, je m'approchais du bord. Comme McCall l'avait dit, les deux bâtiments étaient séparés d'environ trois mètres mais la hauteur de celui sur lequel j'étais me permettrais de l'atteindre sans trop de problème. Du moins, je l'espérais.


Je pris mon élan et sautais. Aïe. Visiblement, c'était plus que trois mètres. Je me rattrapais de justesse grâce à mon poignet gauche. Celui-ci n'apprécia pas au vu du pic de douleur que je reçut. Je finis pas remonter, sous le regard inquiet de ceux restés en bas.


Une fois mes appuis sur le toit stables, je fis descendre l'échelle faite avec les câbles jusqu'en bas. Le capitaine me rejoignit rapidement, suivit de Bucky et des autres. 

Près de nous se trouvait une large lucarne. Je l'ouvris doucement et me glissais dans l'ouverture. J'atterris sans bruit sur ce qui devait être un conteneur. Je fis signe aux autres qu'ils pouvaient descendre.


Dans le hangar à peine éclairé se trouvaient des conteneurs mais ce n'était pas ce qui nous intéressait. Non, nous, on voulait plutôt récupérer les quatre caisses grises au centre de la pièce. Les agents d'Hydra dont on nous avait parlé étaient en train de patrouiller dans le bâtiment. McCall reprit la tête de l'équipe et descendit discrètement dans le dos du conteneur.

Nous le vîmes passer derrière les agents et continuer vers la porte ouest. Nous descendons à notre tour, heureusement que le hangar était un véritable labyrinthe de conteneur, sinon nous aurions été repérés très facilement !


Pendant que notre capitaine ouvrait aux autres soldats, nous éliminions les agents d'Hydra. Peu à peu la quarantaine de gardes se transforma en vingtaine puis en dizaine et finit par disparaître. Je terminais d'étrangler un garde quand McCall réussit finalement à ouvrir la porte. Nos coéquipiers entrèrent à leur tour, alors que nous avions déjà fait tout le boulot en somme.


"-Allez récupérer les caisses !" nous ordonna McCall en restant près de la port au cas où d'autres ennemis arriveraient.


Les soldats acquiescèrent et vinrent nous aider à déplacer les caisses. On essaya d'abord de les soulever mais elles s'avérèrent bien trop lourde. Nous les ouvrîmes donc pour récupérer les armes.

En voyant ce qu'il y avait dedans, je vis le visage de James se décomposer :


"-Qu'est ce qu'il y a ?" Lui demandai-je en m'approchant. "Oh non..."


Les caisses étaient remplies de poids !



"-Faut dégager c'est un piège !" Criai-je.





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