JoJo's Bizarre Adventures : Mood For a Day

Chapitre 6 : Aurore et chute du roi

6831 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 27/03/2024 18:36













Chapitre 6


Aurore et chute du roi










Un jeune garçon accompagné d’une autre personne – Son amie ? Sa moitié ? Le mystère n’a-t-il pas assez duré ? – se promènent dans la ville d’Aurore, dans le nord de la France. Tous deux se retrouvent alors face à ce qui semble être un dojo, en plein centre-ville.


- C’est ici que ma vie a pris une autre tournure, que j’ai arrêté de jouer aux espions de la mafia et que j’ai commencé à m’ouvrir petit à petit. On entre ? Je doute qu’il y voie un quelconque inconvénient.


Le duo entre alors à l’intérieur, arrivant sur une grande salle.


- Ça me rappelle de bons souvenirs… J’y ai mangé et passé du temps avec les autres tellement de fois, ça me manque un peu pour être honnête…


- Non je n’oserais pas squatter davantage, on a déjà bien assez profité comme ça… Et puis on est venus juste pour que je te raconte ce qu’il s’est passé ici, puis on changera d’endroit. Disons que ça sert juste à illustrer, rien de plus.


- Oui commençons…

Après avoir pris une grande inspiration et avoir longuement expiré le tout, il débute enfin :


- C’était un après-midi, on venait d’arriver et on n’avait toujours pas déposé nos bagages. Raffaele voulait passer d’abord ici. Au début on ne savait pas qu’il prévoyait de nous faire suivre un entraînement une fois en France, donc on était un peu étonnés de son initiative. On a appris un peu après que ce fou avait, en plus d’apprendre le français, fait masse recherches sur tout ce qui touche à l’onde, les vampires et les hommes du pilier, et aurait appris je ne sais comment l’existence de Mr. Yuko.


- Vraiment, on dirait pas mais c’est un vrai bourreau du travail, pire que moi je pense. Enfin il fallait surtout montrer l’exemple et combler les lacunes de ses subordonnés, j’imagine. Il a toujours été doué dans les recherches d’aussi longtemps que je le connaisse. Que ça soit des recherches en s’appuyant sur des documents, des livres ou des ordis, il m’a jamais semblé en difficulté. C’est grâce à cette compétence qu’on n’avait pas besoin de surveiller une semaine chaque membre de la mafia. Mais passons. Au début on se méfiait pas mal, rien que juste avant d’entrer dans le dojo il m’avait demandé de rester dehors pour surveiller l’extérieur. Mais après une courte discussion que j’avais pu entendre via une oreillette, j’ai dû venir parce qu’il fallait que je m’entraîne contre Mr. Yuko, à la demande de Raffaele… La chose était qu’à cette époque je détestais faire des efforts, dont l’entraînement. Je préférais me baser uniquement sur ce que je savais déjà faire parce que je le faisais bien, et puis j’avais déjà tant donné pendant des années et des années, il faut me comprendre… Mais j’ai dû céder à cause du chantage qu’à fait papa, soit ne pas avoir de pizza calzone. Parce qu’évidemment, avec le régime végétarien qu’il nous imposait, ce plat était vraiment une récompense pour moi, et ça faisait bien six mois que je n’en avais pas mangé, depuis le début de l’apprentissage en fait.


- Pour moi c’est sacré la calzone, donc je cède facilement. Enfin maintenant ce n’est plus trop le cas, j’ai l’impression. Ah non, je viens de m’en souvenir, ça ne faisait qu’un mois, on avait réussi à avoir un jour de repos et on avait profité pour en manger, c’est vrai. Mais à ce moment-là précisément j’étais pas mal remonté. Entre les six mois d’enfer à apprendre le français, le fait qu’il m’impose un entraînement, incluant donc des efforts, physiques de surcroît, le tout avec un type que je ne connais pas et qu’il me fait du chantage, je peux te dire que je n’étais pas vraiment poli ce jour-là… L’une des rares fois où j’ai tutoyé un inconnu et où j’étais plutôt grossier.


- Tu l’as dit, c’est pas tous les jours qu’on peut me voir dans cet état. Mr. Yuko avait même menacé de mort Raffaele pour me pousser à agir mais je montrais aucune empathie pour lui sur le moment, mais il fallait bien que je fasse quelque chose. Mais bon, c’est Mr. Yuko, même aujourd’hui je pourrais pas l’égratigner, alors je te laisse imaginer comment c’était. Mais j’essayais, c’est déjà ça. Au final je lui ai mordu la main pour qu’il lâche prise et ça a semblé marcher, ou en tout cas il s’était laissé faire, je ne sais pas vraiment. Mais au même moment il m’avait envoyé valser avec un coup d’onde, c’est comme ça que j’ai pu débloquer l’usage de l’onde. Après ça, lui et Raffaele avaient expliqué à moi et Leone qui était arrivé avec du retard l’existence de l’onde et du reste. Et il nous avait aussi mis tous les trois en garde au sujet de l’hôpital, mais bon, ça n’avait pas vraiment servi… Suite au blabla sur l’onde on avait fait un match amical en trois contre un qui s’était rapidement fini. En une seule attaque Leone et moi avions été blessés et donc on avait profité de son pouvoir pour fuir le combat mais étrangement Mr. Yuko avait directement compris et donc nous étions revenus dans le présent avec le flic amnésique en prime. Puis avec son pouvoir il avait endormi Leone tout en rendant sa mémoire, et c’est aussi ce jour-là que nous avions tous découvert que son stand pouvait apparaître même lorsqu’il était inconscient. C’est… L’une des choses les plus absurdes que j’ai eu à voir dans ma vie je pense… J’étais plié en deux de rire.


- Oui, ça aussi c’est rare à voir. Après mon humour est assez facile à comprendre, si c’est des choses absurdes ou morbides ça me fait marrer. Mais à force de rire je m’étais évanoui, sûrement à cause du fait que j’ai relâché toute ma pression que j’ai accumulé sur des mois voire peut-être des années, non je dois exagérer là… C’est ainsi que le squat du dojo a débuté. Le lendemain j’avais refait un duel amical contre Mr. Yuko, à contre-cœur là encore, et même avec ma botte secrète je n’avais rien pu faire, son pouvoir contrait ma technique. Donc ça s’était rapidement fini et Leone avait repris le relais, pour se faire rétamer en deux-deux puis j’ai fait du renforcement musculaire pendant trois longues heures. Je peux t’assurer que j’étais lessivé comme pas possible, c’était une première pour moi, un tel entraînement, et donc j’étais parti dormir. Mais j’ai dû me réveiller aussitôt puisque Mr. Yuko m’avait présenté à lui. C’était l’une des rares fois où, hors mission, je m’éloignais du groupe, donc ça me faisait plaisir bien que j’étais fatigué et que je ne connaissais pas encore qui était encore Joeke. Avec lui j’ai pu visiter un peu la ville, j’ai pu voir un restaurant, un bar puis enfin nous étions partis au lac pour s’entraîner. Le duel était déjà un peu plus équilibré, j’ai pu lui porter deux trois coups avant qu’il m’en mette un un poil trop fort au point de me faire m’évanouir… J’étais vraiment très fragile à l’époque, aujourd’hui je pourrais encaisser le même coup sans problèmes. Il m’a donc envoyé chez un médecin, Le Bel de mémoire, qui m’avait complètement soigné, puis suite à ça nous étions repartis au lac, après être rapidement passés à sa base militaire pour une petite course qui ne me concernait pas.


- Ah, ça se voit tant que ça..? Eh bien… Si je donne l’impression de me sentir mal à l’aise c’est parce que je vais parler de lui… Nicholas… C’est… Un spécimen rare on va dire… C’est le genre de personne que je n’apprécie pas, et c’est rare ça aussi, d’habitude je ne m’attarde pas trop sur les gens quand ils ne m’intéressent pas, mais j’ai dû m’entraîner avec lui… Même si Joeke me disait qu’il était gentil, j’ai du mal à croire même aujourd’hui… Enfin c’est ainsi, il y a une très mauvaise alchimie entre nous deux faut croire. Mais c’est ce jour-là que j’ai été initié à la rotation. Au début je n’y arrivais pas, je faisais tourner environ cinq secondes un caillou puis quand il quittait ma main il s’arrêtait de tourner. J’en avais balancé un bon paquet sur des arbres sans faire gaffe au résultat, je m’acharnais en pensant que je n’allais pas réussir dans tous les cas, ça me frustrait. Puis j’ai réussi à trois reprises, j’avais distordu des arbres avec ces cailloux. Et puis sur un autre essai j’ai accidentellement fait de la rotation ondulatoire, j’avais fait fleurir un arbre avec un caillou. Mais je n’avais pas compris ce que j’avais fait sur le moment donc j’avais rapidement abandonné l’idée de le refaire, après tout, je savais pas que l’onde pouvait faire fleurir des plantes, alors pourquoi penser que c’était lié ? Ceci dit, j’avais réussi à maîtriser plutôt bien la rotation, bien que ça soit à des années lumière de ce que je peux faire aujourd’hui.


- Tu as raison, il y a un début à tout. Un peu après Joeke a dû s’absenter et j’ai fait un duel contre Nicholas qui n’a pas pu être terminé à cause d’un imprévu qui était le fait que Leone se retrouvait à l’hôpital. Et c’est ainsi que j’ai pour la première fois parlé avec lui. Au début j’étais très méfiant, après tout Mr. Yuko nous avait mis en garde et il avait la vie de Leone entre ses mains. Mais après avoir longuement discuté et après avoir soigné Leone on a conclu sur l’alliance entre lui et moi pour… Le coup d’état contre le Boss… C’est une de mes plus grosses erreurs à ce jour je pense… Mais le mal est fait. C’est ainsi, malheureusement.


- Hm, oui, je devrais arrêter de me lamenter dessus encore longtemps, et au moins je ne pleure pas, hahaha…


- De quoi nous avions parlé..? Hm… Disons de tout. Mais c’est pendant cette discussion que je me suis intéressé à lui, bien qu’il était loin d’être une personne fréquentable, j’ai l’impression d’avoir réussi à sympathiser avec lui d’une certaine manière, ou du moins moi je l’appréciais. Mais je préfère ne pas parler de mes discussions avec lui, c’est mon petit jardin secret on va dire. Mais bref, suite à cette longue discussion j’étais rentré au dojo et papa avait préparé des calzone donc je te fais pas dire le bonheur. Et le soir même Mlle Mary était venue, papa l’avait invitée à venir parce qu’il l’aurait croisée en sortant dehors. Leone avait rapidement pensé au fait qu’ils étaient en train de commencer une relation amoureuse donc il m’avait emmené dehors pour qu’on les épie pendant qu’ils se retrouvent seuls.


- Ah nan mais vraiment, c’était un cas particulier celui-là… Il s’est même plaint en disant que je ne connaissais pas les joies de ce genre de situation et que je ne serais jamais un homme, sous-entendu que c’est un truc d’homme d’épier les gens potentiellement amoureux…


- Je détesterais si ça arrive. En tous cas, une fois que nous nous étions fait repérés ça avait plutôt rapidement dérapé. Il n’appréciait pas du tout Mlle Mary. Enfin non, au début ça allait, mais c’est après que papa et Mlle Mary soient revenus de leur promenade que la tension était rapidement montée. Elle disait que Raffaele était fou alors qu’elle savait qu’il possédait un stand, puis Leone disait qu’il prenait un traitement contre la schizophrénie puis il a balancé le fait que Leone prenait des anti-dépresseurs pour se venger, bien qu’il ne pensait pas à mal… Donc je m’étais retrouvé seul avec Mlle Mary puisque les deux autres étaient sortis pour se réconcilier.


- Oh, on a discuté de stands. Elle ne voulait pas avouer qu’elle était manieuse manieuse, c’était d’une galère et c’était insupportable alors que je proposais un marché à son avantage… Et au bout d’un moment elle a fui et papa, qui nous épiait, l’avait suivie puis j’ai fait de même. On s’était retrouvé dans la forêt et là-bas je leur ai enseigné la rotation, ou plutôt j’ai essayé, il n’y avait qu’elle qui avait réussi. Et le matin suivant c’était sportif, papa était tombé malade, et gravement, une sale fièvre de 55°C.


- Nan c’est dû à son stand, c’est pas naturel ne t’inquiètes pas, mais l’effet reste le même. Nous étions trois à s’occuper de lui, et le plus impliqué semblait être Mlle Mary, bien qu’elle soit partie dormir au bout d’un moment vu qu’elle était fatiguée. Quant à moi j’étais parti le voir pour mettre au point le plan du coup d’état. On avait encore une fois longuement discuté après avoir dérivé, et je préfère encore garder ces discussions pour moi.


- Eh bien… C’est parce que… Comment dire… Ce qui se disait n’est pas vraiment… Tolérable ? Humain ? Moralement acceptable peut-être ? Enfin je te laisse imaginer, mais sache que je ne suis pas le gentil Haru que tu crois connaître…


- Merci d’avoir compris où je voulais en venir… J’essaierais de faire en sorte que je ne te cache rien d’autre mis à part ça. Mais soit. Une fois revenu au dojo avec un médicament qu’il m’avait donné, je l’ai tout de suite administré à papa puis son état s’était légèrement amélioré. Peu après Joeke était venu puis Mlle Mary s’était réveillée, donc il voulait faire à manger pour nous cinq mais évidemment il n’était pas totalement remis et était tombé dans la cuisine. Puis il y avait eu l’incident du quartier. Raffaele en apprenant ce qu’il se passait via Leone était parti voir de lui-même, il était parti à sa poursuite, puis j’ai suivi avec Joeke, laissant Mlle Mary seule au dojo. Une fois sur place, nous avions fait face à Ben qui n’était pas lui-même de ce que j’ai compris. Il saccageait tout le quartier et s’attaquait aux civils en faisant pousser des colonnes de pierre de partout. C’est à ce moment-là que j’avais retrouvé et sauvé Raffaele en me faisant écraser à sa place, heureusement que j’avais l’onde… Une fois ça fait, j’avais demandé à Leone de ramener papa au dojo tandis que moi je restais sur place. C’est ce jour-là que j’avais mis au point le prototype de ces Sting Balls que je t’ai donné. Je les avais créé à partir des débris des colonnes, elles étaient donc en pierre, mais ça restait toujours efficace couplé à la rotation. Ceci dit, les billes étaient inefficaces, et les boules avaient du mal à percer la pierre, bien entendu ma maîtrise de la rotation jouait aussi, j’étais encore un bon débutant. A un moment ils avaient disparus pour réapparaître quelques minutes plus tard, avec Ben qui était revenu à la normale, ainsi qu’un clone de lui-même qui avait disparu pour de bon après avoir dit quelque chose à laquelle je n’avais pas vraiment fait attention.


- Non vraiment, je ne saurais dire ce que le clone avait dit. J’étais trop préoccupé à rejoindre Joeke et Ben une fois qu’ils étaient réapparus. Mais bref, après cet incident nous étions revenus au dojo pour voir comment Raffaele se portait – pas si bien que ça – puis nous étions partis au KFC pour aller chercher à manger, on avait tous faim après tout. En tous cas il posait vraiment problèmes quand il était malade… Toujours à abuser… Et donc au KFC j’ai passé un moment infernal, entre un gars trop énergique qui criait tout le temps et un autre qui avait l’air d’un prédateur sexuel… Je peux te dire que je préférais le combat dans le quartier où je risquais ma vie plutôt que de passer ne serait-ce qu’une minute avec ces gens là. Au moins tout s’était bien terminé et nous étions rentrés au dojo pour manger ensemble. Pendant le repas on s’était tous assurés de bien bourrer le crâne de papa en lui disant de ne plus refaire de scène pareille et de dire quand il est malade pour éviter de nous inquiéter davantage. Et une fois que tous les deux nous avions fini je l’avais emmené dans ma chambre pour discuter de ma rencontre avec lui et ainsi continuer mon plan de coup d’état… Mais parlons plutôt de quelque chose de plus joyeux, je vais pas m’attarder sur ça. Une fois que ça c’était fait nous étions revenus rejoindre les autres. Notre excuse… Eh bien… J’avais prétexté que c’était une histoire de cœur, c’était faux évidemment. Pendant notre courte absence ils parlaient de la rencontre entre Mlle Mary et papa, pour ensuite dériver sur mon histoire de cœur où j’avais dû improviser.


- Ça… Ne te regarde pas…


- Vraiment, j’ai pas imaginé de fille qui aurait pu être à mon goût, j’ai juste baratiné…


- Bon si t’insistes… Vu que je ne connaissais aucune femme, j’ai imaginé ce qui s’en rapprochait le plus… Et… C’était Brucello


- Ne te moques pas, c’est déjà assez humiliant comme ça…


- Passons à la suite, j’en ai marre que tu te moques de moi… Bref. Suite à ce repas Leone était parti dormir et moi m’entraîner dans ma chambre tandis que papa et Mlle Mary étaient seuls dans le salon. Quand j’étais venu les voir, semblerait-il cinq heures plus tard, papa arrivait avec des bandages et du désinfectant.


- Tu vas pas me croire, même moi j’y avais pas cru, c’est juste invraisemblable. Il s’était fait picorer la nuque par un oiseau, violemment en plus. J’ai vraiment eu du mal à me retenir de rire.


- Pas étonnant que toi tu en rigoles, c’est presque impossible de ne pas en rire. Puis après avoir un peu échangé j’étais parti dormir pour de bon. Cela dit, j’étais content, ils semblaient s’être rapprochés à ce moment-là, on pouvait voir de la complicité entre eux-deux… Le lendemain ils étaient partis prendre l’avion afin que Raffaele parte contacter le parrain tandis que Mlle Mary avait quelque chose à régler chez elle avec sa famille. Ils avaient sacrément bu la nuit précédente je me souviens, ça avait donné lieu à une sacrée scène…


- C’est très gênant d’en parler… En fait, quand ils étaient partis, j’avais commencé à ranger l’une des chambres où se trouvaient un bon paquet de bouteilles d’alcool vides, peut-être une dizaine, je ne m’en rappelle plus. Et donc en ramassant les bouteilles j’étais intrigué par la forme et la couleur de celles-ci…


- Tu vois pas où je veux en venir..? Eh bien… En regardant le fond d’une bouteille, la tenant au-dessus de mon visage pour que la lumière passe pile à travers, une goutte d’alcool était tombée dans ma bouche…


- Je… M’étais évanoui…


- Mais j’y peux rien moi ! Arrête de te moquer, sinon j’arrête de te raconter tout ça…


- Eh bien je m’en suis rendu compte de ça après un certain événement auquel j’y viendrais un peu après. Donc suite à ça, ils étaient revenus car leur avion était à 22h. Enfin c’est la version que papa m’avait donné, j’ai appris un peu plus tard que c’était un blocus qui avait été mis en place par l’armée avant qu’elle n’intervienne dans la ville. Mlle Mary m’avait retrouvé au sol suite à la goutte d’alcool et m’avait violemment réveillé. J’étais complètement perdu et je n’avais pas compris sur le moment ce qui m’étais arrivé. Mis à part ça la journée n’avait rien d’autre de bien notable, c’est plutôt le matin suivant qui était très mouvementé : l’armée avait attaqué la ville.


- Et bien ça avait mal commencé, peu après mon réveil des soldats étaient venus au dojo pour inspecter puis ils avaient remarqué que Leone était un manieur, heureusement que moi j’étais invisible pendant ce temps d’ailleurs.


- On s’en était sortis plutôt facilement sur le moment, mais juste après c’était une galère parce qu’on avait fui en remontant le temps. Alors la première chose que j’ai faite c’était de voir ce qui m’étais arrivé, et donc j’ai vraiment vu toute la scène… C’était la chose la plus gênante et humiliante à laquelle j’ai pu assister et que j’ai pu vivre moi-même en même temps… Mais voilà, les galères avaient déjà commencées. Il fallait qu’on trouve rapidement un plan avant que papa et Mlle Mary du passé ne reviennent et il nous fallait un moyen de faire en sorte que nos alter ego partent quelque part où ils seraient en sécurité. Et c’est là que j’ai eu l’idée de « nous » emmener à l’hôpital, et donc je lui avait demandé de l’aide, ce qui avait été accepté. J’en avais de la chance, d’être son allié… J’avais prétexté le fait que nous allions lui servir de garde du corps au Leone du passé et en plus de dire que ce jour-là j’avais des problèmes de mémoire, comme quoi ce petit incident avec la bouteille avait servi. C’est ainsi que j’ai fait se réfugier nos alter ego à l’hôpital et que j’ai pu faire éviter à Leone de se mêler à cette histoire. Au fait j’ai les souvenirs de mon alter ego, je sais qu’il était terrifié en découvrant les rues saccagées par l’armée, tandis que moi j’avais déjà trouvé ça presque normal, disons que j’étais déjà au courant. Aux alentours de 9h il était donc parti nous faire « fusionner » avec nos alter ego, puis après ça j’ai discuté avec le Directeur au sujet de ce qu’il venait de se passer, et c’est lors de cette discussion qu’il m’avait révélé en grande partie son pouvoir. C’était… Terrifiant. J’avais peur de lui à cet instant, j’avais remis en cause tous les malheurs qui m’avaient touchés en pensant que c’était de sa faute et qu’il pourrait me tuer à tout moment, mais j’avais fini par me ressaisir. Enfin ça m’avait pris du temps pour me ressaisir complètement, puisqu’une fois la discussion terminée j’étais parti chercher des manieurs puissants qui auraient pu s’associer à moi afin qu’ils puissent me venger s’il me tuait. C’est ainsi que j’avais rencontré Mlle Azalée dans une maison abandonnée – j’aurais pu y laisser ma peau si je ne lui avait pas enseigné l’onde – ainsi que Mr. Solithe, qui a probablement été tué par un soldat puisque je ne l’ai plus jamais revu après que nous nous étions séparés…


- Non, je suis pas vraiment triste, disons qu’il m’avait remonté le moral, et c’est en lui enseignant l’onde et la rotation que j’ai découvert la rotation ondulatoire, puisqu’il confondait les deux en essayant de faire de la rotation. J’avais essayé de les combiner et voilà, la technique était enfin née… Ah oui, j’avais aussi rencontré Mlle Elena aussi, bien que ça n’ait pas donné grand-chose cette rencontre. Mais on avait ensemble formé une petite alliance – qui s’est montrée inutile en fin de compte – donc ça allait. Mais la discussion avait pas mal dégénérée, puisque ça ne plaisait pas à Mlle Azalée le fait qu’on la rejoigne et qu’on ait balancé entre nous deux les infos sur elle, bien que je ne l’avais pas vraiment fait. Mr. Solithe avait par ailleurs échappé à la mort, heureusement pour lui qu’elle ait été tolérante. Après cette discussion j’étais sorti et j’ai vu Joeke en compagnie d’un autre homme et d’un des jumeaux Domine, Aurelio. C’est ainsi que j’avais appris qu’ils étaient en ville…


- Ils recherchaient les traîtres de la Passione il paraît, et notre trio était considéré comme faisant partie des traîtres vu qu’on ne donnait aucune nouvelle. Mais passons. Joeke et moi sommes partis rapidement voir Leone afin de remonter le temps pour que l’on puisse s’entraîner dans le passé et être capables de faire face aux soldats facilement. J’avoue que j’avais peut-être abusé, mais cet entraînement m’avait vraiment aidé à m’améliorer efficacement, et pareil pour lui. Nous étions partis dans sa base militaire et j’avais appelé Brucello afin qu’il vienne me livrer une commande que je venais de lui faire : les Sting Balls telles que tu les connais étaient nées. D’ailleurs leur rencontre était très marrante à voir, puisque Brucello avait créé une réplique humaine pour lui couper la main puis faire semblant que, pendant le serrage de main, il se fasse arracher sa main et ça a marché, Joeke avait bien paniqué. Mais ils ont rapidement sympathisé puis on s’est mis à s’entraîner avec nos nouvelles Sting Balls. Joeke avait donc appris à maîtriser l’onde et la rotation ondulatoire, bien qu’à un moindre niveau que le mien, mais grâce à son stand il renforçait considérablement le tir, même aujourd’hui je ne pourrais pas en faire autant c’est dire. Pendant ces jours dans le passé on n’avait fait que de s’entraîner ainsi que de vérifier ce que m’avait fait Nicholas, c’est ainsi qu’on avait appris à étendre nos membres et découvert l’hypnose – c’est tellement pratique – ce qui nous faisait une arme pacifique contre les soldats. On avait même géré sans problèmes deux soldats grâce à ça, et j’ai pu récupérer de cette manière mon premier dispositif.


- Oh non, j’ai jamais fait d’hypnose à de mauvaises fins, juste de l’exploitation rapide ou bien des ordres marrants comme par exemple sur Brucello à qui j’avais demandé de faire trois saltos avant.


- Oui voilà, de l’hypnose gentille. Bref. Avec cet entraînement on avait considérablement gagné en puissance grâce à ces techniques. Nous étions alors revenus voir Leone pour revenir à la normale puis rapidement nous avions rejoint les autres manieurs au casino. On était les deux derniers donc l’attente pour nous était de très courte durée, à peine étions nous arrivés qu’on partait pour les plaines. Je pense qu’on va partir, je préfère faire une petite pause et marcher. Je vais t’emmener aux plaines et te raconter ce qu’il s’était passé.


Une fois que le compagnon du jeune homme ait donné son accord, ils quittent le dojo, non pas sans y porter un regard nostalgique, concernant le jeune garçon, puis ils partent tranquillement en direction des plaines. Sur le chemin ils parlent de petites anecdotes amusantes ainsi que des plans pour plus tard. Ils passent un très bon moment ensemble pour sûr, – mais qui donc peut-être ce mystérieux compagnon ? Un ami ? Sa moitié ? Une chose est sûre, on le saura bientôt. – et ils arrivent enfin sur place. La brise est agréable, le soleil est à son zénith, il ne fait ni trop chaud ni trop froid, un temps parfait en somme. Il est seulement dommage qu’ils ne puissent pas profiter tous les deux complètement, puisque le jeune garçon est condamné à rester invisible tant que le soleil est présent.


- Voilà le lieu de notre combat…


- Oui ce que tu dis est complètement vrai, nous avions arrêté une bombe nucléaire avant qu’elle ne décime la ville avec ses habitants…


- Non, je n’ai servi à rien… Malgré toute cette préparation, tout ce que j’avais fait c’est hypnotiser des soldats pour qu’ils se battent entre-eux. Ce n’est pas comme Sarah qui s’était occupée à elle seule d’un serpent volant géant invoqué par le commandant de cette armée. Et puis tout le monde avait apporté sa pierre à l’édifice, c’était une sacrée mêlée générale… Il n’y avait que moi qui ne faisais pas grand-chose, j’ai même été plus un boulet qu’autre chose puisque je devais être protégé et soigné, puisque j’avais pris une balle perdue dans mon épaule droite et que j’étais paralysé par la peur… C’est d’un pathétique…


- Je n’aime pas être pris en pitié, alors n’essaie pas de me réconforter, ça n’aide pas, même venant de toi.


- Ce n’est pas en sauvant qu’une seule personne qu’on peut dire que j’ai servi à quelque chose, tout le monde aurait pu le faire. Et puis bon, si t’insistes, ma seule utilité a été d’hypnotiser Ben afin qu’il n’ait pas peur et qu’il se pense sans limites pour qu’il puisse rétrécir la bombe et qu’il la mette dans la salle du vampire Dyonis. C’est eux les véritables héros dans cette histoire, je n’ai été que spectateur, moi. Après j’étais parti sauver le vampire qui n’était plus qu’un bout de crâne, c’était pas beau à voir. Heureusement que j’avais demandé à Brucello de faire 10 répliques de lui-même pour négocier avec Mlle Azalée, puisque grâce à ça il a pu se nourrir et se régénérer. Même si j’ai dû le forcer, il semblait vouloir mourir, puisque la vie de vampire ne lui plaisait pas, mais je pouvais pas laisser un héros mourir alors que j’avais les moyens pour le sauver, j’ai même dû me forcer à pleurer… Après qu’un homme du pilier était venu le récupérer, sûrement son supérieur, j’étais parti manger dans un restaurant où j’ai croisé un gars un peu bizarre avant d’aller chercher Leone à l’hôpital mais il ne s’y trouvait plus, donc je l’avais cherché dans toute la ville, jusqu’à arriver sur la grande place où s’était passé un autre incident…


- Je pense que j’apporte la poisse ou un truc du genre, peu importe où je vais où ce que je fais, il se passe un truc…


- J-J’ai pas dit ça… Et puis si en fait, parce que si je n’apportais pas la poisse je n’aurais pas eu l’occasion de te rencontrer.


- Y a pas à rougir comme ça..! C’est gênant… Je vais reprendre avant qu’il n’y ait un silence encore plus gênant…


- On est d’accord. Donc, l’incident de la grande place… Là-bas j’avais revu Sarah ainsi qu’un lycéen qui étaient tous les deux au combat des plaines. La situation avait rapidement dérivée en combat, ou plutôt lynchage, je ne sais pas. On lui portait des coups mais il ne ressentait rien, même quand avec l’une de mes Sting Balls je… lui avais ouvert la boîte crânienne… C’était une vision horrible… Je me retenais de vomir… Peu après nous nous étions retrouvés dans un monde blanc, que l’ennemi, un homme veuf, avait appelé « Le Mer des Âmes ». Je pensais honnêtement que c’était la fin pour nous que j’en pleurais, je pensais ne plus pouvoir retrouver Père… Mais Raffaele était parmi nous dans ce monde et est venu me réconforter tandis que les autres s’occupaient du veuf… Et comme tu peux t’en douter ça a bien fini vu que tout est rentré dans l’ordre. Suite à ça Sarah m’avait un peu remonté le moral puis j’avais repris ma recherche de Leone en passant à nouveau par l’hôpital où j’ai discuté de nouveau avec lui au sujet du plan, et j’avais appris l’implication de Brucello dans toute cette affaire, assez inhabituel à entendre venant de quelqu’un de son espèce. J’ai fini par regarder au commissariat après avoir fait le ménage au dojo, et c’est là-bas que j’ai rencontré Megane. Ce qui était étonnant c’est le fait qu’il ne s’y trouvait pas alors que même sur Twitter ça parlait d’un voleur qui était activement recherché. Mais je vais préférer ne pas trop parler de cette affaire aujourd’hui, je vais plutôt te parler de… L’Église


- J’espère mettre fin à mes remords en te parlant de ça en détails… Alors que j’étais en train de surveiller des suspects pour l’affaire du voleur, il m’avait appelé pour dire qu’il était l’heure d’aller sur place. J’étais à la fois stressé et impatient, je croyais que ce qui allait arriver allait mettre fin à mon calvaire… Je me trompais lourdement… J’attendais donc à l’entrée de l’église, invisible, guettant l’entrée, tandis qu’il patientait au milieu du bâtiment. En voyant le parrain arriver, j’avais du mal à retenir ma colère, je voulais l’attaquer le plus tôt possible, mais j’attendais un peu avant de le faire. Cependant, je ne pouvais pas prévoir le fait qu’il posséderait un stand temporel… J’étais confus sur le moment, je me demandais comment il pouvait avoir disparu, et surtout comment il était apparu derrière moi pour me mettre aux portes de la mort. Il m’avait tranché d’un coup toute cette partie là à partir de mon épaule droite, puis il m’avait transpercé d’un poing au niveau du ventre. Sans son produit j’étais plus de ce monde. Alors que le parrain m’avait laissé pour mort, il l’a attaqué et gravement blessé et grâce à mes Sting Balls j’ai pu le transpercer non loin du cœur puis je lui ai assené des dizaines et des dizaines de coups de couteau…


- Je n’étais plus moi-même à ce moment-là… La rage avait pris le dessus. J’étais comme aveugle et sourd, je m’étais laissé conduire par mes instincts. Toute cette violence… Je ne serais plus capable de la reproduire aujourd’hui. Mais une fois que je m’étais calmé et qu’il m’avait félicité, je venais de le remarquer : le parrain était en fait Père. Son apparence avait changé, il semblerait d’après ce que m’avait expliqué Raffaele que Père était habité de deux personnalités et que son apparence changeait selon la personnalité qui avait le contrôle du corps. J’étais dévasté… J’avais cherché à le soigner, mais c’était trop tard, il était mort, mais je voulais pas y croire. Raffaele était d’ailleurs arrivé dans l’église sans que je le remarque et que je sache pourquoi. C’est d’ailleurs à partir de là que je commençais à ne plus vraiment apprécier le Directeur, bien que je le respectais et côtoyais encore, pour la simple raison qu’il se montrait vraiment froid et antipathique. Je savais qu’il n’était pas doué d’émotions, mais ça ne coûtait rien d’essayer de me calmer sans trop me blesser. Il avait même essayé, du moins c’était l’impression que j’avais, de me séparer de Leone et Raffaele. Après une courte discussion j’étais rentré au dojo tandis que Raffaele parlait avec lui, et j’avais repris une de mes anciennes habitudes malheureusement… Je m’étais mutilé les bras, les cuisses, le torse… Que des endroits qui ne seraient pas visibles pour les autres. Je voulais mourir, mais avec ce que je venais de faire je trouvais ça lâche et donc je ne l’avais pas fait, mais je n’en pouvais plus…


- Aujourd’hui j’ai eu le temps de me remettre en cause, bien que je m’en veuille toujours… Mais je ne cherche plus à mourir, c’est déjà ça… Les jours suivants j’ai essayé de changer mes habitudes pour oublier mais c’était loin d’être simple… On était partis prendre le petit déjeuner au café, on a fait une visite au musée… Mais en rentrant je n’avais fait que de m’écrouler sur mon lit et de pleurer… Leone avait d’ailleurs réussi à me remonter le moral ce matin-là, il m’avait engueulé d’abord, puis dit que j’étais comme un fils pour lui, qu’avec moi il avait l’impression de rattraper les jours perdus avec son vrai fils… Et surtout c’était lui qui avait proposé à Raffaele de m’adopter… Le jour suivant était fabuleux pour moi puisque nous avions fait les papiers d’adoption…


- Oui, ce n’était pas simple puisque mes vrais parents étaient en vie, il a fallu corrompre la personne chargée des papiers… 12500€… Mais au moins c’était fait, on était contents, le jour aurait été parfait si on n’était pas appelés par Sarah au sujet de l’affaire du voleur… Et je pense qu’on va s’arrêter là pour aujourd’hui… L’affaire du voleur et ce qui en suit va prendre pas mal de temps aussi… Et puis il y avait ça qui était arrivé aussi…


- Oui, rentrons. Un peu de repos ça se refuse pas, et puis il est bientôt l’heure du repas…


Et c’est ainsi que les deux partirent des plaines, en direction de la ville, rentrant donc chez eux pour se reposer et manger ensemble. Le jeune garçon demeurait invisible, et son compagnon continuait à discuter avec lui sur le trajet retour, satisfait d’en avoir appris plus sur lui.

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