L'Élégie d'Hallownest

Chapitre 4 : Les doutes d'une érudite

3676 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a environ 1 mois

 

Sly lui menait la vie dure. Il le dominait en tout point, et une erreur d’inattention pouvait se révéler fatale. Chaque attaque ne passait pas loin de le blesser, voir le tuer.

Feinte, parade, esquive, feinte, parade, esquive.

    Les coups pleuvaient sans pause. Le Hollow Knight, lui aussi armé d’un éclatant aiguillon, contracta ses jambes et sauta du plus haut qu’il put pour éviter une frappe latérale destructrice. Avec sa taille ridicule – plus petit encore que le vaisseau qui n’en imposait pas vraiment – on pourrait croire que l’utilisation d’un aiguillon géant était une idée stupide. Mais ce n’était pas pour rien qu’on le qualifiait de maître. Sa technique, rodée par des années de pratique, le mettait à très rude épreuve.

    Et ça, le roi l’en avait averti dès le début.


« Je te présente Sly, ton entraineur. Avant que tu ne te concentres sur l’Âme, il est capital que tu saches comment te défendre avec l’arme la plus commune de notre royaume. J’ai nommé les aiguillons. »

    Suite à ce discours introductif, Sly se leva et tapota l’épaule de son nouvel élève. Puis, le roi, l’air nerveux, se montra pressant pour que le premier cours débute. Il poussa presque le Hollow Knight dans la direction du nabot.

« Tu es entre de bonnes mains. Je reviendrai te chercher quand tu auras les bases en art de l’aiguillon. D’ici là, hors de question que tu sortes de cette pièce, cela va de soi. J’ai une réunion importante, et mes occupations ne peuvent me retenir plus longtemps. »

    Le roi repartit en précipitation. Le dernier regard qu’il avait lancé à son protégé s’était fait fuyant. Le maître d’aiguillon prit la parole à la seconde où les battants de la porte claquèrent.

« Je tiens à te prévenir, on m’a envoyé ici sans me préciser à qui dois-je apprendre les arts d’aiguillons, ni pourquoi. Et on m’a également demandé de mettre le paquet avec toi. Dans quelques jours, tu dois acquérir des bases solides. J’ai violemment protesté, en disant que ça allait être impossible, et le roi a insisté. Tu dois être quelqu’un de… spécial, oui.

    Il le regarda, concentré. Comme pour tenter de le sonder, dans le vague espoir de déceler quelque chose sous ce crâne noir de vide. Ses grands yeux curieux se posèrent sur lui sans trace de jugement.

« Puis je vais pas te mentir, vu le pactole de Géos qu’on me promet, j’avais tout intérêt à venir juste pour les beaux yeux du roi ! » lui dit-il en s’esclaffant. Il resta sympathique, mais comprit vite que ses traits d’humour ne feraient pas mouche.

« Tu es timide ou quoi ? Bref. Je vais te tester physiquement pour commencer en douceur. Puis, je t’apprendrai à manier ce genre de magnifique arme. Une plus petite pour toi, faudrait pas que tu te fasses mal. Et, à la fin, je t’apprendrai deux-trois techniques plus poussées si tu es sage. Mais ça, pour être sage, tu l’es. »

    Il lui tendit un aiguillon.


    Et maintenant, un test physique et plusieurs heures de passées, le Hollow Knight se tenait là, enfermé dans la sombre salle de combat, obligé de suivre un pénible cours. Enfin, pénible, de ce qu’il en savait d’après les commentaires de son maître. Lui ne faisait que ce qu’on lui demandait. Pas la moindre montée d’adrénaline, le moindre frisson. Et pourtant, les occasions ne manquaient pas.

Feinte, parade, esquive, feinte, parade, esquive.

    Sly effectua plusieurs saltos, recula, tendit son arme en arrière. Il resta immobile. Le Hollow Knight, débutant mais pas dupe, ne rentra pas dans son jeu. Il se mit dans une position défensive. Une attitude raisonnable. Sly contracta le moindre de ses membres pour se projeter vers son élève. Il parcourut la distance qui les séparait en une poignée de secondes. Le vaisseau pur, toujours stoïque, se rua pour esquiver. Sa cape frôla l’arme destructrice de son adversaire qui s’arrêta finalement.

« J’ai porté ce coup dans l’attention de te toucher. Je n’ai pas fait semblant, dit-il de sa voix nasillarde. Il se portait droit et frais comme un charme.

- Je le sais. Vos entraînements sont efficaces.

- Je crois que tu as mal saisi. C’est la première fois que je suis obligé de me battre ainsi contre un disciple débutant. J’aurais fait ça avec un autre, je l’aurais tué.

- Je ne suis pas un disciple débutant. Je suis une arme que vous affûtez pour le roi. »

    Le nabot le dévisagea. Puis, il rit.

« Alors laisse-moi reformuler mon compliment. Tu es une arme de très bonne manufacture. 

- Reprenons-nous l’entrainement ou avez-vous besoin d’une pause ?

- Une pause ?! Tu as oublié qui je suis ! Ne prends pas la grosse tête, il te reste des progrès à faire. Tes mouvements manquent de précision, et quand tu es en l’air tu deviens vulnérable face à mes attaques. Je retiens mes coups ! Allez, en position. »

    Et l’entraînement reprit de plus belle.

 


***



Dans le palais, loin du calme tumultueux dans laquelle était plongée la salle de combat, au milieu de l’engouement de la foule, les serviteurs s’affairaient. L’excitation montait à mesure que les membres concernés par l’événement faisaient leur apparition. Le Palais Blanc avait été entièrement apprêté pour l’occasion. De riches tapis d’argents, les murs et le sol astiqués des heures durant. Le Palais Blanc devait être plus blanc que jamais. Assez pour éclairer le Bassin Ancestrale jusqu’aux Abysses. Assez pour indisposer les créatures des Voies d’Eau Royale. Assez pour rendre une fois de plus jaloux Radiance lui-même, en sa qualité de dieu de la lumière et des rêves. Le Palais Blanc devait être à la mesure de son roi, lui-même apprêté pour l’occasion.

    Les serviteurs se plièrent en quatre pour laisser passer leur dirigeant vers sa salle de conseil. Le Roi Pâle marcha, tranquille, et autour de lui la foule s’écarta. Il sépara en deux et traversa la marée vivante sans aucune difficulté. Puis, il atteignit sa destination. Éclairé par un gigantesque chandelier de lampe lumalfy, une table métallique circulaire s’y dressait. Le trône attendait son propriétaire qui ne tarda pas. Ses invités avaient pris de l’avance. Il entra, et derrière lui, la foule compacte fut repoussé par plusieurs Corps Royaux qui fermèrent les portes.

    Aujourd’hui, se tenait la réunion attendue de tous. Celle qui maintenait l’espoir chez les insectes, qui les empêchaient de sombrer dans l’anarchie causée par les ravages de l’Infection devenue incontrôlable. Une réunion dont le premier concerné avait été maintenu exprès dans l’ignorance. Aujourd’hui, le roi accueillait à sa table ses trois élus.

    La personne à sa droite se nommait Monomon l’Érudite. La plus grande savante, poétesse à ses heures perdues, sa finesse d’esprit n’avait d’égale que celle de son élégant corps. Lurien le Veilleur, à côté, paraissait plus petit, presque grotesque. Cependant, il était sans contexte le plus fidèle serviteur du roi, et le gardien du Cœur du Royaume. Et enfin, Herrah la Bête. Loin de la finesse et de la petitesse des deux autres, son corps avait été forgé pour et par la guerre, et deux cornes intimidantes s’élevaient de sous son capuchon. Son statut de reine du Nid-Profond faisait d’elle une rivale du Roi Pâle. Mais l’époque n’était pas propice aux futiles disputes.

« L’heure est grave. Assez pour que nous soyons réunis, nous, les êtres les plus importants d’Hallownest. Nous avons mis pour certains nos désaccords de côté. (Il jeta un regard à Herrah.) Et à présent, comme je vous l’ai promis, il est temps que je vous parle des avancées du plan.

- Le fameux plan. Puis je vous suggérez de le changer pour une alternative moins cruelle mon roi ? l’interrogea Monomon de but en blanc.

- Nous en avons déjà discuté. J’ai de l’admiration pour tes travaux, mais tu le sais autant que moi. Le vaisseau est notre seule voie fiable.

- Entièrement d’accord avec vous votre majesté. Monomon m’a également présentée sa propre thèse sur comment sauver Hallownest de l’Infection. Mais je trouve son alternative trop incertaine, et je prends votre parti.

- Et vous Herrah ?

- Tenez votre engagement. Donnez-moi une descendance apte à prendre ma relève, et ma voix sera votre.

- Je m’avoue vaincu alors, se résigna l’érudite.

- Si je devais me montrer honnête avec toi, tu l’étais déjà. Je n’ai pas attendu la réunion pour enclencher la première phase de l’opération. » conclut-il, le ton léger.

    Les objections fusèrent. Plusieurs minutes furent nécessaires afin que Monomon retrouve son calme. Seul Herrah restait en retrait. Impassible, elle regardait ailleurs.

« Je sais ce que je fais. Je suis le roi. Je possède le don de clairvoyance. Je te considère comme intelligente, je te témoigne du respect. Mais ma patience à ses limites » donna-t-il comme unique réponse aux multiples scénarios catastrophiques clamés par Monomon. Sa voix coupante refroidit ses ardeurs. 

« Le vaisseau pur est d’ores et déjà né. Actuellement, sa première phase d’entraînement à débuter. Je n’ai pas voulu attendre le conseil, car la situation s’emballe trop vite hors de ces murs. Une décision rapide et unanime pouvait nous sauver. Je l’ai prise. Vous êtes donc comme prévu, les candidats pour devenir rêveur et veiller au maintien du sceau. »

- Je ne peux faire l’éloge de votre prise de décision solitaire. Cependant, je ne suis que votre sujet, et un amoureux de notre patrie. » annonça Lurien. Herrah, cynique, marmonna la même réponse que la dernière fois. Seul Monomon, maintenant penaude, n’osait prononcer le moindre mot. Tous les regards étaient rivés sur elle.

« Le sceau. Le vaisseau. Êtes-vous seulement sûr que ce sera suffisant pour maintenir Radiance ?

- Et toi, as-tu une meilleure option ?

- Je dois admettre que non. Mais j’ai peur. Pas de me sacrifier pour renforcer la sécurité du sceau et sauver le royaume. Plutôt peur que nos actions soit vaines. 

- Vos craintes sont fondées. L’avenir du royaume est flou, je ne parviens pas à en deviner tous les tenants et aboutissants. Mais je suis sûr d’une chose. Le Hollow Knight est notre meilleure option. Il est notre dernier espoir. »

    Elle soupira.

« J’aurais aimé que nous ayons un plan de secours. J’espère au moins que votre vaisseau est assez pur pour endosser son rôle. De cas échéant…

- Il est pur. J’en ai la certitude. Vous pouvez me croire, je sais ce que j’ai fait, je m’en souviens encore nettement. »

    Ses yeux restèrent vides, comme ceux de son protégé. Des ombres y dansaient. Des ombres qui le hanteraient éternellement. Monomon, inquiète pour la survie de l’espèce, mais également douée de pitié pour ce sentiment destructeur qui rongeait son roi, capitula et hocha la tête. Il avait son accord, et dans le même temps ses trois rêveurs, la sécurité supplémentaire pour maintenir le sceau qu’il avait imaginé. Presque tout était prêt. Lurien se racla la gorge.

« Mon roi. Pourriez-vous nous donner des précisions sur la marche à suivre ? Comment doit-il être élevé ?

- Sa préparation physique a débuté. J’ai convié le Grand Maitre d’Aiguillon Sly, et d’ici à quelques semaines, il sera le plus habile épéiste de ma garde. Une fois assez fort, je compte lui apprendre la maîtrise de l’Âme.

- Il n’aura de cesse de travailler. Sera-t-il capable de tenir la cadence ?

- Avez-vous tous des doutes sur ses aptitudes ? Pourquoi ne pourrait-il pas tenir la cadence, il ne ressent rien !

- Je suis d’accord avec le roi, intervint Monomon. Nos inquiétudes devraient plutôt être portées sur la morale de nos actes.

- Peut-on seulement se permettre de se soucier de la morale en ces temps troubles ?

- Sauf votre respect mon seigneur. Mais le minimum que vous lui devez, c’est la vérité. Dans son entièreté. »

    Le silence s’abattit sur la salle de conseil. Herrah se redressa, étonné de ne plus entendre le bruit de fond des voix qui la berçaient.

« Je lui dirais la vérité. En temps voulu. Laissez-moi du temps, articula le Roi Pâle.

- Je vous en remercie. Sincèrement. » s’inclina Monomon.


    Une gêne s’installa au sein de la salle de conseil. Au dehors, on entendait les murmures inquiets des autres insectes du Palais Blanc. Ils se mélangeaient pour ne former qu’un son diffus, inquiétant. Oppressé par cette sensation, mais surtout curieux, Lurien reprit la parole.

« Pour en revenir à notre sujet initial. Afin de lui apprendre l’Âme, ferez-vous venir un autre précepteur ?

- Je n’en sais rien Lurien. Je n’y ai pas réfléchi. Je pensais l’emmener au Laboratoire de l’Âme. Mais depuis l’aggravement de la crise, la capitale sombre dans la criminalité et l’hystérie collective.

- Laboratoire de l’Âme ou non, j’apprécierais que le Hollow Knight me visite. En l’emmenant dans le Cœur du Royaume, vous lui prodiguerez une première expérience du voyage avant son départ pour le temple où nous le scellerons le moment venu.

- Bonne suggestion.

- Pour l’hystérie collective, pas d’inquiétude. Il restera dans les quartiers bien fréquentés, cela va de soi. Mes Veilleurs sont les gardes les plus efficaces qui existent. 

- D’autres personnes tiennent-elles à le rencontrer ?

- ça n’est pas d’une grande importance pour moi, reprit Monomon. Je vais être très occupée dans mes Archives. J’ai des choses à terminer avant de devoir sombrer dans le profond sommeil qui m’attend.

- Et vous Herrah ?

- Je reste au Palais Blanc dans les prochains jours. Vous avez une promesse à tenir.

- Bien. Il n’est pas utile de continuer de bavasser alors. »

    Le roi poussa brusquement le trône et s’écarta de la table. Les Corps-Royaux lui ouvrirent la porte, et s’inclinèrent. Les serviteurs, restés derrière depuis le début, s’écartèrent en précipitation une seconde fois. L’une des dernières images qu’eut Monomon de son roi après ce conseil fut sa démarche pressée. Les épaules voûtées, les traits empreints de fatigue. Une impression désagréable persistait dans son esprit. Le désastre frappait à leur porte. Cette réunion aurait dû la rassurer.

J’espère qu’il sait ce qu’il fait.

 


*** 



Feinte, parade, esquive, feinte, parade, esquive.

La cadence se faisait deux fois plus rapide. Le Hollow Knight ne pouvait se permettre aucun faux mouvement dans sa gestuelle. Ses ruées lui permettaient des attaques frontales redoutables, ainsi qu’un bon moyen de défense. Désormais plus sûr de lui, il ne perdait plus équilibre, il ne sautait plus inutilement. Des attaques, tantôt rasantes, tantôt amples, et toujours d’une rapidité monstrueuse. Mais en conséquence Sly aussi élevait son niveau. Il enchaînait les coups forts, se projetait en l’air en tournoyant. Une véritable tornade de chair et fer.

    Le vaisseau para un coup circulaire de son maître d’armes, et effectua une rotation sur son pied gauche. Sly esquiva vers l’arrière. Vif, il frôla l’arme de son apprenti, loucha et vit son reflet l’espace d’une demi-seconde. Puis il s’en éloigna en un salto. Le Hollow Knight se rua sur lui, infatigable. Quant à son maître, il cherchait à trouver le moyen de reprendre son souffle en vain. Chaque fois qu’il s’éloignait, l’autre lui revenait dessus, le menaçait de son aiguillon. Ses esquives se faisaient de plus en plus juste. Pour la première fois, il se sentit en danger.

Je n’aurais pas dû multiplier les duels de la sorte, je ne pensais pas qu’il aurait une meilleure endurance que moi !

    Forcé de puiser dans ses limites, alors que le Hollow Knight lui portait un nouveau coup d’estoc rasant, il se concentra sur ses genoux et se projeta en l’air. Dans le même temps, il effectua de multiples rotations en tendant son aiguillon. Forcé d’esquivé, le vaisseau pur s’éloigna.

« STOP ! » cria le maître d’armes à l’aide du peu d’air qui lui restait dans ses poumons.

    Docile, l’autre s’arrêta à la seconde où il en donna l’ordre et resta fixe fissa au milieu de la salle. Sly mit son aiguillon de côté et s’asseyait.

« On prend une pause. »

    Ils restèrent en face-à-face de longues minutes. Sly ne croyait pas ce à quoi il assistait. Chaque combat lui prodiguait des sensations intenses, un mélange d’adrénaline et d’euphorie mêlé comme il n’en avait plus l’habitude.

« Tu n’es pas encore à mon niveau, mais ça ne saurait tarder. Si nos journées sont aussi intenses que celle-ci, et tes progrès constant, je ferai de toi un véritable maître de l’aiguillon d’ici un bon mois. Tu vas devenir mon chef d’œuvre ! »

    L’accès à la salle de combat s’ouvrit à la volée.

« Je suis heureux de l’entendre Sly. Le temps est la ressource la plus précieuse qui soit. »

    Interloqué, celui-ci mit du temps avant d’effectuer la courbette habituelle face à la venue de son souverain. Quant au Hollow Knight, il sentit son rythme cardiaque accélérer légèrement, sans qu’il ne soit en combat. Il se plaça à côté de son roi. Le revoir après tant d’heures, et sans en comprendre la raison lui provoquait une sensation indescriptible de légèreté.

« Cependant, toutes les bonnes choses ont une fin. Tu as l’air à bout de souffle. Il ne serait pas raisonnable de poursuivre. »

- Mais… c’est moi le maître d’aiguillon ici !

- Pas de protestation. Tu es peut-être plus puissant que lui – et encore, profite en tant que ça dure, - cependant, tu n’as pas le même métabolisme. Il ne ressent pas la fatigue. Cette séance pourrait théoriquement durer indéfiniment sans que cela ne lui fasse quoi que ce soit.

- Ma fierté de guerrier le prend mal, mais mon désir de rester en vie reste plus fort. Néanmoins, laissez-moi douter du fait qu’il me dépassera prochainement, rétorqua-t-il dédaigneux.

- Dans deux semaines il sera assez fort pour que tu lui enseignes des arts d’aiguillon.

- Mais vous vous y connaissez pour avancer pareille chose ?!

- Pas le moins du monde. Je n’ai jamais tenu d’arme entre mes mains.

- Il est une chose que je peux vous accorder. Cette chose est le disciple le plus talentueux que j’ai vu de ma carrière. Mais il est clair que vous vous emportez. 

- Prends-le comme un pari alors. » 

    Les deux se toisèrent. Ou plutôt le Roi Pâle toisa Sly, qui lui-même toisait son élève. Tenir directement tête à son souverain serait risquer de voir sa tête se détacher de ses épaules pour être fixée à un pieu.

« Cela me va. Nous verrons demain. »


    Chacun se séparèrent, et se frottèrent les mains à l’idée de voir la mine déconfite de l’autre. Quant au Hollow Knight, un tas de mécanisme s’activèrent en lui alors qu’il raccompagnait le roi. Détermination. Le mot avait apparu du néant de son esprit. Détermination. De prouver que Sly avait tort, et donner raison au roi.

    Rien de personnel évidemment. Juste un désir d’aider son souverain.

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