La prophétie des deux coeurs atlantes

Chapitre 4 : Le poids du destin

3477 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 15/04/2026 22:45

CHAPITRE 4 


Le poids du destin


De tous les professeurs de Poudlard, Severus Rogue est, de loin, celui qu’Eliza redoute le plus. L’homme exhale une aura intimidante et sinistre. Son teint cireux, son nez crochu, ses cheveux noirs gras et ses robes flottantes lui donnent l’apparence d’une énorme chauve-souris. De plus, les commentaires négatifs des camarades Gryffondor d’Eliza ne font qu’amplifier ses craintes. Elle appréhende son premier cours de Défense contre les forces du mal comme le début d’un véritable cauchemar.


La salle de classe de Défense contre les forces du mal se situe au troisième étage, à la croisée du Grand Escalier et l’infirmerie. En franchissant le seuil aux côtés d’Hermione, Ron et Harry, Eliza ressent immédiatement un profond malaise. À l’image du professeur, qui a condamné les fenêtres, la pièce est plongée dans une pénombre sinistre. Les lampes à l’huile, unique source de lumière, projettent des ombres vacillantes sur les murs. Pire encore, des objets et des images macabres liés à la magie noire figurent parmi les accessoires décoratifs. 


— Je déteste cet endroit, s’inquiète Eliza à voix basse. C’est vraiment ici qu’on doit apprendre à se défendre?


Harry se penche vers elle, le regard aux aguets.


— C’était la même ambiance dans son laboratoire de potions, lui répond-il d’un ton monocorde.


Soudain, un éclat de rire cinglant déchire le silence pesant. Eliza sursaute et cherche l’origine de ce tapage. Son regard finit par se figer sur le devant de la classe. Au centre du premier rang, Malefoy siège seul, absorbé dans un livre. Parkinson, le visage déformé par la fureur, s’approche de lui. Derrière, un groupe de Serpentard s’esclaffe avec mépris.


— Regardez-moi ça! Le raté de la lignée Malefoy, s’exclame Goyle. 


— Il paraît qu’il a changé ses options pour Arithmancie et Runes anciennes! ajoute un autre élève en mimant un haut-le-cœur. Quelle honte pour notre maison! Monsieur se prend pour un érudit maintenant.


Parkinson surplombe le jeune homme aux cheveux blonds.


— Tu n’es qu’un misérable rat de bibliothèque, Drago! crache-t-elle. Tu n’as plus rien d’un Malefoy. Ta famille est finie, et toi avec!


Sans prévenir, elle s’empare du lourd manuel de Défense contre les forces du mal et l’abat violemment sur le crâne de Malefoy. Un choc sourd résonne dans la pièce. Malefoy laisse échapper un gémissement étouffé, se recroquevillant sur son pupitre, les mains pressées sur ses tempes.


L’agression provoque une réaction immédiate, mais pas celle qu’Eliza aurait souhaitée. Chez les Serpentard, les moqueries redoublent de cruauté. Mais le plus troublant vient du côté des Gryffondor. Loin de s’indigner, une grande partie des camarades d’Eliza se réjouit. Seamus et Dean échangent des sourires complices, murmurant que Malefoy récolte que le karma de ses années d’arrogance. Même Ron et Harry ne peuvent s’empêcher de lâcher un ricanement étouffé, observant avec une satisfaction dissimulée la déchéance de leur rival de toujours.


Pétrifiée, Eliza sent son cœur se serrer. Elle cherche désespérément un soutien et croise le regard d’Hermione. Son amie semble la seule à ne pas s’abandonner à l’allégresse. Son visage est crispé, trahissant un profond malaise devant cette violence gratuite.


Eliza reporte alors les yeux sur le Serpentard aux cheveux blonds, qui reste figé dans sa douleur et son isolement. Un frisson la parcourt de la tête aux pieds. « C’est horrible », pense-t-elle, le souffle court. « Pauvre Drago, c’est de la torture pure et simple ».


Elle brûle d’intervenir, de mettre fin à ce carnage psychologique. Mais les rires tonitruants et les regards goguenards des autres élèves la clouent sur place. Malefoy ne parait nul autre qu’un garçon vulnérable que tout le monde se plait à piétiner.  


Le claquement sec et rapide de bottes sur la pierre fige instantanément l’hilarité générale. Le professeur Rogue fend le groupe de Serpentard, sa cape noire flottant derrière lui comme une ombre menaçante. Il s’arrête devant Parkinson, dont le sourire s’efface aussitôt. 


— Mademoiselle Parkinson, siffle Rogue d’une voix glaciale. Cinq points de moins à Serpentard pour comportement indigne. Asseyez-vous immédiatement.


Loin d’être intimidée, Parkinson lâche un petit rire provocateur, avant de rejoindre une camarade. Eliza bout intérieurement. « Cinq points seulement? » s’insurge-t-elle en silence. La sanction est dérisoire face à la brutalité de l’agression. Mais le plus révoltant reste l’indifférence Rogue. Il ignore avec un mépris total Malefoy qui se masse toujours le crâne.


Rogue gagne l’estrade d’un pas lent. Face à la classe, il balaie l’assemblée de son regard sombre et impénétrable.


— Cette année, vous serez mis au défi comme jamais auparavant, commence le professeur. 


Sa voix trainante résonnant contre les murs de pierre. 


— À la demande du professeur Dumbledore, une exigence qui, je ne le cache pas, me déplait au plus haut point. Nous allons tenter une collaboration entre vos maisons respectives.


Un murmure de stupeur parcourt les rangs. Rogue fait taire aussitôt la salle d’un mouvement de sourcil. 


— Pour toute la durée de mon enseignement, reprend-il, vous travaillerez en duos imposés. Un Serpentard avec un Gryffondor.


Cette annonce fait l’effet d’une déflagration. Un brouhaha de protestations indignées s’élève dans la pièce.


— C’est une blague? s’exclame Ron, le visage décomposé.


— Hors de question! Jamais je ne travaillerai avec un Gryffondor, grogne Parkinson, en jetant un regard venimeux vers les tables voisines.


— Silence! rugit Rogue.


Le silence revient aussitôt, plus pesant.


— Je ne tolérerai aucune plainte ni mécontentement, ajoute le professeur. Vous devrez être capables de dépasser vos puériles animosités pour produire un travail de niveau acceptable.


Rogue marque une pause en sortant de sa poche une feuille de parchemin. Il s’avance vers le premier pupitre de l’allée centrale, où Malefoy siège seul. Il lève son regard noir directement sur Eliza. 


— Mademoiselle Miller, articule Rogue d’un ton glacial. Vous ferez équipe avec monsieur Malefoy. Venez vous assoir ici, immédiatement.


Assise juste à côté d’Eliza, Hermione se fige. Elle tourne vers son amie un regard chargé d’une vive inquiétude. Eliza affiche une moue mal à l’aise, feignant de partager la répulsion générale pour sauver les apparences devant la classe. Pourtant, au fond d’elle-même, un sentiment bien différent l’habite. Elle préfère de loin être jumelée à Malefoy plutôt qu’à n’importe quel autre Serpentard. Elle ressent un besoin impérieux de lui parler et, si possible, créer un lien d’amitié.


Obéissant à Rogue, Eliza ramasse ses affaires, sous les yeux soucieux de ses amis. De son côté, Malefoy fait de même dans un silence absolu. Il se décale sur la gauche pour lui faire de la place, prenant soin d’éviter tout contact visuel.


Une fois installée, la Gryffondor remarque que son voisin est parcouru de légers tremblements. Profitant du chaos des autres élèves qui protestent et changent de place, elle risque un coup d’œil vers Malefoy. Elle voit alors distinctement des larmes couler sur ses joues. Il pleure d’un chagrin muet et bouleversant.


S’assurant que ni Rogue ni ses camarades ne regardent dans sa direction, Eliza déchire un bout de papier et y trace rapidement ces lignes : 


Je vois que tu souffres. Je ne suis pas du genre à juger sans comprendre. Si tu as besoin de te confier ou simplement d’un peu de soutien, sache que je suis là. Et je te promets que ça restera entre nous. Amicalement. Eliza.


D’un geste furtif, elle glisse le billet vers Malefoy. Au contact du papier, il sursaute comme s’il avait été brûlé. D’un mouvement rapide, presque fébrile, il déplie le message et le parcourt des yeux.


Eliza feint alors une concentration intense, les yeux rivés sur son manuel de Défense contre les forces du mal. Pourtant, chaque battement de son cœur résonne si fort dans sa poitrine qu’elle craint qu’il ne trahisse sa nervosité. Du coin de l’œil, elle guette la moindre réaction. À la lecture de ses mots, une surprise manifeste balaie le visage de Malefoy. Ses sourcils se haussent, son souffle se brise un instant. Puis, sans un mot, sans même un regard, il glisse le parchemin dans sa poche avec une précaution presque solennelle.


Durant le reste de l’heure, Malefoy était demeuré silencieux. Pourtant, la Gryffondor avait surpris à plusieurs reprises ses regards furtifs, chargés d’une interrogation muette. Le Serpentard paraissait plus serein, bien qu’absorbé dans ses pensées. « J’ai jeté une bouteille à la mer, avait songé Eliza avec espoir. Il lui faut sûrement un peu de temps pour assimiler ce geste. »

***

L’obscurité s’étire sur le parc de Poudlard comme une trainée d’encre de chine. Eliza se promène près du Lac Noir, là où les murmures des autres élèves ne peuvent plus l’atteindre. L’air encore doux en ce début de septembre, lui caresse les joues. Pourtant, la tiédeur de la soirée n’est rien comparée à la morsure de l’inquiétude qui lui serre le cœur.


Pendant le dîner, les rumeurs ont circulé affirmant que Malefoy avait encore été pris pour cible. Cette fois, l’incident s’est produit en plein cours d’astronomie, et le Serpentard aux cheveux blonds aurait même quitté la classe précipitamment. Eliza se souvient encore de la violence qu’il avait subie en cours de Défense contre les forces du mal. Elle revoit avec clarté les larmes qui avaient perlé sur son visage. 


Elle secoue la tête dans un soupir de découragement. Malefoy n’a rien d’un garçon hostile. Elle perçoit au fond de lui une immense sensibilité, et peut-être qu’il est très mal compris des autres. Cette campagne d’intimidation féroce commence à devenir d’ailleurs très alarmante. Ayant elle-même survécu à un calvaire similaire à Ilvermony, Eliza sait à quel point ce venin peut détruire une âme. Elle ressent désormais le besoin urgent d’agir pour le protéger.


En levant les yeux au ciel où les premières étoiles percent le voile nocturne, Eliza songe à sa grand-mère. Soudain, une incantation que la vieille femme lui avait transmise lui revient à l’esprit. L’adolescent pose doucement les mains sur son cœur, sentant ses battements rapides tambouriner sous ses doigts. Sans qu’elle en saisisse l’origine, une énergie profonde et vibrante commence à se manifester en elle, remontant de la terre pour envahir son être.


Eliza n’a nul besoin de baguette. Portée par son intuition et l’urgence de son émotion, elle formule l’incantation, y mêlant ses propres mots comme on tisse un sortilège unique. Sa voix résonne avec une clarté surnaturelle, brisant le silence solennel du parc :


— Argent blessé, accablé par ton fardeau secret, j’appelle l’énergie des anciens pour t’entourer. Que ton ombre s’apaise et que mon souffle te protège.


Une légère brise fait frissonner la surface du lac, tandis qu’une énergie, à la fois douce et indomptable, émane du corps d’Eliza. Sous ses mains pressées contre sa poitrine, la chaleur de son cœur devient incandescente. Elle reprend, le souffle court :


— Chasse ses ténèbres, qu’il sache qu’il peut tout me confier. Écoute-moi, crois en moi, je saurai t’aider.


À cet instant, la chaleur irradie de sa poitrine en une onde de vibration. Eliza sent l’énergie s’élancer vers le château, s’élevant comme un ruban invisible dans l’air nocturne. Ce n’est pas sa propre connaissance des lieux qui guide ce flux, mais une force plus ancienne. Cette dernière sait exactement où trouver Malefoy.


Eliza expire lentement, laissant ses mains retomber le long de son corps. Elle ignore si Malefoy a ressenti l’écho de son appel. Cependant, elle a la certitude qu’il est désormais protégé de la malveillance des autres élèves.


Une quinzaine de minutes plus tard, Eliza franchit le seuil du château. Elle pousse l’immense porte en bois massif pour la refermer derrière elle dans un grondement sourd. Au même instant, une silhouette colossale surgit de l’ombre, découpée par la lumière vacillante des torches qui dansent sur les murs de pierre. 


Prise de court, l’adolescente sursaute violemment, le cœur battant à tout rompre.

 

— Oh! Par la barbe de Merlin, s’exclame Hagrid d’une voix retentissante. Je suis navré, Eliza, je ne voulais pas t’effrayer.


— Ce n’est rien. Vous m’avez juste surprise, rassure la Gryffondor en reprenant son souffle.


Elle note l’expression inhabituelle du demi-géant. Ses yeux sombres, semblables à des scarabées, la fixent avec un mélange flagrant d’inquiétude et de soulagement.


— Un souci? demande Eliza, intriguée.


— C’est que tout le monde te cherche depuis une bonne heure, explique Hagrid d’un ton plus calme. Dumbledore a demandé à te voir.


Eliza baisse légèrement les yeux, un peu confuse.


— Je suis désolée, énonce-t-elle avec sincérité. J’étais simplement sortie prendre un peu l’air. Merci de m’avoir prévenue, j’y vais de ce pas.


Elle s’apprête à le contourner, mais il l’arrête d’un geste de la main.


— Attends une minute. Est-ce que tu sais au moins où se trouve le bureau? Et le mot de passe pour y accéder?


— Je sais où se situe le bureau, affirme Eliza, mais j’ignore le mot de passe.


Hagrid se penche vers elle, une lueur perplexe dans le regard.


— C’est Orial.


Eliza reste immobile une seconde, dissimulant avec peine sa surprise. À cette époque, un tel mot sonne de manière singulière, presque anachronique. Hagrid, quant à lui, ne semble nullement saisir l’origine mythique de ce terme.


« Orial » était un métal légendaire qui, selon les récits antiques de l’Atlantide, brillait d’un éclat rougeoyant sur les murs des temples de la cité perdue. Pour Hagrid, il s’agit sans doute d’un nom étrange parmi tant d’autres, une excentricité de plus du directeur. Mais pour Eliza, passionnée par les légendes de la cité engloutie, ce mot résonne comme l’écho d’une magie bien plus ancienne et oubliée.


— Merci, Hagrid, murmure Eliza avec un sourire reconnaissant.


Elle s’éloigne d’un pas rapide, laissant le demi-géant près des grandes portes. Le château, d’ordinaire réconfortant, lui semble ce soir plus imposant. Chaque ombre projetée par les torches paraît s’étirer vers elle comme pour entraver sa course. La Gryffondor grimpe les escaliers de pierre, évitant machinalement les marches piégées qu’elle connait déjà par cœur, jusqu’à atteindre le septième étage.


Au détour d’un couloir désert, elle se retrouve face à l’imposante gargouille de pierre gardant l’accès à la tour du directeur. La créature semble la fixer de ses yeux vides, massive et imperturbable dans le silence solennel des lieux.


Eliza s’approche, sa voix résonnant légèrement contre les murs froids :


— Orial.


Le mot à peine prononcé, la statue s’anime dans un grincement sourd, faisant vibrer le sol sous ses pieds. Eliza s’écarte d’un pas, tandis que le mur se fend en deux et révèle un escalier de pierre en colimaçon. Les marches se mettent à s’élever dans un mouvement fluide et circulaire, telle une vis sans fin émergeant des profondeurs du château.


L’adolescente monte sur la première marche et se laisse porter vers les hauteurs. À mesure qu’elle s’élève, elle sent la magie ambiante devenir plus dense, chargée d’une sagesse ancestrale. Finalement, elle arrive devant la porte de chêne massif, ornée d’un heurtoir en laiton en forme de griffon.


Elle hésite une seconde, le cœur battant, puis frappe trois coups secs.


— Entrez, retentit la voix calme et profonde de Dumbledore, depuis l’intérieur.


Eliza pousse la porte et pénètre dans la pièce circulaire, baignée par la lueur argentée de la lune et le doux ronronnement des étranges instruments d’argent qui tapissent les étagères. Les murs sont également décorés de portraits d’anciens directeurs endormis. Cependant, l’attention de l’étudiante se dirige immédiatement sur un point incandescent, près d’une fenêtre.


 Perché sur son socle doré, le majestueux phénix de Dumbledore s’enflamme. Le spectacle est hypnotisant. L’oiseau mythique se consume avec une grâce tragique. Ses plumes écarlates et or s’évanouissent en une poussière ardente et chatoyante. Eliza reste immobile, le souffle coupé par la beauté de cet instant. 


Derrière son bureau, surplombé par des piles de parchemins, Dumbledore l’observe. Ses yeux scrutent la jeune fille par-dessus ses lunettes en demi-lune dorées.


— Ah! Mademoiselle Miller, merci d’être venue, lâche-t-il avec un léger sourire. Je crains que vous voyiez Fumeseck sous un jour quelque peu ingrat.


Sursautant doucement, Eliza s’arrache à la contemplation des flammes vacillantes. Elle se tourne vers le directeur, un sourire radieux illuminant son visage.


— Pas du tout, Monsieur! s’exclame-t-elle. C’est une pure merveille d’assister à la renaissance d’un phénix.


Dumbledore sourit chaleureusement. Soudain, un tas de cendres grises au pied du perchoir s’agite. Un petit bec noir perce la surface, suivi d’une tête fripée, et d’un œil sombre et brillant. L’oisillon, à peine plus gros qu’un poussin de poulet, pousse un piaillement frêle. Eliza s’approche prudemment, les yeux brillants.


— Bonjour, petit Fumeseck. Bienvenue parmi nous, murmure l’adolescente en agitant doucement les doigts.


Le phénix la fixe un instant avant de s’affaler contre les cendres chaudes, déjà épuisé par sa nouvelle vie. Amusé, Dumbledore invite Eliza à s’assoir, prêt à entamer leur entretien. Il commence par faire l’éloge de ses trois premières journées, rapportant les commentaires élogieux de ses professeurs.


— Votre grand-mère serait extrêmement fière de vous, Eliza, ajoute-t-il, son regard s’attardant un instant sur l’oisillon endormi. Elle aurait aimé voir la jeune sorcière accomplie que vous êtes déjà en train de devenir.


Émue, l’adolescente sent ses joues s’empourprer.


— Merci beaucoup, Monsieur le Directeur, énonce-t-elle.


Le visage de Dumbledore se fait alors plus solennel. 


— La professeure McGonagall m’a informé qu’elle vous a remis des exercices pour maitriser votre légilimencie, reprend le directeur. C’est un don rare, Eliza, qui exige une discipline de fer.


Il se penche en avant, ses mains jointes sur le bureau. Il poursuit :


— Je maitrise moi-même cet art. Si vous le souhaitez, je serai honoré de vous guider personnellement dans le développement de ce don.


Le cœur d’Eliza fait un bond. Recevoir l’enseignement direct du plus grand sorcier de son temps est une incroyable opportunité.


— Ce serait un honneur, Monsieur! lâche-t-elle d’une voix tremblante.


Dumbledore lui adresse un clin d’œil complice avant de laisser le silence s’installer. L’atmosphère de la pièce change brusquement. La chaleur du foyer semble décliner devant la gravité qui s’empare du vieil homme.


— Mademoiselle, commence-t-il d’une voix posée, si je vous ai fait venir, ce n’est pas uniquement pour vos succès académiques. Votre admission à Poudlard, pour une étudiante canadienne, n’est pas le fruit du hasard. C’est une question de destin.


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