XOXO Hermione

Chapitre 3 : Décollage pour Amsterdam

953 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour il y a environ 2 mois

Elle se réveilla plus tard, seule dans le lit. La place à côté d'elle était froide, signe que Viktor était parti depuis un moment. Un mélange de déception et de soulagement la traversa alors qu'elle s'étirait sous les draps, les souvenirs de la nuit encore vifs dans son esprit.

C'est alors qu'elle remarqua un petit bout de papier plié sur l'oreiller à côté d'elle. Curieuse, Hermione le prit et le déplia. L'écriture de Viktor, soignée et ferme, remplissait la page :

Hermione,

Je suis parti tôt ce matin pour éviter de te réveiller. Ce fut un plaisir de renouer avec toi, plus que je ne saurais l'exprimer. Mais j'ai une proposition pour toi : je me rends à Amsterdam pour quelques jours pour affaires, et j'aimerais que tu me rejoignes.

Si tu veux prolonger ce moment, tu sais où me trouver.

Avec affection, Viktor.

Hermione sourit en lisant les mots. Une partie d'elle hésitait, se demandant si cela n'avait été qu'une folie d'une nuit, une échappatoire temporaire. Mais une autre partie, plus profonde, celle qui cherchait toujours de nouvelles expériences et une forme de liberté, se sentait irrésistiblement tentée par l'idée de rejoindre Viktor.

Elle plia soigneusement le mot et le glissa dans sa valise. Amsterdam attendait peut-être, mais pour l'instant, elle devait décider si elle était prête à poursuivre cette aventure.

Amsterdam était désormais la nouvelle étape du voyage d'Hermione. Dès son arrivée, elle contacta Viktor, et ils convinrent de se revoir dans deux jours, une fois que le Bulgare aurait réglé ses affaires.

En attendant, Hermione profita de son temps libre pour explorer la ville. Elle se promena le long des canaux sinueux, visita le Rijksmuseum et le Van Gogh Museum, et s'attarda dans les cafés pittoresques qui bordaient les rues. Les façades colorées des maisons et les ponts élégants lui offraient un cadre inspirant. Chaque jour, elle se retrouvait à écrire dans un café ou dans un coin tranquille d'un musée, son carnet ouvert devant elle, laissant les mots s'écouler presque comme un flux naturel.

Deux jours plus tard, Viktor lui envoya une adresse pour leur rencontre. À son arrivée, Hermione eut une réaction mitigée : la boîte de nuit se trouvait en plein quartier rouge d'Amsterdam. Les lumières néon éclatantes et les vitrines colorées des sex-shops formaient un contraste frappant avec les quartiers plus traditionnels qu'elle avait visités.

En dépit de l'étrangeté du lieu, Hermione décida de s'y plier. La soirée fut un tourbillon de couleurs et de sons. Elle laissa le sérieux de côté et se plongea dans l'ambiance festive du club, un endroit bondé où la musique électrisante résonnait à travers les murs. Elle sirota des cocktails flamboyants, et, profitant de l'occasion d'être en Hollande, goûta à la Marie-Jeanne avec une insouciance qu'elle ne s'autorisait que rarement.

"C'est incroyable ici !" s'écria Hermione à Viktor, son verre en l'air. "Je ne pensais pas qu'Amsterdam pouvait être aussi... vivante !"

Viktor, avec un sourire complice, leva son verre en réponse. "C'est la ville de la liberté, Hermione. Ici, tout est permis. Et ce soir, nous célébrons la vie !"

Hermione rit, se laissant emporter par l'enthousiasme de Viktor. La soirée avançait, et les heures passaient dans un tourbillon de musique et de danse. Viktor, visiblement en quête de nouvelles sensations, s'éclipsa avec deux jeunes femmes blondes qui semblaient sorties tout droit d'un magazine de mode.

"On se voit plus tard, Viktor ?" demanda Hermione alors qu'il partait.

"Bien sûr ! Je t'appellerai dès que je suis de retour," répondit Viktor en lui lançant un clin d'œil.

Hermione continua à s'amuser, perdue dans l'euphorie de la nuit. Elle dansait avec des inconnus et discutait de tout et de rien, appréciant la liberté que lui offrait Amsterdam.

Cependant, alors que les premières lueurs de l'aube commençaient à filtrer à travers les fenêtres du club, Hermione décida qu'il était temps de rentrer. Elle chercha son téléphone pour commander un Uber, mais à peine eut-elle le temps de sortir son appareil, deux hommes l'encerclèrent brusquement.

"Eh bien, que fais-tu ici à une heure pareille ?" demanda l'un des hommes, son ton menaçant.

Hermione, le cœur battant la chamade, essaya de rester calme. "Je veux juste rentrer chez moi. Laissez-moi tranquille."

Mais les hommes étaient résolus. L'un d'eux, avec une brusquerie inquiétante, la poignarda en plein ventre. La douleur l'envahit immédiatement, et elle s'effondra au sol, haletante, la vue se brouillant. Alors qu'elle tentait de se défendre, l'autre agresseur lui asséna un violent coup à la tête. La douleur fut immédiate et lancinante, plongeant Hermione dans un tourbillon de confusion et de noirceur.

Le monde autour d'elle commença à devenir flou. Alors qu'elle se débattait avec la douleur, une douce voix s'éleva, empreinte d'un accent qu'elle ne pouvait pas tout à fait identifier.

"Tiens le coup, tu es trop belle pour mourir maintenant," murmura la voix, pleine de douceur et de détermination.

Hermione leva les yeux avec difficulté et aperçut une silhouette blonde se pencher au-dessus d'elle. La femme, avec des cheveux dorés flottants autour de son visage, était une vision d'une sérénité réconfortante. Ses mains étaient délicates mais fermes alors qu'elle entreprenait des gestes urgents.

"Qui êtes-vous ?" réussit à articuler Hermione, sa voix à peine plus qu'un murmure.

"Je suis quelqu'un qui se soucie de vous," répondit la femme avec un sourire rassurant. "Ne vous inquiétez pas, je vais vous aider."


Laisser un commentaire ?