Le Maître des Éléments - Tome I : La malédiction de l'Atlantide
Deux jours plus tard, au cœur de l'océan, Vana et Hati voguaient vers la Phénicie.
Heureusement, le soleil était du voyage.
A la nuit tombée, Hati jeta l'ancre.
Vana et lui dégustèrent un énorme poisson fraîchement pêché.
A la fin du repas, Vana dit :
- Le chef m'a dit ce que tu ressens pour moi.
Devant cette révélation inattendue, Hati fut bouleversé et angoissé. Vana poursuivit :
- Je comprends ce que tu ressens, parce que je le ressens aussi et que le temps et les épreuves ne ferons que nous rapprocher davantage.
Elle s’approcha pour l’embrasser, il se laissa faire et accompagna son geste d’une tendre passion qu’il pouvait enfin libérer.
- Merci, dit-il simplement.
- Pour quoi ?
- De m'aimer pour ce que je suis.
- Hati… Chaque jour est, potentiellement pour nous, le dernier. Alors, si cela est notre dernière nuit, je veux tout faire pour qu'elle reste dans nos mémoires...
Ils se rapprochèrent encore, et cette fois, ils s'embrassèrent longuement.
Tous deux ne souhaitaient qu'une chose :
Que cette nuit soit éternelle.
Hélas, ce ne fut pas le cas.
Un choc fit brusquement tanguer le bateau.
En un instant, la mer s’agita dangereusement.
Les vagues léchaient et heurtaient de plein fouet le pauvre petit bateau.
Tout cela était le signe qu'ils étaient entrés dans le domaine de Poséidon, le dieu de la mer grecque.
- Vana, remonte la voile !
Hati avait remonté l'ancre.
- Vana !
- Je fais ce que je peux !
Le bateau tanguait de plus en plus.
Des éclairs zébrèrent le ciel.
L'un d'eux frappa, de plein fouet, le mât du bateau.
- Non !
Il s’effondra silencieusement dans la mer.
- Seigneur, aidez-nous !
- On n'y arrivera pas, Vana !
- Si, courage !
Mais un nouveau danger apparut : Un tsunami, véritable mur d'eau, prit forme au loin et approchait à toute allure vers l’embarcation.
- Mon Dieu !
Avant qu’ils n’aient pu réfléchir ou agir, le tsunami s'abattit sur eux et envoya sombrer le bateau sous l'océan déchaîné.
Poséidon les avait vaincus.