Les sentiments au fond de tes beaux yeux
Chapitre 107 : TOME 4 : LA DESCENTE AUX ENFERS
4227 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 08/05/2026 12:42
TOME 4 : LA DESCENTE AUX ENFERS
Dans ce tome : Hestia traversera les plus grosses épreuves de sa vie pour sauver son frère de cœur des enfers, jusqu’à en risquer son couple.
Chapitre 107 : La désintoxication
Les vingt-quatre heures qui suivent sont horribles.
Je passe ma nuit et mon dimanche sur le sol de la salle de bain miteuse, à tenir Kai dans mes bras de toutes mes forces alors qu’il est en caleçon et qu’il tremble en continu en suant. Je le serre contre moi comme si ma vie en dépendait, il n’est plus capable de parler dès les premières lueurs du jour le dimanche matin et les vomissements commencent.
Je ne dors pratiquement pas, je me casse le dos par terre, je l’essuie avec un tee-shirt mouillé pour essayer de le nettoyer un minium et je ne sors de la chambre que pour utiliser les toilettes de l’accueil et respirer un peu d’air pur. Je tiens bon, je puise dans mes réserves, je ne mange pas, je ne me lave pas non plus, je m’occupe simplement de Kai du mieux que je le puisse.
Il me fiche dehors en plein milieu de la nuit du dimanche au lundi, quand il commence à « devenir fou » comme il dit, et il faut bien admettre que c’est exactement ce qu’il se passe. Je ne discute pas, je lui obéis, parce que je me rends compte que vu l’état dans lequel il est déjà, il risquerait effectivement de me passer sur le corps pour sortir chercher sa dose.
Lorsque je rentre chez moi en plein milieu de la nuit, j’affole Julia, à laquelle je me mets à mentir en lui expliquant que je devais dormir chez Hunter mais que nous nous sommes disputés. Elle a bien du mal à y croire et je dois lui inventer de toute pièce une scène de ménage qui n’a pas eu lieu pour la convaincre. Hunter passe pour un salop, je passe pour une mégère, mais Julia me croit et c’est tout ce qui compte à ce stade.
Le lundi matin, je sèche pour la première fois les cours et je me rends à l’agence intérim après une douche interminable pour me décrasser et un copieux petit déjeuner pour essayer de me remettre en forme. Je pleure presque auprès de mon agent, pour être attribuée à la première mission qui se présente, soucieuse de me faire de l’argent mais surtout de m’occuper l’esprit pendant les longues journées où je ne saurai pas comment va Kai.
Dès le lundi après-midi, je travaille. C’est loin d’être de tout repos, je me retrouve à un poste terriblement demandant, dans une usine où la force physique est nécessaire. Je ne suis pas forte mais je le deviens, parce qu’il me faut ce travail. Je fais des journées longues comme le bras, je me tue à la tâche pour éviter d’être virée, mais c’est terrible et je comprends rapidement pourquoi ce poste était disponible.
J’enchaine les journées de travail du lundi au jeudi, je m’écroule de fatigue en rentrant le soir et Julia s’inquiète de ne pas me voir réviser alors je mens encore. Je lui invente toujours plus d’excuses, je mets mon état sur le dos de ma séparation avec Hunter, que j’invente une fois encore, simplement pour justifier mon comportement anormal, les cernes sous mes yeux et mon corps qui maigrit pratiquement à vue d’œil.
J’ai quelques messages d’Hunter, mais je n’ai pas le cœur de les ouvrir, pas l’envie de lui mentir plus que je ne le fais déjà. C’est comme si je me mettais sur pause, en sécurité, à agir mécaniquement.
Le mercredi, c’est à Alma que je commence à mentir. Lorsqu’elle est toute excitée de me voir au restaurant, notre rituel, pleine de bonne humeur et d’impatience à l’idée de me raconter son weekend de rêve avec Eden. Je lui explique que je suis malade, que je ne peux même pas lui téléphoner et elle est terriblement inquiète. J’arrive à l’empêcher de venir me voir, puisque je ne suis même pas chez moi étant donné que je travaille jusqu’à vingt et une heure tous les jours.
Le jeudi soir, quand je sors du travail, complétement éreintée, je réalise que je peux enfin aller voir Kai. C’est en tout cas ce qu’il m’avait dit, et je prends donc le chemin du motel au volant de sa voiture, le cœur battant si fort qu’il m’assourdit. J’ai peur que ce soit trop tôt, peur qu’il ne me saute à la gorge pour que je le libère, peur de le retrouver mort aussi… C’est insoutenable, mon angoisse est au maximum, je suis si peu concentrée au volant que j’ai peur d’avoir un accident mais encore une fois, je puise dans mes réserves pour tenir bon. Dès que je me gare, je n’arrive pas à me résoudre à aller voir, je ne vois que Kai, inanimé sur le sol et je me retiens de pleurer d’inquiétude.
Alors que j’hésite encore, dans l’habitacle noir et silencieux, je reçois un appel d’Hunter. Un coin de ma conscience sait qu’il ne faut pas que je réponde, mais je suis dans un tel état que je n’arrive pas à trouver assez de jugeotte pour ne pas le faire, et je décroche donc mon téléphone après des jours sans lui donner de nouvelles.
- « Hestia ?! »
Il ne s’attendait visiblement pas une seconde à ce que je décroche.
- Coucou, dis-je mollement, d’une voix complément vaseuse.
- « Est-ce que tout va bien ?! »
- Très bien, parfaitement bien, ne t’en fais pas, réponds-je d’une voix atone.
On dirait que je suis là sans l’être, et pourtant, sa voix me fait un bien fou. Entendre son timbre grave, chaleureux, réconfortant… j’en ferme les yeux pour mieux le savourer.
- « D’accord… je… je rentre du travail là… »
- Super, j’espère que ta journée s’est bien passée…
Je sais que c’est du délire, je sais que je passe pour une dingue à lui dire une chose pareille alors que je l’ignore depuis samedi soir. J’entends bien que je suis déconnectée de la réalité, mais il n’y a qu’une seule chose qui compte : entendre sa voix, m’y raccrocher.
- « Oui… qu’est-ce que tu fais ? »
- Rien…
Au moment où je le dis, l’alarme résonne plus fort dans ma tête, mais je suis tellement embrumée que je ne comprends pas pourquoi, jusqu’à entendre sa réponse.
- « Je passe devant chez toi, je peux… tu veux bien me voir ? Même deux minutes… J’ai juste besoin de te voir, de te serrer dans mes bras… je peux même ne pas te toucher si tu n’en as pas envie, mais je te jure que ça me ferait énormément de bien de simplement te voir mon cœur… »
Sa voix est suppliante, terriblement suppliante même. Et pourtant, je ne réponds pas. Je laisse un blanc interminable puisque je suis incapable de répondre quoi que ce soit à ça. Je ne suis pas chez moi, et je n’ai aucune bonne raison de ne pas y être alors qu’il est déjà près de vingt-deux heures cette fois…
- « Hestia ? »
- Oui ?
- « Je… peux passer te voir ? »
Il insiste mais sa voix est faible, aussi incertaine que malheureuse. Je ne peux pas lui mentir, lui inventer que je ne suis pas chez moi car avec une copine… Je n’arrive pas à réfléchir à une option, à n’importe quoi qui justifierais que je ne sois pas chez moi.
- Non, réponds-je donc simplement.
Cette fois, c’est son silence qui est assourdissant face à mon refus net et clair. Il met bien une minute à s’en remettre, alors que je suis toujours muette comme une carpe.
- « Je te vois au cours demain soir… ? »
- Non plus.
- « Hestia tu me … tu me fais peur… Est-ce que… est-ce que c’est… tu ne veux plus… »
C’est de pire en pire, sa voix vacille, son beau timbre est remplit à craquer de larmes, sa voix croasse plus qu’elle ne parle et je ressens si fort son inquiétude que j’en vomirais. Il faut que j’arrête le massacre, il faut que j’arrête de l’inquiéter comme ça et vite.
- Hunter, je suis désolée mais je dois y aller.
Je raccroche dans la foulée et j’éteins mon téléphone avant de poser mon front sur mon volant pour pleurer les centaines de larmes que je retenais. Je pleure à en souffrir, je sanglote si fort que j’en ai mal à la gorge, mais lorsque ma crise de larmes se termine, je suis prête. Je prends donc mon courage à deux mains, et je me rends jusqu’à la chambre.
J’ouvre la porte de la salle de bain et mon cœur se remet en marche lorsque je trouve Kai redressé sur un bras. Il a l’air complétement à côté de la plaque, il plisse les yeux avec force face à la lumière de la chambre qui l’éclaire vivement par la porte ouverte de la salle de bain où il était dans le noir.
- Bébé… ? demande-t-il avec hésitation.
Le soulagement me percute tellement fort que je me laisse tomber à genoux devant lui avant de lui grimper dessus, pour m’allonger sur son corps. Il me prend dans ses bras, fermement, et je me remets à pleurer en sentant qu’il a récupéré de la force.
Je passe toute la nuit dans ses bras, à le laisser me serrer et me couvrir de baisers tandis que j’intègre petit à petit qu’il n’est pas mort et qu’il va mieux que lorsque je l’ai laissé dimanche soir. Ce n’est qu’au petit matin le vendredi, après avoir dormi un peu tous les deux, que le dialogue s’ouvre.
Il ne veut évidemment pas m’expliquer par quoi il est passé, ce que je peux comprendre, et il préfère que je lui raconte mes journées. Je suis toujours allongée sur lui, puisqu’il refuse que je dorme à même le sol, et il caresse mon dos avec tendresse tandis que je lui parle de mon travail, la joue bien calée entre ses pectoraux. J’observe ses tatouages en lui racontant mes journées, je caresse du bout des doigts les centaines de dessins hideux et ratés qui le couvrent. Je m’attarde sur mon prénom, sur son avant-bras, que je caresse plus longuement que les autres en me demandant ce qui a bien pu lui prendre de faire une chose pareille. Plus je l’observe, plus je le trouve hideux et je finis par en glousser, mon premier rire depuis des jours et des jours.
- Qu’est-ce qu’il y a ? demande-t-il.
Je me redresse de son torse pour observer son visage souriant.
- Rien, je me disais juste que tes tatouages sont affreux… et mon prénom… je suis presque étonnée qu’il n’y ait pas de faute vu sa qualité pitoyable ! glousse-je.
Il rit avec moi, ça me fait tellement bien de le voir rire que je ne peux que fixer ce grand sourire, m’y raccrocher de toutes mes forces même. Il attrape ma tête entre ses mains, en glissant ses yeux sur tout mon visage et je suis un peu étonnée lorsqu’il se met à caresser mes joues avec douceur. Il est rarissime de voir Kai aussi doux dans ses gestes, aussi peu agressif dans ses paroles et aussi peu colérique au fond de ses yeux. Je dirais même que ses yeux brillent, d’un bel éclat, magnifique même, le plus beau que je n’y ai jamais vu.
- Je t’aime Hestia…, murmure-t-il.
- Je t’aime aussi Kai, réponds-je en lui souriant.
- Je sais, mais moi je t’aime vraiment, tu n’as jamais voulu le comprendre.
- Je t’aime vraiment aussi ! réplique-je en me hérissant. Tu crois vraiment que je serais ici sinon ? Que je serais par terre à côté de toilettes dégoutants qui puent le vomi ?!
Il éclate de rire en remettant ma tête contre son torse pour me serrer un peu plus fort.
- Peut-être qu’un jour tu comprendras bébé… peut-être un jour…, conclut-il finalement lorsque ses rires se calment.
*
Après une longue matinée à nous câliner et à savourer son état qui s’améliore grandement, je dois malheureusement le laisser pour aller travailler. La journée me parait moins pénible que d’habitude, je commence à m’habituer aux charges lourdes que je transporte, j’ai maigri mais je me suis musclée aussi, j’ai mieux dormi en sachant que mon frère était vivant… Tous ces facteurs font que la journée se passe relativement bien.
Le soir, je demande mon salaire en avance exceptionnellement, puisque je suis en théorie payée à la semaine, mais on accepte de me le donner. Je peux donc payer une semaine supplémentaire de motel et commencer à mettre de côté pour le patron de Kai. Je le rejoins avec un sourire jusqu’aux oreilles vers vingt-deux heures, et puisque ça fait officiellement une semaine qu’il est clean, nous décidons qu’il est prêt à intégrer la chambre plutôt que la salle de bain.
C’est avec un bonheur infini que je fonce au lavomatique laver sa couette et ses oreillers, puis que je file prendre à manger dans une pizzeria puisqu’il n’a rien avalé depuis une semaine.
Quand j’ouvre la porte de la salle de bain, il est debout, complétement excité à la simple idée de dormir dans des draps propres, osant à peine rêver du matelas confortable qui l’attend. C’est la première fois que je le revois debout, et je le reconnais à peine.
- Tu as fondu Kai, m’inquiète-je en le dévisageant.
Il s’observe dans le miroir et je ne suis pas étonnée de le voir sortir ses muscles avec un grand sourire :
- Putain, qu’est-ce que je suis sec ! s’exclame-t-il.
- Tu es surtout sous-nourri, viens vite manger !
- Bordel mais regarde ça…
Il me fait une démonstration de ses muscles, qui ressortent désormais très bien.
- Arrête de crâner et viens manger ! Kai ! C’est important ! tonne-je.
Il obéit en riant, et il ouvre des yeux si heureux en quittant sa salle de bain que je ne peux pas m’empêcher d’attraper sa tête pour la serrer contre moi. Je le casse pratiquement en deux pour ce faire, puisque je suis bien plus petite que lui, mais je n’ai jamais réussi à résister à ses yeux enfantins et il pouffe comme un gosse en se laissant faire.
Il se jette sur la nourriture pendant que je fais son lit, et nous nous écrasons dedans en riant un peu plus lorsque je termine.
- Bordel mais quel pied ! crie-t-il. Je vais passer la meilleure nuit de ma vie !
- Et moi la meilleure de la semaine… Bon sang, j’ai le dos en vrac d’avoir dormi à moitié par terre… En vrac à cause de ce boulot pourri aussi ! ronchonne-je.
Il se tourne sur le flanc, pour me faire face, les yeux hésitants :
- Tu veux que je te masse… ?
- Arrête de dire n’importe quoi ! pouffe-je.
- Je suis sérieux bébé… Je suis en forme… Je ne dis pas que je ne craquerais pas en sortant de cette foutue chambre… mais je me sens bien.
- Il est de toute façon prévu que tu y restes enfermé encore une semaine, souligne-je.
- Et c’est très bien comme ça. Je n’ai plus envie de sortir, j’ai passé ce cap. Je sais que c’est mieux pour moi que j’y reste, je n’ai jamais été aussi proche de décrocher c’est… je me sens tellement… excité… heureux… fort…, dit-il en fronçant les sourcils.
- Tu l’es, tu es fort Kai, et je suis tellement fière de toi, je crois que tu ne peux pas imaginer.
- Si… je vois les regards que tu poses sur moi… ça fait bien des années que je n’avais pas vu ça …, répond-il avec douceur.
- J’ai déjà été fière de toi ? le taquine-je.
Ça le fait rire et je savoure un peu plus son sourire.
- Bah ouai ! Quand je ne tabassais pas les personnes qui me cherchaient des noises la plupart du temps, dit-il finalement.
- C’est vrai, j’étais fière que tu te contrôles… ce n’était pas souvent il faut dire.
Il a un petit rire qui s’efface et la fatigue me rattrape maintenant que je suis étalée sur le ventre dans un lit confortable. Je suis véritablement épuisée par cette semaine, je n’en peux plus. Je ferme donc les yeux en calant ma joue sur mes bras croisés.
Une minute plus tard, un poids se pose sur mes fesses et je comprends vite que Kai vient de s’y assoir.
- Qu’est-ce que tu fiches…, ronchonne-je. Laisse-moi dormir…
- Je te masse bébé…
Je fronce les sourcils en me demandant s’il est sérieux, mais la seconde suivante, il tire sur mon haut pour me le retirer. A ce stade de fatigue et de douleur, je ne cracherais pas sur un massage et je me redresse donc pour le laisser enlever mon haut. Je me retrouve en soutien-gorge, mais je ne suis pas particulièrement gênée, puisque ça reste Kai et que je suis en plus sur le ventre.
Lorsque je sens un liquide tiède sur mon dos, je me cabre en criant :
- Mais qu’est-ce que c’est ?!
- De l’huile !
- Mais où as-tu trouvé de l’huile de massage ?! beugle-je tandis qu’il l’étale sur mon dos.
- Avec la pizza ! Putain bébé, mais comment veux-tu que j’ai trouvé de l’huile de massage ici ?! hurle-t-il de rire.
- Tu viens de m’étaler de l’huile piquante sur le dos pour me masser ?! couine-je.
- Bah ouai !
Je crois que nous sommes alors pris du plus gros fou rire de notre vie entière.
Nous rions à en perdre haleine, à en avoir mal au ventre, à en exorciser cette semaine ignoble que nous venons de passer. L’euphorie d’enfin voir le bout du tunnel doit y être pour quelque chose et nous hurlons de rire pendant de longues minutes, alors que Kai est si hilare qu’il s’en étale sur mon dos en me coupant le souffle.
Ces rires interminables me fatiguent encore plus et je me sens apaisée jusqu’au fond du cœur lorsque je me calme, alors qu’un immense sourire déforme mon visage et que mes yeux se referment complétement.
Kai verse visiblement un deuxième sachet de sauce piquante sur ma peau, mais j’ai tellement ri que je n’ai plus rien à donner. Il passe ensuite ses grandes mains sur mon dos, et je frémis de bonheur.
Il masse étonnement très bien, j’imaginais qu’il ne serait pas assez doux pour ça, mais les massages ne sont pas fait pour l’être complétement. Sa fermeté et sa dureté me rendent finalement service, parce qu’alliés à sa petite douceur, il devient un masseur formidable.
- Où as-tu appris à masser comme ça ? soupire-je de bonheur.
- En prison, je massais mon compagnon de cellule tous les soirs avant de me le taper, réplique-t-il.
Je glousse pour toute réponse et il redevient sérieux :
- J’en sais rien bébé, je ne l’ai jamais fait, je suis juste ta peau… tes muscles… c’est comme des caresses mais un peu plus fort…
- C’est vraiment bon en tout cas, commente-je en haussant les sourcils, surprise d’apprendre qu’il n’a pas « d’expérience ».
- Je peux détacher ton soutif ? Cette merde me gêne.
- Kai…, le gronde-je.
- Puis-je détacher votre soutien-gorge ? Cet accoutrement me pose souci, se reprend-il en utilisant une voix moqueuse.
Je pouffe encore un peu avant d’accepter, et il le détache doucement, déployant décidemment encore une grande douceur que je ne lui soupçonnais pas. Après ça, c’est un pur régal. Il n’est effectivement plus gêné et il passe ses mains sur tout mon dos allégrement, dans de grands mouvements fluides et délicieux. J’en gémirais de bonheur, mais je me retiens, histoire de ne pas rendre la situation gênante.
Ses massages sont tellement agréables que je m’endors…