L'ombre qui nous lie
Chapitre 12 : Moi aussi... J'aimerais être proche d'elle
1592 mots, Catégorie: G
Dernière mise à jour 01/01/2026 17:54
Coucou bonjour (ou bonsoir eh eh (´∀`)) J'suis tellement contente de publié à nouveau, je sais j'me suis faites désirée. Sept mois c'est long mais j'etais vraiment tres occupee alors n'en voulez pas trop a l'auteur T^T.
J'ai fait de mon mieux pour me réorganiser, et mon objectif est désormais de vous proposer 1 à 2 chapitres par semaine, selon mon rythme et la qualité que je veux vous offrir. Je ne promets pas l’impossible, mais je vous promets de tout donner pour continuer cette aventure avec régularité.
Si vous avez un peu de temps après votre lecture, ça me ferait un immense plaisir (et ça m’aiderait beaucoup !) de lire vos avis en commentaire. Qu’est-ce que vous avez aimé ? Qu’est-ce qui vous a ému, surpris, ou laissé perplexe ? Vos retours sont précieux et m’aident à m’améliorer et à garder la motivation.
Merci d’être encore là, merci pour votre patience, bonne année et surtout bonne lecture ^^
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---- Point de vue d'Airi ----
Je n’avais pas vraiment fermé l’œil de la nuit.
C'était la première fois que je dormais ailleurs que chez Tsumeo. C'était une sensation étrange... comme si mon corps était là, mais pas mon cœur. J'ai pensé à l'appeler, mais je me suis dit que peut-être je le dérangerais, vu qu'il était tard.
Mais bon, même si la fatigue alourdissait quelque peu mes paupières, je me sentais étrangement… légère. Presque apaisée. Comme si, quelque part, le bruit lointain des vagues avait commencé à effacer le poids de mes pensées.
Un faible coup résonna contre la porte de ma chambre.
— Airi ?
La voix douce et neutre de Miyuki me fit tourner la tête. Je sortis du lit, mes pieds nus frôlant le sol frais, et ouvris la porte. Elle se tenait là, toujours impeccable, les mains croisées devant elle.
— Est-ce que tu vas bien ? Tu n’as pas bien dormi, c'est ça ? demanda-t-elle en m’observant.
— Non-non, ne t'inquiète pas. C'était un peu agité, mais ça va, répondis-je avec un sourire.
Elle hocha la tête sans insister, puis m’invita à la suivre pour le petit-déjeuner. Le couloir baignait dans une lumière dorée, mais le silence de la maison me parut moins oppressant que la veille.
La salle à manger était vaste, ouverte sur la mer. Une longue table en bois clair était déjà dressée, et plusieurs personnes qui portaient un uniforme (1) s’activaient en silence, déposant des assiettes fumantes de pain grillé, de fruits découpés et de boissons colorées.
Le garçon de la veille était déjà installé. Il leva à peine les yeux quand nous arrivâmes, se contentant d’un bref regard dans ma direction. Un regard calme, mais si perçant, comme s'il cherchait à lire en moi, ce qui me déstabilisa.
Je pris place à côté de Miyuki. Le repas se déroula dans un silence paisible, seulement troublé par le bruit des couverts et le chant lointain des oiseaux marins.
Après quelques bouchées, une voix enjouée surgit derrière moi.
— On va à la plage aujourd’hui ? Dis, dis !
Minami, fidèle à elle-même, déboula dans la pièce avec une énergie solaire. Elle se plaça entre nous, les mains jointes sous son menton dans une supplication théâtrale.
— Grande sœur, tu viens aussi ?
Miyuki esquissa un sourire désolé.
— J’ai un appel avec père, il veut me parler du prochain semestre. Je ne peux pas.
— Oh… fit simplement Minami, la lumière dans ses yeux s’atténuant à peine.
Elle se tourna vers Yusuke, plein d’espoir.
— Et toi, grand frère ?
— Je ne peux pas non plus, répondit-il en coupant un morceau de fruit sans lever la tête.
Minami resta figée un instant, puis se redressa avec un sourire.
— Bon, tant pis ! Grande sœur Airi et moi, on ira toutes les deux !
Elle attrapa ma main et me tira debout avant que je ne puisse protester. Je lançai un regard à Miyuki, mais elle fixait son assiette, l’air absente. Minami m'entraîna dehors.
La plage privée était à peine à quelques minutes de marche, bordée de rochers ronds et lissés par le vent. Le sable était chaud sous mes pieds, et la mer brillait de mille reflets. C'était vraiment beau...
Minami s'arrêta enfin puis me lâcha le bras.
— Mmmh, à quoi pourrait-on bien jouer, commença-t-elle, semblant réfléchir. Tu veux nager ? finit-elle par me demander.
— Hum, je sais pas vraiment...
— Mmmh mouais, moi non plus... À vrai dire je ne suis pas très bonne en natation, confia-t-elle en se grattant l'arrière de la tête. Bon bah on va faire un château de sable alors !
Je lui souris puis hochai la tête. Elle ne perdit pas une seconde avant de commencer à creuser dans le sable. Elle m’entraîna dans sa folie douce avec une facilité désarmante. On riait. C'était la première fois que je faisais une telle activité et c'était très amusant, même si les châteaux n'étaient pas très bien réussis et s'écroulaient, ce qui faisait rire Minami.
Mais au fil des minutes, son enthousiasme sembla fondre doucement. Elle s’assit sur ses talons, les mains pleines de sable, et bâtissait le château en silence.
— C'est vraiment dommage, j'aurais aimé que grande sœur vienne jouer avec moi, souffla-t-elle.
Je me redressai un peu.
— Elle est occupée, c'est pour ça. Peut-être que plus tard...
— Non, ça sera pareil, c'est toujours le cas...
Je la regardai, surprise.
Elle ne leva pas les yeux, concentrée sur le sable qu’elle tassait entre ses doigts.
— Tu sais… Je n’ai jamais vraiment connu ma maman, murmura-t-elle. Elle est morte quelques années après ma naissance. À la maison, ils ne parlent pas beaucoup d'elle, je ne la connais que par les photos.
Elle leva quelque peu la tête avec un sourire.
— Mais je sens qu'elle était très gentille. Parfois, j'ai même l'impression qu'elle est là avec nous, ça me réconforte beaucoup.
Elle rebaissa la tête, sa voix tremblant à peine, mais ses mots me percèrent droit au cœur.
— J’ai un papa… un grand frère… une grande sœur… mais parfois, j’ai l’impression d’être toute seule. Mon frère, il est toujours dans son coin, il ne me parle pas vraiment. Et papa… je ne le vois presque jamais ici. Il est tout le temps en train de travailler.
Elle s’interrompit, pinçant les lèvres.
— C'est pareil avec grande sœur. On n'a jamais été vraiment proches non plus et ça me fait beaucoup de peine. J'aimerais vraiment qu'on soit proches, comme de vraies sœurs. Qu'on joue ensemble, qu'elle me lise des histoires, me fasse des nattes dans les cheveux ou bien qu'on fasse des gâteaux ensemble. Mais plus les jours avancent, plus je pense que ça n'arrivera jamais.
Elle releva la tête, les yeux brillants mais sans larmes.
— Quand j’ai appris que tu allais venir, j’étais vraiment contente. J’ai été vraiment étonnée aussi que grande sœur ait une amie. Je n'arrêtais pas de me poser des questions. Comment t’as fait pour devenir amie avec grande sœur ? Parce que moi aussi… moi aussi j’aimerais être proche d’elle…
Elle me fixait maintenant, comme si ma réponse pouvait tout changer. Un supplisse à peine déguisée.
— Je... je ne sais pas vraiment comment. À vrai dire, quand je l'ai vue, j'ai été attirée par elle et j'ai voulu être son amie. Je ne sais pas encore pourquoi, mais je suis heureuse qu'elle ait accepté mon amitié.
Elle baissa la tête.
— Pourtant, j'ai essayé, mais je commence à croire qu'elle ne m'aime pas...
— Parfois..., on croit qu’on est loin de quelqu’un… mais en fait, on est juste à côté. C’est juste que l’autre personne a les yeux fermés. Peut-être que Miyuki ne sait pas comment te montrer qu’elle t’aime. Mais je suis sûre qu’elle t’aime très, très fort, même si c’est silencieux.
Elle leva les yeux.
— Tu penses vraiment ?
J'hochai la tête.
Elle resta silencieuse. Puis, soudain, elle se releva en tapant dans ses mains.
— Bon ! On ne peut pas faire un château sans décorations ! J’ai vu un endroit, là-bas, où il y a plein de jolies coquillages et même des perles. J’vais chercher tout ça, et ça sera le plus beau château de la plage !
Je souris, un peu émue. Elle me fit un clin d’œil puis partit en courant dans le sable, ses pas laissant de petites empreintes qui s’effaçaient déjà derrière elle.
Je la suivis du regard un instant, puis me laissai retomber doucement contre le rocher.
Le soleil réchauffait ma peau, le bruit des vagues me berçait.
Et même si mes paupières devenaient lourdes…
je ne voulais pas dormir.Pas tout de suite.
Mais mes yeux se fermèrent malgré moi.
Juste une minute. Une toute petite minute…
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Et voilà c'est la fin du chapitre, comment l'avez vous trouvé ?
(1) Des domestiques, Airi, des domestiques ^-^'