Dragon Ball Z Super

Chapitre 30 : Un céréalien sur Namek

2364 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 22/05/2023 14:36

Voilà des mois que Granolah, le dernier céréalien, et Monaïto, le vieux namek édenté, sont endormis dans leur vaisseau intelligent, Oatmeel.

Ils ont dû quitter leur planète pour échapper aux Heeter, une famille à la tête d’un réseau d’information et de mercenaires, des individus peux scrupuleux au but peu clair mais qui cherchent deux choses : faire évader leur frère Gass enfermé dans la même prison que Freezer et récupérer le set de Dragon Balls d’un peuple de magicien dénommé les nameks.



***



“Protocole de réveil terminé : bonjour Granolah, bonjour Monaïto.”

“Bonjour Oatmeel…” répondent-ils en chœur, toujours dans du coton.

“Nous approchons de la planète Namek.”

“Elle ne correspond pas vraiment à celle de mes souvenirs…” s’étonne le namek.

“Mes capteurs captent pourtant bien un nombre conséquent de vos semblables sur cet astre.”

“Je dois me tromper, Oatmeel… La mémoire c’est comme les montagnes, ça s’érode avec le temps.”

“Allons les rencontrer.” propose Granolah, déterminé.



***



Le vaisseau de Granolah se pose près d’un petit village en bordure de lac.

Les pacifiques habitants se rapprochent, sur la défensive, et le chef s’avance pour accueillir les arrivants.


“Bienvenu, visiteurs, je suis Lusco, chef de ce paisible village. Que puis-je faire pour vous ? Oh…”


Il s’étonne de voir Monaïto.


“Ce n’est pas la planète Namek…” s’indigne le vieux édenté alors que Granolah l’aide à sortir du vaisseau.

“C’est la nouvelle Namek !” intervient un enfant.

“La nouvelle Namek :?” demande Granolah, toujours occupé à aider son vieil ami à mettre pied au sol.

“Un tyran fou, Freezer, a détruit notre ancienne planète…” reprend le chef des autochtones. 


Granolah tique au nom de son ennemi.


“Des amis, les terriens nous ont généreusement accueillis le temps que nous trouvions cette planète perdue… Nous vivons ici en secret et souhaitons rester isolés…”

“Alors nous garderons ce secret pour nous.” clame Monaïto “Nous venons demander l’asile.”


Trois nameks adultes dans la force de l’âge atterrissent à plusieurs mètres autour de Granolah. L’un d’eux est le sosie de Piccolo, accoutrement quelque peu différent.


“Muri, notre chef, souhaite vous rencontrer.”

“Faut-il que je remonte dans le vaisseau ?” fatigue déjà le vieux namek.


D’un geste de main d’un des trois, Monaïto et Granolah s’élèvent au-dessus du sol.


“Ce ne sera pas nécessaire.”



***



“Monaïto, dis-tu ? Ça ne me dit rien, tu dois venir d’une ancienne lignée… Mais excuses mes manières… Je suis Muri, l’héritier de la mémoire de Saichoro et de ses ancêtres. Bienvenue sur la nouvelle Namek.”

“Tout l’honneur est pour nous… Granolah doit vous avertir d’un danger imminent. Vas-y petit.”

“Nous venons de la galaxie du Sud… Nous avons appris la défaite de Freezer, notre ennemi juré, par deux saiyans…”


Jusqu’ici, les quelques autochtones présents, le chef, son jeune disciple ainsi que les trois guerriers, écoutent avec approbation.

 

“Nous avons aussi appris qu’il a été ramené à la vie grâce à des orbes à souhaits appartenant au peuple namek de la galaxie du Nord, vous et vos Dragon Balls…”

“Comment nous avez-vous retrouvé ?” coupe Mizmar, l’enfant de Piccolo.

“Nous avons utilisé mes Dragon Balls…” intervient Monaïto “Nous n’avions pas le temps de les chercher pour les récupérer après leur utilisation mais Granolah en garde une en sa possession, personne ne pourra plus les utiliser… C’est un set de trois boules, peu puissant.”

“Vous avez bien agi…” reprend le doyen “Es-tu en train de nous dire, Granolah, que certaines personnes vont venir sur Namek pour tenter d’utiliser ou voler nos Dragons Balls ?”

“Pas exactement je ne crains… On ne parle pas de ‘certaines personnes’, mais d’individus très influents, avec des moyens quasi illimités et, surtout, qui sont prêts à tout.”


Cette précision jette un froid et ravive les souvenirs de bien sombres heures.


“Me permets-tu de voir par moi-même, jeune étranger ?”

“Oui, mais comment…”


Le chef namek invite Granolah à approcher et, trop petit par rapport au céréalien, lui demande de se baisser. Il lui pose une main sur la tête et sonde son esprit.


“Oh…” s’étonne Muri “Je vois… Nous allons devoir nous préparer.” dit-il à l’intention de Mizmar “Granolah, tu es un combattant aguerri et une personne d’honneur, vas-tu combattre à nos côtés ou joue-tu juste le rôle d’informateur ?”

“Je souhaite me battre à vos côtés, mais aussi…”


Il regarde Monaïto qui désapprouve d’un signe de tête.


“Je souhaiterai utiliser les Dragon Balls et gagner le pouvoir de vaincre Freezer et les deux saiyans qui l’ont envoyé en prison. Je veux priver l'Univers de leur existence néfaste et mettre ainsi fin à leurs méfaits.”

“Ça, c’est impensable…” tranche Mizmar.

“Merci…” grommelle Monaïto “Tu vois Granolah, je te l’avais dit. Je conteste ce souhait…”


Mais Muri, le chef, demande le silence d’un signe de main.


“Freezer est en prison, il y purge sa peine, et les deux saiyans dont tu parles, Son Goku et Vegeta, sont pacifiques… Pourquoi vouloir leur mort ?”

“Des saiyans pacifiques ?” ricane Granolah “Ils sont tout aussi mauvais que Freezer, ils doivent tous payer pour les mondes qu’ils ont détruits et les civilisations qu’ils ont éradiqué !!”


Mizmar fait un pas vers Granolah mais Muri l’arrête.


“Ces deux saiyans sont nos amis, ils nous ont sauvés de Freezer et accueillis sur leur planète, la Terre, alors que l’ancienne Namek était détruite. Nous leur devons la vie. Ce sont aussi eux qui ont remis Freezer à la Patrouille Galactique quand il est revenu.”

“Tu te trompe d’ennemi, sur ces deux là, Granolah.” ajoute Mizmar en posant un instant une main sur l’épaule du céréalien qui le regarde aussitôt de son œil rouge, mais le namek continue “Tous ici te le diront.”


Il tapote deux fois l’épaule puis retire sa main.


“Nous n’utilisons pas les Dragon Balls pour faire des vœux personnels ou mu par des sentiments passionnels… Surtout les négatifs, comme la vengeance…” renseigne le chef “Mais nous pouvons faire des exceptions dans de rares situations, pour des personnes d’une dignité exemplaire et dans un but louable…”


Il prend le céréalien par le bras et sort de la hutte en haut de la colline qui surplombe un vaste village aéré et boisé.


“Restez avec nous. Granolah, Mizmar va t’entrainer. Aide-nous à nous défendre. Montre-nous que tu es digne et peut-être nous t’accorderons un voeux.”

“Vraiment ?” s’étonnent Granolah et Monaïto.

“Mais sache dès aujourd’hui qu’aucun dragon dans cet Univers, même notre puissant Porunga, n’a le pouvoir de te rendre plus puissant que Freezer, Son Goku ou Vegeta.”


Le céréalien regarde le village tête haute bien que déçu :


“Je suis le dernier de mon espèce, ma vie n’a de sens que dans la vengeance de mon peuple. Si je ne peux assouvir cette vengeance, autant mourir en défendant un peuple qui le mérite.”

“Mourir n’est que très rarement un but louable. N’y a-t-il aucune espèce dans l’Univers avec laquelle hybrider ? Les saiyans dont nous t’avons parlé ont chacun fondé leur famille sur Terre avec des terriennes. Leurs enfants sont d’ailleurs très impressionnants, comme s’ils avaient pris le meilleur des deux espèces…”

“Non… Enfin, je ne sais pas… Je n’y avais jamais pensé…” rougit le mercenaire.

“Voilà un souhait que nous sommes prêt à t’offrir si tu t’en montre digne : celui de savoir où trouver un peuple qui peut t'apporter paix, foyer, amour et famille.” continue Muri.

“Quelle sagesse…” s’émeut Monaïto, larme à l’oeil.

“Je ne suis pas certain de pouvoir vivre une telle vie…” hésite Granolah.

“Je ne te demande pas de me répondre tout de suite, je te demande de commencer à l’envisager pour, le moment venu, pleinement prendre le temps d’y réfléchir en écoutant ton coeur.” Muri constate la graine du doute grandir dans l’esprit du jeune céréalien “Mais le temps n’est pas encore à cela… Mizmar, s’il te plait.” 


L’injonction sort Granolah de sa torpeur.


“À quel point peut-on lui faire confiance ?” demande l’enfant de Piccolo.

“Suffisamment.” répond le chef.

“Suis-moi donc.” intime le guerrier “Nous allons tester tes capacités martiales.”


Le namek sourit au céréalien, s’envole puis l’invite à le suivre.



***



Granolah impacte le sol d’un désert lointain et se relève.


“Je… Je ne pense pas être en mesure de te vaincre.” lâche-t-il.


Il est visiblement énervé contre lui-même mais contient cette haine qu’il entretient envers ses propres faiblesses.


“C’est exact…” se contente de répondre froidement Mizmar avant de reprendre “Mais je suis impressionné par ta puissance et suis étonné que tu aies découvert les points vitaux des nameks en si peu de temps… Aussi, le combat rapproché n’est pas ta spécialité, je me trompe ?”


Granolah a un petit sourire de fierté dans sa déception :


“Les céréaliens sont des tireurs d'élites, nos attaques sont précises et puissantes quelle que soit la distance… Je préfère agir à moyenne ou longue portée.”


Mizmar, qui n’a pas enlevé ses épaulettes, se place à côté de Granolah et fait apparaître des cibles à différentes distances, notamment certaines derrière la dune, invisibles d’ici, toutes plus ou moins alignées.


“Combien j’en ai fait apparaitre ?”

“Quatre visibles d’ici et trois derrière la dune.”


Le namek sourit.


“Détruis-les le plus rapidement possible.”


Granolah pointe deux doigts de sa main droite en avant, formant un angle de 90 degrés avec son pouce, et tire deux faisceaux de lumière. Le premier rayon traverse les quatre cibles les plus proches en zigzagant pour atteindre leur centre, tandis que le second traverse la dune en ligne droite pour transpercer le milieu des trois autres cibles.


“Très impressionnant…” commente le namek “Tu peux aller jusqu’à quelle distance avec cette précision ?”

“J’ai pas vraiment de soucis de distance.”

“On va continuer les essais.”

“Minute.” insiste Granolah “Je t’ai montré de quoi un céréalien est capable… À ton tour, montre-moi ce que peut faire un namek.”

“Je ne pourrais pas tout te montrer… Je suis un guerrier, incapable de magie complexe, mais je dois pouvoir te montrer quelques techniques martiales…”



***



“Voici votre maison.” invite Mûri “C’est celle réservée aux invités. C’est la plus belle et confortable du village.”

“Mais…” s’étonne Granolah, repus et lavé “Personne n’occupe la maison la plus confortable du village ? C’est du gâchis !”

“Non, non. Nous nous contentons du nécessaire, mais exigeons plus pour nos invités, en signe de bienvenue et de respect.”

“Vous êtes un peuple bien étrange.”



***



Granolah est réveillé en pleine nuit par un message d’Oatmeel, via le dispositif normalement collé à son oreille, placé sur la table de nuit.


“Granolah, debout. Granolah ?”

“Oatmeel…” soupire-t-il fatigué par sa journée d’entraînement en mettant en place le communicateur “Qu’y a-t-il ?”

“Je viens de repérer un vaisseau dans la stratosphère, il se fait discret.”

“Quoi ?” s’assoit le céréalien “Tu reconnais le modèle ?”

“Non, il est trop loin et utilise un champ de camouflage… Je l’ai perdu !”

“J’arrive !”


Au moment où Granolah sort de sa maison, il remarque Mizmar au milieu de la placette, le regard vers le ciel.


“Trop tard. Ils sont partis.” indique-t-il.

“Oatmeel ! Tente de le suivre !”


Aussitôt, derrière la maison, le vaisseau s’élève dans les airs et fonce dans l’espace.


“Dis nous s’il semble quitter le système solaire ou la galaxie ou s’il rejoint une flotte en attente à proximité.”

“Le vaisseau semble partir très loin. Je vais faire un tour de la planète puis du système solaire pour tenter de repérer toute autre intrusion.”

“Parfait, merci Oatmeel.”

“Alors ?”

“Il faut s’attendre au pire à partir de maintenant.”

“Combien de temps a-t-on, selon toi ?”

“Je ne sais pas… Oatmeel, quel est la durée de trajet minimale entre ici et les Heeter, avec Flèche Cosmique.”

“Flèche Cosmique ?” demande Mizmar.

“Un des vaisseaux les plus rapides de l’Univers… Il appartient à un groupe de mercenaires spécialisés dans l’espionnage… Je les suspecte de s’être échappés sous nos yeux et de nous avoir suivis jusqu’ici… Désolé.”

“Ne le soit pas. C'est toi qui est venu nous avertir du danger. Sans toi, il nous serait tombé dessus par surprise.”

“Quatorze mois.” précise le vaisseau.

“Plus d’un an…” répète le céréalien.

“On a de quoi se préparer. Comment se débrouillent-ils par rapport à toi ?”

“Je suis… Sans vouloir me vanter, je suis un des meilleurs… Mais les espions dont je parle, les Macareni, sont plus efficaces à eux trois que moi seul. Il y a aussi d’autres mercenaires qui ont tous une spécialité… Notamment Zoat, une brute que je doute de pouvoir vaincre en combat rapproché… Ou le clan Hera, cinq mercenaires sans scrupules…”

“Et par rapport à moi ?”

“Ils sont bien en dessous…”

“Donc on a nos chances ?”

“Ils vont avoir deux atouts : la force du nombre et la surprise des technologies de leur arsenal.”

“Les guerriers et moi allons rester éveillé cette nuit, on va vérifier qu’aucun intru ne s’est posé sur la planète. Demain, nous décideront d’un plan de défense avec Muri.”

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