[Devil May Cry x Gintama] REBELLION
CHAPITRE 3
L'étranger
© sueyeonie
— Un Limier ? murmura-t-elle, surprise.
Sans répondre, le grand homme, brun et portant une amulette écarlate autour du cou, dégaina une imposante épée, sortie comme par magie de nulle part.
— Ce mec… il me rappelle quelqu’un, songea Gintoki.
Dans la main de Ringo, Kokuryu envoya une soudaine décharge dans son bras, comme une onde qui lui parcourait tout le membre et fit vibrer son cœur. Elle releva la tête vers l’inconnu qui la fixait, intrigué.
— C'était quoi ça ? Kokuryu… ?
Ce n’était pas le moment, tout semblait dépourvu de sens. Le monstre venait de massacrer une dizaine de personnes, déchirer le barman en deux avant de l’engloutir, et maintenant, un nouvel adversaire surgissait, armé d’une épée gigantesque, comme s’il était habitué à affronter ce genre de créature. Ringo ne savait plus où donner de la tête. Le Shinsengumi n’avait jamais mentionné une telle menace et c'était bien la première fois qu'elle était face à cette chose inqualifiable. La jeune policière sentit qu’on lui cachait des secrets sur les Limbes. Gintoki posa une main sur son épaule.
— Je m’occupe de ce type, espérons qu’il est de notre côté. Toi, essaie de protéger un survivant.
— Il n'y a plus de survivants, répliqua-t-elle mi-agacée, mi-peinée, tous les autres se sont faits écraser ou dévorer. Criminels ou pas, ils n’avaient pas à mourir comme ça. Si ce monstre est la réceptionniste, je dois essayer de la sauver et récupérer mes informations.
Gintoki n’avait pas l’air si surpris que ça de sa réponse. La bête poussa un cri effroyable – faisant sursauter les deux combattants – et se précipita sur l’étranger. Celui-ci bondit par-dessus les débris, esquiva un coup de griffe et fit apparaitre une épée dans son dos. Il trancha quelques doigts du Limier, qui hurla de douleur. Il longea ensuite le bras de la créature, esquivant ses coups et attrapa son épaule, lançant son épée à travers la bouche du monstre avant de s’accrocher à sa fourrure. Du sang noir jaillit tandis que le combat l’envoya violemment contre le sol, déclenchant la carabine du barman mort et une détonation retentissante à quelques centimètres de son oreille.
La bête hurlait et frappait le sol. Ringo accourut et tira l’homme à l’amulette rouge hors de la zone de danger.
— Qu’est-ce que tu fais ?! cria-t-il, encore étourdi.
— Tu veux finir écrasé, imbécile ? rétorqua-t-elle en le tirant derrière un arbre carbonisé.
Elle examina son visage, claqua des doigts près de son oreille pour vérifier ses réflexes.
— Eh ! Putain, ça fait mal !
— Ok, tu n’es pas sourd.
— Évidemment que non !
L’homme la surprit en l’attrapant par la taille et en sautant plus loin pour esquiver un couteau rotatif enflammé envoyé par le Limier. L’arbre explosa sous l’impact. Tous deux roulèrent au sol, se relevèrent, armes en main. L’homme sortit deux pistolets – une noire et une blanche, un peu comme les lames jumelles de la rose – et les braqua en direction du monstre. Il échangea un regard rapide avec Ringo avant de foncer avec elle. La lame circulaire enflammée du Limier vint tournoyer vers eux. Ringo la para avec ses deux katanas, protégeant les deux combattants.
— Occupe-toi du monstre ! cria-t-elle.
— Je ne reçois pas d'ordre d'une flic, pesta le brun.
Malgré tout, il n'avait pas d'autres choix que de se précipiter vers la créature et rejoignit Gintoki par la même occasion, lui qui venait de trancher une jambe du Limier. Privé de ses bonds, le monstre était désormais vulnérable. Ensemble, ils enchaînèrent les attaques, Gintoki tranchant la seconde jambe tandis que le brun tirait dans le visage de la bête. Le Limier s’effondra, le ponton de bois du parc Orion commençait à se briser sous le poids et les chocs. La grande roue s’effondrait, les chaises volantes tourbillonnaient et les cris des habitants se mêlaient au fracas. Pourtant, quelque chose clochait… Ringo sentit un frisson parcourir son échine. Encore ces pulsations que Kokuryu lui envoyait. Le ciel, pourtant déjà sombre, semblait s’épaissir comme s’il absorbait tout son environnement. Un voile étrange flottait au-dessus du parc, délimitant une frontière invisible entre le ciel noir et ses reflets étrangement rouges. La lumière des lampes clignotantes se tordait à travers ce filtre, et les sons lointains des voix, des rires et des hurlements paraissaient déformés, comme si des échos surgissaient d’un autre monde.
Les silhouettes des habitants de Limbo City apparurent floues et translucides, presque fantomatiques. La jeune femme pouvait distinguer leurs formes humaines, mais elles étaient dénuées de substance réelle. Leurs voix, pourtant, résonnaient clairement à ses oreilles. Il n’y avait pourtant personne à son arrivée.
Manquant de temps pour étudier l'environnement, Ringo esquiva de justesse la roue en feu en effectuant un salto. Le couteau circulaire du Limier revenait à toute vitesse tandis qu’elle prit une grande inspiration, ferma les yeux un instant, et ses lames fendirent le vent. La roue éclata en mille morceaux, tombant comme une pluie de feu sur le pont. Le ciel grondait, rouge plus encore, reflet des flammes.
Elle se concentra sur Gintoki et l’homme à l’amulette qui continuaient de tirer sur le Limier, lui déchiquetant l’épiderme – si cela pouvait s’appeler ainsi. La créature lança un grappin depuis sa cuisse droite, tous esquivèrent, et une main géante où quelques doigts manquaient, jaillit pour écraser ses proies. Gintoki souffla, réalisant dans quel chaos il s’était embarqué.
— Eh ! Le beau gosse ! cria-t-il au brun, t’as encore des balles ?
Un sourire au coin, ce dernier répondit :
— Pas besoin de recharger mes filles, t’inquiète. Eh ! La flic aux gros seins ! J’ai besoin de toi.
Ringo le fixa noir. Avant qu'elle n'ait pu ouvrir la bouche, il la coupa :
— Ton katana noir. Lance-le sur le Limier, droit entre les yeux.
— Hors de question ! C’est impossible à cette distance !
— Fais-le ! Je tirerai dessus avec mes balles et il ira direct dans sa tête !
— T’es malade ?! C’est pas un jouet ! s’énerva-t-elle en serrant Kokuryu contre elle.
— Putain, les gonzesses… quand elles ne sont pas dans ton lit, c’est infernal !
— Répète ?! s’indigna Ringo.
— J’ai pas mon épée, elle est coincée dans sa bouche ! Tu dois trancher sa tête avec ton katana !
Il tira. Le Limier perdit l’équilibre et tomba de la montagne russe. Ringo bondit sur lui, mais des créatures ni humaines ni animales surgirent autour du monstre, des sortes de démons au corps mécanique et humain, armés de massues à pointes. Sans réfléchir, elle trancha deux d’entre eux de chaque main avec Kokuryu et Hakuryu.
— Pas mal, la poulette, siffla l’homme à l’amulette en changeant de cible.
— Ne la drague pas ou je te casse la figure ! menaça Gintoki en évitant un coup.
— Ce sont des Styxiens inférieurs, expliqua le brun en abattant une balle en plein crâne d’un des monstres. Ils ne font que protéger le Limier. Les plus faibles d’entre eux.
D’autres créatures émergèrent de la brume poisseuse, plus massives, plus agiles. Leur chair noirâtre exsudait un liquide épais par des trous béants où auraient dû se trouver leurs yeux. Chacun maniait un énorme rasoir aux lames dentelées couvertes d’un sang séché qui luisait sous la pluie.
— Ceux-là… sont moins conciliants, lâcha le brun, amusé.
— C'est pas le moment de rigoler.
Pressentant le danger, Gintoki s’élança vers eux sans attendre. Son simple katana en bois frappait pourtant avec une précision et une violence redoutable. Le brun à l’amulette esquissa un rictus, presque admiratif. Face à ces créatures difformes, le jeune homme bouclé était un roc – encore plus lorsque celui-ci n'avait pas une vraie lame forgée.
Les Styxiens hurlèrent à l’unisson, un son dissonant, comme une cacophonie d’échos provenant d’un gouffre sans fond. L’un d’eux abattit une massue à piques : Gintoki para l’attaque, glissa sous un second coup et fracassa son arme contre la tempe d’une créature. Elle éclata aussitôt, se dissolvant dans un geyser de pétrole noir. Pas le temps de comprendre leur nature, baisser sa garde signifiait mourir.
— Ringo ! Je ne tiendrai pas indéfiniment !
— Face à ces saloperies ? C’est du bas étage, commenta l’étranger en esquissant un sourire. Des larbins de Mundus, juste bons à protéger leurs maîtres. Si t’as peur de ça, t’as pas idée de ce qui t’attend…
— Mundus ? Pensa la rose.
Le brun tira sur quelques assaillants pour se dégager, leurs corps explosant dans des gerbes sombres. Il n’avait aucun doute : Gintoki pouvait gérer ce chaos. Lui, en revanche, devait récupérer son épée et donc, rejoindre Ringo.
Le Limier, monstrueux, martela le ponton de ses griffes, faisant voler des planches en éclats. L’eau de la lagune montait, froide, autour de leurs pieds.
— Mes bottines préférées… Alors là, tu vas vraiment me le payer, jura le brun avant de braquer ses deux pistolets sur le démon.
Les détonations éclatèrent, répercutées par le voile oppressant qui couvrait le parc Orion. Le Limier hurla, un cri si strident qu’il sembla déchirer la réalité. La pluie ne cessait pas. Les flammes de l’incendie continuaient de brûler malgré l’averse. Tout ici défiait la logique. Ringo le sentait dans chaque pore de sa peau : ce n’était plus leur monde.
Elle esquiva une nouvelle attaque du Limier et, profitant d’une ouverture, bondit sur la grande roue effondrée. Elle grimpa, s’élança, et fondit sur l’immense crâne du monstre. De près, il était encore plus ignoble : une gueule fendue en deux, des lambeaux de peau boursouflée et rouge vif où Ringo reconnut la cicatrice de la réceptionniste. L’horreur de cette transformation lui donna la nausée.
Le Limier rugit, éclaboussant de son sang noir le bois du ponton. Ringo vit alors l’épée massive du brun, toujours coincée entre ses crocs. Elle savait qu’il en aurait besoin, mais l’idée de plonger les mains dans cette gueule immonde la répugnait. Qui était cet homme, d’ailleurs ? Pourquoi savait-il autant de choses ?
Elle tenta une attaque avec Hakuryu. La lame n’entailla que légèrement le crâne déjà déchiré du Limier – elle y avait pourtant mis de la force – mais la bête secoua violemment la tête, projetant Ringo par-dessus bord. Le brun la rattrapa de justesse, esquivant d’un souffle une nouvelle lame circulaire qui leur revenait dessus.
— Réveille-toi, poulette ! hurla-t-il. Donne-moi ton katana noir !
Ringo s’écarta brutalement de lui, reprenant sa garde, serrant plus fort Kokuryu dans sa main.
— Je ne suis pas ton ennemi, donne-le-moi ! tonna le brun.
— Hors de question !
— Fais-moi confiance, merde ! Je suis en train de t’aider là !
— Tu à l’air d’en savoir beaucoup trop de choses sur ces monstres, ces choses ! souligna-t-elle, pointant Hakuryu sur lui.
Autour d’eux, Gintoki luttait toujours, couvert de sang noir, avec l’air d’un démon parmi les démons. Ses cheveux argentés, trempés de souillure, collaient à son visage marqué. Les Styxiens l’encerclaient sans fin.
Il bouillonnait doucement. Sa petite vie dans son agence à tout faire lui manquait atrocement dans les moments comme cela.
Le brun, sans répondre, tira soudain un peu trop près de la joue de Ringo, explosant la tête d’un Styxien prêt à l’écraser. Il lui adressa un sourire narquois, comme pour dire « de rien ». Puis, sans attendre, il s’élança vers le Limier.
— Tu ne dois pas la tuer ! aboya Ringo, interceptant la trajectoire de son arme. J’ai besoin de cette femme !
Le brun gronda, frustré.
— Cette "femme" est morte depuis longtemps, ma jolie. C’est un putain de démon ! Ouvre tes putains d’yeux !
Ringo serra les dents ; au fond, elle se doutait que cette réceptionniste n'avait plus une once de vie humaine.
En face, son interlocuteur prit un élan démentiel, un bond qu'aucun homme normalement constitué pouvait se permettre de faire. Il s’agrippa au bras du Limier, ses bottes frappaient contre la chair rugueuse du démon tandis qu’il escaladait son membre comme une rampe d’acier vivant. Les griffes monstrueuses fouettaient l’air, ratant sa cible de peu, arrachant d’autres éclats du ponton sous eux. Arrivé à l’épaule, il roula et glissa sur le dos de la bête, ses deux pistolets crachant des détonations vaines.
— Putain, sa peau est trop épaisse, ça ne fonctionnera pas… Il me faut mon épée, grogna-t-il entre ses dents.
Ringo serra les poings, ses iris argentées virant à une teinte plus sombre. La colère battait à ses tempes, sourde et insidieuse.
Elle embrocha un Styxien qui l’assaillait, le clouant au sol sans même sourciller, puis frappa le sol de ses deux lames pour se concentrer. La rose imita le mouvement du jeune homme : elle bondit, escalada les chairs tendues du monstre et, d’un appui félin sur le haut du dos de celui qui l’intriguait, comme un tremplin, se propulsa au-dessus de la gueule béante du démon. La créature ouvrit ses mâchoires démesurées pour l’engloutir.
— Qu’est-ce que tu fous ?! beugla-t-il, stupéfait qu’elle lui ait marché dessus.
Ringo se vrilla dans un salto parfait, elle paraissait flotter une seconde dans les airs, ses deux katanas traçant un arc mortel. Elle trancha net la gueule du Limier, déchirant sa mâchoire supérieure dans un cri guttural qui fit trembler l’atmosphère. Dans le même mouvement, l’épée coincée entre ses crocs se vit arracher. Hakuryu retourna d’un geste à son fourreau. Tout s’était passé à une vitesse surnaturelle.
L’épée lourde et massive du brun dans une main, elle la fit tournoyer pour se donner de l’élan et la propulsa en direction de la gueule ouverte du démon, frappant de toutes ses forces du talon sur la garde pour l’envoyer. La lame fendit l’air avec un sifflement métallique.
Comment pouvait-il soulever une épée aussi énorme si aisément ? C’était inhumain, mais Ringo n’eut pas le temps d’y songer.
Sans perdre un instant, le brun tira violemment la tête du Limier en arrière en agrippant ses longs poils rêches qui semblaient être des cheveux, puis l’épée transperça la gueule du démon d’un bruit immonde de chair et d’os brisés. La pointe ressortit de l’autre côté de son crâne, noircie par le sang poisseux.
Ce n’était pas suffisant. La bête rugissait de plus belle.
Ringo n’hésita pas. Kokuryu siffla dans sa main et, d’un lancer précis, elle l’envoya percuter la garde de l’épée fichée dans la tête du monstre.
L’impact résonna comme un coup de tonnerre.
L’épée acheva sa course en traversant entièrement le crâne du Limier, suivi de Kokuryu qui resta coincé dans la chair juste derrière. La bête s’effondra dans un cri déchirant… et le corps du brun derrière lui.
Il cracha du sang, lâcha la touffe de poils du démon et bascula lourdement en arrière.
Ringo retomba sur ses pieds lourdement, son souffle haletant. Son regard s’accrocha à la scène, son estomac se tordant d’horreur. Elle courut récupérer Kokuryu planté dans la tête du Limier et se précipita vers le brun, toujours cloué au sol par sa propre arme, l’acier enraciner au milieu de son buste.
Son bras attrapa la jeune femme par la nuque et la plaqua contre lui juste avant que l’onde de l’explosion ne les engloutisse. Le monde devint noir. Un souffle putride, poisseux, les enveloppa.
Quand elle rouvrit les yeux, son visage reposait contre le torse de l’étranger, maculé de sang rouge – mais pas le sien. Derrière eux, Gintoki, épuisé, se tenait debout au milieu d’une mare sombre, son katana en bois planté au sol pour le soutenir. Autour de lui, des dizaines de cadavres de Styxiens s’évaporaient en cendres noires.
— Qu’est-ce que ça veut dire ? souffla Ringo, confuse.
Le brun la relâcha doucement tandis qu'elle se relevait en le repoussant. L’épée transperçait toujours son torse… mais il se redressa, nonchalant, et se gratta l’arrière du crâne comme si tout cela n’était qu’un désagrément mineur.
Ringo recula d’un bond, dégaina Hakuryu et le pointa sur lui.
— Qu’est-ce que t’es, putain ? T’es pas humain.
— On va dire que j’ai hérité d’une mauvaise graine… mais une graine sacrément coriace.
Il baissa les yeux vers son torse empalé.
— Ah ouais, ça… ça pique, admit-il d’un ton presque amusé. Tu m’aides à retirer ça ? C’est toi qui me l’as mise, non ?
Ringo resta figée, à la fois dégoûtée, fascinée, terrorisée. Son esprit refusait d’accepter ce qu’elle voyait. Elle venait de tuer par accident un homme… mais cet homme était encore là, vivant. Était-elle en train de perdre pied ?
Gintoki, d’un coup sec, tira sur la garde de l’épée et l’arracha du corps du brun. Celui-ci grimaça à peine, puis sourit.
— On est quitte, lâcha froidement Gintoki.
— Je ne vois pas en quoi, grogna le brun.
— T’as tué quelques bestioles. J’t’ai rendu ton jouet. Ça me paraît équitable.
Le brun haussa un sourcil mais ne répondit pas. Gintoki se plaça aux côtés de Ringo, son katana de bois levé, prêt à frapper.
— Maintenant, tu vas tout nous dire, gronda-t-il, glacé.
Dans le silence qui suivit, seul le bruit de la pluie tombant sur le sang noir subsistait. Au loin, un murmure indistinct semblait les observer.
To be continued...
© sueyeonie
SUEYEONIE'S TALK : Par le passé, j'avais écris ce chapitre avec beaucoup de difficulté. Les scènes d'actions que j'ai en tête sont tellement compliquées à retranscrire, surtout lorsqu'il y a beaucoup de personnages sur le champ de bataille et que j'essaye un maximum d'éviter les répétitions. Manque de bol dans ce chapitre, il n'y a pas dix milles façons de décrire une lame – entre celui de l'étranger, les deux katanas de Ringo, et celui en bois de Gintoki, bonjour la redondance. Le pire ? C'est qu'il y aura davantage de personnages par la suite... Misère !