Un jour à Gensokyo par

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Univers Parallèle / Fantasy / Action

44 Un oiseau de mauvais augure

Catégorie: G , 794 mots
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Tom travaillait sur la construction de sa maison. Les murs avaient été refaits. Le toit temporaire tint bien son rôle. Les pièces commençaient à être préparées, la cuisine était opérationnelle et les toilettes allaient suivre. Il faisait beau mais moins chaud que les jours précédant, permettant à Tom de respirer. Il était sur le toit, il admirait le paysage. Les fées volèrent dans tous les sens, enivrées par la chaleur et le beau temps.

Soudain, il entendit un croassement venant de derrière lui. Celui-ci le surprit. Il se retourna, c’était un corbeau posé sur le reste de la cheminée. Tom fit un geste du bras pour le faire partir. Il s’envola. Il se remit à regarder le paysage. Il pensait que sa journée serait tranquille. Il ferma les yeux, écoutant le vent chanter, les arbres murmuré, les fées jouer. Il s’enivrait des odeurs de l’été naissant. Il songeait à se baigner dans les sources chaudes dont il avait entendu parler. Il entendit un bruit. Il rouvrit les yeux, c’était Suika qui passait sur le chemin, près de sa maison. Elle était ivre, comme à son habitude.


Il entendit un bruit derrière lui. Il se retourna. Il ne vit rien. Il sentait la présence d’une personne, une personne qu’il connaissait bien. Il leva les yeux au ciel et s’écria :

-Aya. Qu’est-ce que tu fais ?

Un flash l’éblouit.

-Salut Tom, comment vas-tu aujourd’hui ?

-Bien, jusqu’à maintenant.

Un corbeau se posa sur l’épaule de la tengu.

-Tu as un animal de compagnie maintenant ? Dit-il sur un ton ironique.

-Je suis une tengu, il est normal que mon animal soit un corbeau.

-Je pensais aux corbeaux d’Odin, qui lui chuchotait ce qu’ils avaient vu du monde. Une bonne allégorie pour une journaliste. Dit-il avec un sourire carnassier.

-Tu es drôle. Dit-elle en riotant

-Que veux-tu ?

-Je suis juste venu te voir. Révéla-elle en se posant au sol.

-Tu veux discuter avec moi ? Vraiment ?

-Oui. On se connait depuis pas mal de temps maintenant.

-Oui mais ce n’était pas vraiment de bon souvenirs.

-Oooh, allez. Avoue que répondre à mes interviews et figurer dans mon journal t’as plu.

-Tu prends toujours les gens au dépourvue. Ils perdent tous leurs moyens.

-T’exagères.

-Aya. Dit-moi. Quand c’est la dernière fois que tu as parlé de …

-Ouiiii.

-Parler de l’installation d’un nouvel arrivant en Gensokyo ?

-Oh, juste ça. Euuuh … Je ne sais plus.

-Tu pourrais faire un article sur moi, si tu veux. Espèce d’oiseau de mauvais augure. Dit-il en souriant.

-Là, t’exagère trop.

-Fort bien.

-Je passerais demain. Tu seras libre ?

-Mouais.

-A demain alors.

Aya plia les genoux et s’élança dans le ciel à une vitesse incroyable. Tom entendit un bruit semblable à un bang sonique.

-Quelle vitesse !


Tom passa le reste de la journée à flâner. Il n’avait pas le cœur à travailler ou à apprendre. Il errait sur les routes de Gensokyo. Il aimait le calme de ce lieu. Il commençait à nouer des liens avec les habitants, humains ou non. Quand il rentra de sa balade, un brin d’herbe dans la bouche, il vit qu’il avait du courrier. C’était une lettre de sa meilleure amie, Youmu. Il l’ouvrit et s’assit dans le vieux fauteuil en ruine de sa maison. Elle voulait avoir de ses nouvelles et elle donnait des nouvelles du Royaume des Morts. Elle se plaignait aussi que Dame Yuyuko ne faisait que manger en ce moment. Il sourit à la lecture de ce passage. Il posa la lettre sur ses genoux et regarda le plafond. Il se disait qu’il était quelqu’un de très chanceux. Il se demandait qu’elle aurait été sa vie si il ne serait jamais tombé dans la brèche.


Dans un coin de la pièce, dans l’obscurité, une brèche s’était ouverte. Une femme allongée dans un fauteuil observait les agissements de Tom.

-J’ai enfin fini par le retrouver. Il s’est installé on dirait. Il n’est pas trop mal. Tu me l’as bien décrit.

Une seconde personne, debout se mit à lui répondre.

-C’est une personne très gentille. Il a un bon fond.

-Bien. Je crois que je vais continuer de m’amuser avec lui.

-Mais maitresse …

-Ran ! Laisse-moi faire. Tu verras. Rien ne va lui arriver. On va juste voir qu’elles sont ses limites.

La brèche se referma, laissant planer une menace sur Tom.

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