AVP: Ultimatum

Chapitre 7 : Un Nouvel Allié?

1569 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 14/12/2023 01:01

« COURREZ » hurla Nyx, faisant bouclier avec son corps, protégeant les deux femmes toujours au sol.


Aucunes des deux n’eurent de réaction, Isabela haletait tendit qu’elle risqua un regard vers sa droite, découvrant une sorte de lance plantée à quelques centimètres de son visage.


« Arrêtez de rêvasser » ajouta-t-elle tout en prenant brusquement le bras d’Isabela pour la relever d’une traite « courrez jusqu’à la serre, sans vous retourner » en pointant une porte dégondée aux fenêtres brisées.


Cela suffit à sortir la portoricaine de sa torpeur, qui agrippa son amie et piqua un sprint vers la verrière délabrée.


C’était une serre dont l’intérieur témoignait de l’abandon évident des lieux, les plantes ayant reprisent le contrôle de l’environnement. Le chemin fut plus ou moins périlleux, la végétation bloquant la vue et les faisant trébucher de temps à autres sur les dalles surélevées par les racines. Mais elles réussirent à se frayer un passage vers l’accès connectant la serre au reste du laboratoire, refermant la porte et se laissant glisser le long.


« Tu crois que tout ira pour Nyx ? » demanda avec inquiétude la petite scientifique, mais elle reçue comme réponse un grognement de la part de l’autre femme, elle pivota la tête vers son amie et lui sourit « J’en suis sûre »


« Isa, ils avaient l’air nombreux là-bas » ajouta-t-elle en fixant Isabela avec insistance, les sourcils froncés


Cette dernière se mordit la lèvre inférieure, et souffla « Nous aurions été un fardeau pour elle, nous devons lui faire confiance »


De son côté, Richard et le groupe inspectaient tous les recoins, rien de bien alarmant. Tous étaient en bon état, plutôt curieux quand l’extérieur ressemblait à une ruine du moyen-âge. L’un des militaires qui était partit en reconnaissance sur le même étage revint en courant pour indiquer une porte menant sur une cage d’escalier. Peut-être pouvait-il aller au niveau où se trouvait le générateur ?


Ils ne perdirent pas de temps et s’engouffrèrent dans les escaliers, qui, seulement illuminés par la lumière des lampes torches, paraissaient glauque et l’atmosphère suffocante n’arrangeait pas à se sentir un peu plus rassuré malgré la présence d’Ava. Ils trouvèrent vite le fameux étage où devait se trouver le générateur et, grâce aux précieuses indications qu’avaient fournis Nyx, celui-ci fut bien vite dégoté :


« Etrange » s’étonna Reed, un militaire très adroit avec un mitraillette comme avec une clé à molette.


Richard s’accroupit pour être à la hauteur du mécanicien « Quoi donc ? »


« Ce générateur n’est pas bien vieux, quatre ans à tout casser » lui fit savoir le mécano tout en trifouillant la machine dans l’espoir de la redémarrer.


« Je croyais que cet endroit avait fermé il y a longtemps ? » questionna un laborantin tout chétif, et d’une pâleur vampirique.


« Croyez-moi, ce modèle de générateur est trop récent pour cet endroit » affirma Reed tout en se relevant, pour faire face à son supérieur « et cette bestiole » ajouta-t-il en tapant dessus avec son outil « ce n’est pas de la merde, ils ont mis les moyens »


Un autre militaire s’avança, renchérissant « Quand j’ai fait ma ronde dans les étages supérieurs, j’ai découvert des ordinateurs plutôt récents »


« C’est quoi ce bordel ? Ludwig, vous savez quelque chose ? »


Celui-ci fit mine de ne rien entendre et détourna la tête. Richard commençait sérieusement à perdre patience, se demandant s’il n’aurait pas fallu qu’il laisse la Major prendre soin de lui. Il s’avança près à lui décoller la mâchoire quand un bruit sourd se fit entendre suivit de près par un tremblement de terre.


« Qu’est-ce que vous avez fait !? » cria Richard, en direction de Reed qui semblait aussi perdu que lui.


« Activer le générateur, rien d’autre » se dédouana-t-il, les deux mains en l’air, alarmé.


Pendant ce temps, Nyx se retrouva dans une position délicate, encerclée par cinq créatures. Des prédateurs, armés jusqu’aux dents (ou jusqu’aux mandibules), semblaient l’avoir prise pour cible. Bien que cela l’arrangeait grandement car les deux autres jeunes femmes se trouvaient maintenant en sécurité, cela prouvait aussi qu’elle était considérée comme une proie pour tous les prédateurs qui se trouvaient en face d’elle et ça, ce n’était pas forcément une bonne nouvelle. Nyx se calma, mais ne bougea pas d’un pouce, agaçant certainement les prédateurs qui auraient préféré la voir courir, pour plus de sport.


Lorsque le premier sauta vers elle, elle l’accueillit avec un coup de lame bien placé au niveau de la main qui tenait son arme, qu’il ne lâcha pas pour autant. Du sang vert coula de la plaie, mais cela ne l’arrêta point, il se rua à nouveau vers l’argentée, qui esquivait avec grande agilité les attaques puissantes et rapides de l’alien. Elle l’écarta qu’un coup de pied dans l’abdomen qui l’envoya violemment valdinguer quelques mètres plus loin, et cela sans grand effort.


Les quatre autres se réveillèrent enfin, grognant à l’unisson et sortirent leurs armes, prêts à écorcher vif leur prochaine chasse.


« D’après ce que je vois, Vous vous êtes décidés à m’attaquer en groupe, ça me fera perdre moins de temps » Malgré ses paroles pleines d’assurance, elle détailla les environs, cependant, la situation géographique actuelle lui était défavorable. La forêt était dense mais restait leur terrain de chasse favori, ils devaient connaitre chaque recoin, chaque crevasse et le laboratoire n’était pas une option compte tenu du nombre de personnes qui s’y trouvait, elle ne pouvait pas risquer de les mettre en danger. Mais alors qu’elle se résigna lorsque l’une des créatures se rua vers elle, les événements prirent une autre tournure.


Une des créatures vola sur le côté, la tête raclant le sol sur une bonne distance, écrasée par un pied reptilien. Ils se figèrent tous sur le moment, fixant la scène avec ahurissement jusqu’à ce qu’un des Yautja se mit à hurler sauvagement, sortant Nyx de sa stupeur qui en profita pour asséner un coup à celui qui était le plus proche d’elle. Elle s’éloigna d’un bond en arrière, se mettant devant le chemin de la verrière.


Celui qui venait de terrasser un individu de son espèce se tenait droit et menaçant, toujours le pied contre le masque de son adversaire, qui pour le coup ne bougeait plus. Il tourna lentement la tête vers les chasseurs qui reculèrent en examinant le nouvel arrivant. La panique se fit sentir de leur côté tandis que Nyx reconnu celui qui avait tranché la tête qu’elle avait ramenée au campement. Cette dernière, profitant de la stupeur générale, se prépara à partir mais elle fut vite repérée par le plus aguerri des créatures, qui lui lança une lame, lui lacérant la cuisse gauche pour l’empêcher de bouger. Nyx ne broncha pas mais s’arrêta dans son mouvement, lançant le plus noir de ses regards à l’alien.


Mais alors que l’hybride avait décidée qu’elle ne pouvait pas rester plus longtemps, sortant discrètement son fouet pour pouvoir se frayer un chemin vers l’entrée du laboratoire, le sol se mit à trembler fortement. Déséquilibrés, les extraterrestres se remirent rapidement sur leurs pieds tandis que Nyx se retrouva à terre, après avoir percuté le Chasseur qu’elle emmena avec joie dans sa chute.


Le groupe de bourreau se séparèrent en deux groupes, trois d’entre eux se dirigèrent vers la grande porte et les deux autres se faufilèrent vers l’accès de la serre. Le fouet claqua, et l’hybride récupéra pour élancer celui-ci vers l’ennemi le plus proche, attrapant son cou, et tira avec une force inouïe, lui brisant la nuque. Le second n’eut aucune chance non plus car il reçut une lame en plein cœur et tomba inerte.


 « C’est quoi ces tremblements ? » dit-elle tout en s’agrippant au Yautja en dessous d’elle. Pour réponse, l’extraterrestre grogna à travers son casque, interpellant la Major, qui le dévisagea confuse, mais elle comprit vite la situation. Le rouge lui monta aux joues, elle essaya de se relever mais les secousses étaient tellement fortes qu’elle échoua lamentablement et retourna à sa position initiale, poitrine collée contre le masque du chasseur.


Puis les tremblements s’arrêtèrent.

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