Vivre avec un flic, c'est pas de tout repos
Pov Naruto
Je le vis monter dans sa voiture avec son garde du corps à ses côtés. C'était vraiment dommage, j'aurais voulu qu'il reste plus. Je ne savais même pas quand je le reverrais.
- Tout dépendra de beaucoup de choses.
Qu'est ce qu'il cachait ? Est ce qu'il avait des problèmes ? Était-il en danger ? Je retournais vers le bâtiment, mais au moment où je franchissais la porte du hall, j'entendis une moto rouler à toute allure dans la rue. Je me retournais et la vis s'arrêter devant la berline de Jiraya.
Tout s'était passé très vite, des coups de feu, des pneus qui crissaient et puis plus rien !! Je n'avais pas réagit tellement j'étais choqué. Ma respiration se fit saccadé et mon cœur battait à cent à l'heure. Je reprenais ensuite mes esprits et courrais vers la voiture.
- JIRAYAAAAA !!!
Je regardais à l'intérieur à vis mon parrain allongé, une balle dans le torse. Son garde du corps était aussi amoché que lui et le conducteur. J'entendis soudain des ambulances arriver à toute allure vers ici. J'aperçus mes coéquipiers sortir du bâtiment pour courir vers moi.
- Naruto, ça va? me demanda Sasuke.
- Vite, il faut prévenir une ambulance.
- Ils sont là Naruto, réveille toi !!
Je regardais autour de moi, et vis mon parrain se faire embarquer dans une des ambulances. Je n'avais même pas eu le temps de monter pour l'accompagner, que l'ambulance démarra en trombe. Je ne savais plus où j'étais, je ne sentais plus mes jambes, rien, c'était le néant autour de moi.
- Naruto, réveille toi, me secoua Neji.
- Il faut aller à l'hôpital, disais-je en allant vers ma voiture.
- Non, on va prendre ma voiture, dans ton état, tu causeras un accident, me suggéra Sasuke.
- Kiba, tu dis à Hinata que je reviens et enfin tu vois.
- Je vois.
J'embarquais dans la voiture de Sasuke, avec Neji et Shika derrière. Avant de partir, Itachi arriva et Sasuke ouvrit la fenêtre.
- Je vais demander à ce qu'on se charge de l'enquête. Tenez moi au courant.
Après un remerciement de ma part, Sasuke appuya sur le champignon et roula à grande vitesse jusqu'à l'hôpital. Arrivé devant celui-ci, je descendais de l'auto et me dirigeais vers l'accueil.
- Jiraya, Jiraya !! répétais-je en tapant sur le comptoir.
- Qui ?
- Jiraya Sénin, il vient d'être accepté ici.
La secrétaire médicale regarda son cahier et releva les yeux vers moi.
- Désolé, je n'ai aucun Jiraya Sénin sur mon cahier d'admission.
- Vous êtes sûr ? Il devrait pourtant être entré ici, disais-je en voyant ma montre qui afficha 18h30.
- Je n'ai personne à ce nom là, répétait-elle catégoriquement. Cela fait même quinze minutes que personne est entrée en urgence.
Je fronçais les sourcils d'incompréhension et me tourna vers Neji.
- Tu es sûr qu'ils l'ont emmené là ?
- C'est l'ambulancier qui me l'a dit.
- C'est vraiment curieux.
- Surtout qu'ils sont arrivés très vite sur les lieux, appuya Sasuke.
- Mais qu'est ce que c'est que ce gros bordel ?
Je sortis, les mains sur les hanches ne comprenant décidément à rien. On aurait dit que Jiraya s'était volatilisé.
- Cela se trouve, l'ambulancier s'est trompé et il a été admit dans un autre hôpital, suggéra Shika.
- Mais c'est assez ridicule, car le plus proche est celui-ci, répliqua Neji.
- On va tous les faire, je ne lâcherais pas l'affaire, disais-je en entrant dans la voiture.
Mes coéquipiers entrèrent à leur tour et Sasuke démarra vers un autre hôpital en espérant trouver le bon.
Pov Sasuke
Nous étions à une station service, faire le plein. Nous avions déjà visité deux cliniques et un autre hôpital, mais rien, pas de trace de Jiraya, comme s'il avait disparu. Je revenais dans la voiture où il y avait un silence.
- On va où maintenant ? Demandais-je en allumant le moteur.
- J'en sais rien, je ne sais plus, lâcha Naruto désemparé.
- Je ne comprends pas, intervenait Neji. Si Jiraya était très gravement blessé, ils l'auraient transporté vers l'hôpital le plus proche, autrement dit le premier où nous sommes allés. C'est même l'ambulancier qui nous l'a dit.
- C'est assez logique, mais il y a un truc qui cloche, appuya Shikamaru. Vous ne trouvez pas ça bizarre que l'ambulance est arrivé si vite, personne ne les a prévenu. Comme s'il attendait que Jiraya se fasse tirer dessus, comme si tout avait été orchestré.
- Mais j'ai bien vu le sang, les balles transpercer la voiture, tout, ce n'était pas du cinéma, s'énerva le blond.
- On va retourner au premier hôpital, je suis sûr qu'il y a un truc de louche la-dessus.
J'acquiesçais les paroles de Neji et enclenchais la première pour nous rendre à l'hôpital centrale de Tokyo. Une fois là-bas, nous retrouvions la secrétaire médicale qui nous avait, à mon avis, mentit sur la présence de Jiraya.
- Je vous ai déjà dit tout à l'heure qu'il n'était pas venu ici, s'emporta t-elle.
- Et bien, on va voir ça, disait Naruto en passant derrière l'accueil.
- Non mais vous êtes fou, sortez, s'écria cette brune à lunettes. Ou j'appelle la sécurité.
Je fis reculer la femme alors que Naruto regardait les noms des admissions. Puis, il tourna la tête vers celle-ci.
- C'est qui Yamato Oto ?
- Cela ne vous regarde pas.
- Il est arrivée à 18h25, hors, vous avez dit tout à l'heure qu'il n'y avait pas eu d'urgence depuis quinze minutes. Nous étions là à 18h30.
- J'ai dit que cela ne vous regardez pas, répéta t-elle nerveusement.
- Ah oui !! Et bien on va voir ça, nous allons nous rendre à la chambre 207 et nous constaterons nous même. S'il n'est pas là, nous repartirons.
- Vous n'avez pas le droit!
- C'est ce qu'on va voir.
Naruto sortit de derrière le comptoir et nous le suivions dans les couloirs de l'hôpital. Mais, arrivé au deuxième étage, nous fûmes entouré par trois types. Nous reconnaissions un des hommes qui était sur place lors de l'accident.
- Qu'est ce que vous faites là ? Vous n'avez pas le droit de....
Il ne pouvait finir sa phrase que Naruto l'empoigna et le plaqua contre le mur. Les deux autres hommes sortirent leurs armes juste avant que nous fassions de même.
- Où est Jiraya ? Ordonna mon coéquipier.
- Je... je ne sais pas.
- Arrêtez de nous mentir et de nous prendre pour des cons. Où il est ? Cria Naruto
- Il... il est mort.
Surprit, Naruto desserra sa prise. L'homme ordonna aux deux autres de baisser leurs armes ce que nous faisons juste après. Nous étions choqués, Naruto tremblait et secouait la tête de gauche à droite.
- Non, c'est pas possible. NON.
- Naruto, calme toi, essayais-je de le calmer.
- Les médecins n'ont rien pu faire, le corps a été emmené à la morgue.
- Non, c'est pas possible, sanglota Naruto.
Je le pris dans mes bras et le laisser mouiller ma veste.
- Pourquoi à l'accueil on nous a dit le contraire ? Demanda Neji.
- Je vais vous le dire, mais ne le répétez à personne. Jiraya allait comparaître dans un procès en temps que témoin. Depuis maintenant quelques mois, il faisait l'objet de garde rapprocher par le service protection des témoins. Malheureusement, il a tenu à vous revoir, chose qu'on lui avait fortement déconseillé. Mais, il a insisté en disant que vous étiez sa seule famille.
- Contre qui il devait témoigner ? Demandais-je alors que Naruto s'était assis sur une chaise.
- Secret défense, disait-il. Je ne peux rien vous dire d'autre.
- Non, c'est pas possible.
- Naruto !! Disais-je en le voyant dans tous ses états.
- Non, je ne croirais pas à sa mort tant que je ne verrais pas son corps sans vie. Je veux le voir.
- Il est à la morgue, mais je crains que c'est trop tard.
- Comment ça c'est trop tard ? Demanda Shikamaru.
- Mr Jiraya avait demandé l'incinération et...
Avant même que l'homme puisse finir sa phrase, Naruto courra vers, ce qui me semblait être la morgue. Nous le suivions jusqu'au moins deux où nous le vîmes franchir la porte de cet endroit qui me fit froid dans le dos.
- Je peux vous aider, nous interpelait un médecin légiste.
- Jiraya Senin, demandait Naruto.
- Qui ça ?
- Yamato Oto, corrigeais-je.
- Désolé, il vient de partir pour le Crematorium.
- Il est où ce truc ?
- Derrière l'hôpital, vous pouvez y accéder par cette sortie, indiquait l'homme en indiquant une porte.
Naruto s'y jeta sans réfléchir et je le suivis.
- Prends la voiture et rejoignez nous au Crématorium, disais-je à Neji en lui balançant mes clefs de voiture.
Je sortis dehors et le vis foncer vers le bâtiment qui se trouvait en face de nous. Je courrais derrière lui, le maudissant un peu de me faire courir, bien que cela me fasse du bien après la part de gâteau que je m'étais enfilé.
On arriva vite devant le Crématorium et il entra avec fracas dans l'établissement.
- Doucement Naruto, lui conseillais-je en le retenant par le bras.
- Sasuke, je veux le voir avant qu'il ne parte en fumée.
- Je peux vous aider messieurs ? Demandait un homme en costume noir impeccable en arrivant vers nous.
- Oui, on voudrait voir le corps de Jiraya... non Yamato Oto, disait mon coéquipier en montrant son insigne.
- Désolé, mais c'est trop tard, il est déjà dans l'incinérateur.
- Quoi ?
- Oui, veuillez me suivre.
Nous suivons l'homme jusqu'à une salle où un écran montrait l'incinérateur de face et des flammes incinérant un corps.
- Non, je ne peux pas y croire !!
- Je suis désolé Naruto.
- Il doit y avoir une erreur, lâcha mon ami désespéré. Il ne peut pas être mort. NONNNNN.
Il s'écroula sur le sol lâchant touts ce qu'il avait retenu jusqu'ici. Je laissais exprimé sa tristesse et sa colère. Puis, je l'aidais à se relever et sortir du bâtiment où nous retrouvions Neji avec Shikamaru.
- Alors ? Demanda le Hyuga.
Je lui fis un signe négatif de la tête, alors que Naruto monta à l'avant du véhicule.
- Le jour de l'anniversaire de sa fille, disait Shikamaru. C'est cruel.
- Ouais, approuvais-je en allant vers la voiture suivit de mes deux autres amis.
Durant le trajet jusqu'à chez Naruto, le silence s'était terriblement installé entre nous. Nous arrivions ensuite chez Naruto et nous avions la surprise de voir que l'endroit du carnage avait déjà été nettoyé, comme si rien ne s'était passé. Nous montions chez lui où nous vîmes nos compagnes et enfants, dans une ambiance très tendu.
- Ça va? demandait Sakura en se serrant dans mes bras.
- Moi oui, mais Naruto, pas du tout !! Jiraya n'a pas survécu.
- Oh non !! Sanglota t-elle.
- Dis moi Tenten, demanda son mari. Comment cela se fait que la scène de crime a été nettoyé rapidement ? Normalement il laisse des cordons de sécurité et quelques agents.
- Je ne sais pas, disait-elle en haussant les épaules. Une équipe d'homme en tenu blanche et venu, ont tout embarqué, tout nettoyé et sont repartis très vite.
- C'est vraiment trop bizarre !! M'exprimais-je.
- Jiraya est bien mort alors, demanda Kiba.
- Oui, mais on a pas vu son corps, lui répondit Shikamaru. Il y a trop de choses qui ne collent pas.
- Pas vu son corps, lâchait Temari surprise. Pourquoi ?
- On est arrivé trop tard, il a été incinéré.
- Quoi ? En si peu de temps, s'écria la No-Subaku. Normalement, cela ne se passe pas comme ça. Le corps reste vingt quatre heures minimum à la morgue et il faut une autorisation écrite de la main du patient, ou de sa famille.
- Il n'avait pas de famille à part moi, disait Naruto qui n'avait jusque là pas dit un mot. Je ne peux pas concevoir qu'il soit mort. Je... je le sens au fond de moi qu'il est encore vivant. Et je le prouverais.
Soudain, la sonnerie de l'entrée retentit et Hinata alla ouvrir, découvrant Itachi sur le seuil. Il nous rejoignais dans le salon avec une mine déconfite .
- Je suis désolé, on m'a refusé le dossier.
- Quoi ?
- Ce n'est pas de notre compétence. Enfin, plutôt nos affaires!!
- Ouais tu parles, il y a des trucs qui se cache la-dessus, lâcha Naruto en se levant et en partant vers le couloir menant aux chambres.
- Où vas-tu ? Demanda sa femme.
- Je suis fatigué, désolé, mais comme on dit, la nuit porte conseil. Je vous jure que je prouverais qu'il n'est pas mort.
Sa femme avait fait un pas vers lui, mais Neji lui avait déconseillé, lui disant qu'il était préférable qu'il reste seul un moment.
- Tu crois vraiment qu'il est mort? me demandait Sakura en se serrant contre moi.
- Je ne sais pas.
Sakura laissa couler une larme de tristesse, se serrant davantage à moi. Je jetais un coup d'œil sur ma droite et vis mon fils dormir profondément dans son couffin. Cette journée avait si bien commençait.
Une heure plus tard, nous étions tous rentré chez nous. Sakura donna un dernier biberon à Naoki et le coucha. Elle me rejoignait ensuite sur le canapé, se serrant contre moi, mettant sa tête sur mon épaule.
- Tu as faim ?
- Non pas vraiment, cette histoire m'a coupé l'appétit.
- Sasuke, cet évènement m'a fait réfléchir. J'ai... j'ai peur qu'un jour Naruto arrive à l'appartement et m'annonce ton décès.
- Je sais ma puce, je sais.
- Je ne pourrais pas le supporter.
Je décalais ma tête et la regardais dans les yeux. Une larme avait coulé le long de sa joue droite. Je l'embrassais tendrement, amoureusement. Je la comprenais très bien, je n'étais jamais à l'abri d'une balle perdu et mon métier comportait beaucoup de risques.
Après l'avoir un peu rassuré, nous partions dans notre chambre, dormir profondément. Alors que ma rose était déjà aux pays des rêves, je me mettais à réfléchir sur notre avenir. Regardant sa main, je voulais vraiment que l'un de ses doigts porte une belle bague de fiançailles. Oui, c'était décidé, demain soir, je ferais un petit dîner et je lui demanderais de m'épouser.
Cependant, je n'étais pas très doué pour acheter des bijoux et surtout une bague de fiançailles. Mmm, à qui je pouvais bien demandé ? Hinata !! Non, avec Naruto elle allait être prise. Temari ? Non, je risque de ne pas la voir demain. Ou alors Aiko ? Oui, ma belle sœur pourrait très bien m'aider. Demain, je lui demanderais. Sur cette dernière pensée, je fus à mon tour conduit aux pays des rêves.
Pov normal
Une Clio bleu s'arrêta devant le commissariat. Sasuke y sortit, habillé d'une chemise blanche, d'un jean bleu, retenu par une ceinture, où son insigne et son arme étaient accrochés. Avec sa veste en cuir noir, cela le rendit encore plus décontracté et sexy. Il entra dans le bâtiment ne manquant pas de faire un signe au policier de garde et marcha en direction de l'escalier menant à l'étage où son bureau s'y trouvait.
- Lieutenant, l'appela une petite policière à l'accueil.
Il se retourna et alla vers ce lieu.
- Le commissaire veut vous voir dans son bureau.
- Ok, merci, disait-il simplement en se retournant et en s'en allant.
La policière aux cheveux brun le vit s'éloigner ne manquant pas de le mater. Son collègue arriva à ses côtés.
- Eh tu rêves ?
- Non, j'admire le lieutenant Uchiwa.
- Laisses tomber, il n'est pas fait pour toi. Tu n'arrives pas à la cheville de la beauté de sa copine.
- Sympa pour moi, tu me trouves moche.
- Non, mais je suis réaliste. Tu ne l'as pas vu sa copine ?
- Si, disait la brunette dépité que son collègue avait raison.
- Et en plus il a un gosse, enfonça le roux en lui donnant un papier. Va me faire une photocopie s'il te plait, ça te changera les idées.
La femme s'exécuta et alla dans une pièce commune. A l'étage, Sasuke frappa à la porte du bureau de son frère et patron.
- Tu voulais me voir ? Demanda Sasuke en entrant.
- Oui, aujourd'hui tu vas faire équipe avec Aiko. J'ai décidé que Naruto prendrait quelques jours, après la mort de Jiraya.
- Ok.
Soudain, le téléphone d'Itachi sonna et il décrocha.
- Commissaire Uchiwa, j'écoute... Hn, ok, j'arrive dans vingts minutes. Oui monsieur.
Itachi se leva sous les yeux de son cadet qui plissait les yeux d'incompréhension.
- La big boss de Tokyo fait une réunion d'urgence. Moi qui voulait aller voir Kitsune. Décidément, à chaque fois que je veux passer un peu de temps avec elle, il y a toujours quelque chose qui m'en empêche.
- Pourquoi une réunion d'urgence ?
- J'en sais rien, peut être que c'est à cause des cambriolages qu'il y a eu ces temps-ci. J'ai mis une équipe dessus, comme on était occupé avec les Samoto. Mais rien, pas un indice, juste qu'ils sont trois. En plus, ces connard opèrent en plein jour, et ils mettent à peine cinq minutes pour prendre le butin. Bon j'y vais, sinon Tsunade va pas être contente. Tu sais à quel point elle aime la ponctualité.
Les deux Uchiwa sortirent du bureau. Alors qu'Itachi descendait les escaliers, Sasuke longea le couloir pour se rendre à son bureau. Mais à peine avait-il posé sa veste qu'Aiko entra dans la pièce.
- Eh Sasuke !! Alors on va faire équipe.
- Ouais, Itachi a mit Naruto au repos. Je penses qu'il a bien fait. Il n'aurait pas eu toute sa tête si on avait eu une intervention. Et Neji, il va faire équipe avec qui ?
- Shikamaru. Kiba s'occupe de Kitsune avec la permission d'Itachi.
- S'occupe ? J'espère pas de trop près... Au faite, je voulais te parler de quelque chose.
- Ah oui?
- Oui, disait Sasuke un peu gêné. Je... je voudrais demander la main de Sakura et... Je voudrais que tu m'aides.
Un grand sourire se dessina sur les lèvres de la brune.
- Tu t'es enfin décidé ?
- Ouais.
- En quoi je peux t'aider ?
- Je voudrais que tu m'aides à choisir la bague. Je suis nul pour ça.
- Il n'y a pas de problèmes. Alors, on y va.
- Quoi, maintenant ?
- Ben oui, tu ne vas pas attendre un mois quand même. Tu voulais faire ta demande quand?
- Ce soir.
- Raison de plus, allez viens je connais une grande bijouterie où il y a un très grand choix.
Sasuke prit sa veste et suivit Aiko sans même faire attention à une feuille qui était sur son bureau.
Pov Kiba
J'étais habillé, assis sur mon canapé, attendant que Kitsune finisse de se préparer. Elle était un peu déçut qu'Itachi ne vienne pas la voir ou même passer un peu de temps avec elle.
- Certainement demain, ou ce soir, lui avais-je dit pour la réconforter.
Soudain, elle arriva dans le salon son téléphone sur son oreille droite.
- Oui, je sais monsieur Tachima. Mais comprenez moi, j'ai dû rester caché pour rester en vie. J'ai été témoin du meurtre de mon amie... Je sais... D'accord, oui, merci, au revoir monsieur Tachima.
Elle raccrocha en pestant contre son interlocuteur.
- Qu'est ce qui se passe Kitsune ? Demandais-je en me levant.
- C'était monsieur Tachima, le chef orchestre. Comme je n'ai pas été là, il voulait me virer de l'orchestre.
- Mais c'est dégueulasse, disais-je très énervé.
- Oui, mais j'ai réussis à le convaincre de me garder. Il a accepté, mais...
- Mais ? Demandais-je inquiet.
- Je dois retourner à Kyoto demain soir.
Demain soir!! Mais c'était trop court.
- Tu.. tu..
Les mots ne venaient pas tellement je voulais qu'elle reste. Je comprenais alors à cet instant que j'étais égoïste et je l'assumais parfaitement.
- Kiba, tu m'entends ?
- Hein, quoi, oui oui !! Lâchais-je en partant vers le canapé où je m'affalais.
- Kiba...
Elle s'asseyait sur la table basse et me fit face.
- Kiba regardes moi, disait-elle alors que j'avais la tête baissée.
Je la relevais et fis face à deux orbes noir.
- Je sais que tu es déçus. Mais, il faut que je pense à mon avenir.
- Ouais, excuse moi... Bon, disais-je en me ressaisissant. Et si on allait faire un tour ?
- Quoi ?
- Ben oui, tu pars demain et Akamaru est chez ma sœur. Alors autant que je te fasse visiter tout de suite la ville.
- Mais... mais je la connais la ville.
- Alors c'est pas grave, on va au parc, viens.
Elle eut juste le temps de prendre son sac et sa veste et nous étions partis pour une journée de folie.
Pov normal
Dans une bijouterie du centre ville, Sasuke et Aiko regardèrent quelques bagues.
- Celle la, elle est belle, disait la brune en indiquant un solitaire. Mais celle-ci l'est encore plus.
- Hn, lâcha Sasuke en les regardant. Ouais, pas mal, mais j'aime bien aussi celle-ci.
- Au fait, c'est quoi ton budget ?
- Et bien, je ne sais pas trop. On va dire raisonnable mais je ne veux pas non plus un petit caillou de rien du tout.
- C'est vrai que tu possèdes un restaurant.
- Oui et en ce moment il fonctionne bien.
- C'est normal, c'est tellement bon là-dedans, complimenta Aiko en se léchant les lèvres. Si cela ne te dérange pas, on passera par ton resto et je me ferais bien une bonne assiette de calamar frit avec quelques petites boules de riz et...
- Eh !! Je ne savais pas que tu pouvais manger autant que ça.
- Et bien je... en ce moment j'ai un grand appétit.
- Oui, j'ai vu ça hier lorsque tu as mangé une grosse part de gâteau.
Aiko baissa la tête et perdit son sourire, ce qui fit froncer les sourcils de Sasuke. Décidément, il la trouvait de plus en plus étrange ces deux derniers jours. Il le sentait que quelque chose n'allait pas, l'instinct de flic sûrement.
- Qu'est ce qui ne va pas Aiko ?
- De quoi tu parles ? Disait-elle en regardant une autre vitrine.
- Cela fait un peu plus d'un an que je te connais et je sais quand ça ne va pas.
- Mais tout va bien.
Sasuke secoua la tête en signe de négation. Se doutant un peu, il essaya de lui poser son idée.
- Tu es enceinte, c'est ça !!
Aiko se figea et commença à trembler.
- Qu'est ce qui te fait croire ça ?
- Je ne suis pas né de la dernière pluie. Et de plus, j'ai déjà eu l'expérience avec Sakura.
La belle brune releva la tête et la tourna vers son coéquipier, une larme coulant sur sa joue.
- Oui, je suis enceinte, confirma t-elle.
- Pourquoi tu pleures ? C'est une bonne nouvelle. Itachi sera fou de joie, ajouta Sasuke avec un large sourire.
- J'ai... j'ai peur de le perdre. Dans mon métier, je peux être amené à prendre une balle perdu. Souviens toi de celle que j'ai prise lors de l'assaut à la planque de l'Akatsuki.
- Je sais, affirma le ténébreux. Mais ne t'inquiètes pas, on sera là pour te protéger. Et puis, Itachi te laissera sûrement au commissariat, n'ai crainte.
Un sourire se dessina alors sur les lèvres d'Aiko. Puis, un homme se présenta devant.
- Puis-je vous aider ?
- Oui, on aimerait voir cette bague, demanda Sasuke en pointant un joli solitaire.
Le bijoutier s'exécuta et la montra. Aiko examina de près la belle bague.
- Elle est vraiment très jolie, disait-elle à Sasuke. Tu as fait un excellent choix.
- Voulez-vous l'essayer, pour voir si c'est à votre taille? leur proposa le bijoutier. Comme ça, vous ne risquerez pas de la perdre.
- Elle n'est pas pour moi, lâchait la fliquette en croisant les bras. Je suis juste venu l'aider, mais c'est gentil de votre part. Je reviendrais pour mes fiançailles.
- Excusez moi madame, disait l'homme assez gêné.
Alors que Sasuke rigolait, sachant que les hormones avaient agis sur elle, cette dernière se retourna, et s'appuya sur le comptoir.
- Itachi n'a pas finit d'en baver avec toi.
- Sympa pour moi, le remercia t-elle en lui faisant une petite tape amicale sur l'épaule.
Après avoir payé la bague et au moment où Sasuke rangeait son son porte feuille dans sa veste, il se fit embarquer derrière le comptoir.
- TOUT LE MONDE AU SOL, cria un homme cagoulé.
Sasuke savait maintenant la raison pour laquelle Aiko l'avait entraîné. Les voleurs cassèrent les vitrines et prirent tout ce qui se trouvait à leur portée.
- Tu restes là, disait Sasuke en la mettant dans un renfoncement. Et tu ne bouges pas.
- Mais Sasuke, je suis capable de...
- Je ne veux pas qu'il t'arrive quelque chose et aussi au bébé.
Elle acquiesçait mais n'était pas rassurée du tout. Alors qu'un des malfaiteurs prenait des colliers dans une des nombreuses vitrines, Sasuke s'approcha à petit pas de lui. Une dame, allongée sur le sol, était terrorisée et vit soudain notre flic se faufiler vers l'homme qui était juste à côté d'elle.
- Pitié.
C'était ce que Sasuke lisait sur les lèvres de la jeune femme apeurée. Il porta son index à ses lèvres lui ordonnant le silence puis avança d'un pas sûr vers le braqueur. Soudain, il se leva et posa le canon de son arme sur la tête de ce dernier. L'homme ne bougea plus, surpris de ce changement de programme. Qui avait osé l'interrompre ?
- Jeter vos armes, sommait-il aux trois braqueurs tenant en joue un des leurs.
Les deux autres hommes se retournèrent et virent leur compagnon, un flingue braqué sur lui, par ce qui leur semblait être un flic dû à la plaque accroché à la ceinture du détenteur de l'arme.
- Jeter vos armes, répéta le brun plus durement. Sinon je lui explose la tête.
Mais ni l'un, ni l'autre ne voulaient obéir.
- Putain mais baissez vos armes, leur implora leur complice. Il va me tuer.
- C'est de ta faute, je t'avais dit avant d'entrer dans la bijouterie, d'assurer tes arrières, mais comme toujours, tu crées des problèmes. Et puis, cela fera une part en plus pour nous.
Soudain, l'homme leva le bras, braquant son flingue vers leur direction. Notre flic eut juste le temps de se baisser voyant du coin de son œil, son ancien prisonnier se faire tuer et de s'écrouler contre la vitrine. Le malfrat continua de faire feu sur les vitrines, où Sasuke s'était réfugié. Des bouts de verres tombaient sur lui et soudain, il ne vit plus Aiko là où il l'avait laissé. Où diable était-elle ?
- Jay, on y va, disait le deuxième homme. Les flics ne vont pas tarder.
- Je veux d'abord la peau de ce connard qui m'a obligé à tuer Daichi. Où es-tu salopard ? Ajouta le braqueur en faisant encore feu sur les vitrines.
Les employés et clients étaient effrayés et se bouchaient les oreilles dû au bruit des tirs. Alors que l'un s'acharnait à retrouver Sasuke, l'autre continuait à remplir vite son sac de bijoux. Puis, tandis qu'il prit des bracelet en or, il entendit un clic de révolver et se retourna pour faire face à une brunette. A peine avait-il fait un geste, qu'elle tira sur lui le touchant à l'épaule.
Le dernier malfaiteur se retourna et mit une rafale de balles du côté d'Aiko. Cette dernière se coucha pour éviter de s'en prendre une et se mit à l'abri alors que les tirs continuaient davantage. Elle avait eu du cran de sortir de sa cachette. Elle ne voulait pas rester caché à rien faire, non elle voulait aider son coéquipier, malgré le risque de perdre la vie qu'elle portait en elle.
Notre brunette regretta vite lorsqu'elle sentit une vive douleur à son ventre qui la fit s'allonger, se prostrée. Elle toucha cette partie du corps maintenant très fragile et laissa échapper quelques larmes de douleur.
La rafale de balles s'arrêta et le calme revenait donc. La seule personne debout examina la situation. Regardant autour de lui, le malfrat enleva le chargeur vide, qui finissait sa chute sur le sol. Alors qu'il allait prendre un chargeur plein dans sa veste, il sentit une vive douleur à sa main droite, lâchant son arme et regarda l'homme debout devant lui. Ce même homme qui avait gâché sa chance de s'enfuir avec son cinquième butins en deux semaines.
Il avait attendu le moment pour le neutraliser. Il n'avait put utiliser son arme, à cause du manque d'occasions et surtout à cause des balles qui passaient à quelques centimètres de lui. Soudain, plus rien, le silence total et un bruit bien familier venait à ses oreilles. Celui d'un chargeur qui quittait une arme et qui venait de tomber à terre. C'était le moment, Sasuke se leva, tira au niveau de la main du braqueur, le faisant lâcher l'arme qu'il tenait et se rua vers lui, pointant le canon de son flingue sur le voleur.
- Allonge toi, les mains sur la tête, ordonna notre Uchiwa vraiment très énervé.
Malgré lui, l'homme obéissait et se faisait mettre les menottes se faisant enlevé ensuite sa cagoule. Sasuke somma aux autres de sortir illico de la bijouterie, entendant les renforts arriver au loin, toutes sirènes résonnante. Voyant que le premier braqueur ne pouvait s'échapper, il alla voir si sa coéquipière allait bien. Malheureusement, il la vit allongé et en pleure.
- Aiko !! Qu'est ce qu'il y a ?
- J'ai mal au ventre, disait-elle redoublant ses larmes. Je ne veux pas le perdre.
- Les renforts sont là, je vais appeler une ambulance.
Soudain, ils entendirent un bruit derrière eux et Sasuke se retourna pour voir le deuxième braqueur se trainer jusqu'à une arme. Le brun prit les menottes d'Aiko et écrasa la main de sa deuxième victime, qui avait celle-ci sur une arme. L'homme cria de douleur et se fit retourner par son bourreau afin d'être menotté puis se fit enlevé à son tour sa cagoule.
- Vous me faites mal, se plaignit l'homme alors que sa blessure à l'épaule pissait le sang.
- Ta gueule, fut la seule réponse de Sasuke.
Des policiers arrivèrent dans la bijouterie, mettant en joue le brun. Il présenta sa plaque, puis alla vers Aiko.
- Il y a une ambulance devant lieutenant, disait un policier en venant vers eux.
- Ok, accroche toi à moi, dit Sasuke à sa futur belle sœur avant de la soulever et de l'emmener dans une ambulance.
Pov Itachi
J'étais dans le bureau de Tsunade avec quelques collègues des commissariat de la ville.
- Alors, qu'est ce que l'on a sur ces braqueurs ?
- Pratiquement rien madame, répondit un de mes collègue.
- Rien du tout !! Vous voulez dire que sur ces quatre braquages, vous n'avez trouvé aucun indice, s'énerva t-elle.
- Aucun madame !!
Puis, elle se tourna vers moi et je lui répondais la même chose. Elle ne fut vraiment pas conquise par notre réponse et je la comprenais très bien.
- On a qu'à mettre des policiers en factions à côtés des bijouteries, proposa le commissaire Yachima.
- Il n'y a pas assez de policiers pour ça, le contredis-je.
- Uchiwa a raison, appuya un autre commissaire.
- Qu'est ce qu'on fait alors? S'emporta Tsunade. On attend qu'ils fassent une erreur ou bien...
Elle n'eut pas le temps de finir sa phrase que son téléphone fixe sonna. Elle décrocha assez remonté, puis prit une expression de surprise et de soulagement avec un sourire aux lèvres.
- Quoi ? Ajouta t-elle moins joyeuse qu'il y avait quelques secondes.
Puis, ses yeux se posèrent sur moi. Oh la !! cela devait donc me concerner. Elle raccrocha ensuite avant de rediriger son regard vers moi.
- Les braqueurs ont été arrêté.
- Génial, s'écrièrent mes collègues sauf moi troublé par le regard que me lançait ma supérieur.
- Et dans quel coin ont-ils été arrêté ? Demanda Yachima.
- Itachi, c'est ton frère avec Aiko.
- Qu'il y a t-il Tsunade ? Demandais-je vraiment inquiet.
- Aiko est à l'hôpital.
Il ne m'en fallait pas moins pour me lever, prendre congé et de monter dans ma voiture direction l'hôpital. Là-bas, dans la salle d'attente, je retrouvais mon frère, qui était assis sur une chaise, la tête basse.
- Sasuke !!
A l'entente de son nom, il releva la tête et se leva lorsqu'il m'aperçut.
- Qu'est ce qui s'est passé Sasuke? Pourquoi tu ne m'as pas appelé ?
- Tu étais sur messagerie.
- Oh !! Lâchais-je en regardant mon portable qui était effectivement éteint. Et Aiko, comment elle va ?
- Ne t'inquiète pas Itachi, elle n'a pas reçu de balles, c'est juste que...
- Que quoi ? Finis ta phrase bon sang.
- Écoute, on était dans une bijouterie et ils nous sont tombé dessus.
- Qu'est ce que vous foutiez dans une bijouterie ?
- J'étais venu acheter une bague de fiançailles pour Sakura.
- Tu t'es enfin décidé, lui disais-je en soupirant. Bravo... Et ensuite.
- Les braqueurs sont arrivés et on s'en est chargé.
- Mais qu'est ce qu'Aiko a eu ?
Alors qu'il allait ouvrir la bouche, le médecin arriva vers nous.
- Alors docteur, comment va t-elle? Demandais-je inquiet.
- Tout va bien, ce n'était que quelques contractions sans gravité, dû au stresse sans doute. Ils vont bien, votre compagne est....
- Oh la !! ''Ils'', le coupais-je ne comprenant le ''ils''.
- Votre dame et le bébé.
- Bébé, quel bébé? M'écriais-je interloqué par les dires du médecin.
- Vous ne saviez pas qu'elle était enceinte ?
- Est ce que j'ai une tête de quelqu'un qui est au courant ?
- Itachi, intervenait mon frère mettant sa main sur mon épaule.
Je me retournais vers lui, plissant les yeux, regardant dans les siens.
- Tu était au courant ?
- Oui, elle me l'a dit tout à l'heure dans la bijouterie. Elle m'avait dit aussi qu'elle te le dirait juste après ton retour. Et puis, ces connard nous sont tombés dessus.
Je n'arrivais pas à y croire. Aiko, enceinte !! Je... j'allais être papa. Un sourire se dessina sur mes lèvres et je regardais Sasuke qui arborait le même. Puis, quelque chose sur lui attira mon attention.
- Qu'est ce que tu as sur le visage ? Demandais-je en voyant quelques coupures. Et sur le bras, ajoutais-je en apercevant un bandage.
- Oh !! Et bien, il y avait des bouts de verres partout et j'ai dû ramper, mais malheureusement... Enfin, tu vois.
- Oui je vois, beau travail Sasuke. Je te laisse l'après-midi pour te reposer.
- Ok, merci... Et félicitation
Je le pris dans mes bras et on se fit un petit moment de tendresse entre nous, assez rare, je devais l'avouer. Le médecin m'accompagna jusqu'à une chambre et m'y fit entrer, puis partit préférant me laisser avec ''ma compagne''.
- Salut toi, lui disais-je en la voyant allongé.
- Salut, répondit-elle mélancoliquement.
Je m'asseyais sur le rebord du lit et me penchais pour l'embrasser sur le front. Puis, je la regardais, lui mettant ma main sur sa joue. Elle baissa la tête ne voulant pas trop affronter mon regard, pourtant si joyeux.
- Aiko, je... je suis au courant pour le bébé, lui disais-je en prenant sa main.
Elle me regarda, les yeux écarquillés, puis les baissa à nouveau s'attendant à une poursuite négatif de ma part. Mais, je la lui relevais et lui souriais avant de sécher une larme qui avait coulé sur sa joue.
- Je suis si heureux, fou de joie serait le terme le plus juste... Je t'aime et je suis extrêmement joyeux que tu mettes mes enfants au monde.
Je la pris dans mes bras et elle me serra très fort dans les siens en éclatant en sanglot, certainement de bonheur.
Pov Sasuke
J'étais devant chez moi, dans ma voiture. J'ouvrais la boite à gants et y sortit un petit sac où une bague dans son écrin s'y trouvait. Et dire que je ne l'avais même pas payé.
Flash back
Alors qu'Aiko partant dans l'ambulance, je retournais dans ma voiture pour la suivre. Mais un homme arriva vers moi. Le bijoutier !!
- Vous avez oublié votre bague monsieur.
- Ah oui !! merci beaucoup.
- De rien monsieur, vous nous avez sauvé de ces voleurs, c'est moi qui vous remercie.
Il se courba devant moi et repartit ensuite vers sa bijouterie qui avait besoin d'un bon coup de balai.
Fin flash back.
Je sortis de la voiture avec le petit sac et montais les deux étages. J'arrivais chez moi, mis mon arme et mon insigne dans un tiroir, bien soigneusement fermé à clef. Je pris le petit écrin et soufflais un bon coup.
- Sasuke !!
Je me retournais vivement et vis ma futur femme dans le cadre de la porte du couloir. Je cachais l'écrin derrière mon dos, mais elle l'avait déjà repéré. J'essayais donc de le mettre dans la poche arrière de mon jean et mis mes mains sur mes hanches pour lui montrer que je n'avais rien dans les mains. Mais en faite, ce qui attirait le plus son regard était certainement mes coupures sur le visage et mon bandage sur mon bras droit.
- Oh mon dieu !! Qu'est ce que tu as encore eut ?
- Juste quelques coupures, rien de plus.
- Comment tu as eu ça ?
- Ce n'est pas important Sakura, je...
- SI CA L'EST, s'emporta t-elle. Je te l'ai dit la dernière fois, j'ai peur qu'un jour tu décèdes et que tu me laisses seule et que... et que...
Elle éclata en sanglot et s'agenouilla sur le sol. Je la rejoignais mettant également mes genoux à terre. Je la pris dans mes bras afin de la réconforter.
- Sakura !! Ça va aller !!
Elle releva la tête, les yeux remplis de larmes. Mon cœur se serra, je ne supportais pas de la voir pleurer.
- Sakura, je t'aime et je te promets qu'à l'avenir, je serais plus prudent.
Elle hocha la tête positivement pour approuver ma résolution. Il était temps, je voulais attendre le soir, mais le plus tôt sera le mieux.
- Sakura, mon cœur, j'y pense depuis un moment, et je crois que c'est le moment.
- Sasuke !!
- Avant de te connaître, ma vie n'a pas été bien heureuse. La mort de mon père m'a un peu plus enfoncé. Depuis que je te connais, mon cœur s'est réchauffé, ma vie est plus heureuse et Naoki est le fruit de notre amour. Je veux te prouver aussi à quel point je t'aime et à quel point je suis dépendant de toi.
- Qu'est ce qu'il y a Sasuke ?
- Sakura, ma puce, je veux vivre le restant de ma vie avec toi et personne d'autre.
Je pris alors l'écrin de la poche arrière de mon jean et la lui présenta. Elle écarquilla les yeux, et la bouche lorsque je l'ouvris pour lui montrer la bague.
- Oh mon dieu, lâcha t-elle en reprenant ses larmes qui avaient cessé de couler durant quelques secondes.
- Sakura Haruno, voulez vous m'épouser ?
Elle me souriait avant de me regarder dans les yeux.
- Oui.... Oui je le veux.
J'enlevais la bague et la lui enfila. Nous nous embrassions amoureusement et se serrions dans nos bras.
- Je t'aime tellement, s'exprima ma rose resserrant davantage notre étreinte.
- Je t'aime aussi.
On se leva et nous continuons à nous embrasser jusqu'à ce qu'on entende notre petit garçon pleurer.
Pov Sakura
Alors que j'étais dans la chambre de Naoki, Sasuke arriva dans la pièce.
- Au faite, j'ai une nouvelle à t'annoncer.
- Et c'est quoi ? Demandais-je alors que je changeais la couche de Naoki.
- Aiko est enceinte.
- Ah oui !! Lâchais-je pas étonné.
- Tu le savais, en déduisait Sasuke.
- Oui, elle me l'a avoué hier chez Naruto.
Flash back
Alors que je préparais le biberon, Aiko entra dans la pièce.
- Je peux te parler ?
- Euh oui ? Lâchais je surprise.
- Tu es la seule personne en qui j'ai confiance.
Je fronçais les sourcils. Elle s'approcha de moi et appuya ses deux mains sur la table avant de s'écrouler sur une chaise.
- Qu'est ce qui se passe ?
- J'ai appris ce matin que j'étais enceinte.
Un fin sourire se dessina sur mes lèvres, mais j'arrêtais aussitôt lorsqu'elle se retourna vers moi, le visage craintif.
- Tu n'es pas contente ? Lui demandais-je comme si la réponse était évidente.
- Si, enfin je ne sais pas. Sakura, je ne me sens pas capable d'élever cet enfant.
- Pourquoi tu dis ça ?
- Je n'ai jamais eu une vrai famille, je n'ai pratiquement pas connu la mienne. J'ai toujours vécu dans la violence. Alors un enfant, t'imagine.
Je lui souriais et m'installais en face d'elle, puis lui pris ses mains.
- Tu feras une très bonne mère, j'en suis sûr.
- Je suis flic Sakura, je pourrais à tout moment le perdre.
- Il ne faut pas penser ça, et puis Itachi ne t'exposera pas au danger.
- Mais... Sakura, dit-elle en me regardant dans les yeux, suppliante. Jures moi que tu m'aideras, j'aurais certainement besoin de tes conseils.
- Je te promets que je serais là.
- Merci, merci beaucoup Sakura. Mais, ne dit mot à personne, ok.
- Promit.
Je sortis avec le biberon et étais toute retournée par cette nouvelle.
Fin flash back
- D'accord, mais maintenant qu'elle est enceinte, elle va bien sûr arrêter les interventions. Itachi l'assignera même dans les bureaux. Elle qui est une femme active, cela risque de promettre.
Je souriais mais aimerais aussi que Sasuke reste dans les bureaux. C'était assez égoïste de ma part car je savais qu'il aimait son métier et l'action.
- Bon, je vais prendre une bonne douche.
- Tu as déjeuner ?
- Non, mais je n'ai pas très faim. Je vais juste faire une petite sieste.
- D'accord, approuvais-je en prenant mon fils dans mes bras.
Quelques minutes plus tard, tandis que je berçais Naoki dans mes bras, assise sur mon lit, Sasuke débarqua dans la chambre en short, torse nu et quelques gouttes d'eau qui glissaient encore sur son torse. Franchement, je ne pouvais pas avoir mieux comme fiancé. Heureusement que ce n'était pas du genre, coureur de jupons.
- Il ne dort toujours pas, me demanda t-il en prenant un haut dans l'armoire.
- Non, et moi qui rêvait d'une bonne douche aussi.
- Donnes le moi et vas-y.
Je le lui donnais avec plaisir et il l'allongea à ses côtés sur le lit.
- Tu vas faire un gros dodo avec papa.
Je souriais à cette scène et prenais quelques vêtements avant de partir dans la salle de bain. Je revenais quelques minutes plus tard, où je vis les deux hommes de ma vie dormir à point fermé. Et ben dit donc, ils ne leurs avaient pas fallut longtemps pour s'endormir.
Je profitais de ce petit moment de tranquillité pour faire une machine et du repassage. Rien que de voir la pile de linge, j'étais décourager. Mais, à peine avais-je déplié la table à repasser, qu'un téléphone portable sonna. Je me dirigeais vers la commode et m'aperçus que c'était celui de Sasuke. Le nom de Naruto était affiché et je me permettais de décrocher.
- Bonjour Naruto... Non, il dort... C'est si urgent ?... Ok, je vais le réveiller.
Je me dirigeais malgré moi vers la chambre et réveillais doucement Sasuke qui se leva alors que je pris Naoki dans mes bras afin de l'emmener dans la chambre. Par chance, il ne s'était pas réveillé. Je refermais la porte derrière moi et entrais dans la chambre pour voir mon fiancé mettre un pantalon.
- Tu retournes au commissariat ?
- Hein !! Non, je vais retrouver Naruto chez lui. Je serais de retour vers dix huit heures.
- Toi qui voulait te reposer.
- Oh, c'est pas grave.
Il enfila ses chaussures, me donna un chaste baiser avant de partir dans le salon afin de prendre son insigne et son arme.
- A tout à l'heure, disait-il avant de franchir la porte de l'appartement.
Bon ben moi je retournais à mon repassage.
Je soufflais un bon coup, respirant un peu après avoir passé près de deux heures à repasser le linge. Je pris une pile et l'emmena dans la chambre. Mais au moment où je la déposais dans l'armoire, j'entendis la porte de l'entrée. Je me dirigeais vers le salon où Sasuke y était.
- Je croyais que tu devais rentrer vers dix huit heures ? Lui disais-je en m'approchant de lui.
Il ne me répondait pas, me regardant avec colère. Puis, il me mit un papier sous le nez. Je plissais les yeux et lisais le contenu, casier judiciaire de Seiji....... Oh mon dieu !!
- J'espère que tu as une bonne explication à me fournir !!
Je reculais de deux pas devant la dureté de sa question. Instinctivement, je cachais ma main où se trouvait ma bague, espérant de ne pas la perdre après l'avoir porté depuis seulement deux heures.