Sasari Uchiwa

Chapitre 340 : Histoire du passé : Une amitié fragile

6224 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour il y a plus de 3 ans

Konoha – 31 ans en arrière

 

[Quelques jours avaient passés depuis la plus récente des attaques qui s’était produite sur le village de Konoha. Le tout avait été bref et la victoire était revenue aux ninjas du pays du Feu, ayant réussi à faire fuir leurs attaquants. Les pertes étaient tout de même là. Des ninjas avaient succombés dans la bataille, mais heureusement, du côté des civils, les pertes étaient bien moins importantes.

 

Le village avait mis son temps à se remettre. L’Hokage avait été informé et était de retour parmi les siens, accompagné de d’autres troupes, pour assurer la défense le temps que les enquêtes nécessaires soient faites. Même si c’était loin d’être l’une des pires attaques qu’avaient pu vivre le village, celle-ci arrivait à démoraliser plusieurs personnes. Chaque conflit qui éclatait provoquait la peur et la tristesse chez tous. Les gens n’avaient qu’une seule hâte; espérer que cette guerre puisse enfin trouver un terme.

 

Au bord d’une rivière, sur une légère pente herbeuse, Kyûsaku y était assis, en pleine réflexion sur les évènements les plus récents. Beaucoup de choses s’étaient produites le soir de l’attaque… beaucoup dont ils n’avaient pas pu faire partie. Tout comme plusieurs, cette guerre le rendait morose pour ses raisons à lui. Malgré son talent en tant que ninja, il n’avait malheureusement pas le pouvoir nécessaire, encore, pour tout régler.

 

Il était assis seul. Peu de personne était à l’extérieur, à cette heure-ci de la journée, comparativement à l’habitude. L’eau de la rivière était calme, comme si elle-même avait peur de reprendre son cours normal. À cette hauteur, il n’y avait pas de vent non plus, tout pour ne pas agacer Kyûsaku dans ses réflexions. Mais tout de même, quelque chose vint troubler le moment. Une jeune fille, délicate, d’un teint clair, avait remarqué la présence de son ami, près de la rivière et, curieuse, voulait accompagner Kyûsaku.]

 

Mitsumi : Bonjour, Kyûsaku. * Sourit *

 

Kyûsaku (Interpelé) : Mitsumi? Hum… bonjour.

 

Mitsumi : Depuis la dernière attaque sur le village, je n’ai pas eu beaucoup d’occasions pour te voir. Ça me fait particulièrement plaisir de pouvoir te revoir, à nouveau. * Sourit *

 

Kyûsaku : Eh bien… * Regarde Mitsumi * Je dois dire que ça me fait vraiment du bien, à moi aussi, de voir un autre visage que les habituels de ces jours-ci.

 

Mitsumi : Je sais que ce n’est pas la joie pour tout le monde, à l’intérieur du village, mais tu me sembles beaucoup plus distant qu’à l’habitude, Kyûsaku. Je ne souhaite pas te déranger plus longtemps dans tes réflexions… mais si quelque chose te tracasse, Kyûsaku… enfin… on est ami maintenant, n’est-ce pas?

 

Kyûsaku : Ça n’a pas à te concerner, Mitsumi… mais je ne t’empêche pas de t’assoir ici, si c’est ce que tu veux.

 

Mitsumi, s’asseyant : Tu as pu voir Mikoto et Sumire depuis?

 

Kyûsaku : Non, pas beaucoup… Je ne sais pas ce qu’elles ont fait, mais le soir où Iwa a attaqué Konoha, elles ont toutes les deux disparues sans rien me dire. Encore aujourd’hui, je ne sais rien de ce qui a pu réellement se produire. Je sais qu’elles ne se voient pas trop entre elles aussi.

 

Mitsumi : J’ai su ce qui est arrivée pour la mère de Sumire… Ça me chagrine pour elle et son frère. Ils n’ont plus de parents maintenant et… c’est difficile en ce moment de ne pas avoir de parents.

 

Kyûsaku : Crois-moi, même quand des parents sont toujours vivants, c’est difficile.

 

Mitsumi : Depuis que je suis à Konoha, j’ai pu croiser quelques personnes et faire quelques connaissances, mais mes plus proches amis sont tous issus de la famille des Uchiwa. Tout de même, je ne crois pas avoir faux en disant que c’est un clan, peu…

 

Kyûsaku : Absurde?

 

Mitsumi : Ah! Non, ce n’est pas ce que j’avais à l’esprit.

 

Kyûsaku : Moi, c’est ce que j’ai à l’esprit. Il n’y a pas un autre seul clan à Konoha qui doit fonctionner comme le nôtre, j’en suis certain.

 

Mitsumi : Tu es pourtant de cette famille, Kyûsaku. Je ne connais pas tous les autres groupes d’ici, mais je suis presque certaine que ce n’est pas si mal.

 

Kyûsaku : Si tu dis ça pour me réconforter, Mitsumi, c’est peine perdu de me le faire croire en ce moment. Tu ne sais pas tout.

 

Mitsumi : … Je viens aussi d’un clan particulier… Je n’en connais pas tous les détails, spécialement car je n’ai connu que mes parents, mais ma famille avait une relation compliquée avec les autres habitants de la région où j’étais autrefois. Beaucoup ne voulaient pas de nous et je crois que c’est en lien avec la guerre et une particularité des membres de ma famille.

 

Kyûsaku : Qu’en est-il de tes parents aujourd’hui, Mitsumi? Tu sais où ils se trouvent? Ils sont toujours…

 

Mitsumi : En vie? Je n’en sais rien… Même envers moi, ils ont toujours eu un comportement particulier. Je ne les connais pas très bien, en fait.

 

Kyûsaku : Tu n’as aucun frère? Aucune sœur?

 

Mitsumi : Je ne sais pas… Je ne crois pas. Ils ne m’en ont jamais parlé et je n’ai jamais vue personne d’autres que mes parents, dans ma famille. Quelque chose en moi me dit que je ne reverrai pas ma mère, ni mon père, d’ici à ce que la guerre prenne fin. * Sourit * Mais je crois tout de même que j’aurai la chance de les revoir un jour et que tout rentrera dans l’ordre.

 

Kyûsaku : Si tout pouvait rentrer dans l’ordre rapidement, ça serait définitivement moins pénible pour beaucoup de personnes.

 

Mitsumi : Qui sont pour toi Mikoto et Sumire, Kyûsaku?

 

Kyûsaku (Surpris) : Mikoto et Sumire?!

 

Mitsumi : Oui. Vous êtes tous les trois Uchiwa, n’est-ce pas?

 

Kyûsaku : Eh bien… Mon père et Mugetsu, le père de Mikoto, avaient de mêmes grands-parents, ils sont cousins au premier degré. Avec Mikoto, nous le sommes au second degré donc. Mon père m’a souvent dit qu’il considérait Mugetsu comme son grand-frère, même s’ils ne se voyaient pas aussi souvent qu’il l’aurait voulu. C’est ce qui nous a rapprochés, Mikoto et moi. Quant à Sumire… On se connait depuis tout jeune, c’est tout. On a presque toujours tout fait ensemble, tous les trois. On a réussi à grandir en même-temps et au même rythme.

 

Mitsumi : Je t’envie beaucoup, Kyûsaku. * Sourit *

 

Kyûsaku : Ne dit pas n’importe quoi, Mitsumi. Tu l’as dit plus tôt, non? On est ami maintenant. * Sourit * Tu n’as plus à m’envier quoique ce soit à ce niveau.

 

Mitsumi : Je suis réellement flattée que tu m’accordes autant d’importance, Kyûsaku… Et qu’en est-il de ta mère?

 

Kyûsaku : C’est là tout le souci…

Mitsumi : Oh… Je ne veux pas imposer le sujet si…

 

Kyûsaku : Ma mère, Shigemi, n’est pas une Uchiwa. Elle fait partie d’une autre famille qui se nomme les Nakajima. Depuis longtemps, les deux familles sont alliés, mais… * Soupire *

 

Mitsumi : La guerre les a séparés?

 

Kyûsaku : D’une certaine manière, oui. Depuis un bon moment maintenant, le père de Mikoto n’arrête pas de venir à notre maison, comme d’autres Uchiwa, pour parler avec mon père et sermonner ma mère sur pleins de sujets. Qu’est-ce qu’ils lui veulent à la fin? Et mon père ne fait rien dans tout ça, mise à part obéir aux ordres des autres de son clan… Pff, je trouve ça pathétique. Elle ne mérite pas ça.

 

Mitsumi : Et tu en connais les raisons?

 

Kyûsaku : Pas exactement, mais je suis certain qu’elles sont absurdes! Tout le clan connait ma mère, elle est ici depuis longtemps, ce n’est pas une simple étrangère. Pourquoi soudainement la relation doit changer aussi drastiquement? Elle n’a rien fait! Ils sont alliés où ils ne le sont pas? Tss…

 

Mitsumi : Je comprends un peu mieux, maintenant, tes tensions. Kyûsaku, tu as essayé de leur en parler? Il y a peut-être une information qu’il te manque pour mieux comprendre la situation. C’est ce que je crois.

 

Kyûsaku : … Peut-être… * Soupire * Où allais-tu au fait?

 

Mitsumi : Avec l’attaque, ça été un peu différent mais… * Sort un bandeau ninja de ses choses * j’ai finalement réussi à devenir une kunoichi, Kyûsaku. * Sourit *

 

Kyûsaku (Étonné) : Toi aussi, vraiment?!

 

Mitsumi : Tu veux dire que toi aussi tu as réussi?

 

Kyûsaku : * Sort un bandeau * C’est le cas! J’ai enfin réussit!

 

Mitsumi (Fascinée) : Je suis si heureuse pour toi! Alors, tu as reçu aussi un message comme moi pour te donner les prochaines indications?! J’étais en route pour aller au lieu de rendez-vous donné pour rencontrer le Jonin qui sera responsable de mon équipe.

 

Kyûsaku : Aussi tôt? On m’a donné rendez-vous dans plus d’une heure, pour ma part.

 

Mitsumi : C’est mon cas également, mais je ne connais pas encore très bien Konoha. Je voulais être certaine d’arriver à l’heure et de bien me familiariser avec l’endroit. Tout ça, c’est si important, je ne veux surtout pas mauvaise impression et être recalée. J’aimerais continuer avec vous tous, moi aussi.

 

Kyûsaku : Fais-moi voir ta note. * Prend le message, s’étonne *

 

Mitsumi : Oh non, ne me dit pas qu’il y a quelque chose qui ne va pas déjà. Je suis déjà si nerveuse!

 

Kyûsaku (Étonné) : On a le même Jonin, Mitsumi. Ça veut dire qu’on sera dans la même équipe?

 

Mitsumi : Vraiment?!

 

Kyûsaku : Mais… si tu es dans mon équipe, alors…

 

Mitsumi : Ahem… il y a quelque chose qui te tracasse à ce sujet, Kyûsaku?

 

Kyûsaku : Non… c’est même très bien. C’est seulement que… jusqu’à maintenant, je ne sais pas pourquoi, j’ai toujours été persuadé que Mikoto, Sumire et moi… eh bien… on serait dans la même équipe. Je suis au moins satisfait que tu sois avec moi, Mitsumi.

 

Mitsumi (Heureuse) : Je suis plus que satisfaite, moi aussi.

 

[Kyûsaku et Mitsumi avaient enfin réussit à devenir Genin comme ils l’espéraient depuis un moment. Ce qui était encore mieux, dans tous les cas, c’est qu’ils n’étaient pas les seuls à avoir été acceptés ainsi. Tôt, dans cette journée, Sumire, à sa porte, avait reçu une note elle aussi, accompagné d’un bandeau ninja. Son humeur avait été ambivalente. C’était quelque chose qu’elle attendait depuis un bon moment… mais tous les événements récents n’arrivaient pas à lui donner le sourire. Autour d’elle, il n’y avait personne à qui elle pouvait montrer à quel point elle était fière de tenir ce bandeau en main. Sa mère n’était plus là, Yanato était en profond deuil, Mikoto et Kyûsaku étaient à l’écart et aucun autre membre de son propre clan ne semblait se soucier de son sort. Elle et son frère n’étaient pas les premiers orphelins de cette guerre.

 

Sumire était maintenant, à son tour, en route vers le lieu de rendez-vous pour la suite des choses. Comme de coutume, des Jonin désignés et volontaires allaient supervisés les nouveaux Genin pour continuer leur apprentissage et les guider dans leur mission. La note n’indiquait ni qui allait être le Jonin en question, ni qui allait faire équipe avec Sumire. Seul un point de rendez-vous et une heure précise était écrite. Comme pour Mitsumi, tout de même impatiente et n’ayant rien de mieux à faire, Sumire s’y rendit plus tôt qu’était indiqué l’heure.

 

L’endroit qui avait été choisis était une énième cour pour l’entrainement ninja. Évidemment, pour le moment, il n’y avait personne dans les environs, Sumire était arrivée la première, mais elle s’en y attendait. Elle décida d’attendre en s’asseyant sur un banc de l’aire d’entrainement, son épée en main, l’examinant à sa manière. Même sombre et vieillit, la lame arrivait à refléter la lumière du soleil. Sumire arrivait à voir son propre regard à l’intérieur de sa lame et examinait elle-même ses yeux. Encore une fois, elle était en profonde réflexion sur elle-même, repensant à tout ce qui s’était produit.

 

Ses pensées furent interrompues par l’arrivé d’une autre personne, et d’une manière peu conventionnelle. Dans la seconde où elle le vit, Sumire savait de qui il s’agissait. Daï Maito, portant nouvellement une combinaison verte moulante, arrivait en marchant seulement avec les mains, voulant tester les limites de son corps. Cette démonstration n’était pourtant rien par rapport à celle qu’il avait fait preuve en pleine classe, devant ses camarades. Daï avait pu ouvrir les premières portes célestes, à l’intérieur de son corps, pour mener son corps à un tout autre niveau.

 

Une fois tout près, Daï sauta de ses mains pour se redresser bien droit sur ses jambes. Il termina le tout d’un cri de gaillard vers le ciel, comme étant fier de sa prouesse!]

 

Daï : Ah! Sumire, content de te voir ici! Rien de tel que bon entraînement avant le début d’une nouvelle aventure!

 

Sumire : Qu’est-ce que tu fais ici, Daï? Et c’est quoi cet accoutrement étrange que tu portes?

 

Daï : Sumire, maintenant que je suis un Genin, il faut prendre les choses plus qu’au sérieux désormais! Aucun détail ne m’échappera. Cette combinaison, comme tu peux le voir, est parfaite pour un entrainement physique comme le mien. * Frappe vers l’avant * Elle est souple! * Frappe sur le côté * Elle est légère! * Frappe vers le haut * Et j’ai la classe!

 

Sumire : Je comprends le principe, mais cette couleur… c’est pas très discret. Et… attend, tu viens de dire que tu es Genin, toi?!

 

Daï (Sourit) : Ça t’étonne hein?! Eh bien, je dois dire que moi aussi, mais j’y suis enfin arrivé et c’est en grande partie grâce à ton aide et celle de Mikoto, Kyûsaku et de la petite Mitsumi! Je vois aussi que tu possèdes le bandeau, tout comme moi, maintenant. Je suis vraiment content qu’Irina-sensei ait enfin vue la réalité.

 

Sumire : …

 

Daï : Je suis navré pour ce qui est arrivé, pour ta mère. Si j’avais pu montrer à Irina-sensei que j’avais de la valeur en tant que ninja, autrement qu’en ouvrant des portes célestes, je ne me serai pas évanouie lamentablement et je suis certain qu’on aurait pu sauver ta mère, Sumire.

 

Sumire : J’en doute, tu vois… Cesse de parler d’Irina aussi, s’il te plait. * Soupire * Encore une fois, qu’est-ce que tu fais ici, Daï?

 

Daï : C’est pourtant évident, Sumire! Je suis Genin, tout comme toi, alors, j’ai reçu cette note ce matin, me disant de venir ici avant l’heure prévu.

 

Sumire : Ne me dit pas que…

 

Daï : On va très probablement être dans la même équipe! Oui!

 

Sumire : * Soupire * J’imagine qu’il pourrait y avoir pire. Y’a intérêt à ce que le troisième Genin soit de taille tout comme le Jonin.

 

Daï : Qu’est-ce que tu racontes?! Évidemment que oui, ce sera le cas! Et puis, on va former une équipe, n’est-ce pas? Si l’un d’entre nous a des lacunes, les autres seront là pour veiller à un bon équilibre! Notre Jonin sera là pour nous apprendre à perfectionner notre art!

 

Sumire : J’ai seulement hâte de passer à la prochaine étape, Daï. Je veux être Chunnin rapidement.

 

Daï (Rit) : Haha ha! Je te reconnais bien là, Sumire! C’est quelque chose qui me plait bien chez-toi! Tu as de grandes ambitions!

 

[Ils furent interrompus dans leur discussion par l’arrivée d’une troisième personne et c’en fut une beaucoup plus étonnante qu’ils ne l’espéraient réellement. Orochimaru, l’un des trois ninjas qui avaient suivi les enseignements de l’Hokage actuelle, marchait dans leur direction et il ne semblait pas simplement que de passage. En début de cette journée, Sumire avait été jusqu’à maintenant quelque peu blasée, mais en voyant qui venait à eux, ça l’interpela réellement.]

 

Daï : Orochimaru-senpai! Ça alors, si je m’attendais à ce que vous veniez ici!

 

Orochimaru : Hmpf! Alors, vous êtes de cette cohorte de nouveaux Genin, n’est-ce pas? Daï Maito… Je me souviens de toi, ton cas est connu de plusieurs autres ninjas, et pas d’une bonne manière.

 

Daï : Merci! Je le prends comme un compliment!

 

Sumire : Orochimaru-san, si vous êtes ici, est-ce que…

 

Orochimaru : Et toi? Comment te nommes-tu?

 

Sumire : Je me nomme Sumire Uchiwa. Est-ce vous qui allez être notre sensei? J’ai entendu dire que, jusqu’à maintenant, vous n’aviez encore jamais pris de Genin sous votre aile.

 

Orochimaru : Hmm… C’est ce que nous verrons. Daï Maito, montre-moi un peu ce que tu sais faire, maintenant. Toi qui as réussi à doubler les années nécessaires à l’obtention d’un bandeau à l’Académie, je suis curieux de savoir le résultat de ses treize années là-bas.

 

Daï : Yosh! Je suis prêt à vous montrer le meilleur de moi-même, Orochimaru-senpai! Je suis certain que j’arriverai à vous impressionner!

 

Orochimaru : J’en doute… Voyons voir, vous n’êtes que des Genin après tout, il vous manque encore tant de notions. Les techniques de bases requises sont celles du clonage simple, de la transposition et de la transformation. Est-ce tout ce dont tu es capable, Daï? Y’aurait-il autre chose que la base requise?

 

Daï : Je suis plus que doué en Taijutsu, si vous voulez tout savoir!

 

Orochimaru : Ne change pas de sujet si rapidement. Je me souviens qu’il s’agissait de l’une de tes lacunes alors, qu’en est-il réellement maintenant?

 

Daï : Je n’arrive toujours pas à utiliser le Ninjutsu, Orochimaru-senpai. Mais je m’entraîne, plus que sérieusement, chaque jour, pour pallier ce manque! Croyez-moi, je n’ai pas besoin de tout ceci pour réussir une mission, je vous le jure!

 

Orochimaru : Autrement dit, tu as réussi à devenir Genin avec tes seules connaissances en Taijutsu? Je ne sais pas comment je dois réagir devant une telle prise de décision. C’est illogique qu’un apprenti ait pu réussir le test de cette manière.

 

Sumire : Sauf qu’il est devenu Genin et c’est tout ce qui compte, non? D’autres ont pris leurs décisions à notre sujet, il est trop tard maintenant pour revenir en arrière.

 

Orochimaru : Au contraire, tout le monde peut être rétrogradé s’il le faut. Je suis réellement déçu de ce qu’a pu devenir l’Académie depuis cette époque. En temps de guerre, ce n’est pas le temps d’envoyer n’importe qui en mission, surtout si c’est pour en garantir un échec.

 

Sumire : Encore cette stupide phrase!

 

Orochimaru : Plus un ninja se développe un arsenal avec une quantité de techniques, plus ce ninja deviendra compétent et puissant. Si Daï n’arrive pas à utiliser ne serait-ce qu’une seule technique de Ninjutsu, il ne pourra être qu’éternellement incompétent.

 

Sumire : N’importe quoi!

 

Daï : Sumire, merci de te porter à ma défense, mais c’est inutile.

 

Orochimaru : Sumire Uchiwa. Par les apparences, je dirais que tu as environ douze ans maintenant, ce qui est un âge tout à fait banal pour sortir de l’Académie ninja. Vous êtes donc l’équipe des cancres de la classe, c’est bien ça? Les Uchiwa ont une certaine réputation dans le village. Quelle honte de l’entacher.

 

Sumire : C’est… c’est un test, c’est ça? Vous êtes ici pour nous mettre à l’épreuve à tous les niveaux, j’ai raison, n’est-ce pas?

 

Orochimaru : J’en avais l’intention, mais plus maintenant… cette nouvelle cohorte ne vaut pas la peine que je m’en intéresse.

 

??? : Je vous ai connu avec un meilleur jugement, Orochimaru-senpai!

 

[Les remarques blessantes et infondées d’Orochimaru vinrent qu’à irriter Sumire profondément, au point où elle croyait revivre le cauchemar qu’elle avait vécu par le passé avec Irina. Cependant, une voix, d’une provenance inconnue, réfuta l’avis d’Orochimaru à ce sujet, ce qui les interpela tous à en connaitre l’origine. Ce fut un homme, du même âge que Daï, qui se manifesta aux jeunes nouveaux ninjas. D’un simple coup d’œil, l’homme n’était pas non plus une figure inconnue du village. Au fil des années, il avait même gagné le même prestige que les plus talentueux, comme Orochimaru.]

 

Orochimaru : Sakumo Hatake… tu es donc celui qui prendra en charge ces nouveau Genin? Je ne me souviens pas t’avoir connu à avoir accepté ce genre de tâche par le passé. Est-ce vraiment ce qu’Hiruzen souhaite de toi? Un élément comme toi, aussi doué que tu puisses être, sera certainement ralentit par une équipe comme celle-ci.

 

Sakumo (Sourit) : Je crois plus tôt le contraire, Orochimaru-senpai. Vous avez souvent eu le don pour percevoir les nouveaux talents, et ça m’étonne beaucoup que vous n’ayez pas discerner encore celui de ces deux Genin.

 

Orochimaru : Daï et toi n’avez pas été dans la même classe, à un moment? Cela ne t’inquiète donc pas de le voir maintenant en tant que ton élève?

 

Sakumo : C’est un fait, mais j’ai déjà pu voir à quelques reprises Daï dans ses entraînements. Je connais ses faiblesses, mais je sais que ses forces et sa volonté à persévérer en font quelqu’un de compétents. Il n’y a qu’à voir l’usure de son corps pour comprendre que nous n’avons ici affaire à un lâche, quelqu’un avec de la volonté d’aller jusqu’au bout des choses. Ça en va également pour les missions qu’il aura à accomplir, j’en suis persuadé.

 

Daï : Sakumo Hatake! Ça fait un moment maintenant! Cette considération me flatte beaucoup l’ami!

 

Sakumo : Daï, à partir de maintenant, ce sera sensei, pour toi. Les choses ont bien changé depuis, tu comprends? Et puis, enfin, Sumire Uchiwa. Les rapports d’Irina Uchiwa te présentaient comme une élève tout à fait banal, mais quelque chose me dit que ce n’est probablement pas le cas.

 

* Étonnement de Sumire *

 

Orochimaru : Je te laisse avec tes nouveaux élèves, Sakumo. Je souhaite pour toi qu’ils soient à la hauteur de tes attentes, mais j’espère davantage que tu retrouveras la raison et que tu trouves une occupation plus utile pour ton talent en tant que ninja. En temps de guerre, il n’y a pas la place pour la perte de temps.

 

Sakumo (Sourit, confiant) : C’est ce que nous verrons.

 

[Gardant sa fierté, Orochimaru se distança finalement de la nouvelle petite équipe qui venait de se former. Sakumo put, quant à lui, pleinement concentrer son attention sur ses nouveaux élèves.]

 

Sumire : Sakumo Hatake… C’est donc vous le Jonin qui nous est assigné? C’est encore une blague ou est-ce que c’est la vérité maintenant?

 

Daï : Moi, j’en suis convaincu, Sumire! Moi et Sakumo-sensei avons été dans la même classe avant qu’il ne reçoive son bandeau à l’âge de neuf ans. Je me souviens de lui comme étant quelqu’un de fiable et d’honnête, tout comme moi! * Sourit *

 

Sumire : Genin à neuf ans…

 

Sakumo : Je suis bien le Jonin qui prendra en charge la suite de votre entrainement, ce n’est pas une blague. C’est peut-être une première pour moi, mais je prends tout de même la chose bien à cœur et au sérieux. J’avais l’intention de me présenter convenablement, si ce n’avait pas été de l’intervention inattendu d’Orochimaru… désolé pour ce contretemps. De plus, il semble qu’il y ait un retardataire à notre petite équipe. Attendons-le et apprenons à nous connaitre réellement les uns les autres.

 

_______________________________________

 

Konoha

 

[La journée s’achevait maintenant et tous s’occupait à rentrer dans leur maison. C’était le cas également de Kyûsaku, qui avait vécu sa première journée en tant que Genin pour Konoha, mais ç’avait moyen de ne pas trop le réjouir. Tôt le matin, il était déjà partie de l’endroit pour s’en tenir loin et il aurait voulu que la journée se continue pour espérer ne pas y retourner de sitôt. Il n’avait pas le choix pourtant, Kyûsaku ne voulait pas créer de soucis inutile pour ses parents.

 

Déjà, dès qu’il arriva devant l’endroit, une première image vint le pincer au cœur. Mugetsu Uchiwa était au pas de la porte d’entrée, à discuter de très près avec Shigemi, la mère de Kyûsaku. Ce n’était pas la première fois qu’il voyait ce genre de scène, il l’avait même vue à plusieurs reprises durant cette dernière année. Mugetsu était grand par rapport à Shigemi, il était imposant et s’imposait face à elle. La Nakajima ne semblait pas avoir beaucoup d’impact dans cette conversation.

 

Kyûsaku, toujours en chemin, s’était décidé à s’arrêter dans sa marche pour rester à l’écart de la conversation et ne pas l’interrompre de sa personne. Il tentait d’entendre ce qu’il pouvait bien se raconter, mais il n’était pas assez près pour ça et les deux personnes concernées ne parlaient pas très fort non plus. Pas à pas, discrètement, il tentait de s’approcher pour tendre l’oreille plus facilement et confirmer davantage ses soupçons sur ce qu’était réellement le clan Uchiwa à ses yeux… Un mètre avait été gagné… deux, trois… Ce dernier fut de trop. Lors de son dernier pas, les deux adultes remarquèrent la présence de Kyûsaku non loin, et la conversation se termina brusquement sur cette image. Mugetsu échangea un dernier regard avec Shigemi Nakajima puis tourna les talons vers sa nouvelle destination. Un peu inquiète, Shigemi s’en retourna à son fils.]

 

Shigemi (Sourit) : Kyûsaku… Alors, comment s’est passé ta première journée en tant que Genin? Tu veux venir m’en parler à l’intérieur?

 

Kyûsaku : Depuis un moment maintenant, tu ne travailles plus aussi tard qu’à l’habitude. Normalement, tu rentrais de soir. C’est normal?

 

Shigemi : Il y a eu quelques changements… mais c’est pour le mieux, non? Allons, viens à l’intérieur. On peut discuter de tout ça autour d’une petite partie de cartes, ça te dit?

 

[Rentrés, le fils et la mère s’installèrent à une table pour s’y asseoir l’un face à l’autre. Shigemi sortie un jeu de cartes pour commencer à les distribuer. Ils étaient seuls à l’intérieur de la modeste maison, Ushio Uchiwa n’étant toujours pas de retour. C’était particulièrement silencieux. Shigemi commença à jouer sa première carte.]

 

Shigemi : Cette note que tu as reçue ce matin, tu sais maintenant qui est le ninja qui prendra votre entraînement en charge? Et à propos de la petite Mikoto et de ton amie Sumire, qu’en est-il d’elles?

 

Kyûsaku : Eh bien… je ne sais pas trop pour elles, je ne les ai pas croisés de la journée. Elles ne sont pas de mon équipe. Au moins, il y avait Mitsumi, c’était une bonne nouvelle. C’est Dan Kato notre nouveau sensei, le grand frère d’Aika Kato qui était dans ma classe.

 

Shigemi : Dan Kato… c’est un bon ninja, il saura certainement te montrer plusieurs choses bien utiles. On m’a dit que c’était un homme particulièrement bon et aimable.

 

Kyûsaku : C’est déjà une toute autre dynamique qu’à l’Académie, ça c’est certain…

 

Shigemi : Je suis désolée pour toi que tu n’aies pas pu voir tes amies, Mikoto et Sumire. Mikoto et toi êtes si souvent ensemble qu’il est difficile de ne pas vous voir dans la même équipe, mais il fallait s’y en attendre. * Sourit *

 

Kyûsaku : Maman… Comment les Uchiwa et les Nakajima sont-ils devenus alliés?

 

Shigemi (Étonnée) : Une question très soudaine. Qu’est-ce qui t’intrigue à ce point?

 

Kyûsaku : Je veux savoir ce qui lie nos deux clans depuis tout ce temps. Les Uchiwa sont partout autour de nous, tu dis que les Nakajima sont amis avec les Uchiwa, mais tu es la seule que je connaisse de cette famille.

 

Shigemi : Ces faux, tu as certainement dû voir quelques-uns de mes frères ou de mes sœurs… enfin, tu étais peut-être trop jeune pour te rappeler.

 

Kyûsaku : Où est-ce que tout ça a commencé?

 

Shigemi : Eh bien… si tu souhaites comprendre, j’ai des réponses. La relation entre les Uchiwa et les Nakajima ne date pas d’hier, elle remonte à très loin, avant même que les Uchiwa et les Nakajima ne portent ce nom. Selon les histoires et les légendes, que j’ai moi-même pu découvrir, il semblerait que nos deux familles, à cette époque, étaient rivales, d’une certaine manière.

 

* Étonnement de Kyûsaku *

 

Shigemi : Vraisemblablement, dans le conflit, nous avons appris à nous comprendre et sommes devenus alliés. La guerre qui nous opposait à cette époque avait pris fin et cette alliance est née de ce moment. Un symbole est d’ailleurs né de cette alliance, en tant que preuve. Laisse-moi le dessiner… * Dessine * Quelques traits comme ceci, d’autres part là et… regardes. Tu reconnais ce symbole, n’est-ce pas?

 

Kyûsaku (Épaté) : Oui, sur le collier de Mikoto! Son médaillon à presque le même dessin! Au lieu d’avoir cinq pétales comme ton dessin, il y en a qu’un seul.

 

Shigemi : J’ai remis ce médaillon à la jeune Mikoto lorsque vous étiez tout jeune. Avec le temps, les gens l’on oublié, il n’y a quelques personnes pour se rappeler de sa signification et j’ai trouvé important de nous le rappeler. Il symbolise la naissance de cette paix que nous avons créée à l’époque et de notre amitié.

 

Kyûsaku : Qu’en est-il aujourd’hui alors? Tu disais avoir des frères et des sœurs? Où sont-ils?

 

Shigemi : Eh bien… comparativement à beaucoup de clan, les Nakajima sont un peu particulier de ce point de vue. Beaucoup de famille ont tendance à se regrouper en un seul endroit, comme ont pu le faire les Uchiwa depuis des années. Ce n’est pas exactement le cas pour notre famille. Les membres ont tendances à être partout à la fois, sans localisation précise. Beaucoup aime voyager, sans se préoccuper de quelle nation ils doivent être représentant. Chacun choisis d’ailleurs la nation qu’il a envie de représenter… Avant, par exemple, j’étais en Iwa, vois-tu? C’était avant qu’il n’y ait la guerre. Ç’a moyen d’avoir ses bons côtés… comme ses mauvais.

 

Kyûsaku : C’est pour ça que Mugetsu Uchiwa vient ici souvent, j’ai raison?

 

Shigemi : Kyûsaku… c’était donc pour ça, ces questions?

 

Kyûsaku : Vous êtes alliés depuis tout ce temps, mais les Uchiwa te craignent parce que tu viens d’ailleurs?

 

Shigemi : Ce n’est pas exactement ça, Kyûsaku. Ça ne vaut pas la peine de t’inquiéter pour si peu. La situation est ce qu’elle est et se règlera éventuellement…

 

Kyûsaku : Mugetsu ne venait pas à la maison aussi souvent qu’il y a un an, et il venait pour d’autres raisons. Papa, lui aussi il a changé de comportement avec toi, je le vois tout le temps! J’ai entendu d’autres conversations, les mois derniers, et il était question de d’autres membres de la famille des Nakajima qui étaient à l’extérieur du pays du Feu, comme un certain Inuji.

 

Shigemi : Ce n’est pas une très bonne chose, Kyûsaku, d’écouter les gens de la sorte, tu sais? Surtout tes propres parents. Mugetsu-san est le chef du clan des Uchiwa, il a des responsabilités que tu ne peux pas encore comprendre à ton âge. Beaucoup de questions sont nécessaires d’être posées pour éclaircir la situation. C’est vrai, je suis en communication avec l’un de mes frères en provenance d’Iwa et…

 

Kyûsaku : Et Mugetsu crois que vous vous échangez des informations qui pourrait mettre à mal Konoha? C’est ça?

 

Shigemi : * Soupire * Nous avons assez discuté pour ce soir, Kyûsaku. Tu devrais prendre une bonne nuit de repos avant demain. Probablement que Dan-san vous a ménagé pour votre première journée, mais qu’en sera-t-il de demain? Tu devrais t’y préparer convenablement, Kyûsaku.

 

Kyûsaku : Je veux savoir ce qu’il en est en ce moment de l’amitié entre les Uchiwa et les Nakajima.

 

Shigemi : Kyûsaku… n’as-tu jamais eu de querelle avec l’une de tes amies, lorsque tu étais plus jeune? Je me rappelle que toi et la petite Mikoto vous êtes quelques fois disputés pour finalement redevenir de très bons amis. Même si l’alliance entre les Nakajima et celle des Uchiwa date de plusieurs centaines d’années, elle n’est pas pour autant inébranlable. Elle est fragilisée par la guerre en ce moment, mais pour autant, je suis certaine que tout rentrera dans l’ordre, j’en reste convaincue. Tu ne devrais pas t’en faire autant, Kyûsaku.

 

[Le jeune Kyûsaku Uchiwa n’ajouta rien de plus à la conversation. Il avait des réponses à ses questions, mais aussi l’avis de sa mère sur la situation. Qu’en ressentait-il vraiment tout de même? Kyûsaku avait de la difficulté, malgré tout, à accepter la chose. Il aurait aimé que les paroles de sa mère soient aussi rassurantes qu’elles le devaient, mais à force, le jeune garçon n’était plus aussi naïf qu’autrefois. C’est ainsi que la première journée, en tant que nouveau ninja pour Konoha, se termina.]

 

Fin du chapitre 340

Laisser un commentaire ?