My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 29 : Ren Kurogami : L'Envol

1552 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 21/07/2026 20:23

Au milieu de l'atmosphère électrique et saturée de poussière des sous-sols, une silhouette familière émerge de la pénombre des tunnels techniques. Grip, essoufflé, les vêtements marqués par la suie des combats extérieurs mais le regard d'une lucidité absolue, réussit enfin à faire la jonction avec le groupe de la 1-A.

En voyant Denki soutenu par Midoriya, Kyoka blessée aux oreilles, et les corps fumants des agents de la Commission jonchant le sol, il comprend immédiatement l'ampleur du drame qui vient de se jouer ici.

Grip s'avance vers Izuku et Aizawa, s'adossant un instant au mur pour reprendre son souffle avant de parler d'une voix basse mais pressante.

Grip : « Content de te voir debout, Kaminari. Tu as fait des miracles ici. Mais ouvrez grand vos oreilles, la situation dehors est devenue totalement incontrôlable. »

Il active un holo-projecteur de poignet, affichant la carte tactique de Yuei et des zones environnantes en temps réel.

Grip : « Grâce à l'arrivée de la seconde B, les lignes de mortiers à l'Est ont été pulvérisées. Kendo et Tetsutetsu font de l'excellent travail, ils ont forcé l'infanterie de la Commission à reculer de cinq cents mètres. Le dôme de glace de Todoroki tient encore, mais l'artillerie lourde se repositionne. Ils n'attaquent plus pour capturer, l'annonce publique du Directeur confirme qu'ils veulent raser le dôme pour vous enterrer sous les décombres. »

« La tornade de Midoriya a renvoyé la majeure partie du gaz moutarde sur leurs propres troupes, ce qui a créé une panique monstrestre dans leurs rangs. Mais ils ont des masques de dotation. Ils sont en train de purger leurs lignes et préparent une seconde salve de conteneurs chimiques. Yaoyorozu doit continuer à produire des filtres, on ne tiendra pas un autre assaut sans protections étanches. »

« C'est là que la roue tourne. La folie du Directeur s'est retournée contre lui. En ordonnant publiquement votre exécution, il a brisé l'allégeance des héros professionnels. Endeavor a officiellement coupé les ponts avec le gouvernement. Il mène une charge de flanc avec son agence pour prendre l'artillerie à revers. Et ce n'est pas tout : Hawks et Tsukauchi ont infiltré la régie centrale. Les preuves de la corruption de la Commission et de l'attaque sur Kaminari sont en train d'être diffusées en direct sur toutes les chaînes nationales. Le monde entier est en train de voir leur vrai visage. »

Grip coupe le projecteur et plante son regard dans celui d'Izuku, de Bakugo et d'Aizawa.

Grip : « On est à la fin du chrono. La Commission sait qu'elle a perdu sur le plan politique. Leurs dirigeants vont essayer de vous tuer avant que la population ne se soulève ou qu'Endeavor n'arrive pour les arrêter. On a deux options : rester terrés ici et subir le pilonnage, ou briser le blocus par le centre et aller cueillir le Directeur nous-mêmes. »

Katsuki Bakugo s'avance, arrachant les restes de sa veste héroïque brûlée, ses yeux brillant d'une rage froide et calculée.

Bakugo : « Y'a pas d'options, Grip. On reste pas dans un trou à attendre que le vieux foute le feu. Ils ont tiré sur nos familles. Ils ont touché à nos potes. On sort par la grande porte, et on piétine tout ce qui porte l'uniforme de la Commission. »

Izuku Midoriya hoche la tête, replaçant délicatement Denki aux côtés de Kyoka et des médecins sous la garde de Shoji. Il se tourne vers la sortie du tunnel, les éclairs du One For All crépitant à leur apogée.

Izuku : « Grip a raison. C'est le moment de frapper ensemble. Classes A, B, les profs, et les héros du Top. On va mettre fin à cette folie. »

Le silence lourd du tunnel est rompu par le claquement métallique de dizaines de chargeurs que l'on engage. À chaque extrémité du couloir souterrain, les issues se débloquent, révélant des escouades tactiques de la Commission. Ils ont abandonné la discrétion : ils sont armés jusqu'aux dents, les casques tactiques équipés de visions thermiques et les fusils pointés sur le groupe.

La Commission a envoyé ses unités de "Nettoyage". Il y en a trop, ils bouchent toutes les sorties, et ils ont clairement reçu l'ordre d'exécuter tout ce qui bouge avant que l'aide d'Endeavor n'arrive.

Grip se tient au centre du cercle, les élèves de la 1-A et les blessés derrière lui. Il ne regarde pas les ennemis avec peur, mais avec une froideur glaciale. Il sait ce qu'il doit faire.

Au moment où la horde d'agents se jette sur lui, Grip plaque sa main lourde contre le sol en béton du tunnel. En un instant, son Alter s'active. Il s'ancre lui-même, mais il étend surtout son pouvoir aux structures et aux équipements des assaillants.

Clang !

Le premier agent qui tente de lever son fusil d'assaut se retrouve soudainement bloqué. Son arme est comme soudée à l'air libre, devenue lourde comme si elle pesait dix tonnes, clouée sur place par la force d'ancrage de Ren. Les boucliers tactiques de la Commission se figent, littéralement scellés au sol de béton. Les soldats, emportés par leur propre élan, viennent s'écraser stupidement contre leurs propres protections devenues totalement inamovibles.

Un Agent (tirant désespérément sur ses bras) : « Qu'est-ce qui se passe ?! Je ne peux plus lever mon bras ! Mon armure est... elle est collée au sol ! »

Grip, lui, est devenu un pilier inébranlable. Trois agents tentent de le charger pour le plaquer au sol, mais en percutant le corps ancré de Ren, c'est comme s'ils venaient de foncer à pleine vitesse dans une montagne de granit. Leurs armures se fendent sous l'impact, et ils s'effondrent d'eux-mêmes, sonnés par le choc.

D'un geste calme et précis, Ren Kurogami avance au milieu de cette armée de statues figées. Dès qu'il touche un agent, il l'ancre directement au mur ou au plafond. En moins de trente secondes, la horde de la Commission se retrouve métamorphosée en une galerie d'art macabre : vingt soldats d'élite en armure, totalement immobilisés, incapables de faire le moindre mouvement, les pieds ou les armes scellés dans la structure même du sous-sol.

Grip (un sourire calme aux lèvres, n'ayant même pas eu besoin de forcer sur ses muscles) : « Voilà. Ils ne bougeront plus d'un millimètre. Midoriya, Bakugo... Allez chercher le Directeur. »

Le passage est d'une netteté absolue. Izuku et Bakugo s'élancent à travers ce couloir de soldats pétrifiés, impressionnés par l'efficacité chirurgicale de l'Alter d'Ancrage.

Derrière eux, Grip croise les bras, montant une garde parfaite devant l'infirmerie où se trouvent les blessés. Plus aucun agent ne passera. Les élèves franchissent enfin les portes d'accès vers la surface, prêts à faire éclater la vérité à la face du monde.

Le silence qui s'installe dans le tunnel après le départ des élèves est lourd, presque sacré. Ren Kurogami reste seul au milieu des quelques agents qu'il a déjà figés dans le béton. Mais l'écho de bottes lourdes et le sifflement de dizaines de viseurs laser rouges qui s'allument à l'autre bout du complexe ne trompent pas : ce n'était que l'avant-garde.

La Commission a envoyé l'intégralité de ses réserves souterraines. Une véritable armée en armure lourde de combat, boucliers balistiques levés, fusils à pompe d'assaut et lances-grenades au poing, se déploie en une ligne continue et impénétrable. Aux yeux de l'État corrompu, Grip est un criminel de classe internationale à abattre à vue.

Grip regarde cette marée noire avancer vers lui. Il repense à tout son parcours. Aux missions clandestines dans l'ombre, aux combats acharnés face à des vilains, et surtout, à ces derniers mois passés avec Denki et Kyoka. De sa rencontre avec Denki à la centrale électrique en passant par le sauvetage de sa défunte sœur Hotaru au côté des deux élèves de Yuei, il est sincèrement heureux de les avoir rencontrés.

Maintenant, ils sont en sécurité à la surface. Pour lui, le contrat est rempli.

Ses muscles crient de fatigue, son corps entier est saturé d'adrénaline, et il sait, avec la lucidité froide des grands soldats, que son Alter d'Ancrage ne suffira pas à stopper une armée entière éternellement. C'est son dernier baroud d'honneur. Sa dernière ligne droite.

Il ne tremble pas. Il lâche un léger soupir, laisse tomber ses bras le long de son corps, et plante ses pieds une toute dernière fois dans le sol de Yuei, s'ancrant non pas pour fuir, mais pour faire face. Un sourire calme, presque détaché, s'affiche sur son visage face aux dizaines de canons braqués sur son torse.

D'une voix basse, profonde, qui couvre le bruit des verrous d'armes qu'on enclenche, il lâche sa toute dernière provocation :

Grip : « Ramenez-vous. »

Dans un rugissement de fureur, l'armée de la Commission charge. Ren Kurogami s'élance à leur rencontre, prêt à graver son nom une ultime fois dans le béton de l'histoire.





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