My Hero Academia Lightning Sound

Chapitre 28 : La Foudre Humaine

1432 mots, Catégorie: M

Dernière mise à jour 19/07/2026 08:16

CRACK-BOOM !

Avant même qu'Izuku ou Bakugo ne puissent faire un pas vers le tunnel d'évacuation, une traînée de foudre jaune et aveuglante les frôle, dégageant une chaleur thermique suffocante.

Denki ne marche pas, il ne court pas : il est devenu l'électricité elle-même. Propulsé par un arc électrique incontrôlé qui détruit le carrelage sous ses pieds, il s'engouffre dans le conduit sombre à la poursuite de la horde d'agents.

Bakugo (écarquillant les yeux) : « Le blondinet ?! Attends, abruti ! »

Izuku : « Non, Bakugo ! Il ne réfléchit pas, son cerveau est en surcharge réflexe ! On doit le suivre ! »

À trois cents mètres de là, dans les catacombes de béton sous Yuei, la horde d'agents de la Commission presse le pas, traînant Kyoka Jiro toujours entravée. L'agent en chef sourit sous son masque, pensant avoir réussi le coup parfait.

Soudain, une vibration stridente fait grincer les structures métalliques du tunnel. L'air se charge d'électricité statique, faisant se dresser les poils sur les bras des soldats.

Un Agent : « C'est quoi ce bruit ? On dirait un... »

Il n'a pas le temps de finir sa phrase. Au fond du couloir obscur, un éclair démentiel zigzaguant entre les murs déboule à une vitesse supersonique.

Denki apparaît au milieu de la horde. Son visage est fermé, ses dents serrées, des larmes de pure tension électrique coulant sur ses joues. Il ne dit pas un mot. Il n'a pas de stratégie. Il a juste une cible : les hommes en noir qui tiennent Kyoka.

D'un geste purement instinctif, Kaminari attrape les boucliers tactiques des deux agents de tête. Le métal conduit instantanément sa fureur.

Denki (l'électricité crépitant dans sa voix comme un vrombissement de transformateur) : « LÂCHEZ... LA ! »

L'Agent en chef (paniqué) : « Tirez-lui dess.. ! »

BOOOOOOOOM !!!

Une décharge de 1 300 000 Volts s'abat dans le tunnel confiné. L'arc électrique se ramifie instantanément à travers les armures métalliques, les fusils d'assaut et les casques de la horde. Les boucliers de la Commission explosent sous la chaleur, et les vingt agents sont projetés contre les parois du tunnel, secoués par des spasmes violents avant de s'effondrer tous ensemble, inconscients et fumants.

Les menottes inhibitrices de Kyoka, surchargées par la tension, fondent et se brisent sous l'impact. Elle est projetée au sol, libre, mais sonnée.

Le silence revient dans le tunnel, uniquement troublé par les étincelles qui crépitent encore sur les murs de béton noirci.

Denki est debout au milieu des corps inertes de la Commission. La foudre qui l'entourait commence à s'estomper, révélant son corps tremblant d'épuisement, ses yeux perdant lentement leur lueur blanche pour redevenir normaux. Son cerveau, poussé bien au-delà de ses limites, menace de basculer à nouveau dans son mode "idiot" habituel.

Mais avant de fléchir, il pose son regard sur Kyoka, à terre.

Kyoka, arrachant son masque isolant, lève les yeux vers lui, les larmes coulant sur ses joues malgré la douleur à ses oreilles.

Kyoka (la voix tremblante) : « Denki... Tu... tu es réveillé... »

Denki esquisse un sourire faible, un pouce levé chancelant, juste avant que ses genoux ne lâchent. Mais il ne touche pas le sol : Izuku Midoriya, arrivé à la vitesse de l'éclair aux côtés de Bakugo, le rattrape de justesse dans ses bras.

Izuku (le regard fier et soulagé) : « Bien joué, Kaminari. Tu l'as sauvée. »

Bakugo (un sourire féroce aux lèvres, fixant le tas d'agents d'élite KO) : « Ce crétin a enfin servi à quelque chose. Maintenant, la Commission n'a plus aucune carte en main. C'est à notre tour de frapper. »

Le massacre manqué dans les sous-sols et la déroute totale de l'escouade "Black-Out" finissent de plonger la direction de la Commission dans une hystérie terminale. Le blocus secret a échoué, l'armée recule face à l'alliance des classes A et B, et le réveil foudroyant de Denki Kaminari signifie que les preuves vivantes de leurs crimes sont toujours aux mains de Yuei.

Pour le Directeur, acculé et coupable de haute trahison, il n'y a plus de retour en arrière possible. Il doit légitimer le massacre qu'il s'apprête à commettre auprès du grand public.

L'écran géant de Shibuya, qui diffusait jusqu'ici des images de propagande floues, se coupe à nouveau pour laisser place au visage du Directeur. Mais cette fois, l'homme a abandonné toute façade diplomatique. Ses yeux sont injectés de sang, ses cheveux ébouriffés, et sa voix tremble d'une rage paranoïaque pure à travers les téléviseurs de toute la nation.

Le Directeur de la Commission (hurlant au micro, le visage déformé par la folie) :

« Citoyens du Japon ! L'heure de la tolérance est révolue ! Les rapports qui nous parviennent de l'enceinte de Yuei sont formels : le virus de la rébellion a totalement corrompu la jeunesse de cette école ! Nos agents envoyés pour négocier ont été lâchement massacrés par les élèves des classes 1-A et 1-B à l'aide d'armes chimiques et d'attaques terroristes ! »

À l'écran, des images truquées et saturées de fumée montrent les explosions de Bakugo et la glace de Todoroki, présentées comme des actes d'agression contre l'État.

Le Directeur : « Ces enfants ne sont plus des apprentis héros. Ce sont des monstres, des radicaux entraînés à tuer, des traîtres à la patrie armés d'Alters de destruction massive ! En vertu du décret d'Urgence Absolue, la Commission déclare officiellement la classe 1-A et la classe 1-B comme "Menaces Terroristes de Rang S". L'ordre officiel est donné à nos forces d'élite et à l'artillerie lourde : ILS DOIVENT ÊTRE ÉLIMINÉS ! Aucun prisonnier ne sera fait ! Pour la survie du Japon, Yuei doit être purgée par le feu ! »

Le signal se coupe brusquement, laissant la population japonaise dans un état de stupeur et d'horreur indescriptible. Le gouvernement vient de commander publiquement l'exécution des élèves de Yuei.

À l'autre bout de la ville, devant son écran de contrôle, Endeavor voit la ligne rouge être franchie sous ses yeux. Ses flammes s'élèvent instantanément à une température si extrême que le sol en béton de son agence commence à fondre.

Endeavor (une voix de cataclysme, écrasant son bureau d'un coup de poing) : « Ils ont perdu la tête... Déclarer une exécution publique sur des gosses ?! Burnin ! Prépare les troupes ! Best Jeanist, Kamui, on y va ! On ne protège plus les rues... On marche sur le quartier général de la Commission. S'ils veulent une guerre, ils vont l'avoir. »

Le Héros Numéro Un bascule officiellement dans la rébellion ouverte pour protéger la vie des élèves.

Dans une camionnette banalisée roulant à toute allure vers les serveurs centraux de la télévision nationale, Hawks remet ses lunettes, ses ailes frémissant d'une tension mortelle, aux côtés du détective Tsukauchi.

Hawks (le regard noir, perdant son éternel sourire) : « Le Directeur vient de signer son arrêt de mort. Il est allé trop loin pour couvrir ses arrières. Tsukauchi, on balance les dossiers. Tout de suite. S'ils veulent détruire Yuei, on va détruire la Commission devant le monde entier avant que le premier obus ne retombe. »

Dans le tunnel noirci sous Yuei, Izuku Midoriya porte Denki Kaminari sur son épaule, tandis que Bakugo soutient Kyoka Jiro. Grâce aux haut-parleurs de sécurité de Nezu, ils ont entendu l'annonce publique du Directeur. Ils savent que tout le pays croit désormais qu'ils sont des monstres à abattre.

Kyoka serre les poings, le sang de ses oreilles coulant sur ses joues, mais ses yeux brillent d'un éclat farouche.

Kyoka (la voix blanche mais tranchante) : « Ils ont dit qu'on devait être éliminés... Ils ont dit qu'on était des monstres. »

Katsuki Bakugo lâche un rire purement sadique, ses paumes crépitant d'une puissance nucléaire.

Bakugo : « Qu'ils viennent. Ils voulaient voir des monstres ? On va leur montrer ce que c'est que de pousser des héros à bout. »

Izuku Midoriya lève les yeux, le visage masqué par les éclairs vert foncé du One For All poussé à ses limites. La Commission vient de lever le dernier frein moral des élèves. Ce n'est plus un exercice, ce n'est plus de la légitime défense. Les quarante élèves de Yuei, soutenus par le numéro un et les professeurs, s'apprêtent à mener l'assaut final pour faire tomber un gouvernement corrompu.

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