MIRACULOUS : Les liens du néant

Chapitre 18 : Le Monde Blanc

887 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 29/10/2025 21:58

🐾 POV Adrien


Je ne tenais plus en place.

La bague à son doigt brillait par à-coups, comme un cœur affolé. Le yo-yo flottait au-dessus d’elle, vibrant d’une énergie incontrôlable.

Autour de moi, Félix et Kagami s’étaient rapprochés, leurs visages fermés. Alya, blême, se tenait au chevet de Marinette.


— Adrien… ça devient dangereux, dit Félix d’une voix basse.

— Je ne peux pas l’abandonner.


Je fis appel à Plagg.


— On doit essayer encore.


Le kwami fit une moue résignée.


— Minou… si tu franchis de nouveau cette barrière et qu’elle a décidé de te repousser… rien ne dit que tu la retrouveras ni que tu en reviendras.

— Il est hors de question que je la laisse.


Je posai ma main sur la bague qui liait nos doigts. Une décharge électrique se déversa sur ma main, me faisant la lâcher. 


— Adrien !


Je secouai ma main en faisant signe à tout le monde que ça allait. Je recommençai, des étincelles émergèrent.


— Plagg… il doit bien y avoir un moyen de forcer le passage ?


Je suppliais mon kwami qui se mit à réfléchir un instant.


— Un coup de jus de la Création…


Le petit être noir, s’approcha du yo-yo. Je compris et l’agrippai pour poser de nouveau ma main sur celle de ma Lady. la lueur rougeâtre fit raisonner nos alliances.

Une lumière blanche m’engloutit.



🐞 POV Marinette


Tout était blanc.

Les toits, les rues, même la Seine figée en une nappe laiteuse. Paris n’était plus qu’une coquille vide, effacée, engloutie.

Je cherchais une cachette, il me fallait réfléchir et vite. Le décor concordait à mes souvenirs, et la dernière fois… il s’en était fallu de peu.

Je serrai Tikki contre moi. Son aura réchauffait mes mains, mais ma gorge restait serrée.


— Tikki… c’est lui, n’est-ce pas ?


Elle baissa la tête, ses antennes tremblant.


— Oui. C’est ton plus grand traumatisme. Le Néant s’en nourrit.


Un bruit lourd résonna derrière moi, comme une fissure qui s’étendait.

Je n’eus pas le temps de répondre. La brume se déchira dans un souffle glacé.


“Un p’tit chat sur un toit… se languit de sa Lady…”


Je l’entendis chanter sa comptine… Il n’était plus très loin.

Il me fallait réagir. Il était grand temps que Ladybug revienne.



🐾 POV Adrien


Quand mes yeux se rouvrirent, je suffoquai.

Paris n’était plus que ruines blanches, englouties sous une mer immobile. L’air vibrait d’électricité blanche.

Un craquement fendit l’avenue. Des morceaux d’immeubles s’effritaient comme du sable.

Je courus pour m’éloigner. Plagg était silencieux à côté de moi, observant le décor, aussi abasourdi que moi.


— Minou, je sais pas ce qu’a traversé Ladybug, mais là… ça me paraît effroyable et étrangement familier…

— Marinette !


Ma voix résonna étrangement, étouffée. Rien à part le souffle du vent. Je continuai à explorer les décombres de la ville. Cela commençait vraiment à m’inquiéter…

Une explosion.

Je levai la tête et vis une ombre rouge et noire tomber sur moi, me plaquant au sol. Son poids familier me cloua, son souffle haletant frôlant mon visage.

Je levai les yeux.


— … Ladybug ?


Ses cheveux flottaient autour d’elle comme sous l’eau. Ses yeux brillants de larmes se plantèrent dans les miens.


— Chaton… tu n’aurais pas dû revenir.


Je posai une main tremblante sur son bras.


— Et toi, tu n’aurais pas dû rester seule.


Une explosion retentit à quelques rues. Des débris invisibles volèrent autour de nous.

Elle m’aida à me relever, ses doigts crispés dans les miens.


— Il arrive… souffla-t-elle.


“Un p’tit chat sur un toit… se languit de sa Lady…”


C’était …ma…comptine?! Je me mis à regarder dans tous les sens pour comprendre.

Les yeux de Ladybug s’écarquillèrent à l’entente de cette ritournelle, je sentis ses frissons de frayeur transpirer à travers elle. Elle se mit à regarder les alentours cherchant quoi faire. Je voulus lui prendre le bras mais…

Un sifflement fendit le silence. Un disque de lumière blanche vint s’écraser près de nous.

Au bout de l’avenue, une silhouette s’avança.


Chat Blanc.


Son costume d’un blanc éclatant reflétait la lumière aveuglante du Néant. Ses cheveux, pâles comme la neige, semblaient irradier d’une aura glaciale. Ses yeux turquoise, presque luminescents, brillaient d’une intensité inhumaine.

Dans sa main, une sphère d’énergie blanche crépitait, vibrante, comme un soleil miniature prêt à exploser.

Chaque pas qu’il faisait résonnait comme un glas. Derrière lui, la Seine s’effaçait dans un éclat blanc, avalée par le vide.

Son sourire se tordit, fou et douloureux à la fois.


— Ladybug… souffla-t-il, sa voix basse résonnant d’un écho inquiétant.


Ses yeux se rétrécirent.


— Cette fois, tu ne m’échapperas pas.



📖 POV global


Adrien et Marinette se tenaient enfin côte à côte, tremblants mais unis.

Face à eux, Chat Blanc avançait, irradiant une aura destructrice : l’incarnation de la peur la plus intime de Ladybug.

Laisser un commentaire ?