Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 50

1686 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 16/07/2026 08:48

Étant donné que la base d’opérations de Sulawesi avait été détruite par l’irruption volcanique, Stratner dut se résoudre à trouver un nouveau refuge. Il le trouva sur l’île voisine de Kalimanian, et plus précisément au port de Samarinda. Indiana était assis face à lui dans sa cabine.

- Je sais ce que vous pensez de moi docteur Jones, mais je veux vous dire que nous avons bien plus de points en commun que vous ne le croyez.

- Gardez votre salive, vous êtes déjà bien assez méprisable.

- Allons ! Regardez plutôt la réalité des choses : vous êtes passionné, déterminé, tenace…autant de qualités qui font de vous un être plus que respectable, et donc par la même occasion mon meilleur concurrent.

- Trop d’honneur. Sauf que par rapport à vous, je n’ai jamais volé ce que d’autres ont mis des années à trouver.

- Vous pensez me connaître ? Si vous connaissiez mes motivations vous comprendriez mes actions.

- Vous étiez le souffre-douleur de service quand vous étiez au collège c’est ça ?

- J’ai été humilié par votre père alors que ma réputation était au plus haut.

- Il faut croire que non alors.

- Savez-vous pourquoi j’ai accepté de prendre Kurt sous mon aile ?

- Vous aviez besoin d’un larbin, à moins qu’il ne s’agisse d’un bouclier humain.

- Pas du tout. Kurt est quelqu’un qui me ressemble, qui me comprend et que je comprends. C’est un très bon soldat en plus d’un homme de valeur.

- Si il est si bien avec vous pourquoi ne voulez-vous pas qu’il vous assiste dans vos recherches ?

- Il n’est pas encore prêt à m’aider de près.

- Dites plutôt que vous avez peur de lui.

- On ne change pas un homme en quelques semaines, il faut du temps.

- Et le temps est plutôt contre vous en ce moment.

- Kurt va nous rejoindre dans quelques heures, je lui laisserai le soin de s’occuper de vous.

On frappa à la porte.

- Herein.

Deux soldats entrèrent, tenant Sophia par le bras.

- Ah, vous tombez bien ma chère.

Stratner alla chuchoter à l’oreille d leçon des soldats :

- Bring den Vater. Danke.

Les soldats se retirèrent. Dès que Sophia vit Indy elle se précipita dans ses bras.

- Tu m’a manqué !

- Toi aussi, tu n’a rien ?

- Non, ça va aller.

- Quel beau moment d’émotion, dit Stratner. Soyez heureux Jones, je ne l’ai pas tuée. Je ne suis pas aussi monstrueux que vous vous plaisez à le croire.

- Et mon père ?

- Chaque chose en son temps, je suis un homme de principes et de patience.

- Pas moi. Autant nous dire tout de suite ce que vous nous réservez.

- La mort bien entendu. Vous n’avez fait que contrecarrer mes plans depuis le début.

- Et j’en suis fier.

- Votre mort sera la plus lente possible, mais j’avoue que pour le moment, j’hésite encore à garder votre charmante amie à mes côtés, elle pourrait m’être d’une compagnie plus qu’agréable.

Sophia se jeta sur lui pour le frapper, il la repoussa par terre et brandit son arme.

- Pas de ça chérie, reste sage. Est-il donc impossible de discuter en paix ?

- Nous sommes en guerre.

- Le Führer s’est enfermé à Berlin, ses jours se réduisent de plus en plus tandis que les miens ne font que s’agrandir. Chaque fois qu’il perd un peu plus de son pouvoir, le mien s’accroît.

- Vous misez tous vos espoirs sur la lance, Hitler aussi y a cru, mais il vous a abandonné.

- Hitler n’était qu’un pion, avec la lance je l’écraserais comme un insecte.

- La légende de la lance du destin n’est rien d’autre qu’une légende, et elle le restera.

Cet objet n’a aucun pouvoir.

- Vous ne me ferez pas douter docteur Jones, pas quant on sait que la légende du Grâal est vraie.

- Même si tout est vrai, vous ne pourrez pas activer le pouvoir de la lance pour vous, elle n’a aucun maître.

- Si, un seul. L’homme qui l’a déjà activée dans le passé.

- Longinus ? Mais il est mort.

- Oui, mais il a fondé un sanctuaire où il a fini ses jours. Si la lance va au sanctuaire, son pouvoir pourra se répandre sur l’univers tout entier en étant intégralement contrôlé par son nouveau maître, et c pour l’éternité.

- Vous croyez vraiment à cela ?

- Nous avons déjà une piste. D’après nos recherches, et nos sources, ce sanctuaire se situerait en Nouvelle-Zélande. C’est là-bas que je comptais me rendre, si vous ne m’aviez pas retardé.

- Et quelle est votre source ?

- Quelqu’un de fiable, d’infaillible. Le voici d’ailleurs.

Indy se retourna et vit l’un des deux soldats de tout à l’heure, il tenait un vieil homme d’environ soixante-dix ans vêtu en bon anglais avec des lunettes rondes et un chapeau surélevé donnant un air excentrique. Entre Indy et cet homme, un éclair d ejoie se propagea en chacun. Ils rirent tous les deux et coururent s’étreindre.

- Junior !!

- Père !!

Stratner eut un rictus et se servit un verre de whisky.

- Vous n’avez rien ?

- Non, et toi tu n’a rien ?

- Non, oh père !

- Alors Jones, vous voyez que vous n’avez rien à craindre de moi, j’aurais pû tuer votre père depuis longtemps, mais j’ai préféré le faire vivre. Je suis un archéologue, pas un meurtrier.

- Vous l’avez laissé vivre parce que vous saviez que je ferais tout pour venir le chercher.

- Oui, mais pas seulement. Votre père s’est tenu très coopératif avec moi.

- Tout ce que j’ai dit ne te servira à rien Klaus, tu n’a pas la réflexion nécessaire pour te rendre compte dans quoi tu va te fourrer.

- Du moment que c’est la vérité.

- Qu’est ce qui te dit que ça l’est ?

- Parce que sinon, tu ne chercherais pas à me faire douter mon vieil ami.

On frappa à la porte, Stratner fit signe d’entrer, un soldat se montra.

- Herr Stratner, Herr Valonius est arrivé.

- Parfait, faites-le entrer.

Kurt entra avec sa démarche claudicante, la fatigue pouvait se lire facilement sur ce visage mutilé.

- Bonjour Kurt, as-tu fait bon voyage ?

- Jugez par vous-même, répondit-il en jetant le manuscrit sur le bureau.

- Excellent. J’ai moi aussi fait de bonnes trouvailles comme tu peux le voir. Les ossement de Qin Shi Huangdi, et nos deux amis que je te confie à présent.

- Merci Herr Stratner, je saurais m’en occuper.

- Quand tu en aura terminé avec eux rejoint moi à Wellington, j’aurais besoin de toi.

- Pourquoi Wellington ?

- Pour trouver le sanctuaire de Longinus, l’étape finale de notre aventure.

- Je suis entièrement à vos ordres.

- Vraiment ?

- En douteriez-vous ?

- Non…bien sûr que non.

Kurt se retourna vers le trio ennemi.

- Allez, en avant tout le monde.

Ils avancèrent vers l’extérieur. Sophia donna alors un coup de pied dans une table basse en verre. Le bruit détourna l’attention de tout le monde, Indy en profita pour frapper Valonius à la tempe tandis qu’Henry prenait le manuscrit et le coffret aux ossements.

Ils se ruèrent ensuite tous dans les coursives, de soldats arrivèrent rapidement, leur bloquant le passage.

- Demi-tour ! Ordonna Indy.

Mais ce fut la même situation derrière.

Indy ne fit pas attention et fonça dans le tas, faisant tomber les quatre soldats.

- Où se trouve la sortie sur ce maudit rafiot ? Demanda Indy.

D’autres hommes surgirent à un croisement, Sophia fut retenue par surprise, Indy lança son fouet pour les faire lâcher prise.

- Junior attention !

Il y eut alors une détonation, Sophia fut atteinte au bras droit, Un soldat avait tiré derrière Indy, espérant l‘atteindre lui.

Indy se retourna et lui tira une balle de revolver en pleine poitrine. Quant il se retourna, Sophia disparaissait au loin avec les soldats.

- Sophia !

- Allez vous en pendant que vous le pouvez !

- Je ne t’abandonnerai pas !

- Fuis Indy, c’est votre seule chance.

- Allez viens fils !

Ils coururent se réfugier dans la cabine la plus proche, en réalité la salle des machines.

- Et maintenant ? Demanda Henry.

- On fait à ma manière.

Indy brandit son revolver et tira trois balles dans la machine la plus proche. Une colonne de fumée grise et stridente s’échappa.

- Maintenant partons en vitesse avant que cet engin n’explose !

Ils allèrent à l’autre bout de la salle et montèrent un escalier qui les amena au pont tribord. L’alarme se déclencha. Indy détacha un canot de sauvetage tandis que tous les soldats descendaient dans les niveaux inférieurs. Après quoi il monta à bord avec son père pour fuir vers le large.

L’arrière du navire explosa alors, le croiseur manqua de peu de se briser en deux sous le choc. Les cheminées à vapeur crachèrent des flammes.

- Tu y a été un peu fort fils.

- Pas plus que d’habitude.

- Et Sophia ?

- Elle s’en est tirée, avec Stratner et Kurt.

- Comment peux tu en être sur ?

- Parce que j‘en suis sûr.

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