Indiana Jones et la lance du destin

Chapitre 2

1809 mots, Catégorie: G

Dernière mise à jour 29/05/2026 09:05

La voiture traversa quelques rues avant de s’immobiliser en face d’un café.

- Descendez ! Ordonna l’allemand toujours armé.

Indy et Kurt obéirent. L’allemand sortit à son tour.

- Entrez maintenant.

Ils pénétrèrent dans le café, il n’y avait personne à part le barman qui était occupé à nettoyer ses verres au chiffon. Cependant en avançant, Indy vit un homme assis à une table en train de boire tranquillement un verre d’alcool. Il était âgé, ses cheveux gris le prouvait. Il avait également une moustache impeccablement coiffée, un chapeau melon gris en parfaite harmonie avec sa veste sur laquelle était ancré un pin’s avec un symbole de croix gammée. Cet homme était un nazi.

- Bien le bonjour docteur Jones, lanca l’homme d’un ton joyeux. J’ose espérer que vous et votre ami avez fait bon voyage.

- Jusqu’à ce que vos gorilles viennent me chercher, oui.

- Allons je vous en prie, asseyez-vous.

Ils obéirent mais restèrent méfiants.

- Ne faites pas ces têtes ! Nous sommes juste là pour discuter ! Je m’appelle Klaus Stratner, chef d’une unité archéologique de premier ordre.

- Et membre du parti nazi, rappela doucement Indy.

- Oh docteur Jones ! Ce n’est qu’un détail. Nous savons tous les deux que les jours du Führer sont comptés.

- Vous dites du mal de votre patron ?

- Les nazis me donnent le financement intégral de mes fouilles, en échange de quoi je leur fournis un certain pourcentage de mes trouvailles…des babioles sans intérêt.

- Et que cherchez vous ici ?

- L’idole des Mayatena.

Kurt fut plus rapidement surpris qu’Indy.

- Oui professeur Jones, je sais que vous êtes aussi à sa recherche, c’est pourquoi je vous ai fait venir, pour vous proposer une alliance.

- Moi aider les nazis ? Jamais.

- Même si je vous garantis le financement intégral de vos recherches archéologiques ? Vous vivriez bien mieux qu’avec votre minable boulot de professeur !

- Il est peut-être minable mais au moins il est honnête.

- Dois-je comprendre là un refus ?

- Allez au diable !

- Bien. Mais si j’étais vous, je serais inquiet pour Marcus Brody, et votre père.

- Si vous vous en prenez à eux je vous jure que…

- Alors coopérez Jones.

Indy resta pensif quelques instants.

- D’accord…

Il porta la main vers son revolver.

- …mais pas avant de vous voir mort.

Il brandit son arme, mais Stratner avait déjà brandit la sienne : un automatique allemand, bien plus vif et meurtrier que son revolver.

- Rangez cela Jones, soyons civilisés, je ne voudrais pas m’embarrasser de deux cadavres.

Indy rangea son arme en observant les deux soldats qui l’entourait à présent.

- Votre réputation ne m’a pas échappé, je connais tout de vous. Vous avez triomphé des nazis pour l’Arche d’Alliance, l’Atlantide et le Grâal, mais cette fois, nous gagnerons.

- N’en soyez pas si sûr.

- Je vous conseille de vite rentrer chez vous docteur Jones, si je vous revois vous ou votre ami, je n’hésiterais pas à vous tuer.

- Vous n’êtes pas un archéologue, vous êtes un pilleur de tombes !

- Vous savez professeur Jones, vous avez entièrement raison, mais Hitler considère cela comme de l’archéologie, alors, faisons comme si !

- J’espère que vous mourrez rapidement.

- Au revoir docteur Jones.


Indy et Kurt furent ramenés à la voiture. Le trajet dura quelques kilomètres avant qu’ils ne soient jetés violemment dans la rue en face de l’aéroport. La voiture disparut au loin, Indy qui était étalé sur le sol, releva lentement la tête et dit pour lui-même :

- Je hais les nazis.

Il se releva ensuite, douloureusement.

- Au moins ce voyage aura été court, dit Kurt.

- Viens, dit Indy en partant dans la rue.

- Où allez-vous ?

- Trouver un hôtel.

- Vous êtes fou ! Ils vont nous tuer si ils nous revoient n’avez vous pas entendu ? Nous devons partir d’ici pendant que nous le pouvons encore !

- Je n’ai pas fait tout ce chemin pour rien.

- Ce type est dangereux Indy.

- Moi aussi, répondit t’il furieux.

- Il y a d’autres idoles vous savez.

Indy se retourna brusquement vers Kurt.

- Je préfère savoir cette idole en sécurité derrière une vitrine du musée de Marcus plutôt que dans les mains d’Hitler !

- Pas faux.


Ils arrivèrent à l’hôtel le plus proche, aucun allemand n’était en vue.

- C’est bon, allons-y.

Ils entrèrent, Indy alla au comptoir de réception où se tenait une très jolie péruvienne d’une vingtaine d’années. Elle demanda dans sa langue :

- Vous désirez messieurs ?

- Une chambre.

- Professeur…

- Bon, deux.

Elle donna deux clés.

- Bon séjour parmi nous.

- Je n’en doute pas, répondit Indy en la fixant de son regard charmeur qui la fit sourire.

- Vous avez des bagages ?

- Euh…non mais…si vous pouviez nous trouver quelque chose à mettre…ce serait gentil.

- Je vais voir ce que je peux faire.

- Merci beaucoup.

Ils s’éloignèrent et montèrent l’escalier menant aux chambres, Indy entra dans la sienne : petite, confortable, agréable.

- Bien, je vais prendre un bain, dit-il à Kurt. Fais-en autant. On se rejoint en bas à sept heures pour le dîner.

- D’accord.


Indy alla dans la salle de bain pour se jeter de l’eau sur le visage, il se regarda ensuite dans le miroir.

- J’aurais dû faire médecin.


Indy descendit dans la salle à manger, une grande salle luxueuse et bien mise en valeur. Il portait le smoking que la réceptionniste lui avait déniché, ou plutôt, « emprunté » à un autre client. Au moins c’était à sa taille. Kurt avait gardé sa chemise blanche et son pantalon noir. Ils s’asseyèrent tous les deux à une table dans le coin gauche de la salle et, en attendant l’arrivée du repas, discutèrent de la situation.

- Donc si je comprends bien, nous devons nous emparer de l’idole avant Stratner, et si possible sans qu’il nous voit.

- Exactement.

- Pourquoi faut il toujours qu’il y ai de la concurrence ?

- C’est le métier ça petit !

- Pourquoi les nazis voudrait cette idole ? Elle n’a rien de particulier, si ce n’est sa valeur.

- Il faut croire que si, sinon ils n’auraient pas fait tout ce chemin jusqu’ici. Ils savent quelque chose que nous ignorons, et ce n’est pas sans m’inquiéter.

 - Pourquoi ?

- Les Mayatena étaient considérés comme de puissants sorciers, si l’idole contient un pouvoir particulier, le monde court un grand danger.

- Et comme ça les nazis gagneraient la guerre.

- Ca il n’en est pas question !

- Heureusement qu’Indiana Jones est de retour au Pérou !


Après une nuit relativement tranquille, les deux aventuriers retournèrent en ville pour trouver un guide qui les mènerait jusqu’au temple de Pachacùtec. 

Indy restait méfiant, lors de sa dernière escapade au Pérou, son guide, Satipo, l’avait trahi, il devait donc être prudent cette fois ci.

En marchant dans les rues, ils tombèrent sur un jeune mendiant d’une douzaine d’années vêtu pauvrement.

- Quelques pièces mes bons messieurs ?

- Tu es bien jeune pour être à la rue.

- Que puis-je y faire ? C’est la vie qui m’a rendu ainsi.

- Tu connais des gens qui peuvent nous guider dans la jungle ?

- Moi je connais bien le pays.

- Tu serais prêt à nous aider ?

- Ca dépend de ce que vous m’offrez en échange.

Indy donna une liasse de billets.

- Ca t’ira ?

Le jeune homme resta bouche bée.

- Vous faites une bonne affaire señor, revenez me voir dans une heure et vous aurez tout ce que vous cherchez.

- J’ai besoin de matériel archéologique et de porteurs.

- Tout ce que vous voudrez.

- Merci.


Ils revinrent l’heure suivante, le jeune mendiant les mena dans une habitation située dans un quartier pauvre, là, ils virent trois garçons d’une vingtaine d’années.

- Voici Paco, Nablo et Chico, ils vous aideront.

- Messieurs, fit Indy en inclinant son chapeau.

- Où voulez-vous aller señor ?

- A l’Est, près de la zone Inca.

- Il n’y a rien là-bas que personne ne connaisse déjà.

- Contente-toi de me mener là où je te le demanderai.

- C’est vous qui payez señor !

- Nous devrons voyager à pied.

- A pied ? S’exclama le jeune homme.

- Oui, pourquoi ?

- C’est juste que…vu tout l’argent que vous avez, je pensais que vous auriez une voiture.

- Une voiture ne serait d’aucune utilité dans la jungle.

- C’est vrai. Combien de temps devrons nous marcher ?

- Environ trois jours.

- Cela vous coûtera un petit extra.

- Contente toi de ce que je t’ai donné.

- Senior ! J’ai une famille à nourrir !

- Arrête, ça ne marche pas avec moi.


Ils entrèrent ensuite dans un entrepôt à l’extrémité du quartier. Il contenait plein d’objets divers, et une grosse caisse avec des tas d’outils : pelles, pioches, cordes etc…

- Ca vous convient señor ?

- Oui, ça ira.

- Quand voulez-vous partir ?

- Le plus tôt possible, disons… demain.

- D’accord señor.

La foule à l’extérieur se mit à chahuter, Indy sortit pour voir la cause de tout cela.

Trois voitures noires passèrent en klaxonnant, Indy aperçut à travers la vitre du véhicule de tête, le visage de Stratner. Kurt le rejoignit.

- Que se passe t’il ?

- Stratner. Ce type est encore plus pressé que moi.

Il revint dans l’entrepôt.

- Nous devons partir maintenant.

- Maintenant ? Mais señor…

- Plus vite nous serons là-bas mieux ce sera.

Les Péruviens discutèrent entre eux, le mendiant dit finalement :

- D’accord señor, si vous insistez.


Les porteurs se chargèrent de la caisse, Indy sortit de l’entrepôt et fixa son chapeau en maugréant :

- Je déteste me faire doubler.

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