La prophétie des deux coeurs atlantes

Chapitre 8 : L'éveil du dragon d'émeraude

3324 mots, Catégorie: T

Dernière mise à jour 18/05/2026 04:08

CHAPITRE 8 


L’éveil du dragon d’émeraude


Dumbledore range prestement un petit coffret métallique dans un tiroir de son bureau, le scellant d’un mouvement fluide de sa baguette. Il s’empare ensuite d’un document confidentiel de cinq pages. Il n’a le temps d’en lire que les premières lignes lorsque trois petits coups secs font vibrer le bois de la porte. D’un geste précis, il glisse les parchemins à l’abri des regards curieux et relève la tête.


— Entrez, répond le directeur d’une voix calme.


La porte pivote lentement sur ses gonds, semblant s’ouvrir d’elle-même. Eliza, dissimulée derrière ses sortilèges, franchit le seuil avant d’annuler un à un ses voiles magiques. Elle apparait soudainement au milieu de la pièce, essoufflée, les joues encore rougies par l’émotion de sa rencontre.


— Professeur, c’est moi, annonce-t-elle, sa voix trahissant une urgence manifeste.


Voyant l’air grave et l’intensité qui émane de la jeune sorcière, Dumbledore lui accorde toute son attention.


— Asseyez-vous, Eliza, l’invite-t-il avec une bienveillance teintée d’inquiétude.


Elle prend place sur la chaise en face de lui, les mains crispées sur ses genoux.


— Monsieur, j’ai retrouvé l’autre élu atlante, commence Eliza sans détour. Mais il ne va pas très bien. Il est en danger. Les élèves le harcèlent et sa famille, qui est partisane du camp obscur, le menace.


À ces mots, une étincelle de lumière traverse le regard de Dumbledore. Il se penche vers elle, ses mains jointes sur le bureau.


— Drago Malefoy, murmure le directeur.


Eliza confirme en hochant lentement la tête, soulagée de voir que Dumbledore avait déjà pressenti cette union. Le visage de Dumbledore devient plus sérieux que jamais. Il fixe Eliza avec une attention totale.


— Je vous écoute, Mademoiselle, reprend-il. Racontez-moi tout. Ne taisez aucun détail de ce qui se passe pour lui et de ce que vous avez découvert ensemble.


L’élue atlante prend une profonde inspiration et relate les événements, depuis sa première rencontre avec Drago dans le Poudlard Express jusqu’à la révélation de la prophétie par les pendentifs. Dumbledore reste silencieux de longues secondes, le regard fixé sur un point invisible. L’étincelle dans ses yeux brille de détermination mêlée d’une profonde tristesse.


— Je savais que ce moment viendrait, avoue-t-il enfin. Mais je craignais que la haine accumulée entre vos maisons ne rende cette union impossible. Vous avez accompli ce que peu de sorciers auraient pu faire. Vous avez vu l’homme derrière le masque.


— C’est bien plus qu’un masque, Monsieur, répond Eliza d’une voix tremblante. C’était une armure de survie. En explorant son esprit, j’ai vu une douleur que personne ne devrait endurer. Ses parents…


— Je sais, l’interrompt doucement le directeur. Je ne suis malheureusement que trop au courant des traitements que Lucius et Narcissa Malefoy ont infligés à Drago. Sans oublier Voldemort, qui le force à me tuer.


— Quoi? s’exclame l’adolescente horrifiée.


Dumbledore raconte que Voldemort et quelques-uns de ses plus fidèles mangemorts ont débarqué au Manoir Malefoy pour en faire leur repaire, en juillet. Le Seigneur des Ténèbres, furieux que Lucius ait échoué à lui ramener la prophétie parlant de son lien avec Harry, a d’abord voulu tuer Drago et Narcissa. Puis il a changé d’avis en imposant à Drago la mission de tuer le directeur.


— Mais au-delà de forcer Drago à devenir un assassin, ce pauvre garçon doit vivre constamment dans la peur d’être tué, conclut Dumbledore avec tristesse. Voldemort n’ayant pas réussi à m’éliminer lui-même, il sait parfaitement qu’un adolescent de seize ans ne pourra faire mieux.


Eliza pense à son petit ami et une peur insoutenable la tenaille.


— Qui vous a informé de tout cela, pour Drago? demande-t-elle d’une voix tremblante.


— Severus Rogue et l’elfe Dobby m’ont tout rapporté, répond Dumbledore calmement. 


L’élue atlante se redresse brusquement, une lueur de méfiance dans les yeux.


— Le professeur Rogue? répète-t-elle. Mais alors, s’il sait pour les parents de Drago et Voldemort, sait-il pour nous?


Dumbledore lève une main rassurante pour calmer l’agitation de la jeune fille.


— Ne craignez rien. Severus Rogue ignore tout de la prophétie atlante et il n’en saura rien, affirme le directeur avec gravité. Personne dans ce château, hormis vous deux et la Dame Grise, n’est au courant de votre véritable nature. Il est impératif que cela reste ainsi pour la survie de notre monde.


L’adolescente laisse échapper un soupir de soulagement, mais son esprit reste tourné vers la Salle sur Demande.


La porte de la salle de bain coulisse silencieusement. Drago avance pieds nus sur le bois lisse de la chambre, la peau encore vibrante du froid de sa douche. Ses yeux se posent alors sur le cadran de bois flotté.


— Trente-deux degrés Celsius! murmure-t-il avec une étrange satisfaction. 


Dans n’importe quel autre contexte, cette chaleur aurait été étouffante. Mais ici, elle agit comme une compresse chaude sur son corps épuisé. Chaque pore de sa peau se détend sous l’étreinte de cet air tropical, chassant la raideur glaciale du manoir Malefoy et des cachots de Serpentard.


Vêtu de son seul bas de pyjama léger, il se dirige vers la fenêtre. Il passe une main dans ses cheveux humides, les ébouriffant sans soin. Pour la première fois, il n’a personne à impressionner. Il s’appuie contre le bord, contemplant la nature sauvage et majestueuse. Une certitude libératrice s’installe en lui : il ne remettra plus jamais les pieds au Manoir Malefoy. Il ne déambulera plus jamais dans les couloirs sombres du château de Poudlard. Ce n’est pas seulement son souhait de liberté. Sa vie vient de basculer vers un horizon que personne n’atteindra.


La nouvelle de son éviction de l’équipe de Quidditch, qui l’a dévasté quelques heures plus tôt, ne lui fait plus rien. La douleur de ne plus jamais voler et attraper un Vif d’or a été instantanément pansée par une réalité bien plus vaste. Il est le second élu atlante. Sa mission sacrée, ce destin immense qui l’attend aux côtés d’Eliza, rend les jeux d’écoliers et les querelles de sang totalement insignifiants.


Pourtant, malgré la splendeur du décor et la noblesse de sa tâche, le visage d’Eliza reste sa seule ancre. Elle lui manque déjà d’une manière presque douloureuse. Il se remémore le son mélodieux de sa voix, la chaleur de son étreinte et la douceur de ses lèvres. Il revoit également ses beaux yeux en amande, d’un noisette profond.


— Sois prudente, ma princesse, souffle-t-il.


L’inquiétude lui ronge les sangs. Il sait quel fardeau elle porte à chaque pas dans les couloirs du château. Se fondre parmi la foule en dissimulant sous ses vêtements son pendentif atlante est un exercice épuisant. 


Il se détourne enfin de la fenêtre en lâchant un long bâillement sonore, les épaules affaissées sous le poids d’une fatigue qui semble dater d’une autre vie. Il ne se sent pas seulement épuisé. Il est à bout de forces. Depuis la mi-juillet, le sommeil n’a été pour lui qu’un concept lointain. Il avait passé d’innombrables nuits blanches au Manoir, hanté par les cris déchirants des Moldus et des sorciers dits « sang-mêlé » que Voldemort et ses sbires torturaient à mort. Des hommes, des femmes et des enfants.


Une semaine seulement avant de revenir à Poudlard, l’horreur avait franchi un cap insoutenable. On avait forcé Drago à regarder le sort atroce d’une pauvre fillette de six ans. L’image de ce petit visage terrifié le saisit à nouveau avec la force d’un sortilège de « Sectumsempra ». Drago s’effondre presque sur le bord du lit, prit de tremblements incontrôlables. Des larmes brûlantes inondent son visage, tandis que de grands sanglots secouent son corps tout entier. Le souvenir du sang sur le marbre du Manoir est insupportable. 


— Si seulement j’avais pu la sauver, hoquète-t-il.


Puis, brusquement, la tristesse se mue en une froide détermination. Il essuie ses larmes d’un revers de main rageur. Il se jure qu’en accomplissant sa mission atlante, il vengera chaque victime innocente de la folie de ses parents et de leur maître. 


Il s’allonge finalement sur les draps de lin. Un cri de stupeur muet meurt aussitôt dans sa gorge. Il n’avait jamais connu un tel confort. Une sensation de légèreté absolue l’envahit, comme si le lit lui-même annulait le poids de son corps et celui de ses souvenirs atroces. Au Manoir Malefoy, le luxe était rigide et imposant. 


D’un geste lent, Drago porte la main à son pendentif. Le métal vibre contre sa paume, tiède et vivant. Il ferme les yeux et commande à l’artefact de lui offrir un sommeil profond, paisible et réparateur. Mais surtout, une protection maximale contre toute intrusion indésirable dans son esprit. 


Un sourire satisfait étire ses lèvres lorsqu’il voit l’énergie émeraude et scintillante jaillir du pendentif. La lueur verdoyante s’étend comme une brume, l’enveloppant dans un cocon de lumière apaisante. Se sentant enfin invulnérable, il roule doucement sur le côté, s’enfonçant dans l’oreiller frais. Bercé par la chaleur et le murmure de la mer, il s’endort presque instantanément.


***


Le silence du chalet s'efface pour laisser place au tumulte apaisant des vagues. Dans son sommeil, Drago ne sent plus le lin des draps, mais la caresse du vent marin. Il foule désormais le sable, contemplant l’horizon turquoise qui s’étire devant lui. À chaque pas, l’écume fraîche vient lécher ses pieds nus, lui arrachant un léger frisson. Il s'arrête un instant, observant l'eau cristalline mourir à ses pieds avant de se retirer dans un murmure de nacre.


Poussé par un instinct nouveau, Drago s'avance. Il laisse l'océan l'envelopper, savourant la résistance du courant contre ses jambes. Une fois immergé à mi-cuisse, il n’hésite plus. Dans un mouvement fluide, il plonge tête première, s'enfonçant dans la clarté azurée.


Lorsqu'il refait surface au bout de quelques secondes, ses cheveux plaqués et ses vêtements trempés, un sentiment de triomphe l'envahit. Il imagine déjà le visage cramoisi de Lucius et le regard horrifié de Narcissa devant un tel manque de dignité et de tenue. Ses parents seraient furieux de le voir ainsi, débraillé et sauvage, mais il s'en moque éperdument. Dans cette eau, il n’est plus l’héritier des Malefoy. Il est enfin lui-même.


Alors que Drago flotte sur le dos, les yeux mi-clos, bercé par le mouvement régulier de l'océan, une ombre immense balaie soudain la surface de l’eau et le sable. Le battement d'ailes qui suit, sourd et puissant, fait vibrer l'air jusque dans sa poitrine. Drago se redresse brusquement, l'eau lui arrivant à la taille, les yeux écarquillés par la stupeur. 


Un majestueux dragon émeraude, dont les écailles étincèlent comme des milliers de gemmes, descend du ciel dans un sifflement d'air pur. Sa silhouette est l'exacte réplique de celle gravée sur son pendentif, mais habitée d'une vitalité à couper le souffle. La créature se pose avec une grâce surnaturelle sur le sable mouillé, à quelques pas seulement du jeune sorcier.


Drago reste pétrifié, fasciné par la puissance qui émane de l'animal. Le dragon n'a rien de commun avec les bêtes féroces qu'il a pu croiser lors du Tournoi des Trois Sorciers. Ses yeux, d'un jaune profond et empreints d’une sagesse ancienne, sondent les tréfonds de son âme, balayant les derniers vestiges de sa peur.


Le dragon incline lentement sa tête massive vers lui. Tandis qu'un silence sacré tombe sur la plage, une voix surgie du fond des âges et des abysses résonne directement dans l'esprit de Drago.


— Je suis Aethelgard, tonne la créature. Je suis ton totem, ton protecteur et ton guide. Ne doute jamais de ta nature. Le sang de l'Atlantide coule en toi, pur et intact. Tes pouvoirs n'ont jamais disparu. Ils ont simplement été étouffés par l'éducation de tes parents. Ils ont agi par peur.


Drago secoue la tête et lâche un petit rire amer, presque saccadé. 


— Peur ? réplique-t-il, la voix étranglée par l'incrédulité. Mes parents ne m'ont jamais craint. Ils m'ont méprisé, dressé, puni... J'étais leur héritier, leur propriété. 


Le dragon fait un pas vers lui, sa présence écrasante mais étrangement rassurante.


— Ils craignaient ta force, Drago. Une force brute et ancienne qu'ils ne comprenaient pas, et qu'ils ne pouvaient pas soumettre avec leurs simples sortilèges de magie moderne. Souviens-toi... 


Une lueur émeraude pulse dans le regard d'Aethelgard, projetant des images dans l'esprit du jeune homme.


— Tu avais à peine deux ans, poursuit le totem. Ton premier acte magique n'a pas été de faire léviter un jouet. Tu as scellé la bibliothèque familiale du Manoir Malefoy. Une magie de verrouillage si archaïque et si puissante que même ton père n'a pu forcer la porte pendant trois jours. 


Le visage de Drago devient livide. Des souvenirs, longtemps refoulés, remontent à la surface avec la brutalité d’une lame. Il revoit l'expression de Lucius ce jour-là. Ce n'était pas de la fierté, mais une panique glaciale devant un fils qui lui échappait déjà. Il se rappelle le silence de plomb qui avait suivi, et de la sévérité impitoyable qui s’était abattue sur lui dès cet instant.


— Arrête! s’écrie Drago, portant ses mains à ses oreilles. Je t'en supplie, ne me rappelle pas ces détails. 


Le dragon émeraude incline sa tête massive. De ses naseaux s’échapper une brume argentée qui, en l’enveloppant, apaise instantanément le tumulte dans la poitrine de l’adolescent.


— Je comprends, murmure Aethelgard d’une patience millénaire. Ta guérison est le premier rempart de ta puissance. On ne bâtit pas de citadelle sur des fondations brisées par la peur. 


Le totem fait un pas de plus, ses griffes s'enfonçant dans le sable immaculé. Ses yeux se plantent dans ceux de Drago.


— Tu es épuisé, et ton âme réclame ce répit que l'on t'a trop longtemps refusé, poursuit le dragon. Dors chaque fois que ton corps l’exigera. C’est dans le silence du repos que je t'aiderai à panser tes plaies et à recouvrer tes pouvoirs atlantes. Mais avant de sombrer dans l'oubli, pose un geste conscient : invoque à ton pendentif l’intention de guérir. Laisse la magie de l'Atlantide refluer dans tes veines pour dissoudre l'ombre de tes parents.


Le dragon déploie ses ailes immenses, dont les écailles reflètent toutes les nuances de l'océan.


— Et souviens-toi, ajoute Aethelgard. Une fois éveillé, ne cherche plus la validation d’autrui. Suis ton intuition et prête attention aux signes comme aux synchronicités. Ce sont les balises que je placerai sur ton chemin pour te guider vers ton véritable destin.


Dans un puissant battement d'ailes qui soulève un tourbillon d'écume et de sable blanc, Aethelgard s'élève vers le ciel azuré. Drago le regarde devenir une simple étincelle verte, avant que l'image de la plage ne se mette à osciller.


Le fracas des vagues reflue, laissant place au bruissement léger du vent dans les feuilles de l’arbre géant. Drago ouvre lentement les yeux. Désorienté, une brève panique le saisit avant qu’il se redresse sur son lit. Le chalet baigne désormais dans la lumière dorée et feutrée de la fin de journée. Le silence n'est plus une menace, mais une caresse. Drago se souvient de l’endroit où il se trouve et soupire de soulagement, laissant ses épaules s'affaisser.


Il se lève et saisit au passage le haut du pyjama, accroché au dossier d'une chaise. Il l'enfile sans même le boutonner, l'esprit déjà ailleurs, et dévale l’escalier à réclame son dû, malgré le chaos de son âme.


En arrivant dans la cuisine, il s’arrête net. Son regard s’illumine devant la petite attention qui l’attend sur la table. Eliza est passée.

— Oh, Eliza... murmure-t-il, la voix légèrement brisée par l’émotion.


Il s'approche avec précaution, comme si ce geste délicat risquait de s'évaporer au moindre bruit. Elle a disposé un pichet de limonade givrée ainsi qu’une assiette composée de fruits frais, de fromage fin, de noix et de pain artisanal.


— Tu es incroyable, souffla-t-il avec un demi-sourire, le cœur battant de gratitude.


Il s'assoit, se verse un verre de limonade qu'il boit d'un trait, puis s'empare de la lettre.


« Mon dragon. Je suis passée pendant ton sommeil. Tu avais l'air si paisible que je n'ai pas osé te réveiller. Mange un peu, tu en as besoin. J’ai vu Dumbledore. Comme je te le disais, il sait tout. Il sait que tu es l'autre élu atlante, il sait ce que tes parents t'ont fait subir... Et il sait pour la mission que Voldemort t'a imposée. Il ne t'en veut pas, il veut te protéger. »


Drago s'arrête de mâcher, le regard fixé sur le nom du directeur. 


- Il sait... et il veut m'aider ? lâche-t-il dans un souffle, la gorge nouée. 


Une bouffée d'incrédulité l'envahit, suivie d'un immense soulagement. Toute sa vie, on lui avait appris que Dumbledore était son ennemi, alors qu'en réalité, c’est peut-être le seul adulte qui ne lui demande rien en échange de sa sécurité. Drago reprend sa lecture :


« Pour communiquer avec toi, Dumbledore utilisera ce miroir. C'est vital: ne quitte JAMAIS la Salle sur Demande! Harry possède une carte magique qui voit tout le monde dans le château, sauf ici.» 


Drago s’arrête et fronce les sourcils.


— Potter... grogna-t-il entre ses dents, une pointe de l'ancienne amertume refaisant surface. Même quand j'essaie de disparaître de la surface de la terre, il faut qu'il soit là à surveiller mes moindres faits et gestes avec ses jouets magiques. Toujours dans mes pattes, celui-là.


L’élu atlante chasse ses pensées, puis croque une noix.


« Pour que Voldemort cesse de te traquer, Dumbledore a un plan : nous allons faire croire que tu as été retrouvé mort près de Pré-au-Lard. Aux yeux du monde, Drago Malefoy n'existera plus. Mais tu seras libre, enfin. Je t'aime, plus que les mots ne peuvent l'écrire. Garde espoir ».


Drago pose délicatement la lettre sur la table. Il ferme les yeux et sourit. 


 — Je t'aime aussi, Eliza, murmure-t-il. Je t'aime au-delà de tout ce que j'ai pu imaginer. Merci de ne pas m'avoir abandonné dans l'obscurité.


Il reste là un long moment, alternant entre les saveurs retrouvées de son repas et la contemplation du fragment de miroir. La peur est toujours là, mais l’espoir et l'amour s’invitent enfin dans sa vie.


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