La prophétie des deux coeurs atlantes
Chapitre 7 : Le murmure des runes et des coeurs
3408 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 11/05/2026 06:34
CHAPITRE 7
Le murmure des runes et des coeurs
Un sanglot déchirant s’échappe de la poitrine de Drago. Il enfouit son visage dans ses mains, les épaules secouées par une agonie qu’il ne peut contenir. Le cœur meurtri de le voir sombrer dans une telle détresse, Eliza s’avance lentement sur le bois chaud de la terrasse.
Au moment même où son pendentif se met à vibrer avec une intensité électrique, Drago sursaute et tourne brusquement la tête. Ses yeux embrumés de larmes s’écarquillent de stupeur. Un éclair de pur bonheur traverse son regard, mais il parait immédiatement déstabilisé.
— Eliza? lâche Drago d’une voix brisée. Je ne pensais pas que tu viendrais maintenant. La journée de cours n’est pas finie. Tu vas t’attirer des ennuis.
La Gryffondor s’assoit à côté du Serpentard sur le rebord, laissant ses jambes pendre dans le vide. Elle pose une main rassurante sur son épaule et, au contact de ses doigts, Drago frissonne de tout son long. Ce simple geste de tendresse semble un choc pour lui, comme s’il avait oublié ce qu’était la chaleur humaine.
— Ne t’en fais pas pour ça, rassure Eliza avec un doux sourire. J’ai réussi à trouver une excuse pour que personne ne soupçonne rien. Pour moi, Drago, tu es bien plus important que tout ce qui se passe dans ce château en ce moment. Ce n’est pas dans ma nature de laisser seul quelqu’un qui a un besoin aussi criant d’aide.
Drago la fixe un long moment, ému par sa présence.
— Tu es vraiment différente des autres, souffle-t-il. Ta gentillesse et ta générosité. J’apprécie beaucoup cela chez toi. Vraiment.
Touchée par la sincérité du compliment, Eliza sent une vague de chaleur l’envahir.
— Merci. C’est gentil que tu me dises ça, répond-elle.
Il fait une courte pause, les yeux rivés sur l’horizon turquoise, avant d’enchaîner d’un ton plus curieux :
— J’ai beaucoup lu sur l’école d’Ilvermony. J’aime cette école pour son ouverture d’esprit et ses cours si différents de ceux de Poudlard. Est-ce qu’il y a une rivalité entre les maisons là-bas?
— Non. Il n’y a pas de haine entre les maisons, mais il y a des rivalités entre élèves, affirme Eliza avec douceur.
Elle s’interrompt un instant, avant de lui confier son secret.
— Si je suis ici aujourd’hui, c’est grâce à ma grand-mère. C’était pour me sortir du harcèlement scolaire orchestré par ma propre petite sœur.
Drago la regarde, profondément surpris et bouleversé.
— Ta sœur? Mais pourquoi te traite-t-elle comme ça?
Eliza soupire, le poids des souvenirs assombrissant son visage.
— Le climat chez moi est très difficile, explique-t-elle. Mes parents ont tenté de me forger à leur image, obsédés par l’idéologie du sang pur. Sans ma grand-mère, je ne serais sans doute jamais parvenue à rester moi-même face à leur pression.
Le Serpentard reste silencieux, assimilant l’idée que cette fille si lumineuse porte des cicatrices similaires aux siennes. Ce sentiment d’être traqué et maltraité par sa propre famille crée un pont immédiat entre leurs âmes.
— Toi aussi, murmure-t-il d’une voix tremblante. Je croyais être le seul à suffoquer à cause de cette prison familiale.
Un silence apaisant s’installe, troublé seulement par le bruit des vagues de la mer. Drago passe une main dans ses cheveux, son regard flottant entre Eliza et l’horizon radieux. La chaleur du soleil combinée à l’atmosphère de la plage semble soudain l’étouffer légèrement sous le poids de ses vêtements.
— Il fait chaud ici, note Drago avec un demi-sourire. Je n’ai jamais voyagé très loin du Manoir Malefoy.
D’un geste lent, il porte ses mains à son col. Il déboutonne les deux premiers boutons de sa chemise.
— Je n’ai jamais vu la mer en vrai, et encore moins passé de vacances au soleil, ajoute-t-il.
Il remonte ses manches jusqu’aux coudes. Eliza baisse les yeux sur ses bras. Un immense poids s’envole. La peau du bras gauche de Drago apparait parfaitement pure. Aucune trace de la Marque des Ténèbres. Harry et les autres se trompent.
— C’est magnifique, pourtant, répond Eliza joyeusement. Je suis allée une fois à Naples, en Floride, et une autre fois à Cancún, au Mexique. La mer est si chaude qu’on a l’impression d’entrer dans un bain de lumière. C’est exactement ce qu’on ressent ici.
Drago l’écoute, fasciné, un léger sourire venant adoucir ses traits fatigués.
— Le Mexique, répète-t-il avec un brin de taquinerie. On y parle espagnol. J’espère que tu t’es entrainée un peu avant d’y aller.
Eliza soutient son regard. Avec un sourire amusé en coin, elle affirme dans un espagnol fluide et mélodieux qu’elle le parle un peu. Drago laisse échapper un rire franc, le premier qu’elle voit de lui.
— Je n’ai absolument rien compris, avoue-t-il. Mais avec ton accent de l’Ouest canadien, je dois dire que c’est tout à fait charmant.
La Gryffondor sent ses joues s’empourprer sous le compliment et murmure timidement « merci ». Drago se lève d’un bond et l’invite d’un signe de tête à le suivre à l’intérieur du chalet. Tandis qu’ils franchissent le seuil, l’expression du jeune homme redevient grave.
— Je ne retournerai pas à ma salle commune, annonce Drago avec détermination. Et je me fiche éperdument de désobéir à Rogue. J’ai besoin de calme, de sécurité… et de me retrouver.
Il se dirige vers son sac et, avec une précaution presque religieuse, en sort un livret. Très ancien, les bords du papier jauni sont effrités. Drago se tourne face à Eliza, tenant le document contre son cœur.
— Quand tu disais, dans le train, que le sang pur était un mensonge, tout est ici, commence-t-il d’une voix tremblante.
Il lui tend le livret de treize pages, rédigé en runes anciennes.
— Tout débute en l’an 543 avant notre ère, poursuit Drago. La lignée Malefoy n’est pas de sang pur. C’est une invention.
Eliza parcourt les premières lignes, impressionnée par la complexité des symboles. Elle lève les yeux vers lui, intriguée, et demande :
— Comment as-tu appris les bases des runes anciennes si on dit que tu n’as pas suivi les cours de niveau BUSE?
Un rire amer lui échappe. Drago explique que ses parents ont commencé son instruction dès l’âge de trois ans. Avec eux, il n’y avait pas de place pour le jeu. Lucius et Narcissa payaient des professeurs privés pour tout : lire, écrire, calculer, puis la magie. Ils exigeaient de leur fils la perfection et qu’il soit le meilleur élève de Poudlard.
La voix de Drago se brise et les larmes recommencent à couler sur ses joues.
— Quand je commettais une erreur, ou quand je me faisais surpasser par Hermione Granger, la punition qui m’attendait était sans pitié, ajoute-t-il.
Le Serpentard essuie nerveusement son visage, puis reprend. Il révèle avoir profité de l’absence de son père, emprisonné à Azkaban, et de l’inattention de sa mère pour aller fouiller dans la section interdite de leur bibliothèque. Narcissa étant occupée par la présence de Voldemort et des Mangemorts, qui ont fait du manoir leur repaire de l’horreur cet été.
En entendant Drago prononcer le nom du Mage Noir avec une telle netteté, Eliza sursaute de surprise. Ses yeux s’écarquillent, fixés sur le visage pâle du jeune homme. Dans la salle commune des Gryffondor, Harry et ses amis lui avaient décrit Drago comme un garçon lâche, peureux, dépourvu de tout courage réel et se cachant toujours derrière l’influence de son père. Pourtant, devant elle, la réalité est tout autre. Drago appelle le Seigneur des Ténèbres par son nom, sans bégayer ni trembler de peur. Sans compter qu’il risque sa vie pour avoir volé ce document.
— J’ai terminé de le déchiffrer hier soir, ajoute Drago avec un mélange de colère et de douleur. Le sang pur Malefoy est une pure invention, Eliza! Et le pire, c’est que mes parents le savaient. Ils m’ont brisé pour un mensonge.
La colère d’Eliza bouillonne contre Lucius et Narcissa Malefoy. Elle imagine Drago enfant, grandissant seul face à des professeurs austères et ses parents qui l’ont maltraité pour leur propre ambition cruelle. La Gryffondor dépose le livret ancien sur la table basse, comme pour écarter ce témoin de tant de souffrances. Sans un mot, elle fait un pas vers Drago et le prend dans ses bras. En réponse, il l’enlace aussi et enfouit son visage dans le creux de son cou. Il craque totalement, son corps secoué par des sanglots longs et déchirants.
— Ça va aller, souffle Eliza en lui caressant doucement le dos. Tes cauchemars vont prendre fin. Tu n’as plus rien à craindre.
— Je ne veux plus de cette vie, lâche Drago. Je veux m’éloigner de tout! De mes parents, du camp obscur, de Poudlard… Je veux seulement être libre et heureux.
***
Une vibration sismique fait frémir le sol, tandis que des éclats de lumière saphir et émeraude jaillissent de sous les chemises de Drago et Eliza. Ils se séparent, les yeux ébahis. Leurs lumières se fusionnent en un rayon unique qui frappe ensuite le mur de bois rond, entre le foyer et la bibliothèque.
La paroi s’anime. Des runes anciennes dorées apparaissent, traçant les lignes d’un savoir millénaire qu’ils peuvent lire sans les traduire. La prophétie des deux cœurs atlantes se dévoile à eux dans toute sa splendeur. Elle révèle non seulement leur rôle dans la destruction du Seigneur des ténèbres, mais aussi leur lien indéfectible. Ils sont deux moitiés d’une même force, destinées à se retrouver pour réparer ce qui avait été brisé au moment du cataclysme, 9600 ans avant notre ère.
Drago recule d’un pas, les yeux rivés sur le mur où la lumière saphir et émeraude achève de dessiner les contours de leur destin. Un frisson le traverse alors qu’il reporte son regard sur la Gryffondor.
— Tu es l’autre élue! lâche le Serpentard.
Eliza sourit, puis glisse ses doigts sous son col. Elle en sort son pendentif, dont la pierre bleue pulse maintenant avec une force tranquille. D’un geste rapide, Drago l’imite. Il tient dans sa main un magnifique dragon d’argent scintillant, aux ailes déployées, dont le corps s’enroule avec une grâce féroce autour d’une pierre émeraude taillée en forme de poire.
En voyant les deux bijoux entrer en résonance, un éclat de joie illumine le visage fatigué de Drago.
— Je t’ai retrouvée, murmure-t-il dans un soupir de soulagement.
— Nous nous sommes retrouvés, rectifie Eliza avec un sourire radieux.
Une brise glaciale balaie soudain la chaleur estivale du chalet. La Dame Grise, fantôme de la maison Serdaigle, se matérialise à la droite du foyer.
— Cachez tout, mes enfants. Cachez vos pendentifs et votre secret, alerte-t-elle à voix basse. Même dans cette salle, le danger rôde. Les ombres du château sont longues et elles cherchent ce que vous détenez.
Drago sursaute de frayeur, ses mains se plaquant sur son torse pour dissimuler son pendentif.
— Par Merlin! s’exclame-t-il. J’avais complètement oublié que les fantômes et Peeves peuvent traverser les murs, même ici!
La Dame Grise incline la tête avec une tristesse solennelle.
— Ne craignez rien de moi, rassure-t-elle. Mais protégez les lieux. Vous possédez l’une des plus anciennes magies du monde. Une force que Poudlard n’a jamais connue. Si vous liez vos pouvoirs, personne ne pourra vous trouver ni vous faire du mal.
Eliza se tourne vers Drago, le visage grave.
— Elle a raison. Rusard et Miss Teigne rôdaient dans le couloir à mon arrivée. Ils ont senti quelque chose, affirme la Gryffondor avant de remercier la Dame Grise.
Elle prend la main de Drago et reprend avec détermination :
— Aide-moi. Nous allons exécuter le rituel de protection que ma grand-mère m’a appris. C’est notre seule chance de rester cachés ici.
Drago la suit jusqu’à l’entrée de leur lieu secret. Il se place à ses côtés, imitant Eliza qui pointe sa baguette vers la porte de bois.
— Fais exactement les mêmes gestes que moi, indique Eliza. Et répète chaque incantation après moi.
Le Serpentard s’applique de tout son cœur, avec une intensité et une précision qu’il n’avait jamais manifestées dans ses cours à Poudlard. Alors que leurs voix s’élèvent à l’unisson, des jets de lumière saphir et émeraude jaillissent de leurs baguettes. Les deux énergies s’entrelacent pour former un voile scintillant contre la porte, avant de s’étendre comme une trainée de poudre sur les murs, le plafond et sous leurs pieds.
Les deux élus atlantes font le tour de la pièce sous forme de chalet, y compris celle de l’imitation de plage tropicale et sa mer turquoise. Rapidement, leur voile de protection forme un cocon impénétrable, dont la puissance pure repousse la Dame Grise à l’extérieur du repaire. Le fantôme les regarde avec admiration.
— Votre protection fonctionne, confirme-t-elle d’une voix lointaine. Vous êtes désormais loin du château, introuvables, tant que vous n’autorisez personne à entrer.
Le rituel terminé, Drago et Eliza baissent leurs baguettes. L’énergie résiduelle du Tigre Saphir et du Dragon d’Émeraude fait vibrer l’air d’une intensité incroyable. Drago lâche un long soupir de soulagement.
— Ça a marché, énonce-t-il, les épaules enfin détendues.
— Personne ne te trouvera ici. Tu es en sécurité, assure Eliza.
Elle s’approche du canapé pour enfiler son pull sans manches. Elle ajoute :
— Le temps file. Maintenant que nous sommes réunis, je vais aller voir Dumbledore pour qu’il nous aide pour la suite.
Drago s’approche d’elle, une pointe d’inquiétude voilant son regard.
— Pourquoi lui? demande-t-il.
Eliza lui explique que c’est Dumbledore qui gardait son pendentif. Elle affirme qu’il sait qui ils sont et qu’il tient par-dessus tout à ce que la prophétie atlante se concrétise.
— En détruisant Voldemort avec notre magie, la guerre sera évitée et de nombreuses vies seront sauvées. La tienne comprise, conclut l’adolescente avec gravité.
Le jeune homme réfléchit un instant. Dans un geste de tendresse inattendue, il aide Eliza à ajuster son col et à refaire son nœud de cravate. Ce geste simple et intime la touche profondément.
— Tu crois qu’il me pardonnera? Pour toutes les méchancetés que j’ai pu dire sur lui? murmure Drago d’une voix presque enfantine.
Eliza saisit tendrement sa joue, ancrant son regard dans le sien.
— Dumbledore est l’homme le plus sage que j’ai rencontré. Il sait que tu portais un masque. Il nous aidera, je te le promets, répond-elle.
Une lueur d’espoir apparait sur le visage de Drago.
— Sois très prudente, s’il te plait, lui recommande-t-il avec un léger sourire lumineux. Et reviens me voir dès que tu le peux.
Elle finit de boutonner sa robe de sorcier et le regarde.
— Je ferai tout mon possible pour passer le maximum de temps avec toi, assure Eliza avec douceur.
Le regard de Drago devient alors plus intense, chargé d’une tendresse profonde. Eliza ne détourne pas les yeux, piégée volontairement dans cet échange silencieux où leurs âmes fusionnent. Leurs visages se rapprochent avec une lenteur presque sacrée. Drago semble hésiter. Une dernière trace de crainte dans les yeux, de peur que ce bonheur ne soit qu’un sortilège d’illusion. Leurs lèvres se rencontrent d’abord timidement. Un effleurement ressemblant à la caresse d’une brise d’été. Puis, telle une digue qui vient de se rompre, la retenue s’efface. Le baiser devient lent et passionné. Drago resserre ses bras autour de la taille d’Eliza, l’attirant contre lui avec une force désespérée, tandis qu’elle passe ses mains dans ses cheveux.
Lorsqu’ils se séparent, le souffle court, Drago lui prend doucement les mains.
— Reviens vite, ma Princesse d’Azur, souffle-t-il, la voix tremblante d’émotion.
Eliza frissonne en entendant ce surnom, le cœur battant à tout rompre.
— À bientôt, mon Dragon d’Émeraude, répond-elle d’une tendresse infinie.
Le sourire qui éclaire alors le visage de Drago est la plus belle récompense qu’elle ait reçue depuis son arrivée à Poudlard. Eliza recule lentement vers la porte, ses yeux ne quittant pas ceux du jeune homme qu’au dernier moment. D’un geste fluide, elle agite sa baguette, se drapant à nouveau sous ses sortilèges d’invisibilité, d’insonorisation, ainsi que son masque d’odeur et d’empreinte. Elle devient une simple ondulation dans l’air chaud du chalet, puis franchit la porte.
Depuis qu’elle avait été repoussée à l’extérieur de la Salle sur Demande, par le puissant sortilège de protection atlante, la Dame Grise est demeurée devant la tapisserie de Barnabas le Follet. Eliza l’aperçoit aussitôt en sortant dans le couloir. Elle s’approche du fantôme qui flotte comme une brume mélancolique. Avant même qu’elle puisse manifester sa présence, la Dame Grise tourne son visage diaphane vers elle.
— Je vous perçois, jeune élue, lâche le fantôme d’une voix éthérée. Vos sortilèges trompent les vivants, mais votre énergie brille à travers le voile comme un phare dans la nuit. Votre bijou chante une mélodie que les millénaires n’ont pas pu faire oublier.
Eliza annule brièvement son sort d’insonorisation pour lui répondre.
— Merci, Helena, pour votre bienveillance et votre aide, répond l’adolescente d’une voix tremblante. Protéger notre secret est vital, mais il est tout aussi important que Drago puisse guérir à l’abri et dans le calme.
Des larmes montent aux yeux d’Eliza, alors qu’elle jette un dernier regard vers le mur de pierre où se cache l’homme qu’elle aime.
— Si je n’étais pas venue à Poudlard maintenant, je sais qu’il aurait été laissé à lui-même, ajoute-t-elle. Entre la haine des élèves et la cruauté de sa famille, il n’aurait pas tenu le coup.
La Dame Grise s’approche d’un mouvement fluide, son regard s’animant d’une lueur protectrice.
— Ne craignez rien. Je veillerai sur lui comme sur un trésor oublié. Les ombres ne passeront pas dans ce couloir tant que je serai là, promet-elle.
Helena adresse à Eliza un sourire d’une sagesse infinie et conclut :
— Allez maintenant, Aurore des âmes perdues. Vous avez déjà accompli le plus difficile. Vous avez redonné une raison de vivre à un cœur qui s’éteignait. Avec l’aide du vieux directeur, vous porterez tous les deux le coup final aux ténèbres.
Eliza lui exprime toute sa gratitude par un signe de tête et un sourire. Elle raffermit ensuite sa protection, puis s’élance vers l’escalier.