Le pacte du mariage
Disclaimer : Les personnages ne m’appartiennent pas, ils sont tous à JKR.
Chapitre 18
Après sa chute, son cœur battait la chamade, elle crût pendant quelques secondes que c'était la fin, mais elle remarqua bien vite qu'elle était entourée de deux bras puissants vêtus de noir. Une fragrance réconfortante lui titilla les narines. C'était un ensemble de plusieurs odeurs, qu'elle fut immédiatement capable de détecter. Un mélange de café, de fumée, d'herbes et de plantes. Des arômes qu'elle avait toujours apprécié et qu'elle trouvait parfaitement masculine et sensuels.
Après quelques instants à remettre ses idées en place, elle leva les yeux vers celui qui lui avait évité de graves blessures et son regard rencontra celui de Severus. Elle avait toujours trouvé l'homme très séduisant, avec son regard sombre qui reflétait une grande intelligence et les traits de son visage qui respiraient toute la masculinité à son paroxysme. Mais depuis la fin de la guerre, elle le trouvait encore plus beau. Il arborait désormais les cheveux courts, qui laissaient entrevoir encore plus ses jolis yeux, avait prit quelques kilos de plus et son teint était beaucoup moins maladif. Il avait l'air beaucoup moins fatigué et en meilleure santé. Elle était aussi attirée par le fait qu'il soit grand, Hermione aimait les hommes très grands. Mais ce qu'elle appréciait par-dessous tout, c'étaient ses mains, des mains de pianistes... Son souffle se coupa et son visage commençait à se réchauffer dû au malaise qu'elle ressentit. Il devait vraiment la trouver idiote et maladroite, si ce n'était déjà pas le cas... Elle se précipita hors de son étreinte et fixa le sol pendant quelques secondes avant de prendre la parole.
« Euh... Merci monsieur, sans votre aide, j'aurai pu être gravement blessée.
- Ce n'est rien, mais la prochaine fois, faites donc attention !
- Oui, bien sûr professeur ! Mais merci encore, dit-elle en se dirigeant vers la sortie.
- Granger, attendez ! »
Elle se retourna en sa direction, " Oui, professeur ? ". Ses yeux rencontrèrent les siens, il se racla la gorge avant de dire "Si vous êtes venu ici, c'est sûrement parce que vous en aviez besoin. ". Elle ne pouvait pas croire que son ancien professeur, celui que tout le monde décrivait, comme un être insensible ayant un cœur de pierre, pouvait démontrer un peu de sympathie envers elle. Ce n'était pas le genre d'homme à démontrer un sentiment quelconque envers qui que ce soit, surtout pas envers elle. Elle qu'il avait surnommé plusieurs années auparavant "l'insupportable Miss-je-sait-tout". Mais pour l'instant, elle s'en fichait, elle se dit pendant quelques secondes, qu'elle avait besoin d'un endroit réconfortant pour faire le vide et d'une présence à ses côtés, même si c'était celle de celui que tout le monde redoutait. Elle savait que c'était un homme pragmatique qui ne parlait jamais pour rien dire. Qui ne cherchait pas à tout prix à combler le silence, par des bavardages inutiles. Un homme discret, qui essayait de garder sa vie privée, privée. Peut-être qu'avoir l'opinion de quelqu'un de neutre, mais surtout quelqu'un qui n'avait pas peur de dire la vérité, c'est tout ce donc elle avait besoin.
« Oui, c'est vrai, mais vous étiez là avant moi, alors je peux bien revenir plus tard. Maintenant, que je suis professeur, je n'ai plus peur de contrevenir au couvre-feu et je n'ai plus besoin de me faufiler en cachette.
- C'est vrai, que vous et vos amis, aviez l'habitude de transgresser les règles.
- Mais c'était pour la bonne cause, monsieur. Si les adultes, avaient décidé de respecter le fait que nous n'étions que des enfants, peut-être que nous n'aurions pas eu besoin d'enfreindre les consignes.
- Vous n'avez pas tort, Miss Granger. C'est vrai que c'est injuste pour vous tous, que nous vous aillons mit de si grandes responsabilités sur vos épaules.
- Ce n'est pas de votre faute. Vous étiez dans le même pétrin que nous. Vous devriez faire comme nous et suivre ce que le professeur Dumbledore ordonnait sans poser de questions.
- Oui, peut-être... Mais en tant qu'adultes responsables, nous aurions dû nous opposer plus fortement, contre des décisions qui mettaient vos vies en danger. Vous n'aviez pas à endurer tout ça. Il a eu tant de si jeunes vies qui n'avaient rien demandé, qui méritaient de vivre, qui ont été gâchée.
- C'est pour cela, qui est important de savourer l'instant présent et tout ce que nous avons. Pour pas que tous ces gens de ne soient pas morts en vain.
- Vous avez sûrement raison. Mais comment pouvons-nous faire ?
- La meilleure manière de faire, monsieur, c'est de vivre et d'apprendre à se pardonner. D'être plus indulgent envers nous-mêmes. Il faut apprendre à avancer et à vivre notre vie, pour tous ceux et celles qui ont péri durant cette guerre si injuste. Mais surtout de remercier la vie, de nous avoir donné une deuxième chance. »
Aucune autre parole n'avait besoin d'être dites. Ils continuèrent à contempler la lune, dans un silence agréable. Après quelques minutes, sans dire un mot, Hermione décida de prendre la parole. " Au fait monsieur, je voulais aussi vous remercier pour tout à l'heure dans la Grande Salle. Si vous ne seriez pas intervenu, qui sait avec qui, avec qui j'aurais fini fiancée !" Pendant quelques secondes, elle crût être seule, mais elle finit par entendre une respiration pratiquement inaudible. " Ce n'est rien, Granger. J'aurais fait la même chose, pour n'importe qui d'autre. Je trouve ça simplement injuste, que vous les femmes aviez tous la pression sur vos épaules, pour tout ce qui est le mariage, la famille..." Elle le fixa avec un regard incrédule et se demandait vraiment s'il était sérieux, pourrait-il devenir un allié à la cause ? Elle se posait réellement la question, car lui aussi, il ne désirait sûrement pas se marier et fonder une famille. La femme qui avait tant aimé, la mère d'Harry était décédé depuis bien des années et jamais il ne s'en était remis, d'après ses souvenirs. Personne ne lui a jamais prêté de relation amoureuse, il était quelqu'un de très solitaire.
« J'ai une question pour vous ? Demanda la jeune femme.
- Allez-y, Miss Granger.
- Qu'allez-vous faire, par rapport à tout ça ? Je ne peux pas croire que vous êtes revenu dans le monde magique pour finir par re disparaître, quelques mois plus tard...
- Qui vous dit que je vais m'enfuir ? De toute manière, ce n'est pas de vos affaires.
- Je sais et je ne veux pas paraître pour quelqu'un d'indiscret, mais je cherche une manière de pouvoir contourner cette maudite loi. Je ne peux pas croire, qu'après tout ce que nous avons sacrifié, que nous allons soit être obligé de se marier ou renié du monde sorcier. Il faut vraiment trouver un moyen d'abolir cette décision.
- Nous ? Écoutez Miss Granger, j'ai passé plus la moitié de ma vie, à me battre contre l'opposition, mais maintenant, je suis fatigué... La seule chose que je demande, c'est de pouvoir vivre ma vie paisiblement et en paix. Je ne me cherchais pas une autre cause à défendre. Vous êtes bien gentille, mais cette fois-ci, je passe mon tour. Alors sur ce, bonne nuit Granger !
- Je ne voulais pas vous offenser, monsieur. Mais je ne peux pas croire que vous, vous êtes convaincu que c'est une bonne décision et vous voulez vraiment vous soumettre à tout ça, sans rien dire.
- Peut importe mes convictions, je n'ai rien à dire par rapport à tout ça et j'ai dit bonne nuit !»
Il se retourna et quitta la tour d'astronomie. D'un côté, elle comprenait son point de vue. Elle, elle était une jeune femme, à peine adulte tout juste dans la fleur de l'âge, quelqu'un qui avait toute sa vie devant elle. C'est normal, qu'elle n'était pas encore prête à s'engager dans un mariage et tout ce qui s'y rattache. Après toutes ces années à se battre, il avait fait beaucoup de sacrifices, il avait failli perdre la vie et après avait failli se retrouver à Azkaban, alors pourquoi voudrait-il encore mener d'autres combats ? Pour un monde, selon ce qu'elle avait compris, lui avait jamais fait de cadeaux et l'avait toujours malmené. À son tour, elle quitta la Tour d'astronomie et se dirigea dans les couloirs sombres en direction de ses appartements. Mais pendant ce temps, elle se posait des questions. Pendant qu'ils se parlaient, il avait l'air si résigné à son sort. Comme si la vie était pratiquement terminée pour lui, comme si il croyait qu'il ne méritait pas la rédemption et de pouvoir vivre une vie heureuse.