SS ou le mensonge des fondateurs - traduit de russe - Auteur Zaraza Takaja
Chapitre 24 : Le dernier chapitre
3786 mots, Catégorie: T
Dernière mise à jour 21/04/2024 15:44
Ils saisirent la Coupe en même temps. Aussitôt, Harry ressentit cette sensation familière au creux de l'estomac. Ses pieds décollèrent du sol et sa main resta collée à la Coupe, impossible de la lâcher. L'objet l'emporta dans un voyage à travers les vents hurlants et un tourbillon de couleurs disparates, Cédric volant à ses côtés.
Harry s'écrasa brutalement au sol. Sa jambe blessée céda sous son poids et il s'effondra. Sa main libéra enfin la Coupe. Harry leva la tête.
— Où sommes-nous ? demanda-t-il.
Cédric secoua la tête en silence. Il aida Harry à se relever et ils regardèrent autour d'eux.
Les lieux ne ressemblaient en rien à Poudlard. Il n'y avait ni montagnes alentour, ni château. On aurait dit qu'ils avaient parcouru des dizaines de kilomètres, peut-être même une centaine. Ils se trouvaient au milieu d'un cimetière sombre envahi par une végétation dense. À droite, à moitié cachée par un immense if, se dressait la silhouette noire d'une petite église. À gauche, sur le flanc d'une colline, s'élevait un magnifique vieux manoir.
Cédric regarda la Coupe des Trois Sorciers.
— Est-ce que quelqu'un t'a dit que cette Coupe était une Portoloin ?
— Non, répondit Harry.
Il contempla le cimetière avec curiosité, tout était calme et en quelque sorte irréel.
— Est-ce que cela fait partie de l’épreuve ?
— Je ne sais pas. On prépare nos baguettes ?
Cédric semblait clairement nerveux. Harry, content que c'était Cédric qui fit cette suggestion, accepta. Ils sortirent tous les deux leurs baguettes. Harry observa avec attention les environs, car il éprouvait un sentiment étrange d’être épié.
— Écoute, je crois que quelqu'un arrive, dit-il soudain.
En regardant désespérément dans l'obscurité, ils remarquèrent un homme, le visage caché par une capuche, qui s'approchait lentement d'eux, en contournant les tombes. Il portait un paquet avec précaution. L'homme s'approcha et Harry vit que l'inconnu avait un bébé dans ses bras... ou peut-être juste un paquet de vêtements ?
Puis survint l'impensable : Cédric poussa un cri de douleur comme Harry n'en avait jamais entendu. Il laissa tomber sa baguette, se couvrit le visage de ses mains et s'écroula dans l'herbe tel un arbre abattu.
Une voix froide et stridente vint d'en haut.
— Enfin. Maintenant, plus rien ne peut m'arrêter !
Harry eut l'impression d'être pétrifié pendant une éternité, mais en réalité, seul un instant passa. Avant qu'il ne comprenne ce qui lui arrivait, il sentit qu'on le soulevait. L'homme en cape déposa le paquet au sol, sortit sa baguette et traîna Harry et Cédric jusqu'à une pierre tombale en marbre. Il les retourna et les adossa contre la pierre. Malgré tout, Harry réussit à distinguer, sous la faible lueur de Lumos, le nom « TOM JEDUSOR » gravé sur la stèle.
Des cordes jaillirent de la baguette de l'inconnu, qui entreprit de les attacher tous deux à la pierre tombale. Cédric tenta de résister, mais un coup de poing l'arrêta net. Un bruissement se fit entendre sous leurs pieds. Harry baissa les yeux et aperçut un serpent gigantesque qui rampait dans l'herbe autour de la tombe. La respiration saccadée et laborieuse de l'étranger résonna à nouveau, comme s'il transportait une charge pesante. Il réapparut, tirant un chaudron de pierre d'où provenait un clapotis de liquide. Le chaudron était énorme - un homme de grande taille aurait pu s'y glisser entièrement. Harry n'avait jamais eu besoin d'un tel récipient.
Le paquet au sol s'agita davantage, la créature qu'il contenait semblait lutter pour s'échapper. Le sorcier plaça sa baguette sous le chaudron et des flammes en surgirent. Le serpent disparut rapidement dans les ténèbres.
Harry abaissa sa baguette et croisa le regard de Cédric, qui lui renvoya une expression perplexe. Tous deux observèrent l'étranger, qui s'immobilisa à deux pas d'eux, près d'une haute pierre tombale en marbre. Pendant quelques secondes, les trois personnages se fixèrent en silence.
Le liquide dans le chaudron se réchauffa rapidement : à peine cinq minutes et il bouillonna déjà, projetant des étincelles cramoisies, comme s’il s’était enflammé. La vapeur devint plus épaisse et bientôt la silhouette près du feu sembla floue. L'être emmailloté dans les linges s'agitait maintenant fébrilement. Et Harry perçut de nouveau la voix aiguë et glaciale :
— Plus vite !
La surface bouillante du liquide se couvrit des étincelles et scintillait, comme si elle était parsemée de diamants.
— Tout est prêt.
— Il est grand temps... prononça une voix froide.
Le grand mage encagoulé se pencha et un bout de longue barbe blanche dépassa de sous sa cape sombre.
La créature qu'il avait amenée ressemblait à un bébé fripé, mais seulement par la silhouette, le reste, ne rappelait en rien un petit être humain : un corps écailleux et glabre, couleur de viande crue, des bras et des jambes filiformes, et un visage aplati, comme celui d'un serpent avec des yeux rougeâtres et brillants.
Le mage souleva son fardeau au-dessus du chaudron et les étincelles qui dansaient à la surface du liquide éclairèrent brièvement le visage plat et colérique.
Lentement, l'étranger abaissa la créature dans le chaudron et elle disparut dedans avec un sifflement. Harry entendit le corps difforme heurter doucement le fond de pierre du chaudron.
Cédric se débattit à proximité, en essayant de libérer ses mains et d'attirer sa baguette magique.
Un serpent immense s'éleva de l'herbe et siffla sur un ton menaçant.
« Cccc'est trop tôt » Harry entendit le sifflement familier du Fourchelang.
Le liquide continuait de bouillir, des étincelles scintillantes volaient dans toutes les directions, et leur éclat aveuglant plongea les alentours dans une noirceur impénétrable. Soudain, une épaisse vapeur blanchâtre s'échappa du chaudron, et dans le nuage de vapeur, des contours d'un homme grand et décharné comme un squelette commençaient à apparaître. Une vague glaciale d'horreur submergea Harry.
— Habille-moi, dit l'apparition d'une voix à vous geler le cœur.
Le magicien ramassa par terre une cape noire à capuche et la jeta sur les épaules de l'épouvantail. Le squelette vivant sortit du chaudron, sans quitter Harry des yeux. Et Harry ne put pas détourner son regard de ce visage pâle comme celui de la mort.
Lord Voldemort revint à la vie.
— Enfin...expira le mage avec impatience. Appelle les autres !
Voldemort étendit son bras gauche et, d'un seul mouvement, souleva la manche de sa robe jusqu'au-dessus du coude, découvrant une marque semblable à un tatouage. Harry et Cédric s'entre-regardèrent. « Marque des Ténèbres », devinèrent-ils.
Il pressa son long index sur la Marque et, le visage rempli de satisfaction colérique, il se redressa et regarda autour de lui.
— Combien d'entre eux auront le courage de venir ici quand ils ressentiront l'appel ? Et combien d'imbéciles y aura-t-il qui choisiront de rester loin ? murmura-t-il en rejetant la tête en arrière et en fixant les étoiles.
Soudain, le silence nocturne se brisa sous le froissement des robes. Des silhouettes de sorciers émergèrent d'entre les tombes, sous l'immense if et dans chaque recoin d'ombre. Tous portaient masques et capuches. Ils s'approchèrent d'eux avec lenteur et prudence, un à un.
— Bienvenue, mes Mangemorts, dit doucement Voldemort. Treize ans... treize ans se sont écoulés depuis notre dernière rencontre. Et pourtant, Vous avez répondu à mon appel comme si c'était hier... ce qui signifie que nous sommes tous encore unis par la Marque des Ténèbres.
Soudain, un coup de vent fit tomber la capuche de l'un d'eux...Plutôt d'une. Une sorcière avec une épaisse crinière de cheveux noirs ébouriffés leva les mains et éclata d’un rire empli de folie :
— Milord, vous êtes de retour !
— Oui, et notre jeune ami est là aussi ...
Le sourire sans lèvres de Voldemort se dessina sur son visage, et tous les regards du cercle se tournèrent vers Harry.
— Harry Potter nous a gentiment rejoints afin de célébrer ma renaissance. J'ose même l'appeler mon invité d'honneur.
— Tue-le ! Tue-le maintenant ! ordonna le mage en enlevant la capuche de sa tête. Sinon, c'est lui qui te tuera !
Harry et Cédric se figèrent d'étonnement. Dumbledore se tenait devant eux.
— Tue-le ! Tue-les ! s’époumonait Dumbledore.
— Ne m’importune pas, vieil homme ! grogna Voldemort. « Avada Kedavra! »
Un éclair vert jaillit au bout de sa baguette et Dumbledore s'effondra mort au sol.
« Et ccccc'est le moment ! Maintenant ! » Harry entendit à nouveau les paroles du serpent et les cordes avec lesquelles lui et Cédric étaient attachés à la pierre tombale se relâchèrent.
— Espérais-tu que, comme avant, tu vas me mener par le bout du nez ? Tu as commis une grave erreur ! Ton temps est fini, Dumbledore ! Et le mien est venu ! siffla Voldemort avec contentement.
À ce moment, Cédric réussit à se débarrasser des cordes et invoquer sa baguette.
— Expulso ! cria-t-il en pointant sa baguette vers la foule de mangemorts.
L'explosion fit disperser les encapuchonnés.
— Harry, sauve-toi ! cria-t-il en levant à nouveau sa baguette.
Et l'instant d’après, Cédric s'effondra, inconscient.
— Il est temps d'en finir avec cette mascarade, déclara Salazar Serpentard de sa voix naturelle, abandonnant progressivement sa forme de naga pour retrouver son apparence humaine.
Les Mangemorts, repoussés par l'explosion, se relevèrent lentement et ôtèrent leurs cagoules et leurs masques. Rogue, Malefoy l'aîné, Karkaroff, Regulus et plusieurs étudiants de Durmstrang qu'Harry ne connaissait pas. Bella, « la folle » épousseta sa robe, lissa ses cheveux ébouriffés et sourit gentiment. Dumbledore, « tué » par Avada, se releva de terre.
« Je me demande bien qui se cache sous cette apparence ? » pensa Harry.
— Maître Rogue, vous y arrivez avec ce Golem ? demanda Serpentard.
— Tout est prêt.
Rogue, avec l'aide des étudiants de Durmstrang, sortit le golem du chaudron de pierre. La poupée ressemblait exactement à Serpentard en métamorphose : grand, maigre, comme un squelette, sans nez, sur un visage aplati comme celui d'un serpent, avec des yeux bridés rougeâtres et brillants. Le jetant au sol, Rogue se tourna vers Harry.
— Allez, Potter, tuez-le déjà d'une manière ou d'une autre !
— Avec un Furonculus, peut-être ? Je ne connais encore rien de plus compliqué dans les sortilèges de combat.
— Potter ! Vous me créez toujours des problèmes !
Rogue soupira avec exaspération.
— Donnez-moi votre baguette. Et maintenant, que tout le monde s'éloigne ! « Adesco Fire » !
La baguette de houx ne convenait guère au maître des potions, mais ce fut assez pour que la flamme maléfique s'empare du chaudron de pierre, en touchant un peu le golem. En un instant, la pierre commença à couler, en enfermant dans une coque, le corps immobile et carbonisé de Golem, mais dans lequel on pouvait encore reconnaître Voldemort.
— Tenez, Potter.
Rogue lui rendit la baguette, après avoir arrêté la propagation des flammes.
Harry la fit tournoyer entre les doigts et demanda pensivement :
— Eh bien, comment ai-je pu invoquer Adesco Fire ?
— Par la panique, Potter. Uniquement par la panique ! Vous rappelez-vous ce que vous devez faire ensuite ?
— Oui, Professeur.
— Alors tout le monde peut disposer, et enlevez ces robes, ordonna Rogue aux Mangemorts. Lucius, toi et moi, nous restons.
— Terminez ce que vous avez à faire ici, Monsieur Potter, acquiesça Serpentard. Je vous retrouverai à votre retour. Et rappelez-vous, que Monsieur Diggory se réveillera dans les cinq secondes après mon départ. Êtes-vous prêt ?
Les mangemorts transplanèrent avec des clappements discrets en jetant leurs masques et leurs capes sur le sol. Rogue et Malefoy remirent leurs masques et prirent position.
— Nous sommes prêts ! annonça Maître Rogue.
Serpentard hocha la tête et transplana à son tour. Cinq, quatre, trois, deux...
— Impedimenta !
Harry pointa sa baguette vers les Mangemorts. À ce moment, Cédric se réveilla.
— Accio ! cria Harry, pointant sa baguette sur la Coupe, qui vola vers lui et Harry l'attrapa par la poignée. Il entendit le cri furieux des « Mangemorts » au moment même où il sentit le tiraillement déjà familier au creux de son estomac. Le portoloin fonctionna, et dans un tourbillon de couleurs et de vent, lui et Cédric s'envolèrent du cimetière... pour rentrer chez eux...
***
POV Du professeur Rogue.
Après le départ de Potter et Diggory, Lucius et moi nous nous amusâmes à simuler une bataille acharnée. Puis, une fois nos déguisements de Mangemorts retirés, nous transplanâmes à notre tour.
À notre arrivée à Poudlard, une confrontation houleuse nous attendait.
Je m'approchai de Potter et Diggory, assis l'un à côté de l'autre, en même temps que Maugrey, que le Ministre Fudge avait fait appeler.
— Que s'est-il passé, Harry ? demanda Fol Œil.
Mais Harry ne semblait pas entendre la question, il était assis en serrant ses genoux par les bras et en fixant un point au loin.
— La Coupe est un portoloin, répondit Cédric à la place. Il nous a emmenés Harry et moi dans un cimetière... et là, il y avait Dumbledore et Voldemort.
— Le Seigneur des Ténèbres était là ? Que s'est-il passé ?
— Dumbledore a préparé une potion... et a redonné le corps à Voldemort.
— Le Seigneur des Ténèbres a retrouvé un corps ? Il est de retour ?
— Au début, oui. Il a appelé Dumbledore professeur, mais il l'a ensuite tué.
— Et les Mangemorts ? Ils l'ont rejoint ?
— Oui. Mais seulement quelques-uns. J'ai réussi à me débarrasser des cordes et j'ai dit à Harry de s'enfuir, poursuivit Cédric. À ce moment-là, j'ai perdu connaissance et quand je me suis réveillé, Harry se battait avec les Mangemorts. Puis, il a fait venir la Coupe et nous sommes revenus.
— Harry ! HARRY! Pourquoi es-tu assis sans réagir ?
Maugrey le secoua.
— J'ai tué un homme, j'ai tué Voldemort, répondit Potter d'une voix calme et sans vie.
***
… Voldemort est de retour! ...
… Potter a encore tué Voldemort ! ...
… Dumbledore ! Imaginez-vous ! Cédric a dit que c'était lui qui effectuait ce rituel ! …
Commérages allaient bon train et les informations disparates commencèrent à circuler parmi les étudiants.
***
— Arrêtez de paniquer, dit la voix autoritaire de Serpentard. Doyens, envoyez les étudiants dans leurs salles communes respectives ! Ministre Fudge, rétablissez l'ordre parmi les invités ! Maugrey, rassemblez les Aurors, nous allons voir ce qui s'est passé là-bas.
— Savez-vous où cela s'est produit, Directeur Serpentard ?
— Je n'ai pas besoin de le savoir, quand il existe la transplanation inversée, déclara-t-il en soulevant la Coupe.
***
Potter et Diggory furent emmenés à l'infirmerie.
***
Serpentard, après avoir jeté un sort sur la Coupe, transplana. Maugrey et les Aurors le suivirent à la trace. Et voilà, ce fut terminé, cela ne me regardait plus et je laissai à Serpentard le soin de régler les problèmes.
L'enquête des Aurors ne prit pas beaucoup de temps.
***
En une semaine, toutes les unes des journaux magiques se remplirent de gros titres :
« Harry Potter - Héros de la Grande-Bretagne magique ! »
« Voldemort ne renaîtra plus ! »
« Uniquement dans notre journal ! Entretien exclusif avec Cedric Diggory »
« ATTENTION! Pour arrêter les rumeurs ridicules et pour témoigner de ce qui s'est passé réellement, le Ministère de la Magie expose la pierre avec le corps de Voldemort dans l'Atrium pendant seulement une semaine ! Dépêchez-vous de le voir et ne croyez pas les potins ! »
Fin de POV du Professeur Rogue
EPILOGUE
P.O.V. De Salazar Serpentard
Juste avant les vacances, Potter me rejoignit près de mon bureau.
— Directeur Serpentard, puis-je vous parler ?
— Votre question peut-elle attendre, Monsieur Potter ? J'ai une expérience importante en cours et je n'ai presque pas de temps.
— Je ne vous retiendrai pas longtemps.
— D'accord, entrez.
Il était évident que durant la direction du Dumbledore Potter devait souvent venir ici. Maintenant, le bureau était complètement différent : il y avait une atmosphère de confort raffiné, d'élégance et de fonctionnalité. Il y avait aussi une lutte constante entre le raffinement de son riche propriétaire et de sa nature excentrique.
Je vis Potter regarder avec intérêt de sombres étagères brillantes qui montaient jusqu'au plafond. Les livres qu'ils contenaient étaient cachés à la vue des visiteurs curieux, par le voile des plus fins, mais non moins dangereux.
Quelques braises rougeoyaient paresseusement dans la cheminée. Ici et là, des bougies magiques noires brûlaient dans des chandeliers de sol. Et depuis le dessus de la cheminée, le portrait de mon fils regardait. Celui-ci même, qu'on fit passer pour Salazar Serpentard pendant de nombreux siècles.
Sur la table de travail en bois sombre, posée sur un trépied, au-dessus d'une bougie noire, dans un petit chaudron de diamants, une potion de mon invention infusait lentement. Une potion très capricieuse qui nécessitait la lumière directe du soleil, c'était pour cela que je la préparai ici et non en laboratoire.
— Je vous écoute, Monsieur Potter.
— Directeur Serpentard, je voulais vous poser une question à propos de Voldemort. À propos du vrai Voldemort.
Potter passa nerveusement sa main sur la surface de la table et admira la flamme dorée de la bougie sur laquelle mijotait la potion.
— Ne touchez jamais à rien dans le bureau du nécromancien, Monsieur Potter. Cela peut avoir des conséquences mortelles. Et que voulez-vous savoir ?
En retirant timidement sa main, il demanda :
— Il ne peut plus renaître, n’est-ce pas ?
Je m'assis pour réfléchir. Personne ne sut que j'avais récupéré la totalité de l'âme de Tom Jedusor, j’avais même fait revenir des Contrés Gris l'Horcruxe du journal de Tom. Je tus également le fait que j’avais placé l’âme de Tom dans le corps de Dumbledore. Personne ne fut informé, même pas Isabelle, qui m'aidait.
Et à présent, Tom attendait la potion dans mon laboratoire. Dumbledore aurait l'air d'avoir trente ans seulement douze heures après sa prise. Et personne ne verrait jamais dans ce jeune magicien l'ancien directeur de Poudlard. Et moi, j'y gagnerais un élève nécromancien. Mais que répondre à Potter ? Bien sûr, la vérité, mais pas toute.
— Voldemort n'existe plus. Je peux vous le garantir en tant que Maître Nécromancien. Êtes-vous satisfait de cette réponse ?
— Oui, tout à fait. Merci, directeur Serpentard !
Potter se leva de sa chaise.
Pendant ce temps, une chouette ministérielle frappa lourdement contre la fenêtre du bureau, je m'approchai et je l’ouvris.
« Atchoum », j'entendis derrière moi. Après avoir détaché l'enveloppe de la patte de l'oiseau, je me tournai vers Potter.
— Si c'est tout, Potter, alors j'aimerais revenir à mes affaires.
— Bien sûr, je ne vous déragerai plus, acquiesça-t-il en partant.
Fin de POV de Salazar Serpentard
***
Après avoir descendu de la tour du directeur, Harry se dirigea vers sa chambre pour faire ses bagages, en pestant doucement contre ce rhume qui le hantait depuis plusieurs jours et auquel il n'y avait aucune échappatoire.
Et il espérait sincèrement que le directeur Serpentard n'ait pas remarqué qu'avec son éternuement, Harry éteignit la flamme sous ce chaudron étrange. Mais il la ralluma immédiatement ! Après tout, ça ne serait pas si grave ?
***
POV de Salazar Serpentard
La potion était prête maintenant. En descendant dans les sous-sols je portai précautionneusement le chaudron en diamant, car la potion ne devait pas être transvidée. Eh bien, aujourd'hui, je finirais tout ce que j'avais commencé.
— Isabelle !
Elle sortit à ma rencontre :
— Oui, Maître,
— Est-ce que Tom est chez lui ?
— Il lit vos notes de travail, Maître.
J'entrai dans la chambre de Tom sans frapper. Un vieux magicien imberbe, aux cheveux gris attachés en une queue-de-cheval, fut occupé à traduire mes écrits du Fourchelang vers l'anglais.
— Tom, es-tu prêt ?
— Maintenant ?
— Oui. Bois ça, je lui tendis le chaudron de diamant.
L'ayant vidé d'un trait, Tom demanda :
— Et après ?
— Va te coucher, tu verras le résultat demain matin.
Au beau milieu de la nuit, un cri sauvage et désespéré me réveilla. Je ne compris pas tout de suite ce qui se passait. Et seulement quelques minutes plus tard, je réalisai qu'un bébé criait.
UN ENFANT ? ICI ? Les hurlements d'enfant se turent brusquement, et une minute plus tard, Isabelle frappa à ma porte.
— Maître, regardez, je l'ai découvert dans la chambre de votre élève, dit-elle en me tendant un nourrisson enveloppé dans un drap.
Je regardai avec incrédulité pendant plusieurs secondes le bambin aux yeux bleus avant de comprendre ce qui s'était passé. Mais, Magie Primordiale, COMMENT cela aurait-il pu arriver ?
J'éclatai de rire hystérique. Un enfant, un nourrisson, avec une mémoire totalement vide ! Alors que faillait-il en faire maintenant ?
— Maître, que dois-je faire de lui ? demanda Isabelle.
— Ce que tu veux. Maintenant, cela n'a plus aucune importance ! Tu peux le donner à quelqu'un ou le garder pour toi !
— Je peux ?! Vraiment, je peux le garder, Maître ? questionna Isabelle avec espoir.
— Prends-le, Isabelle !
— Je t'accepte, enfant que La Magie m'a donné, et je te nomme Albireo* Orion Black !
Soudain, comme pour confirmer ces propos, une vague de magie déferla dans la pièce.
Post-scriptum
Harry Potter détruisit Voldemort, et donna vie à une toute nouvelle personne.
C’est ainsi que la prophétie de Sibylle Trelawney se réalisa. Après tout, « ce qui est dit, est dit »...
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*Albireo - la cinquième étoile la plus brillante de la constellation du Cygne
Et il est d’usage chez les Black donner des noms "étoilés" aux enfants.
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Mot de traducteur :
C'est ainsi que se termine cette histoire. Je remercie tous ceux qui l'ont lu. J'espère que vous l'avez apprécié tout autant que moi.
Il existe un deuxième volet des aventures de Salazar et de tous les autres. Cette suite est écrite dans le genre Slash.
Faites-moi savoir dans les commentaires si vous voulez la lire, pour que je puisse demander l'autorisation de traduction. Évidemment, je transmettrai tous les commentaires que vous écrirez à l'auteur.
Et si vous n'avez pas aimé cette fanfiction, faites-le-moi savoir aussi, alors je "changerai de crémerie" ;-)