SS ou le mensonge des fondateurs - traduit de russe - Auteur Zaraza Takaja
Potter, étonnamment, fit preuve d’un zèle louable. Ses questions étaient d’une naïveté enfantine, mais il y avait une part de rationalité dans son discours. Tout d'abord, il s'intéressa aux lois magiques et aux moyens d'éviter les punitions de la magie. J'ai dû conter les vérités simples que l'on enseigne aux enfants des familles magiques dès le berceau.
« Ne traitez pas la magie comme un outil. Ce n'est pas un marteau, on n'enfonce pas des clous avec. Elle fait partie du magicien au même titre que le sang, le cœur ou la peau. Après tout, si vous saisissez les ingrédients avec les mains non protégées, vous vous brûlerez ou vous vous empoisonnerez. Dans ce cas, non seulement votre main, mais aussi tout votre corps en souffriront. Avec la magie, c'est pareil. Si vous l'utilisez sans réfléchir, sans vous soucier de remerciements, de purification et du soutien, vous souffrirez alors du « mal de la magie » - autrement dit « la punition » ou le « retour de bâton » ».
« Gardez votre magie pure. Nous prenons des bains et nous nettoyons nos vêtements. La magie doit être purifiée de la même manière. La saleté du corps conduit à la maladie, la saleté de la magie conduit au sceau des traîtres de sang. À cette fin de purification, il existe des rituels quotidiens simples et des rituels annuels, exécutés à certaines dates, qui sont plus complexes. »
«Faites attention à vos paroles et évitez les mots irréfléchis, même en plaisantant. La magie ne comprend pas l'humour et pourrait interpréter littéralement vos sarcasmes. Imaginez que vous vous soyez juré de ne plus jamais manger de glace si vous réussissiez brillamment un examen. Après votre succès, vous oubliez cette promesse. Pourtant, à chaque bouchée de ce dessert que vous prendrez ensuite, la magie vous punira pour avoir brisé votre serment. »
« Ne vous servez pas des objets magiques des autres, si vous ne savez pas comment vous protéger de leurs effets négatifs. Parce que tout artefact magique ne fonctionne correctement qu'entre les mains de son propriétaire. Sur tous les autres, il rejette la négativité qu’il avait accumulée et les malédictions. »
— Comment ça, Monsieur ? Beaucoup d’entre nous jouent à des jeux magiques. Les balais, les Bavboules et les échecs version sorcier ?
— Notez, Potter, que tous les élèves s'efforcent d'acquérir leur propre balai quand ils le peuvent. Ceux de l'école sont réservés aux premières années, et même là, le professeur surveille attentivement leur état. Et les jeux magiques sont généralement gagnés par les propriétaires des jouets, indépendamment de leur niveau d'habileté et de compétences. La frustration et l'amertume des vaincus constituent l'énergie négative rejetée.
— Ron joue bien aux échecs magiques et gagne toujours. Mais les figurines lui appartiennent. Et presque personne ne veut jouer avec lui...
— Sauf les nés-moldus, n'est-ce pas ? Et voilà, vous avez tout compris, Potter !
Le lendemain, Potter apporta un cahier moldu ordinaire, dans lequel il avait l'intention de prendre des notes. Je le confisquai, et lui remis un de mes cahiers, dédiés aux notes sur les expériences, à la place. Dans ce bloc-notes on pouvait gribouiller n’importe où, puis remettre les notes au bon endroit. De plus, seul l’auteur pouvait lire ce qui était écrit. Pour tous les autres, le texte ressemblerait à des gribouillages dénués de sens.
Lorsque les questions de Potter portèrent sur les familles et les responsabilités de l'héritier, je dus reporter la conversation au lendemain. Et tard dans la soirée, après avoir renvoyé Potter, je demandai conseil à Lucius. Le Manoir des Malefoy m’était ouvert en permanence. Ainsi, après avoir averti Lutz par un Patronus, je pris une poignée de poudre de cheminette et entrai dans la cheminée.
— Severus, quelle heure étrange pour une visite ! Qu’est-ce qui t’amène en plein milieu de la nuit ?
Lucius m'accueillit dans le hall près de la cheminée.
— Bonsoir, Lutz, j’ai quelque chose à te demander. Et c’est confidentiel.
— Allons dans le bureau. Dinky ! Du Whisky pur feu et des verres !
— Oui Monsieur. Dinky fera tout, couina l'elfe de maison et disparut.
— Eh bien, maintenant raconte ! commença Lucius dès que nous nous installâmes dans les fauteuils confortables.
— J'ai besoin de l'information générale sur les Clans des anciennes familles, leurs Codes, les responsabilités de l'héritier et d'autres petites choses sur le sujet.
— Oh ! Tu t’es, enfin, décidé de ressusciter la famille Prince ?
— Ne me fais pas rire ! Je ne suis pas assez fou pour entraîner sous le joug de mes serments cette ancienne Famille. C'est bien assez que j'en meurs moi-même.
— Alors pourquoi en as-tu besoin ?
Je faisais tourner pensivement le verre de liquide ambré entre mes doigts. Inutile de dévoiler l'entière vérité à Lucius, mais je pouvais laisser échapper une allusion pour piquer sa curiosité. Ce fin renard saisirait vite de quel côté le vent tournait.
— Vois-tu, Lutz, récemment, l’équilibre des pouvoirs en Angleterre a radicalement changé. Une troisième force est apparue...
— Jamais entendu, dit-il pensivement.
— Tu entendras, promis-je.
Et c’était vrai, Salazar Serpentard n'était pas une personne à rester dans l'ombre.
— Cette force porte un certain intérêt à Potter.
— Pfff ! Qui n'est pas intéressé par Potter en ce moment ?
— Pour cette « force », la situation est différente. Potter ne l'intéresse pas en tant qu'élu. C'est plutôt, à certains égards, une affaire familiale. Et si nous parvenons à éclaircir les idées de Potter, alors nous aurons une chance de nous libérer de nos engagements antérieurs, insinuai-je en effleurant son avant-bras.
— Vraiment ? Lucius me fixa de regard. Eh bien, de quel genre de parent s'agit-il ?
— Éloigné, Lucius, très éloigné.
— Et en quoi cela te concerne ? Je ne pense pas que Potter t’écoutera, étant donné à quel point le directeur lui a lavé le cerveau.
— Il a déjà commencé à m’écouter, Lutz. C'est pourquoi j'ai besoin de livres sur les grandes familles.
— D'accord, je vais voir ce que je peux dénicher dans ma bibliothèque. Peut-être que je trouverai aussi quelque chose sur la famille Potter. Tu les veux pour quand ?
— Les plus simples, tout de suite. Les plus détaillés et spécifiques dans quelques jours.
Le reste de la soirée fut consacré à des bavardages mondains. Pour le dire plus simplement, Malefoy essaya de « me tirer les vers du nez ». Je quittai le Manoir Malefoy tard dans la nuit, emportant avec moi « Les Grandes Familles Magiques », une version simplifiée des tapisseries ancestrales. Cet ouvrage permettait de retracer les alliances entre familles et d'établir leurs degrés approximatifs de parenté. J'y ajoutai également « Le Code pour les Enfants », une œuvre presque littéraire destinée aux jeunes héritiers. Ce livre expliquait simplement ce qui était bien ou mal, les devoirs et interdits de l'héritier, ainsi que l'impact de sa conduite sur sa famille.
Malefoy mordit à l'hameçon et, j’en étais sûr, et il remuerait ciel et terre pour en extraire des informations. Je ne serais pas étonné s'il intimait à Drago d'éviter tout conflit avec Potter.
La semaine d’entraînement passa à la vitesse d’un éclair. Attendre davantage ne ferait qu'éveiller les soupçons de Dumbledore. Pour cette raison, après avoir confié à Potter une douzaine d'ouvrages, accompagnés de directives lui enjoignant de "les lire et les assimiler" durant la période des vacances, je déclarai la fin de notre travail.
Le directeur envoya Potter chez les moldus le soir même. Et, bien entendu, Dumbledore me confia la tâche d’y accompagner Potter, comme s’il n’y avait personne d’autre pour s’en charger. Je décidai de ne pas utiliser la cheminée. Nous marchâmes jusqu'au Pré-au-Lard, et de là, je nous transplanai à Little Whinging.
— Tenez, Potter, je lui tendis un simple morceau de papier.
— Qu'est-ce que c'est, Monsieur ?
— Le Numéro de téléphone, Potter. Un simple numéro pour le téléphone moldu. Je pense que vous savez comment l'utiliser ?
— Oui, Monsieur, bien sûr ! A qui est ce numéro ?
— Le mien, Potter. Je suis joignable jusqu'au début du mois d'août. Donc si vous avez des questions urgentes, vous pouvez m’appeler.
— Merci, Monsieur !
— Et n'oubliez pas les livres. Et, au nom de Merlin ! Ne les montrez à personne !
— Je comprends, Monsieur. Je ferai très attention !
— Allez-y maintenant, Potter.
Je me cachai sous le sortilège repousse-moldus et regardai la silhouette maigre de garçon, qui s’éloignait, en traînant sa valise, le long d'une allée de jardin bien entretenue. Après un coup prudent à la porte une voix désagréable répondit :
— Qui est là ? Quel vent vous amène ?! Oh, mais c'est toi, sale garnement ! Pourquoi arrives-tu dans la nuit, alors que tous les gens normaux dorment ! Entre et ne traînasse pas dans la maison, n’y pense même pas !
***
Minuit. Harry était étendu sur le ventre, la tête dissimulée sous une couverture, tenant d'une main une lampe de poche et, posé sur l'oreiller, un ancien ouvrage volumineux à la reliure de cuir intitulé « La Magie des Grandes Familles ». Les sourcils froncés par la concentration, Harry parcourait les lignes en les suivant avec une plume d'aigle, consignant les éléments essentiels dans le carnet magique que lui avait remis Maître Rogue.
Chaque instant libre au cours du dernier mois, Harry passa à lire. Il comprenait parfaitement qu’en jeu n’étaient pas ses notes scolaires, mais sa vie. Il portait une part d’âme de L’Innommable dans son front, et c’était un problème grave. Et si Voldemort renaissait ? Et s’il envahissait son corps ? Brr, le garçon ne voulait pas y penser.
De plus, Harry fut très déçu par le comportement de ses amis. Ron, qui ne parlait jamais de leurs liens de parenté ! Jamais, pas un mot ! C'était douloureux de le réaliser, mais le seul qui fut honnête avec Harry c’était le professeur le plus détesté, Maître Rogue. Le professeur lui offrit tous ces livres, dont tous les autres ne lui dirent pas un mot.
Harry était un Héritier ! Il portait des responsabilités envers la Famille et la Magie ! Et personne, absolument personne ne l'en avait informé ! Cette ignorance engendra chez lui des problèmes de santé récurrents et une instabilité magique. Harry en prit pleinement conscience dès qu'il commença à accomplir les rituels quotidiens obligatoires. Ces rituels s'avéraient d'une grande simplicité : prendre de l'eau, se laver le visage en exprimant sa gratitude envers sa Famille et la Magie, recueillir les miettes sur la table et les jeter dans un feu, même dans la flamme vacillante d'une bougie, en prononçant les mots « Sacrifice à la famille ». C'était tout ! Pourtant, cela s'était révélé suffisant, et la vision de Harry s'améliora considérablement en l'espace d'un mois. Désormais, il ne portait plus ses lunettes que par habitude.
Harry ferma l'encrier, le rangea dans une vieille taie d’oreiller, en ajoutant la lampe de poche, le livre et le cahier. Il plaça le paquet dans une cachette sous une lame de parquet. Harry se redressa, s'étira et jeta un coup d'œil au cadran lumineux de l'horloge sur la table de nuit. Il était une heure du matin. Comment pouvait-il oublier ? Cela fut une heure qu'il eut quatorze ans ! *
Harry sortit une bougie et des allumettes d'une cachette sous la lame de parquet, se dirigea vers la fenêtre ouverte sur la fraîcheur de la nuit. Il alluma la bougie en la posant sur le rebord de la fenêtre, admira quelques secondes la flamme dansante, puis, à l'aide d'un couteau bien aiguisé, se perça le doigt. Une grosse goutte de sang perla sur sa peau.
« Eh bien voilà, que je viole l'interdiction du Ministère de la Magie sur les rituels de sang... », pensa Harry, sans ressentir la moindre honte. Et, tournant la main, il fit couler son sang sur le feu de la bougie.
« Famille et Magie ! Acceptez mon sacrifice et accordez-moi votre faveur ! » dit-il, imaginant mentalement ses parents. Les seuls représentants de la famille dont il avait vu les photographies. La flamme devint écarlate, puis noire, puis reprit sa teinte normale. Le sacrifice fut accepté. Harry éteignit la bougie avec ses doigts et la remit dans la cachette.
À ce moment, deux hiboux entrèrent par la fenêtre ouverte, soutenant le troisième, qui avait l’air de se sentir mal, de leurs ailes. Les oiseaux se posèrent avec précaution sur le lit et y déposèrent leur compère affaibli. La chouette Lapone tomba sur le dos et se figea : un volumineux paquet était attaché à ses pattes. C’était Errol, le hibou de la famille Weasley !
Harry lui prit le paquet. La chouette gonfla ses plumes, battit des ailes et prit la poudre d’escampette.
« Quel comédien ! Tout comme son maître ! », pensa Harry avec irritation, en regardant l'oiseau reprendre des forces en un clin d’œil.
Harry s'assit sur le lit, prit le colis apporté par Errol, déchira le papier d'emballage et vit une enveloppe, un paquet cadeau et une carte de vœux. D'une main tremblante, il ouvrit l'enveloppe d'où tombèrent une lettre et une coupure de journal provenant de la Gazette du Sorcier.
UN EMPLOYÉ DU MINISTÈRE DE LA MAGIE A REMPORTÉ LE GRAND PRIX !
Arthur Weasley, chef de l'Unité de Lutte Contre Utilisation Abusive des Inventions Moldues, a remporté le grand prix, décerné chaque année par le journal.
« Cet été, nous irons rendre visite à mon fils aîné, Bill, en Egypte. Il travaille comme effaceur de malédictions à la succursale locale de la banque Gringotts », a déclaré M. Weasley à notre correspondant.
La famille Weasley passera en Egypte un mois et reviendra pour la rentrée scolaire. Les cinq enfants Weasley fréquentent l'école de Poudlard.
Harry ne pouvait pas détacher les yeux de la photo : ils étaient tous là, les neuf Weasley, plantés devant une immense pyramide égyptienne en saluant avec un tel zèle qu'ils semblaient sur le point de sortir du cadre. Et l’indignation sans fond bouillonna dans l’âme du garçon.
« Des nécessiteux, mais bien sûr ! Ils ne peuvent pas restaurer la maison ! Les enfants se promènent en haillons, il n'y a pas assez de livres scolaires pour tout le monde ! Et voici qu'ils partent en voyage en Egypte ! Je me demande de quel genre de concours s’agit-il, personne n'en a jamais entendu parler ! Et ils ont trouvé le moyen de m'envoyer la coupure de journal. Pour quoi faire ? Pour que moi, enfermé dans le placard à balais, je ravale mes larmes en regardant tout ça ? Pour sûr, des traîtres de sang ! »
Le cadeau, Harry le jeta dans la cachette, sans même le déballer. Les deux autres hiboux apportèrent les cartes de vœux, qui redonnèrent le sourire à Harry et la lettre de Poudlard. Harry ouvrit l'enveloppe et en sortit le parchemin.
Cher Monsieur Potter !
Je vous rappelle que l'année scolaire commence le 1er septembre. Le Poudlard Express quitte le quai 9 ¾ de la gare de King's Cross à 11h00. Les troisièmes années seront autorisées à se rendre dans le village de Pré-au-lard les week-ends. Un formulaire d'autorisation ci-joint. Il doit être impérativement signé par vos parents ou tuteurs. Une liste de manuels pour la troisième année est également incluse dans cette lettre.
Harry sortit le formulaire d'autorisation et son sourire disparut. « Oncle Vernon et tante Pétunia ne signeront jamais ce papier. Eh bien, que le Détraqueur les importe ! »
Harry avait bien d’autres sujets d’inquiétude.
Le reste de l'été se déroula comme d’habitude, …..mal. La visite de tante Marge n'avait fait, que confirmer cette règle. De plus, Harry ne pouvait pas se débarrasser du sentiment qu'il avait oublié quelque chose d'important. Il lut et relut encore et encore ses brèves notes dans le carnet, et enfin il tomba sur ce qu'il cherchait. « Acceptation sous sa main de la Famille » ! Lui, en tant qu'unique héritier, devait le faire à l'âge de quatorze ans ! Mais la rentrée, c’était pour bientôt ! Harry devait y aller maintenant ! Tout de suite !
Il sortit la taie d’oreiller contenant les livres, attrapa sa malle et se précipita en bas des escaliers vers la porte d'entrée.
A ce moment, l'oncle Vernon déboula de la salle à manger.
— Où vas-tu !!! cria-t-il. Reviens immédiatement !!!
Mais Harry s'en fichait. Il ouvrit la porte d'un coup de pied, sauta dans la rue sombre et déserte puis s'éloigna. Il n'y avait qu'une seule idée en tête :
« Pourvu que cela ne soit pas trop tard ! »
Harry ouvrit la valise et entreprit de chercher la cape d'invisibilité. Soudain, il eut l'impression d'être observé. Il se redressa vivement et scruta les alentours. Un frisson parcourut son échine. Dans la rue il n'y avait personne, aucune lumière ne filtrait par les fenêtres des habitations, tous les résidents dormaient. Harry se pencha à nouveau sur sa valise, mais se redressa instantanément en serrant fermement sa baguette. Il perçut que quelque chose n'allait pas : derrière lui, dans l'espace exigu entre la clôture et le garage, se trouvait manifestement quelqu'un... Harry fit volte-face : « eh bien, bouge-toi un peu, que je puisse déterminer si tu es un simple chat errant ou... »
« Lumos » murmura Harry et ferma les yeux pour les protéger de la lumière vive qui brilla au bout de sa baguette. Il l'éleva bien au-dessus de sa tête pour éclairer les alentours. La baguette illumina le garage, la maison et la pelouse entre eux. Harry vit clairement les contours de quelque chose d'énorme avec des gros yeux brillants.
Il s'éloigna précipitamment, trébucha sur sa malle, tendit les mains pour amortir sa chute et laissa échapper sa baguette magique qui roula dans le fossé.
Un rugissement assourdissant le submergea. Harry protégea ses yeux de l'éblouissante lumière et, poussant un cri, bondit sur le trottoir juste à temps : à l'endroit précis où il se tenait quelques instants plus tôt se trouvaient désormais des roues gigantesques. Un autobus à impériale d'un violet éclatant venait d'apparaître comme par enchantement, baignant les alentours d'une luminosité intense. Une inscription majestueuse en lettres dorées s'étalait sur le pare-brise : Magicobus.
— Bienvenue à vous ! C'est le bus pour les sorcières et les sorciers en difficulté ! Agitez votre baguette magique et entrez dans le salon : nous vous emmènerons partout où vous voulez ! Moi, Stan Rocade, je suis contrôleur et votre chef de cabine pour ce soir…
Il s'arrêta net de parler, lorsqu'il remarqua Harry assis par terre. Harry leva sa baguette et se mit debout.
— Exactement ce qu'il me faut ! Combien, pour aller jusqu’à la Banque Gringotts ?
— Onze mornilles, dit Stan. Pour une de plus, vous recevrez une tasse de chocolat chaud, et pour encore une, vous aurez le droit à une bouillotte accompagnée d’une brosse à dents de couleur à votre goût.
Harry mit les pièces d'argent dans la main de Stan. D’un commun effort, ils traînèrent son bagage à l'intérieur.
— En avant Ernie, lança Stan en s'asseyant à côté du conducteur.
Note de traducteur :
* Selon l’auteur, les enfants entrent à Poudlard à l’âge de 12 ans, donc Harry a effectivement 14 ans au début de sa 3éme année de scolarité.